Le 17 septembre 2026, un drone a percuté la tour de refroidissement d'un réacteur en fonctionnement de la centrale nucléaire de Koursk, dans l'ouest de la Russie. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé la frappe. Rosatom, le groupe nucléaire d'État russe, a accusé l'Ukraine. Moins d'un an plus tôt, une vidéo montrant un impact similaire à la centrale de Novovoronezh avait déjà suscité une onde de choc sur les réseaux sociaux. Pourquoi ces images touchent-elles autant ?

Ce que l'on sait de la frappe sur la centrale de Koursk
Selon l'AIEA, un drone a frappé dans la matinée du 17 septembre la tour de refroidissement d'une unité de la centrale de Koursk. L'unité était en fonctionnement au moment de l'impact. Son état n'a pas changé ensuite et aucun incendie ne s'est déclaré.
Rosatom a déclaré vendredi 18 septembre qu'un drone ukrainien s'était écrasé et avait explosé sur la tour de refroidissement de l'unité 1 de la deuxième tranche du site. L'AIEA a confirmé vendredi qu'un drone avait touché la tour de refroidissement la veille, sans se prononcer sur l'origine de l'appareil.
La centrale de Koursk n'est pas à son premier incident. En août 2024, pendant l'offensive ukrainienne dans la région, de nouveaux débris de drone avaient été retrouvés sur le site. Le chef de l'AIEA s'y était rendu en personne.
Novovoronezh, le précédent qui a tout déclenché
Dans la nuit du 6 au 7 octobre 2025, un drone a percuté la tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Novovoronezh, selon Rosenergoatom, l'exploitant russe, qui a évoqué une tentative d'attaque ukrainienne. La vidéo de l'impact a déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Des comptes spécialisés dans le suivi du conflit ont relayé l'incident sur X, comme le montrent ces publications.
Pourquoi ces images inquiètent
L'émotion suscitée par ces vidéos s'explique d'abord par ce qu'elles montrent : un drone qui percute une installation nucléaire en pleine guerre. Même si la tour de refroidissement n'est pas le coeur du réacteur, l'impact sur un site nucléaire suffit à raviver les craintes d'un accident aux conséquences potentiellement transfrontalières.
Le fait que le réacteur de Koursk était en fonctionnement au moment de la frappe ajoute à l'inquiétude. Les précisions de l'AIEA - pas d'incendie, état inchangé - ont apporté une forme de soulagement, mais elles n'effacent pas la répétition des incidents.
En octobre 2025, Novovoronezh. Avant cela, en 2024, des débris de drone à Koursk. Cette récurrence alimente la crainte que les centrales nucléaires soient devenues des cibles ou des dommages collatéraux de la guerre en Ukraine. Chaque nouvelle vidéo replace cette menace sous les yeux du public.
Des réactions officielles sous tension
Rosatom a mis en cause l'Ukraine. L'AIEA a confirmé les faits sans attribuer la responsabilité. Ce face-à-face entre l'accusation russe et la prudence de l'agence onusienne laisse la place à toutes les interprétations, ce qui nourrit les débats en ligne.
Dans ce contexte, la transparence est essentielle. Les informations vérifiées, comme celles fournies par l'AIEA, permettent d'éviter que l'inquiétude ne se transforme en panique. Mais tant que des drones continueront de frapper des sites nucléaires, ces images continueront de susciter la même onde de choc.