Un Airbus A380 d'Air France ravitaillé en kérosène par un camion Total sur le tarmac d'un aéroport.
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Les aéroports européens face à une pénurie de kérosène : 40 vols annulés en Italie

Plus de 40 vols annulés en Italie, le kérosène flambe à 1 900 dollars la tonne et les low-cost suppriment des liaisons : l'Europe du transport aérien vacille sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient et de la fermeture d'Ormuz.

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Le 5 avril 2026, l'Italie du Nord a donné le signal d'alarme. Plus de 40 vols ont été annulés à Milan-Linate, Venise, Trévise et Bologne, faute de kérosène disponible. Ces annulations, survenues en tout début de saison estivale, ne sont que la partie émergée d'une crise qui menace désormais l'ensemble du transport aérien européen. Entre la guerre au Moyen-Orient, la fermeture du détroit d'Ormuz et une flambée historique du prix du carburant, le ciel européen n'a jamais été aussi incertain depuis la pandémie de Covid-19. 

Un Airbus A380 d'Air France ravitaillé en kérosène par un camion Total sur le tarmac d'un aéroport.
Un Airbus A380 d'Air France ravitaillé en kérosène par un camion Total sur le tarmac d'un aéroport. — (source)

L'Italie donne l'alerte : Milan, Venise, Bologne privés de kérosène

Le week-end du 4 au 5 avril 2026 restera dans les annales du transport aérien italien. Les aéroports de Milan-Linate, Venise-Marco Polo, Trévise et Bologne ont imposé des restrictions opérationnelles immédiates. Résultat : plus de quarante vols annulés en quelques heures, des centaines de passagers bloqués et une chaîne logistique sous tension.

Un week-end noir sur le tarmac italien

Les annonces sont tombées comme un couperet. À Milan-Linate, les vols domestiques et européens ont été les premiers touchés. Venise et Trévise, deux aéroports qui accueillent massivement les touristes étrangers et les voyageurs low-cost, ont vu leurs programmes réduits de manière drastique. Bologne, hub régional important pour le nord de l'Italie, a subi le même sort.

Le timing est particulièrement cruel. La saison d'été, qui court d'avril à octobre, venait tout juste de démarrer. C'est la période où les compagnies aériennes réalisent l'essentiel de leur chiffre d'affaires annuel. Pour les voyageurs, ces annulations tombent en plein dans les ponts de printemps et les réservations de vacances.

L'Italie est un carrefour central pour le transport aérien low-cost en Europe. Des compagnies comme Ryanair, Volotea et Wizz Air y opèrent des centaines de liaisons chaque jour. Les étudiants Erasmus, les touristes en city-trip et les familles italiennes sont les premières victimes de ces restrictions.

Pourquoi l'Italie a craqué la première

La vulnérabilité italienne n'est pas un hasard. Le pays dépend très largement des importations maritimes de kérosène. Ses raffineries locales, peu nombreuses et souvent vieillissantes, ne couvrent qu'une fraction de la demande nationale. Quand les pétroliers se font rares, ce sont les aéroports régionaux — Venise, Bologne, Trévise — qui trinquent en premier, avant les hubs internationaux comme Rome Fiumicino.

Cette fragilité logistique s'explique aussi par la géographie. L'Italie est une péninsule : la majorité de son carburant arrive par bateau. Or, la fermeture quasi totale du détroit d'Ormuz depuis le 4 mars a perturbé les routes maritimes mondiales. Les pétroliers qui empruntaient cette voie doivent désormais contourner l'Afrique, ce qui allonge les délais de livraison de plusieurs semaines et fait exploser les coûts de transport.

Les aéroports du nord de l'Italie, moins prioritaires que les grands hubs internationaux, ont été les premiers à subir des restrictions. Mais si la situation devait durer, Rome Fiumicino et Milan-Malpensa pourraient à leur tour connaître des difficultés d'approvisionnement. Comme le souligne un rapport de l'Association internationale du transport aérien (IATA), l'Europe est depuis longtemps un importateur net de kérosène, et la crise actuelle révèle une dépendance structurelle inquiétante. 

