Portrait officiel d'Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran.
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Guerre au Moyen-Orient : Khamenei, Larijani… Qui sont les dirigeants iraniens tués durant le conflit ?

De l'élimination de Khamenei à celle de Larijani, en passant par la décapitation du CGRI, plongez au cœur de la guerre qui a changé le Moyen-Orient et découvrez le portrait des 50 dirigeants iraniens tombés.

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Le 28 février 2026, une coalition américano-israélienne lançait l'opération « Epic Fury », une campagne de frappes massives contre l'Iran qui allait changer la face du Moyen-Orient. En quelques heures, le Guide suprême Ali Khamenei, figure absolue du régime depuis 1989, était éliminé. Dans les semaines qui suivirent, plus de cinquante hauts responsables iraniens tombèrent sous les bombes, du chef du Conseil suprême de sécurité nationale aux commandants militaires les plus aguerris. Cette guerre de décapitation systématique a laissé la République islamique exsangue, son appareil d'État décapité et sa succession plongée dans le chaos. Voici le portrait des figures clés qui ont péri et ce que leur disparition signifie pour l'avenir du régime.

Portrait officiel d'Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran.
Portrait officiel d'Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran. — khamenei.ir / CC BY 4.0 / (source)

Le 28 février 2026 : la frappe qui a tué Ali Khamenei au premier jour de la guerre

L'opération « Epic Fury » a débuté par une salve de près de 900 frappes en seulement douze heures. Parmi les cibles prioritaires, l'objectif numéro un : l'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989. Âgé de 86 ans, il régnait sans partage sur un réseau complexe de centres de pouvoir concurrents, plaçant son veto sur toutes les décisions stratégiques et nommant lui-même les candidats aux hautes fonctions publiques. Sa mort, annoncée par le président américain Donald Trump puis confirmée par la télévision d'État iranienne, a provoqué une onde de choc planétaire.

Le gouvernement iranien a décrété quarante jours de deuil national. Mais au-delà de l'émotion, c'est une vacance immédiate du pouvoir religieux qui s'est installée. La Constitution prévoit qu'en cas de décès du Guide, un Conseil intérimaire composé du président, du chef du pouvoir judiciaire et d'un haut dignitaire religieux du Conseil des gardiens prenne les rênes en attendant que l'Assemblée des experts élise un successeur. Problème : personne n'avait anticipé une élimination aussi brutale, en plein conflit.

Ali Larijani s'exprimant lors d'une intervention, avec un drapeau en arrière-plan.
Ali Larijani s'exprimant lors d'une intervention, avec un drapeau en arrière-plan. — (source)

Opération Epic Fury : 900 frappes en 12 heures pour éliminer le Guide suprême

Les renseignements israéliens et américains avaient localisé Khamenei dans un bunker souterrain du nord de Téhéran. Les premières bombes ont frappé à 2h17 du matin, heure locale. En une demi-heure, le quartier général du Guide suprême était réduit en cendres. Les frappes simultanées ont visé les installations nucléaires de Natanz et d'Ispahan, les usines de missiles balistiques et les centres de commandement des Gardiens de la révolution. Pour la première fois, une coalition osait frapper le cœur du pouvoir théocratique.

Le bilan humain immédiat a été terrible. Environ 170 personnes, dont de nombreux enfants, ont péri dans le bombardement d'une école de filles près de Bandar Abbas. L'Iran a riposté en lançant des missiles et des drones contre des bases américaines dans les États du Golfe. Mais la stupeur était totale. En vingt-quatre heures, le régime perdait son chef absolu, son commandant en chef et le symbole de sa continuité.

La sidération et la vacance immédiate du pouvoir religieux

L'annonce par Donald Trump de la mort de Khamenei a été suivie d'une panique silencieuse dans les couloirs du pouvoir à Téhéran. Les chaînes de commandement, habituellement verrouillées par le Guide, se sont retrouvées suspendues. Les Gardiens de la révolution ont immédiatement verrouillé les accès à la capitale. Les ministres, privés de directives claires, ont tenté de maintenir une apparence de normalité.

La mort d'un homme de 86 ans, même anticipée, plonge le régime dans une crise de succession immédiate. Car Khamenei n'avait pas officiellement désigné de dauphin. Son pouvoir reposait sur un équilibre subtil entre le clergé chiite, les militaires du CGRI et les technocrates. Sans lui, cet équilibre vole en éclats. La question qui taraude tous les analystes : qui peut incarner l'autorité suprême quand le Guide n'est plus ?

