Portrait officiel de Donald Trump, ancien président des États-Unis.
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Où sont passés les 13 milliards du pétrole vénézuélien de Trump ?

L'administration Trump a collecté 13 à 19 milliards de dollars du pétrole vénézuélien après l'invasion de janvier 2026, mais cet argent s'est volatilisé dans des comptes offshore au Qatar sans aucun contrôle du Congrès…

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Le jackpot fantôme : 13 milliards envolés du pétrole vénézuélien

Le 3 janvier 2026, les forces armées américaines débarquent au Venezuela. Objectif officiel : libérer le pays du régime Maduro et mettre fin à des décennies de spoliation pétrolière. Six mois plus tard, le tableau est saisissant. L'administration Trump a collecté entre 13 et 19 milliards de dollars grâce à la vente du pétrole vénézuélien, selon les calculs du Financial Times repris par l'Australian Financial Review. Problème : personne ne sait où cet argent est passé. Le PIB du Venezuela au premier trimestre 2026 a touché son plus bas niveau en cinq ans, selon la New Republic. La contradiction est brutale entre l'opération militaire présentée comme une libération et le trou noir financier qui s'est ouvert depuis.

Portrait officiel de Donald Trump, ancien président des États-Unis.
Portrait officiel de Donald Trump, ancien président des États-Unis. — (source)

Le coup de force du 3 janvier 2026 : l'armée US met la main sur les puits

L'intervention militaire américaine au Venezuela a été fulgurante. En moins de 48 heures, les troupes américaines ont sécurisé les principaux sites pétroliers du pays, mettant fin au régime de Nicolás Maduro. Dans la communication officielle, Donald Trump justifiait cette action en affirmant que le Venezuela « volait » le pétrole américain depuis des décennies, comme le rapporte Le Parisien. Une référence directe aux nationalisations de 1976 et 2007, qui avaient expulsé ExxonMobil et ConocoPhillips du pays.

L'enjeu est colossal. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, estimées à 300 milliards de barils par l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques). Avant l'intervention, le régime Maduro avait développé un système sophistiqué pour contourner les sanctions américaines : 80 % des exportations transitaient par la Malaisie via des « navires fantômes », utilisant même la stablecoin USDT pour blanchir les transactions. Ce système a volé en éclats le 3 janvier.

La promesse faite aux citoyens américains et vénézuéliens était claire : transparence totale sur la gestion de cette manne pétrolière. Cette promesse a été immédiatement trahie.

13, 19, 0 : le gouffre des milliards pétroliers vénézuéliens

Les chiffres donnent le vertige. Selon les données de traçage des pétroliers Bloomberg, reprises par le Financial Times, l'administration Trump a collecté plus de 13 milliards de dollars au cours des six premiers mois de contrôle. Fin juillet 2026, l'estimation grimpe à 19 milliards. En avril seulement, les exportations sous contrôle américain ont atteint environ 1,1 million de barils par jour, soit 3,7 milliards de dollars sur un seul mois.

Complexe pétrolier et raffinerie, symbole de l'industrie vénézuélienne au cœur des enjeux politiques.
Complexe pétrolier et raffinerie, symbole de l'industrie vénézuélienne au cœur des enjeux politiques. — (source)

Face à ces chiffres, un constat s'impose : le PIB du Venezuela au premier trimestre 2026 est le plus bas depuis cinq ans. La contradiction est si flagrante que les enquêteurs du Financial Times n'ont pas mâché leurs mots : « The money is nowhere to be found. » L'argent a disparu. Les principales destinations du pétrole vénézuélien depuis janvier sont les États-Unis (43 %), l'Inde (26 %) et l'Espagne (8 %), mais les recettes correspondantes se sont évaporées sans laisser de trace.

Décret 14373 et compte au Qatar : la recette de l'opacité parfaite

Si l'argent a pu disparaître sans que personne ne puisse le tracer, ce n'est pas un accident. C'est le résultat d'une architecture juridico-financière soigneusement conçue pour échapper à tout contrôle. Deux éléments clés la composent : le décret exécutif 14373 et le choix du Qatar comme coffre-fort offshore.

« I, and I alone, will control this money » : le pouvoir absolu de Trump

Le 6 janvier 2026, trois jours après l'intervention militaire, Donald Trump publie un message sur Truth Social qui donne le ton : les recettes pétrolières du Venezuela « will be controlled by me, as President of the United States of America ». Le 9 janvier, le décret exécutif 14373 officialise ce pouvoir sans précédent.