File d'attente dans une station-service TotalEnergies lors des craintes de pénurie de carburant.
File d'attente dans une station-service TotalEnergies lors des craintes de pénurie de carburant. — (source)

Détroit d'Ormuz et guerre au Moyen-Orient : les vraies causes de la flambée du kérosène

Si l'Italie est le premier domino à tomber, les causes profondes de la crise se trouvent à des milliers de kilomètres de là. Le 28 février 2026, l'attaque américano-israélienne sur l'Iran a déclenché une guerre qui a bouleversé les équilibres énergétiques mondiaux. Soixante-quinze jours plus tard, le transport aérien européen en subit les conséquences directes.

La leçon de géopolitique : 30 à 40 % du kérosène européen venait du Golfe

Avant le conflit, l'Union européenne importait entre 30 et 40 % de son kérosène des pays du Golfe persique. Sur ce volume, environ 20 % transitait par le détroit d'Ormuz, ce passage stratégique large de seulement 33 kilomètres à son point le plus étroit. Quand l'Iran a fermé ce détroit le 4 mars, c'est tout un pan de l'approvisionnement européen qui a été coupé du jour au lendemain.

Les conséquences ne se sont pas fait attendre. Les compagnies pétrolières ont dû se tourner vers d'autres sources d'approvisionnement : raffineries américaines, gisements nord-africains, stocks stratégiques. Mais ces alternatives sont limitées et coûtent cher. En Europe, la capacité de raffinage a diminué d'un tiers en quinze ans, comme le rappelle une analyse de Touteleurope.eu. Les raffineries encore en activité tournent à plein régime, sans pouvoir compenser le déficit.

Le prix du carburant avion s'envole

Les chiffres donnent le vertige. Selon le média spécialisé Argus, le prix du kérosène est passé de 750 dollars la tonne fin février à 1 900 dollars la tonne début avril. C'est un record absolu. Pour donner un ordre d'idée, le carburant d'aviation représentait déjà un gros quart des coûts des compagnies aériennes quand il valait 800 dollars la tonne. À 1 900 dollars, il frôle la moitié de leurs dépenses.

Traduit en termes concrets : un vol aller-retour Paris-Barcelone qui coûtait 80 euros en kérosène en février en coûte désormais plus de 200. Pour une compagnie low-cost qui vend des billets à 30 ou 40 euros, la marge devient négative. Chaque vol devient une perte sèche.

Cette flambée n'est pas un simple pic temporaire. Les analystes estiment que le prix restera élevé tant que le conflit au Moyen-Orient se prolongera. Et personne ne sait quand il prendra fin. La guerre, qui a débuté le 28 février, est entrée dans son cinquième mois sans signe d'apaisement. 

Carte de France illustrant le taux d'indisponibilité des pompes à essence par département en octobre 2022.
Carte de France illustrant le taux d'indisponibilité des pompes à essence par département en octobre 2022. — (source)

Roissy, Orly, Nice : les aéroports français sous la menace d'une rupture d'approvisionnement

La question que tout le monde se pose en France : sommes-nous les prochains ? Les signaux sont préoccupants. Le cabinet d'analyse énergétique Kpler a classé la France comme le deuxième pays européen le plus exposé à une pénurie de kérosène, juste derrière le Royaume-Uni.

L'alerte du cabinet Kpler

Interrogé par Politico, George Shaw, analyste chez Kpler, a livré une analyse sans appel : « Selon nos estimations, la France présente le deuxième plus grand déficit entre l'offre et la demande après le Royaume-Uni. » Le Royaume-Uni, où l'aéroport d'Heathrow est déjà touché par des restrictions, donne un aperçu de ce qui pourrait arriver de l'autre côté de la Manche.

Les données d'Argus permettent de comparer les stocks disponibles entre pays européens. Le Portugal dispose de quatre mois de réserves, la Hongrie de cinq, le Danemark de six. L'Italie et l'Allemagne tiennent sept mois. La France, avec huit mois de stocks, fait légèrement mieux. Mais ces chiffres supposent une consommation normale, ce qui n'est plus le cas avec les restrictions actuelles.

