La Colline du Parlement à Ottawa, sur les berges du fleuve Ottawa et siège du Parlement du Canada, montrant le bloc central néogothique avec la tour de la Paix et le drapeau canadien sous un ciel bleu, pelouse verte à l'avant.
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Aide médicale à mourir : le Canada devant la perspective d'une exclusion permanente pour maladie mentale

Le Canada envisage d'exclure définitivement la maladie mentale de l'aide médicale à mourir, suscitant l'opposition de sénateurs et de la CCLA. Le débat compare aussi les modèles belges et néerlandais et questionne la pression sur les soins.

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La recommandation parlementaire et le moratoire temporaire

Le Comité spécial conjoint sur l'aide médicale à mourir, rétabli en février 2026, a publié le 17 juin 2026 un rapport. Il recommande de modifier le Code criminel pour exclure indéfiniment les personnes dont la seule condition médicale est une maladie mentale de l'aide médicale à mourir (AMM).

La Colline du Parlement à Ottawa, sur les berges du fleuve Ottawa et siège du Parlement du Canada, montrant le bloc central néogothique avec la tour de la Paix et le drapeau canadien sous un ciel bleu, pelouse verte à l'avant.
La Colline du Parlement à Ottawa, sur les berges du fleuve Ottawa et siège du Parlement du Canada, montrant le bloc central néogothique avec la tour de la Paix et le drapeau canadien sous un ciel bleu, pelouse verte à l'avant. - Dennis G. Jarvis / CC BY-SA 2.0 / (source)

Un moratoire législatif temporaire exclut déjà la maladie mentale comme condition unique. Il est renouvelable. L'expansion prévue en mars 2027 est en suspens.

La BBC rapporte que le débat sur l'extension de l'AMM aux maladies mentales est l'un des plus controversés depuis l'adoption de la politique il y a dix ans. L'AMM représente environ 5 % des décès canadiens en 2024. Le soutien public passe de 77 % dans l'ensemble à 42 % pour l'éligibilité liée à une maladie mentale seule.

Aucun développement spécifique n'a été enregistré en juillet-août 2026. Le rapport du 17 juin reste le dernier mot parlementaire. La réponse fédérale est en attente au 26 août 2026.

La colline du Parlement à Ottawa, en Ontario, Canada, montrant le Centre Block avec la tour de la Paix et son architecture néo-gothique sous un ciel bleu parsemé de nuages.
La colline du Parlement à Ottawa, en Ontario, Canada, montrant le Centre Block avec la tour de la Paix et son architecture néo-gothique sous un ciel bleu parsemé de nuages. - Robert Hughson / CC BY-SA 2.0 / (source)

La Canadian Civil Liberties Association (CCLA) a publié une déclaration le 25 juin 2026. Elle exhorte le gouvernement fédéral à rejeter l'exclusion indéfinie, arguant qu'elle restreint les droits. Ce conflit de vision rejoint une interrogation plus large sur la loi de fin de vie : "Répondre d'abord à la souffrance par la mort" : le vrai débat de la loi fin de vie.

Distinction entre maladie mentale et physique, et dissidences

Le comité justifie l'exclusion par la difficulté d'évaluation des troubles mentaux face aux maladies physiques. La proposition crée une frontière nette : seule la condition physique ouvrirait l'accès.

Trois sénateurs, Moodie, Wallin et Wells, ont publié un rapport dissident dans le document du comité. Ils contestent l'exclusion indéfinie et soulignent les droits des personnes avec des troubles résistants aux traitements. La CCLA partage cette opposition sur le terrain des droits.

La chambre du Sénat du Canada, présentant des rangées de chaises en cuir rouge, des panneaux de bois sombre et une estrade centrale, salle vide soulignant les détails architecturaux et moquette rouge.
La chambre du Sénat du Canada, présentant des rangées de chaises en cuir rouge, des panneaux de bois sombre et une estrade centrale, salle vide soulignant les détails architecturaux et moquette rouge. - Makaristos / Public domain / (source)

Ailleurs, la dénonciation d'une " rupture d'égalité " dans le cadre de l'aide à mourir résonne avec ces arguments Aide à mourir : Belluco, Potier, Peu dénoncent une "rupture d'égalité".

Belgique et Pays-Bas : garde-fous et vigilance

Des juridictions ont autorisé l'aide à mourir pour causes psychiatriques. En Belgique, les données de registre de 2002 à 2025 montrent une augmentation des cas pour troubles psychiatriques ou démence. La loi distingue si le décès n'est pas attendu à court terme, soit plus de 12 mois.

Aux Pays-Bas, les décès par euthanasie ont augmenté de 10 % en 2024. L'autorité de surveillance a exhorté à "grande prudence" pour les maladies psychiatriques. Les décès dans cette catégorie sont passés de 2 en 2010 à 219. Ces cadres montrent que l'encadrement reste sous tension même quand l'accès est permis.

Arbitrages de ressources et pression sur les soins

L'exclusion indéfinie protège les patients vulnérables à la coercition et évite des évaluations complexes pour le système. Mais elle prive les personnes avec troubles résistants de l'option AMM.

Sans option AMM, la pression sur les soins de santé mentale publics provinciaux peut augmenter. Les sources ne chiffrent pas ce coût provincial. Le financement des alternatives de renforcement des soins n'est pas documenté.

La réponse du gouvernement fédéral reste à venir. Les questions sur le soutien aux soins mentaux et sur l'équilibre entre protection et droits restent ouvertes.

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Questions fréquentes

Le Canada exclut-il la maladie mentale de l'aide à mourir ?

Un moratoire temporaire exclut déjà la maladie mentale comme condition unique. Le comité recommande de modifier le Code criminel pour une exclusion indéfinie.

Quand l'expansion de l'aide à mourir est-elle prévue ?

L'expansion prévue en mars 2027 pour inclure la maladie mentale seule est en suspens. Le moratoire temporaire est renouvelable.

Quel est le soutien public pour l'aide à mourir mentale ?

Le soutien public pour l'éligibilité liée à une maladie mentale seule est de 42 %. Il est de 77 % pour l'AMM en général en 2024.

Des sénateurs s'opposent-ils à l'exclusion mentale ?

Trois sénateurs (Moodie, Wallin, Wells) ont publié un rapport dissident contestant l'exclusion indéfinie. La CCLA exhorte aussi le gouvernement à rejeter cette exclusion.

La Belgique autorise-t-elle l'aide à mourir psychiatrique ?

Oui, la Belgique a autorisé l'aide à mourir pour troubles psychiatriques depuis 2002. La loi distingue si le décès n'est pas attendu à court terme, soit plus de 12 mois.

Sources

  1. justice.gc.ca · justice.gc.ca
  2. Private Member's Bill C-218 (45-1) - First Reading - An Act to amend the Criminal Code (medical assistance in dying) - Parliament of Canada · parl.ca
  3. X post by @BCANDS1 · x.com
  4. X post by @cancivlib · x.com
  5. Canada should 'indefinitely' exclude people with mental illness from assisted dying, report says · bbc.com
street-voice
Sarah Imbot @street-voice

Originaire de Saint-Denis, je raconte la société française telle que je la vis : les quartiers, les galères du quotidien, mais aussi les solidarités qu'on ne montre jamais à la télé. Bénévole dans une asso d'aide aux devoirs, je crois au pouvoir des histoires de terrain.

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