Donald Trump s'exprimant depuis le pupitre présidentiel, affirmant que les États-Unis pourraient garder des années le contrôle du Venezuela et de son pétrole.
Donald Trump s'exprimant depuis le pupitre présidentiel, affirmant que les États-Unis pourraient garder des années le contrôle du Venezuela et de son pétrole. — (source)

Le texte est un chef-d'œuvre de construction juridique. Il déclare que les recettes pétrolières sont la propriété souveraine du Venezuela, mais que le Trésor américain les détient en « custodial and governmental capacity ». Concrètement, cela signifie que le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le secrétaire d'État Marco Rubio ont la main sur des milliards de dollars, sans que le Congrès n'ait son mot à dire. Le mécanisme des Foreign Government Deposit Funds permet de contourner les procédures budgétaires normales.

Ce dispositif est inédit dans l'histoire du droit américain. Jamais un président n'avait concentré entre ses mains un tel pouvoir financier sur les ressources d'un pays étranger. La lettre de la représentante Joaquin Castro au Government Accountability Office (GAO), datée du 17 avril 2026, le souligne : « Congress has been kept in the dark. » L'exécutif s'est placé au-dessus de tout contre-pouvoir.

Le coffre qatari : pourquoi l'argent d'un pays pauvre dort dans un paradis fiscal

Le premier versement de 500 millions de dollars issu de la vente du pétrole vénézuélien n'a pas atterri dans une banque américaine ou vénézuélienne. Il a été envoyé dans un compte au Qatar, présenté par l'administration comme une « neutral location » selon le média Semafor. La justification officielle : protéger les fonds des créanciers internationaux. Le Venezuela doit 170 milliards de dollars à ses créanciers, et sans cette protection juridique, l'argent aurait été immédiatement saisi.

L'absurdité de la situation saute aux yeux. Un pays pauvre, dont le PIB s'effondre, a besoin d'un intermédiaire offshore pour « protéger » son argent. Le Qatar n'est pas exactement un modèle de transparence financière. La promesse de traçabilité faite par la nouvelle dirigeante vénézuélienne Delcy Rodríguez — un site internet public où chaque citoyen pourrait suivre chaque dollar — n'a jamais vu le jour, selon le New York Times.

Le CNAS (Center for a New American Security) confirme que l'objectif principal du décret 14373 est bien de protéger les recettes des procédures judiciaires des créanciers. Mais en pratique, ce mécanisme a surtout créé une opacité parfaite. Personne ne peut auditer ces comptes qataris. L'argent dort dans un paradis fiscal, à l'abri des regards.

Ballard Partners, Vitol, Trafigura : le carrousel des profiteurs du pétrole

Du mécanisme technique, passons aux acteurs concrets. Car derrière l'opacité juridique se cache un réseau bien connecté de lobbyistes, de traders et d'entreprises qui se partagent le gâteau pétrolier. L'enquête menée par le POGO (Project On Government Oversight) et USA Today révèle des noms et des sommes qui donnent la mesure du scandale.

Susie Wiles et Ballard Partners : la firme de la chef de cabinet au cœur du business

L'enquête du POGO est accablante. Au moins sept sociétés ont embauché des cabinets de lobbying proches de l'administration Trump pour obtenir des licences d'exportation de pétrole vénézuélien. Et en tête de liste, on trouve Ballard Partners, la firme de lobbying dirigée par Susie Wiles, la chef de cabinet de Donald Trump.

Poignée de main entre responsables dans un cadre officiel, illustrant les discussions diplomatiques autour du pétrole vénézuélien.
Poignée de main entre responsables dans un cadre officiel, illustrant les discussions diplomatiques autour du pétrole vénézuélien. — (source)

Les clients de Ballard Partners forment un Who's Who international du pétrole et de la finance : Maha Capital (Suède), Knob Petroleum (Panama), Elo Atlantic SL (Espagne), Tipco Asphalt (Thaïlande), Vale Maritimo (Venezuela). Les honoraires sont faramineux : entre 120 000 et 380 000 dollars par trimestre par client. Le détail le plus troublant concerne Tipco Asphalt : cette entreprise thaïlandaise avait déjà été accusée d'avoir aidé PDVSA, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, à contourner les sanctions américaines sous l'administration Obama.