Le gouvernement français a réagi. Roland Lescure, alors ministre de l'Économie, a annoncé une réunion avec les compagnies aériennes le 6 mai 2026. Objectif : sécuriser l'approvisionnement des aéroports français. Le ministre s'est voulu rassurant : les stocks stratégiques ne sont pas touchés. « Moins de 2 millions de barils sur près de 100 millions », a-t-il précisé.

Pipelines contre pétroliers : pourquoi Nice est plus vulnérable que Roissy

Tous les aéroports français ne sont pas logés à la même enseigne. Les aéroports parisiens — Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly — bénéficient d'une connexion par oléoduc aux raffineries de l'axe Seine. Ils peuvent aussi compter sur des importations terrestres en provenance des Pays-Bas et de la Belgique, via le réseau de pipelines européen.

En revanche, les aéroports du sud de la France sont bien plus exposés. Nice, Marseille, Toulon dépendent largement des livraisons maritimes. Or, ce sont précisément ces routes d'approvisionnement qui sont les plus perturbées par la crise. Un aéroport comme Nice, qui accueille des millions de touristes chaque été, pourrait se retrouver en première ligne si la situation perdure. 

Un avion KLM en cours de ravitaillement en carburant sur un tarmac d'aéroport avec des montagnes en arrière-plan.
Un avion KLM en cours de ravitaillement en carburant sur un tarmac d'aéroport avec des montagnes en arrière-plan. — (source)

Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a lancé un avertissement qui a fait l'effet d'une douche froide : « Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique. » Ces mots, prononcés lors de la réunion du 6 mai, résonnent comme une mise en garde pour les mois à venir.

Ryanair, Volotea, Transavia : les low-cost en première ligne des annulations

Les compagnies low-cost sont les premières à trinquer. Leur modèle économique, construit sur des marges extrêmement fines, ne résiste pas à un doublement du prix du carburant. Les annulations se multiplient, et les passagers en font les frais.

Volotea annule des vols vers la Corse et l'Italie

Annette, 52 ans, formatrice à Chambéry, devait partir en Grèce avec ses deux adolescents du 9 au 16 avril. Un voyage réservé plusieurs mois à l'avance pour profiter de prix attractifs. Le 12 mars, Volotea lui annonce l'annulation de son aller-retour Lyon-Athènes « en raison de l'instabilité géopolitique persistante au Moyen-Orient ». Aucune solution de remplacement acceptable n'est proposée.

« Ils viennent de me rembourser, témoigne-t-elle le 1er mai. Mais pour les sept nuits d'hôtel, j'ai juste un avoir de 40 % du prix du séjour. » Son histoire est celle de centaines de voyageurs, pris entre frustration, embarras et colère.

Volotea a annoncé une réduction de 1 % de ses vols sur six mois. Concrètement, cela signifie des dizaines de liaisons supprimées, notamment vers la Corse et l'Italie. Les passagers qui avaient réservé des vols pour les vacances d'été se retrouvent sans solution.

Le modèle low-cost asphyxié par le kérosène

Les chiffres publiés par BFM TV donnent la mesure de la crise. Ryanair réduit de moitié son programme à Berlin pour octobre et supprime 10 % de ses vols au départ de Dublin pour l'été. Lufthansa, pourtant une compagnie traditionnelle aux marges plus confortables, supprime 20 000 vols d'ici fin octobre. Transavia annule 2 % de ses vols en mai-juin. KLM réduit de moins de 1 % ses vols européens.

Pour comprendre cette hécatombe, il faut regarder la mécanique financière. Une compagnie low-cost fonctionne avec des marges de 5 à 10 %. Le kérosène représente environ 30 % de ses coûts d'exploitation. Quand le prix du carburant double, la part du kérosène passe à près de 50 %. La marge devient négative. Chaque vol vendu à bas prix est une perte. 

Un avion de ligne ravitaillé en carburant sur un tarmac d'aéroport, drapeau français visible en arrière-plan.
Un avion de ligne ravitaillé en carburant sur un tarmac d'aéroport, drapeau français visible en arrière-plan. — (source)

Le billet à 20 euros, sans bagage ni extras, n'existe plus. Pour que le vol reste rentable, il faudrait que le prix du billet suive la hausse du kérosène. Mais les voyageurs, eux, comparent les prix et choisissent l'option la moins chère. Résultat : les compagnies préfèrent annuler plutôt que de vendre à perte.