Portrait d'Ali Khamenei tenu lors d'un rassemblement, illustrant le soutien populaire.
Portrait d'Ali Khamenei tenu lors d'un rassemblement, illustrant le soutien populaire. — (source)

Ali Larijani, l'homme fort de l'après-Khamenei, traqué et éliminé dans sa cachette

Après le choc de la mort de Khamenei, le régime tente de se reconstruire autour d'Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale. Véritable couteau suisse du régime, il cumule les dossiers sensibles : nucléaire, répression interne, sécurité régionale. Sa mort, le 17 mars, lors d'une frappe chirurgicale sur sa maison de Téhéran où il s'était réfugié avec son fils, est un deuxième coup de masse.

La dernière fois qu'il a été vu en public, le vendredi 13 mars, Larijani ouvrait le cortège de la Journée de Jérusalem à Téhéran, une marche annuelle en signe d'opposition à Israël. Les images diffusées ce jour-là montraient le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, âgé de 68 ans, en blouson et lunettes noires, saluant la foule. Cette apparition en pleine rue, malgré le risque d'être pris pour cible, ressemblait à un défi. AFP News Agency@AFP·FollowIsrael says it has killed Iran's powerful national security chief Ali Larijani, in what would be a huge blow to the Islamic republic, as fresh strikes rocked the Middle East from Tehran to Baghdad.

Israeli Defense Minister Israel Katz said Larijani was "eliminated last night", https://t.co/g0semNmkAp
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L'homme aux multiples casquettes : des négociations nucléaires à la répression des manifestations

Ali Larijani n'était pas un simple bureaucrate. Ancien président du Parlement, négociateur nucléaire en chef, chef de la sécurité nationale : il était le rouage central du régime. Selon Reuters, il gérait un large éventail de dossiers allant des négociations sur le nucléaire aux relations régionales de Téhéran, en passant par la répression violente des manifestations internes.

Son profil était paradoxal. Considéré comme un pragmatique par les diplomates occidentaux, il n'a jamais dissocié son action des pages les plus sombres de la République islamique. La répression ultra-brutale des manifestations de janvier, qui a fait au moins 7 000 morts, porte son empreinte. Pourtant, nombre d'analystes européens le considéraient comme le dernier garde-fou capable de négocier une sortie de crise.

Ali Larijani, ancien président du Parlement iranien
Ali Larijani, ancien président du Parlement iranien — (source)

La traque aérienne : comment le Mossad a localisé Ali Larijani dans sa propre maison

Le Mossad avait localisé Larijani dans sa résidence secondaire du quartier de Pardis, dans la banlieue de Téhéran. Malgré les mesures de sécurité, les services israéliens ont pu suivre ses déplacements grâce à des agents infiltrés et des drones de surveillance. Dans la nuit du 16 au 17 mars, l'aviation israélienne a bombardé la maison où il s'était réfugié avec son fils. Tous deux ont péri.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé l'élimination en milieu de matinée. Les autorités iraniennes ont confirmé peu après minuit, heure de Téhéran. Les Gardiens de la révolution ont immédiatement promis de venger le sang de Larijani. Mais le message était clair : Israël pouvait frapper n'importe qui, n'importe où, à tout moment.

Peur d'une fuite en avant : qui négociera la paix après la mort du dernier pragmatique ?

L'éditorial du Monde du 18 mars 2026 est sans appel : la disparition de Larijani est analysée comme le point de bascule d'un régime vers l'opacité totale. Il était perçu comme le dernier garde-fou pragmatique, capable de dialoguer avec les pays du Golfe et les Occidentaux. Sa mort laisse le champ libre aux militaires les plus radicaux.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré : « Nous démantelons le régime dans l'espoir de donner au peuple une chance de le renverser. » Mais nombre d'analystes doutent que l'élimination de ce personnage central signe le crépuscule du régime. L'Iran possède une capacité de résilience historique. Le vide laissé par Larijani pourrait être comblé par des figures encore plus radicales.

Décapitation militaire : du général Salami au commandant Tangsiri, le CGRI perd son état-major

Pendant que le pouvoir politique est décapité, l'appareil militaire subit des pertes tout aussi lourdes. Hossein Salami, chef des Gardiens de la révolution (CGRI), tombe tôt dans le conflit. Mohammad Bagheri, chef d'état-major, et Gholamali Rashid, son adjoint, sont également éliminés. Plus tard, Alireza Tangsiri, le commandant de la marine, est tué. Le régime perd son cerveau stratégique et ses capacités de riposte les plus agressives en quelques semaines.