Le conflit d'intérêts est flagrant. Une partie de l'argent du pétrole vénézuélien alimente directement l'entourage politique de Trump via des contrats de lobbying, sans que le public ne sache si ces intermédiaires sont légitimes. La chef de cabinet de la Maison-Blanche est au cœur d'un système où les faveurs politiques se monnaient en licences pétrolières.

Vitol et Trafigura : les condamnés de la place de Londres qui ont ouvert le bal

L'enquête de USA Today ajoute une couche supplémentaire au scandale. Les premières licences d'exportation de pétrole vénézuélien n'ont pas été attribuées à des entreprises vertueuses. Elles ont été données à Vitol et Trafigura, deux des plus grands négociants en pétrole du monde, tous deux récemment condamnés pour corruption massive.

Vitol a payé 135 millions de dollars d'amende en 2020 pour avoir versé des pots-de-vin en Équateur, au Brésil et au Mexique. Trafigura a écopé d'une amende de 126 millions de dollars en 2024 pour corruption au Brésil. Le détail qui tue : John Addison, trader senior chez Vitol, a donné 6 millions de dollars à des comités pro-Trump.

La question posée par les sénateurs démocrates est simple : le Département de la Justice a-t-il validé ces contrats en connaissance de cause ? L'administration Trump justifie ce choix par la nécessité d'agir vite : Vitol et Trafigura sont les deux plus grands traders de matières premières, capables d'exécuter la première vente rapidement. Mais pour le sénateur Chris Murphy, cité par USA Today, la réalité est autre : Trump veut du pétrole pour « ses amis ».

Les 300 millions de Delcy Rodríguez et le silence de la Maison-Blanche

Après avoir montré le système et ses bénéficiaires, plongeons dans un cas concret : le premier transfert de 500 millions de dollars issu de la vente du pétrole vénézuélien. Où est-il allé ? Que sait-on des 300 millions versés au Venezuela et des 200 millions restés au Qatar ?

Une bouée de sauvetage pour le bolivar… ou un test ?

Le 21 janvier 2026, Delcy Rodríguez, nouvelle dirigeante du Venezuela, annonce à BFM TV que 300 millions de dollars du premier versement sont transférés à Caracas. L'objectif officiel : « défendre le bolivar » sur le marché des changes. L'ironie de la situation est saisissante. Les États-Unis renflouent de manière opaque la monnaie d'un régime qu'ils ont chassé militairement six semaines plus tôt, par l'intermédiaire d'un compte qatari que le Congrès ne peut pas auditer.

Donald Trump lors d'une réunion officielle, illustrant les discussions sur l'exploitation du pétrole vénézuélien.
Donald Trump lors d'une réunion officielle, illustrant les discussions sur l'exploitation du pétrole vénézuélien. — (source)

Ces dollars sont vitaux pour l'économie vénézuélienne, dollarisée de facto depuis 2018. L'écart entre le taux de change officiel et le taux parallèle avait atteint 100 %. Les 300 millions de dollars permettent de stabiliser temporairement la monnaie. Mais personne ne sait si cet argent est arrivé à bon port sans fuite. Le mécanisme de transfert reste opaque, et aucun audit indépendant n'a été mené.

200 millions de dollars en suspens : la question que personne ne pose

Le mystère des 200 millions de dollars restants sur le compte qatari est peut-être encore plus troublant. Marco Rubio, le secrétaire d'État, a confirmé lors d'une audition au Congrès en janvier que 200 millions étaient « still sitting » dans le compte qatari. Il a promis un audit rétroactif. En février, le secrétaire à l'Énergie Chris Wright a déclaré que les 500 millions avaient été intégralement transférés au Venezuela, et que l'administration utiliserait désormais des comptes du Trésor américain.

Les versions se contredisent. Aujourd'hui, l'administration Trump continue d'empocher les recettes. — Chris Wright a annoncé 1 milliard de dollars de ventes, avec 5 milliards supplémentaires attendus — mais ne fournit aucun relevé. Le site internet promis par Delcy Rodríguez n'a jamais vu le jour. Le Congrès n'obtient aucune réponse à ses demandes.