Vol annulé faute de kérosène : êtes-vous vraiment remboursé ? (Guide pratique des droits)

Face à la vague d'annulations, une question revient sans cesse : quels sont mes droits ? La réponse est plus subtile qu'il n'y paraît. Tout dépend de la raison invoquée par la compagnie.

Règlement CE 261/2004 : ce que la loi vous garantit

Le règlement européen CE 261/2004 est clair. En cas d'annulation, la compagnie doit proposer deux options : le remboursement intégral du billet sous sept jours, ou un réacheminement vers la destination finale dans des conditions comparables. Si le vol est retardé de plus de trois heures ou annulé au dernier moment, une indemnisation forfaitaire s'ajoute : 250 euros pour les vols de moins de 1 500 kilomètres, 400 euros pour les vols intra-européens de plus de 1 500 kilomètres, 600 euros pour les vols long-courriers.

Ces règles s'appliquent à toutes les compagnies opérant au départ ou à destination de l'Union européenne. Que vous voyagiez avec Ryanair, Air France ou Volotea, vous êtes protégé.

Le piège de la « circonstance extraordinaire »

Mais il y a une nuance de taille. La Commission européenne, interrogée par BruxellesToday, distingue deux situations. Si l'annulation est due à une pénurie physique réelle de kérosène — liée au conflit au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d'Ormuz — la compagnie peut invoquer la « force majeure » ou « circonstance extraordinaire ». Dans ce cas, l'indemnisation forfaitaire (250 à 600 euros) n'est pas due. Seul le remboursement du billet est garanti.

En revanche, si l'annulation est due à la flambée des prix — la compagnie juge le vol non rentable — ce n'est pas une force majeure. Le droit à indemnisation est maintenu. La compagnie doit alors payer le remboursement ET l'indemnisation.

Le hic, c'est que la frontière entre les deux situations est floue. Les compagnies ont tendance à invoquer la force majeure pour éviter de payer. La charge de la preuve leur incombe : c'est à elles de démontrer que la pénurie est réelle et pas simplement économique.

Si vous estimez que votre annulation relève de la seconde catégorie, vous pouvez contester. La marche à suivre : d'abord, réclamer par écrit à la compagnie. En cas de refus, saisir le médiateur du tourisme ou la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Pour les voyages à forfait (vol + hôtel), l'agence de voyages est tenue de proposer une solution équivalente ou un remboursement intégral.

Train, bus, covoiturage : les alternatives pour sauver vos week-ends et vos vacances

Face à l'incertitude du transport aérien, les alternatives terrestres retrouvent une nouvelle jeunesse. Train, bus, covoiturage : les options existent, à condition de bien les choisir.

Paris-Milan en train vs avion : le match des prix et du temps perdu

Prenons un exemple concret. Paris-Milan en avion, c'est 1 h 30 de vol. Mais il faut ajouter le temps d'accès à l'aéroport (1 h), l'enregistrement et la sécurité (1 h 30), et la récupération des bagages à l'arrivée (30 minutes). Total : environ 4 h 30, sans compter les éventuels retards.

En train, le TGV Paris-Lyon puis le train italien jusqu'à Milan prennent environ 7 heures. C'est plus long, mais le temps est productif : on peut travailler, lire ou dormir. Pas de file d'attente, pas de restriction de bagages, pas de stress lié au kérosène.

Côté prix, l'écart se réduit. Un vol low-cost avec bagage en soute coûte entre 80 et 150 euros. Le train, avec une carte Avantage Jeunes (-27 ans), revient entre 100 et 180 euros. La différence n'est plus assez significative pour justifier le risque d'annulation.

BlaBlaCar et FlixBus : le retour des solutions routières

Pour les trajets de 4 à 6 heures — Paris-Lyon, Paris-Bruxelles, Lyon-Milan — le covoiturage et le bus offrent des alternatives crédibles. BlaBlaCar propose des prix imbattables, souvent inférieurs à 30 euros pour un Paris-Lyon. Le confort est variable, mais la flexibilité est maximale.