Hossein Salami : le chef des Gardiens qui promettait d'ouvrir les portes de l'enfer

Hossein Salami, 65 ans, commandait le Corps des gardiens de la révolution islamique depuis 2019. Il était connu pour sa position intransigeante à l'égard d'Israël et des États-Unis. Le mois précédant sa mort, il avait prévenu que Téhéran « ouvrirait les portes de l'enfer » s'il était attaqué. Il avait rejoint les Gardiens en 1980, pendant la guerre Iran-Irak, et gravi tous les échelons.

Sa mort, survenue lors des frappes israéliennes du 28 février, a été un choc pour le CGRI. Salami était le plus haut dirigeant iranien à périr dans les attaques. Il avait accueilli favorablement la perspective d'un conflit militaire avec Israël, jurant de « rayer le régime sioniste » de la carte politique. Son élimination a privé les Gardiens de leur chef charismatique et de leur principal stratège.

Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien
Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien — (source)

Le cerveau des forces armées : Mohammad Bagheri et Gholamali Rashid éliminés

Mohammad Bagheri, chef d'état-major des forces armées iraniennes, et Gholamali Rashid, son commandant adjoint, ont été tués lors des mêmes frappes. Ces deux hommes étaient responsables de la planification stratégique et de la coordination entre l'armée régulière et les Gardiens de la révolution. Leur perte a désorganisé la chaîne de commandement militaire.

Bagheri était un vétéran de la guerre Iran-Irak. Il supervisait l'ensemble des opérations militaires, y compris les programmes de missiles balistiques et de drones. Rashid, son bras droit, était chargé de la mise en œuvre des plans de défense. Leur mort simultanée a créé un vide stratégique que les commandants de terrain peinent à combler.

Alireza Tangsiri : l'homme qui tenait la clé du détroit d'Ormuz

Le 26 mars, Alireza Tangsiri, commandant de la marine du CGRI, est tué près de Bandar Abbas. Vétéran de la guerre Iran-Irak, il commandait la marine depuis 2018 et supervisait le développement des missiles de croisière, des drones et des vedettes rapides. Il était un acteur clé dans la capacité de l'Iran à bloquer le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial.

Le Trésor américain l'avait sanctionné en 2019 et 2023 pour son rôle dans les programmes militaires. Behnam Rezaei, chef du renseignement naval du CGRI, a été tué dans la même frappe. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a qualifié cette opération de « message » aux Gardiens : « Nous vous traquerons et vous éliminerons un par un. »

Plus de 50 responsables éliminés : le bilan accablant d'une guerre de décapitation

Après les figures de proue, c'est l'ensemble de l'appareil d'État iranien qui est égrené. Ministres, conseillers, scientifiques nucléaires : plus de 50 cadres tombent. Ce chapitre dresse le bilan chiffré et sectoriel de cette guerre d'un genre nouveau. L'objectif est de montrer que ce n'est pas une série de coups de chance, mais une stratégie systématique, revendiquée par Israël.

50 officiels et 5 300 militaires : le coût humain humiliant pour le régime

Selon le compteur d'Al Jazeera, au 13 juin 2026, 3 468 personnes ont été tuées et 26 500 blessées en Iran. L'ONG Hengaw recense plus de 5 300 militaires iraniens tués. Côté israélien, 26 morts et 7 835 blessés. Treize soldats américains ont également péri. Au Liban, au moins 3 756 personnes ont perdu la vie.

Parmi les responsables éliminés figurent le ministre du Renseignement Esmail Khatib, plusieurs députés, des scientifiques nucléaires et des commandants du CGRI. La liste publiée par CNews et 20 Minutes est longue : Khamenei, Larijani, Salami, Bagheri, Rashid, Tangsiri, et bien d'autres. Chaque nom correspond à un rouage essentiel du régime.

Infographie de Libération sur les principales figures du pouvoir iranien, avec les dirigeants tués signalés par des cercles rouges.
Infographie de Libération sur les principales figures du pouvoir iranien, avec les dirigeants tués signalés par des cercles rouges. — (source)

La doctrine israélienne assumée : éliminer sans autorisation

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré : « Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi-même avons autorisé Tsahal à éliminer tout haut responsable iranien dont le réseau de renseignement et les opérations sont bouclés, sans qu'une autorisation supplémentaire soit nécessaire. » Cette phrase résume la doctrine israélienne : une guerre totale contre l'appareil d'État iranien.

Donald Trump a affirmé que « 48 leaders » avaient été tués dans les frappes, se vantant d'un changement de régime. Netanyahou a déclaré que l'Iran était « en train d'être décimé ». Ces déclarations ancrent l'élimination dans une stratégie de guerre totale, où chaque responsable iranien est une cible potentielle.