Le New Republic résume la situation avec une formule cinglante : « For every two dollars that Venezuela earned, one dollar was lost to corruption under the old system. Under Trump, it might be worse. »

Le Congrès contre-attaque : l'audit GAO et l'ombre du « politicien corrompu »

Le scandale provoque une réaction institutionnelle. Des élus des deux partis demandent des comptes, avec des accusations très directes de corruption. L'enquête n'est pas une théorie du complot : des voix autorisées s'élèvent pour exiger la transparence.

La loi de Schiff et Schumer : exiger un audit avant qu'il ne soit trop tard

Les sénateurs Adam Schiff et Chuck Schumer ont introduit le « Venezuela Oil Proceeds Transparency Act », une loi qui exige un audit indépendant du Government Accountability Office (GAO). Schiff a déclaré : « The President wants to control an unaccountable fund with the proceeds parked in an offshore bank. » Schumer a renchéri : « Trump is concocting a scheme in secrecy that paves the way for self-enrichment and corruption. »

La lettre de Joaquin Castro au GAO, datée du 17 avril 2026, est un document accablant. Castro y détaille le mécanisme de contournement du Congrès et demande un audit immédiat. La demande est transpartisane : la républicaine María Elvira Salazar, élue de Floride, a rejoint l'appel à la transparence.

Donald Trump, doigt pointé, lors d'une prise de parole entouré de drapeaux américains.
Donald Trump, doigt pointé, lors d'une prise de parole entouré de drapeaux américains. — (source)

Le Congrès veut comprendre où est passé l'argent. Mais l'administration Trump oppose une fin de non-recevoir. Les sénateurs notent que l'exécutif a ignoré toutes les demandes de reddition de comptes.

Elizabeth Warren : « C'est exactement ce que ferait un politicien corrompu »

La sénatrice Elizabeth Warren, citée par Semafor, a livré la charge la plus cinglante : « There is no basis in law for a president to set up an offshore account that he controls… That is precisely a move that a corrupt politician makes. »

Cette phrase n'est pas une attaque partisane isolée. Warren est une experte juridique reconnue, spécialiste du droit des faillites et de la régulation financière. Son constat est clair : ce dispositif viole les normes démocratiques fondamentales. Un président ne peut pas contrôler un compte offshore sans aucun contrôle parlementaire. C'est une rupture avec l'État de droit.

Roxanna Vigil, ex-conseillère du Trésor : « Les citoyens sont maintenus dans le noir »

Le rapport du Council on Foreign Relations (CFR), publié le 3 juin 2026, est peut-être l'élément le plus accablant. Son auteure, Roxanna Vigil, n'est pas une militante ou une opposante politique. Elle a été conseillère senior en sanctions au Trésor américain, au sein de l'Office of Foreign Assets Control (OFAC), et directrice pour les affaires andines au Conseil de sécurité nationale.

Son analyse est sans appel : « The American and Venezuelan people remain in the dark about how the Trump administration is controlling billions of dollars of Venezuelan oil revenue. Without accountability mechanisms or a clear democratic roadmap, the United States risks entrenching a corrupt successor regime. »

Ces mots sont d'autant plus puissants qu'ils viennent de l'intérieur. Vigil a travaillé sur ces dossiers. Elle sait comment fonctionne le système. Son rapport prouve que des fonctionnaires du Trésor alertaient sur les risques de corruption, sans être écoutés.

De Caracas à Paris : pourquoi ce scandale nous concerne tous

Le scandale du pétrole vénézuélien n'est pas un fait divers exotique. Il révèle les failles structurelles des sanctions économiques unilatérales, un enjeu qui touche directement les citoyens européens, leur confiance dans le droit international et leur portefeuille.

L'arme des sanctions retournée contre ses propres règles

Les sanctions économiques sont présentées comme une arme de précision contre les régimes corrompus. Leur principe est simple : priver un régime de ses revenus pour le contraindre à changer de comportement. Mais lorsque l'État qui applique les sanctions refuse toute transparence sur les fonds collectés, l'arme se retourne contre ses propres règles.

Dans le cas vénézuélien, la sanction est devenue une rente pour les intermédiaires privés. Ce qui devait revenir au peuple vénézuélien finance des cabinets de lobbying américains et des géants du trading condamnés pour corruption. Le coût d'agence est énorme. L'IRIS souligne que ce type de dérive accélère la perte d'influence des puissances traditionnelles face aux nouveaux acteurs du marché pétrolier.