FlixBus, avec son réseau dense, dessert la plupart des grandes villes européennes. Les prix sont souvent plus bas que le train, mais les temps de trajet sont plus longs. Un Paris-Berlin en bus, c'est 12 heures contre 8 heures en train. Mais pour les petits budgets, l'économie est significative.

Un conseil pour les 16-25 ans : combiner une nuit en bus (Paris-Berlin, par exemple) avec un billet de train pour la suite du voyage. Cela permet d'économiser une nuit d'hôtel tout en découvrant une autre façon de voyager.

Conclusion : l'été 2026 marque-t-il la fin du vol low-cost à 20 € ?

La question est sur toutes les lèvres. L'été 2026 sera-t-il celui de la fin d'un modèle ? Les éléments de réponse sont contrastés.

Non, l'avion ne va pas disparaître, mais le prix du billet va flamber

Un sondage BFM TV indique que 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine cet été, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025. La demande reste forte, mais l'offre se réduit. La Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (FNAM), lors de sa conférence de presse du 12 mai, a été claire : la crise actuelle n'est pas un nouveau Covid, mais elle asphyxie le modèle low-cost.

Le vol à 20 euros est probablement mort pour la saison. Les compagnies qui survivront seront celles qui auront su adapter leur modèle : billets plus chers, services supplémentaires payants, réseaux resserrés sur les liaisons les plus rentables.

La règle d'or pour réserver sans stress cet été

Face à cette incertitude, quelques principes simples peuvent vous éviter bien des déconvenues.

Sur les vols, privilégiez les billets flexibles ou remboursables. Oui, ils coûtent plus cher. Mais en cas d'annulation, vous serez remboursé sans avoir à batailler. Vérifiez aussi les conditions générales de la compagnie avant d'acheter : certaines sont plus généreuses que d'autres sur les remboursements.

Pour les trajets de moins de 5 heures — France, Italie, Allemagne, Espagne — envisagez sérieusement le train. Non seulement vous éviterez le stress des annulations, mais vous ferez aussi un geste pour la planète.

En cas de doute, attendez les annonces de la réunion gouvernementale du 6 mai et les déclarations du commissaire européen Dan Jørgensen. La Commission européenne a annoncé la création d'un observatoire des carburants pour suivre la situation.

L'été 2026 sera compliqué pour le transport aérien. Mais avec un peu d'organisation et de flexibilité, vos vacances restent possibles. Il faudra juste accepter de changer ses habitudes et, parfois, de prendre un peu plus de temps pour arriver à destination.

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Questions fréquentes

Pourquoi 40 vols ont-ils été annulés en Italie ?

Les annulations sont dues à une pénurie de kérosène dans les aéroports de Milan-Linate, Venise, Trévise et Bologne. Cette pénurie est causée par la fermeture du détroit d'Ormuz et la guerre au Moyen-Orient, qui perturbent les importations maritimes de carburant.

Quels aéroports français sont menacés par la pénurie ?

Les aéroports du sud de la France, comme Nice et Marseille, sont les plus exposés car ils dépendent des livraisons maritimes. Les aéroports parisiens (Roissy, Orly) sont mieux protégés grâce à leur connexion par oléoduc aux raffineries.

Le vol annulé pour pénurie donne-t-il droit à indemnisation ?

Non, si l'annulation est due à une pénurie physique réelle de kérosène (force majeure), seule la compagnie doit rembourser le billet. L'indemnisation forfaitaire de 250 à 600 euros n'est pas due dans ce cas.

Le prix du kérosène a-t-il vraiment doublé en 2026 ?

Oui, selon le média Argus, le prix du kérosène est passé de 750 dollars la tonne fin février à 1 900 dollars début avril 2026. Cela représente un record absolu et pèse lourdement sur les marges des compagnies low-cost.

Sources

  1. Des centaines de vols annulés et une situation qui pourrait empirer : les prix des carburants pèsent sur les compagnies aériennes · lemonde.fr
  2. air-journal.fr · air-journal.fr
  3. bfmtv.com · bfmtv.com
  4. bruxellestoday.be · bruxellestoday.be
  5. Vols annulés : des centaines de suppressions laissent les passagers entre frustration, embarras et colère · lemonde.fr
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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