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Choose France 2026 : promesses non tenues et projets abandonnés en cascade

Derrière les 93 milliards d'euros promis au sommet Choose France 2026, une enquête révèle l'effondrement de projets phares : Carbon en liquidation, Fluidstack parti aux États-Unis, Lilium en faillite.

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Le sommet Choose France 2026 s'ouvre ce lundi 1er juin à Versailles, avec son lot d'annonces mirifiques : 93 milliards d'euros d'investissements promis par Emmanuel Macron pour sa dernière édition. Mais derrière les chiffres ronflants et les poignées de main devant les caméras, la réalité est plus rugueuse. Une enquête du Figaro, publiée mi-mai 2025, révèle que plusieurs projets emblématiques des éditions précédentes sont aujourd'hui au point mort, en liquidation judiciaire ou purement abandonnés. De la gigafactory solaire de Carbon à Fos-sur-Mer au supercalculateur de Fluidstack dans la Somme, en passant par l'avion électrique de Lilium, le décalage entre le tapis rouge de Versailles et le terrain est saisissant ! Vue aérienne du château de Versailles avec des voitures officielles et des drapeaux devant l'entrée, ciel nuageux

Le grand écart entre les annonces et la réalité

Vue aérienne du château de Versailles avec des voitures officielles et des drapeaux devant l'entrée, ciel nuageux
Vue aérienne du château de Versailles avec des voitures officielles et des drapeaux devant l'entrée, ciel nuageux

Chaque année, le sommet Choose France offre une vitrine médiatique soignée. Le président de la République y dévoile des milliards d'euros d'engagements, censés créer des dizaines de milliers d'emplois et redorer l'image industrielle du pays. Les chiffres grimpent d'édition en édition : 6,8 milliards en 2022, 13 milliards en 2023, 15 milliards en 2024, 37 milliards en 2025, et ce record de 93 milliards annoncé ce lundi.

Pourtant, l'enquête de L'Usine Nouvelle datée de mai 2024 dresse un constat plus nuancé. Sur 122 projets d'investissement annoncés entre 2018 et 2024, seuls 27 concernaient la création de nouvelles usines ou de centres de R&D. Les autres étaient des extensions de sites existants, des promesses d'embauches différées ou des intentions de financement sans calendrier ferme. Le montant total des engagements sur cette période atteignait 31,9 milliards d'euros, mais deux projets seulement avaient été officiellement abandonnés : Del Monte (américain, usine de découpe de fruits dans la Somme) et SPC (coréen, viennoiseries en Normandie).

Le problème, c'est que ces abandons officiels ne représentent que la partie émergée de l'iceberg. Beaucoup de projets annoncés en grande pompe n'ont tout simplement jamais démarré, ou ont pris un retard tel qu'ils sont devenus caducs. Selon les données compilées par BFMTV, la majorité des annonces concerne des extensions de sites existants plutôt que des implantations nouvelles.

Le cas Carbon : une liquidation en pleine lumière

L'exemple le plus frappant est celui de Carbon, une start-up française de panneaux solaires. Invitée trois fois au sommet Choose France – en 2023, 2024 et 2025 – elle avait promis une gigafactory à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), pour un investissement de 1,5 milliard d'euros et la création de 3 000 emplois. Le projet devait produire des panneaux photovoltaïques « made in France », censés concurrencer les géants chinois qui dominent 85 % du marché mondial.

Le 13 mai 2026, Carbon a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce. La start-up n'a pas réussi à réunir le milliard d'euros nécessaire à son financement. Son fondateur a directement pointé du doigt l'absence de « préférence européenne » et la concurrence déloyale des panneaux chinois, moins chers et subventionnés par Pékin. Résultat : zéro emploi créé, zéro panneau fabriqué, et un terrain vague à Fos-sur-Mer. ! Premier plan d'un panneau de chantier rouillé sur un terrain vague avec des herbes folles, un bulldozer à l'arrêt au loin, ciel gris

Le maire de la commune a confié avoir été « dubitatif dès le départ » sur la capacité de Carbon à rivaliser avec la Chine, comme le rapporte BFMTV. Mais l'Élysée avait pourtant mis en avant ce projet comme un symbole de la réindustrialisation verte française lors de trois sommets successifs. Carbon a d'ailleurs refusé de participer au neuvième sommet Choose France, une première pour une entreprise star des éditions précédentes.