La lutte pour le pouvoir : Mojtaba Khamenei, Pezeshkian et le CGRI se disputent les cendres du régime

Avec les cadres historiques éliminés, le régime n'est pas mort mais il est profondément transformé. Qui prend les commandes ? Mojtaba Khamenei, le fils du Guide, est élu chef suprême le 7 mars, mais son autorité est contestée. Le président Pezeshkian est un réformiste affaibli. Le CGRI sort renforcé du vide.

Mojtaba Khamenei : le fils caché, élu dans la controverse, peut-il succéder à son père ?

Âgé de 56 ans, Mojtaba Khamenei a été choisi comme Guide suprême le 7 mars par l'Assemblée des experts, un organe composé de 88 religieux. Son profil est discret : il n'a jamais occupé de fonction gouvernementale et s'est toujours tenu à l'écart des projecteurs. Les câbles diplomatiques américains le décrivaient comme « le pouvoir derrière les robes ».

Son élection est controversée. Elle ressemble à une succession héréditaire, contraire aux principes de la République islamique. Depuis sa désignation, Mojtaba n'a fait aucune apparition publique ni diffusé de message vidéo ou audio. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé, sans preuve, qu'il avait été « blessé et probablement défiguré » lors des frappes du 28 février. Les doutes sur son état de santé, voire sur le fait qu'il soit encore en vie, alimentent les spéculations.

Masoud Pezeshkian et Mohammad Bagher Ghalibaf : les survivants de l'exécutif face au vide

Le président Masoud Pezeshkian, réformiste et ancien chirurgien cardiaque, élu en juillet 2024, est théoriquement le chef de l'exécutif. Mais son autorité est limitée face au CGRI et au nouveau Guide. Il tente de maintenir une apparence de normalité, mais ses marges de manœuvre sont quasi inexistantes.

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement, est un acteur clé. Ancien maire de Téhéran et chef de la guerre, il dispose d'un réseau solide au sein des Gardiens. Certains analystes le voient comme un possible homme fort, capable de prendre le contrôle si Mojtaba Khamenei devait disparaître. La lutte entre ces survivants est féroce.

Le CGRI en embuscade : la militarisation de la République islamique est-elle inévitable ?

Le vide politique profite aux commandants de terrain. Le CGRI, qui contrôlait déjà une part importante de l'économie iranienne via l'empire Setad, voit son pouvoir renforcé. Sans la tutelle des religieux modérés, l'État iranien pourrait devenir une véritable dictature militaire.

Le prix de cette prise de pouvoir est payé par la société iranienne. Les dernières garanties civiles, déjà minces, s'effacent. Les manifestations intérieures, réprimées dans le sang, risquent de se multiplier. La militarisation de la République islamique est en marche, et elle pourrait être irréversible.

Portrait d'Ali Larijani, chef de la sécurité nationale iranienne, avec un filigrane BBC.
Portrait d'Ali Larijani, chef de la sécurité nationale iranienne, avec un filigrane BBC. — (source)

Six mois de guerre : comment un Iran décapité peut-il encore tenir et menacer ?

L'Iran a perdu ses chefs, mais il n'a pas capitulé. Quelle est sa capacité de nuisance résiduelle ? Les experts de l'IRIS et la chronologie de Britannica montrent que l'Iran conserve des outils : drones, missiles, proxys. Le conflit change de forme, passant d'une guerre conventionnelle à une guerre de l'ombre.

L'IRIS analyse : une logique d'escalade où chaque camp surestime sa position

L'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) analyse la situation : les trois protagonistes (Trump, Netanyahou et l'Iran) sont enfermés dans une logique de surenchère. Chacun surestime sa position. L'Iran résiste grâce à sa capacité de nuisance : blocage du détroit d'Ormuz, attaques de drones contre les bases américaines, mobilisation de ses proxys au Liban et en Syrie.

Mais les demandes excessives de l'Iran (retrait des bases américaines, réparations de guerre) pourraient déclencher une réponse encore plus violente des États-Unis. La question centrale : jusqu'où iront-ils ? L'hybris des dirigeants, leur impunité et leur refus de négocier pourraient mener à une catastrophe régionale.

L'après-guerre en chantier : cessez-le-feu d'avril et mémorandum de juin, une sortie possible ?

Une trêve a été conclue les 7 et 8 avril, sous médiation pakistanaise. Le 14 juin, les médiateurs ont annoncé un mémorandum d'accord devant être signé le 19 juin pour une fin formelle du conflit dans les soixante jours. Mais ces avancées sont fragiles.