Pour un citoyen français, c'est un cas d'école sur l'échec de la régulation transnationale. Les mécanismes de contrôle censés protéger l'argent public ont été contournés par un simple décret présidentiel.

Du Venezuela au Soudan : les mêmes acteurs, les mêmes failles

Le schéma n'est pas nouveau. Dans les conflits où le pétrole est en jeu, les mêmes circuits financiers opaques réapparaissent : pirates, milices, sociétés écrans, intermédiaires douteux. L'enquête sur le Soudan, menée par ce même média, montre une récurrence troublante : un marché de ressources mal régulé combiné à une intervention étrangère produit systématiquement un désastre humanitaire et financier.

La question qui reste en suspens est celle de la régulation supranationale du lobbying pétrolier. Qui protégera les citoyens si les États-Unis eux-mêmes organisent l'opacité ? Les conséquences de ce scandale dépassent largement les frontières du Venezuela.

Conclusion : 13 milliards de dollars, zéro explication

Treize milliards de dollars. C'est le montant collecté par l'administration Trump grâce à la vente du pétrole vénézuélien. Dix-neuf milliards selon les dernières estimations de juillet 2026. Et zéro explication sur ce que cet argent est devenu.

Aucune révélation finale ne viendra clore cette enquête, car l'enquête est toujours en cours — ou peut-être déjà enterrée. Le site internet promis n'a jamais vu le jour. Les demandes d'audit du Congrès restent sans réponse. Les comptes qataris demeurent inaccessibles.

Ce scandale sans résolution est encore plus inquiétant qu'un scandale résolu. Il montre que l'impunité financière des puissants n'est pas un accident, mais un système. La leçon est politique et civique : lorsque l'exécutif peut contrôler des milliards de dollars sans aucun contre-pouvoir, la démocratie est en danger.

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Questions fréquentes

Où sont passés les 13 milliards du pétrole vénézuélien ?

L'argent collecté par l'administration Trump via la vente du pétrole vénézuélien a disparu sans laisser de trace. Selon le Financial Times, personne ne sait où sont passés ces fonds, car les recettes ont été placées dans un compte au Qatar via un décret exécutif contournant tout contrôle du Congrès.

Qui contrôle les recettes pétrolières du Venezuela ?

Donald Trump a pris le contrôle direct des recettes via le décret exécutif 14373 du 9 janvier 2026. Le texte stipule que le secrétaire au Trésor et le secrétaire d'État gèrent les fonds sans que le Congrès n'ait son mot à dire, une première dans l'histoire du droit américain.

Pourquoi l'argent du pétrole vénézuélien va au Qatar ?

L'administration Trump a choisi le Qatar comme coffre-fort offshore pour protéger les fonds des créanciers internationaux, le Venezuela devant 170 milliards de dollars. Officiellement, c'est une « neutral location », mais en pratique, personne ne peut auditer ces comptes qataris, créant une opacité totale.

Qui sont les bénéficiaires du pétrole vénézuélien sous Trump ?

Les premiers à obtenir des licences d'exportation sont Vitol et Trafigura, deux géants du trading condamnés pour corruption. Par ailleurs, Ballard Partners, la firme de lobbying de la chef de cabinet Susie Wiles, a reçu des honoraires de multiples clients pour obtenir ces licences.

Que fait le Congrès face à ce scandale pétrolier ?

Des sénateurs démocrates comme Adam Schiff, Chuck Schumer et Elizabeth Warren ont introduit une loi exigeant un audit indépendant du GAO. Ils dénoncent un système opaque qui « ouvre la voie à l'enrichissement personnel et à la corruption », mais l'administration Trump refuse toute transparence.

Sources

  1. FACT SHEET: President Trump is Restoring Prosperity, Safety and Security for the United States and Venezuela · energy.gov
  2. afr.com · afr.com
  3. bfmtv.com · bfmtv.com
  4. castro.house.gov · castro.house.gov
  5. cnas.org · cnas.org
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Maxime Delbot @green-pulse

Ingénieur environnement à Grenoble et militant écolo discret, je suis l'actualité climatique et les transitions au quotidien. Je teste tout : vélo, compost, sobriété numérique. Je préfère les solutions concrètes aux grands discours catastrophistes.

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