Quand l'interlocuteur iranien n'est plus identifié clairement, comment négocier ? Le régime est décapité, mais les commandants de terrain du CGRI peuvent refuser tout accord. Les chances de paix durable sont minces tant que la lutte interne pour le pouvoir n'est pas réglée.

Le prix humain : civils et manifestations, les vrais perdants de la guerre en Iran

Au-delà des chiffres, le coût humain est terrible. La frappe de l'école de Minab, qui a tué environ 170 personnes, dont une majorité d'enfants, est un symbole de cette tragédie. Les manifestations intérieures, réprimées par les Gardiens, se multiplient. Le peuple iranien paie le prix d'une guerre et d'un vide politique qu'il n'a pas choisis.

Les pertes israéliennes (26 morts, 7 835 blessés) et américaines (13 soldats) sont également lourdes. Mais c'est la population iranienne, prise en étau entre un régime décapité et des frappes incessantes, qui souffre le plus. La guerre a changé de nature : elle est devenue une lutte pour la survie d'un régime, au détriment de son peuple.

Conclusion : la fin d'un chapitre, pas de l'histoire

La chaîne de commandement iranienne s'est effondrée en quelques semaines. Ali Khamenei, Ali Larijani, Hossein Salami, Mohammad Bagheri, Alireza Tangsiri : les piliers du régime ont été systématiquement éliminés. La guerre a changé de nature, passant d'un conflit interétatique à une lutte pour la survie d'un régime décapité.

Malgré les pertes, l'Iran n'est pas vaincu. Sa capacité de nuisance résiduelle (nucléaire, drones, proxys) pourrait générer de nouvelles escalades. La lutte interne entre factions survivantes (CGRI contre clergé) est féroce. Les incertitudes sont totales, mais une certitude demeure : l'Iran ne sera plus jamais gouverné comme avant.

La mort de ces dirigeants n'est pas une fin en soi. Elle ouvre une période d'instabilité profonde, où chaque camp tente de tirer son épingle du jeu. Le peuple iranien, lui, attend des jours meilleurs. L'histoire de ce conflit est loin d'être écrite.

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Questions fréquentes

Qui a tué Ali Khamenei en 2026 ?

Le Guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué le 28 février 2026 lors de l'opération « Epic Fury », une campagne de frappes massives menée par une coalition américano-israélienne. Sa mort a été annoncée par le président américain Donald Trump puis confirmée par la télévision d'État iranienne.

Qui dirige l'Iran après la mort de Khamenei ?

Après la mort de Khamenei, son fils Mojtaba Khamenei a été élu Guide suprême le 7 mars 2026 par l'Assemblée des experts. Cependant, son autorité est contestée, et le président réformiste Masoud Pezeshkian ainsi que le CGRI se disputent le pouvoir, laissant le régime plongé dans le chaos.

Combien de responsables iraniens tués dans la guerre ?

Plus de 50 hauts responsables iraniens, dont Ali Khamenei, Ali Larijani, Hossein Salami et Alireza Tangsiri, ont été éliminés durant le conflit. Selon le compteur d'Al Jazeera, au 13 juin 2026, 3 468 personnes ont été tuées en Iran, dont plus de 5 300 militaires selon l'ONG Hengaw.

Qui était Ali Larijani et pourquoi a-t-il été tué ?

Ali Larijani était le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, considéré comme le dernier pragmatique capable de négocier avec l'Occident. Il a été tué le 17 mars 2026 lors d'une frappe chirurgicale israélienne sur sa maison à Téhéran, où il s'était réfugié avec son fils.

Quel est le bilan humain de la guerre Iran-Israël 2026 ?

Au 13 juin 2026, le conflit a fait 3 468 morts et 26 500 blessés en Iran, côté israélien 26 morts et 7 835 blessés, et 13 soldats américains tués. Au Liban, au moins 3 756 personnes ont perdu la vie, et une frappe près de Bandar Abbas a tué environ 170 personnes, dont des enfants.

Sources

  1. Les États-Unis et Israël ont tué de nombreux dirigeants iraniens, alors à qui Trump s'adresserait-il ? - BBC News Afrique · bbc.com
  2. Khamenei, Tangsiri, Larijani… Les (nombreux) dirigeants iraniens ... · 20minutes.fr
  3. aljazeera.com · aljazeera.com
  4. Qui détient le pouvoir en Iran après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei dans des attaques menées par les États-Unis et Israël, et comment son successeur sera-t-il choisi ? - BBC News Afrique · bbc.com
  5. Hossein Salami : Qui était le chef des gardiens de la révolution iranienne tué par Israël ? - BBC News Afrique · bbc.com
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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