Des abandons en cascade

Au-delà de Carbon, d'autres projets emblématiques ont connu le même sort. Fluidstack, start-up britannique spécialisée dans l'intelligence artificielle, avait annoncé en février 2025 un investissement de 10 milliards d'euros pour construire un supercalculateur à Bosquel, dans la Somme. Le projet devait créer des centaines d'emplois qualifiés et positionner la France comme un hub européen de l'IA. Emmanuel Macron en personne avait salué cette « marque de confiance » dans l'attractivité française.

En mars 2026, Fluidstack a brutalement abandonné le projet. La start-up a signé un contrat de 50 milliards de dollars avec la société américaine Anthropic, spécialiste de l'IA générative. Elle a transféré son siège social à New York et recentré ses activités sur le marché américain. Le site de Bosquel est désormais soumis à un nouvel appel à projets. Le gouvernement français a minimisé l'échec, parlant d'une « décision stratégique propre à Fluidstack », sans lien avec l'attractivité du pays, comme le détaille La Gazette France.

Les géants de la tech et leurs promesses envolées

Au-delà du solaire, d'autres secteurs technologiques ont vu leurs projets phares s'effondrer. Le cas de Lilium, start-up allemande d'avions électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL), illustre parfaitement la volatilité des annonces.

Lilium : l'avion électrique qui ne décolle pas

Présentée comme une pépite de l'aéronautique propre, Lilium avait annoncé lors du Choose France 2024 un investissement de 400 millions d'euros pour construire une usine en France, promettant 850 emplois directs. Le gouvernement français avait même envisagé un prêt garanti de 219 millions d'euros pour une usine de batteries.

Mais Lilium a déposé le bilan une première fois en octobre 2024, puis une seconde fois en février 2025. Sauvée in extremis par un plan de reprise, elle a finalement fait faillite. Le projet d'usine française est aujourd'hui suspendu. Aucun emploi n'a été créé.

Le problème de Lilium est structurel : le marché des eVTOL n'existe tout simplement pas encore. Les certifications de sécurité n'ont pas été délivrées par les autorités aéronautiques, et les coûts de développement ont explosé. La start-up a brûlé des centaines de millions d'euros sans jamais générer le moindre revenu. Son modèle économique reposait sur des promesses de commandes futures, difficiles à concrétiser sans produit fini.

L'IA bouleverse l'écosystème des start-up

Ce revirement illustre une tendance lourde : les start-up de l'IA, portées par la bulle post-ChatGPT, changent de cap à une vitesse fulgurante. Selon les données de PitchBook relayées par CNBC, près de la moitié des 857 licornes américaines n'ont pas levé de fonds depuis trois ans. Leurs valorisations, héritées de l'ère de l'argent facile (2020-2022), sont devenues fictives. Les entreprises du logiciel d'entreprise (SaaS) sont les plus touchées : 75 d'entre elles figurent sur la liste des licornes déchues.

Les start-up ayant levé pour la dernière fois en 2021 valent aujourd'hui 68 % de moins en moyenne ; celles de 2022, 52 % de moins. La raison tient en une phrase : « Toutes les entreprises SaaS basées sur des workflows seront perturbées ou mortes dans la prochaine décennie », a déclaré David Zhu, ancien responsable ingénierie chez DoorDash, cité par Les Numériques.

Ces start-up ont été bâties avec des équipes de 500 ingénieurs pour des tâches que 50 personnes équipées d'outils d'IA accomplissent désormais. Conçus avant l'IA générative, leurs produits reposent sur des architectures et des modèles tarifaires que les agents autonomes ont rendus obsolètes.

Les projets industriels lourds : entre lenteurs et reports

Les secteurs traditionnels ne sont pas en reste. Plusieurs projets d'usines annoncés lors des précédents Choose France accumulent les retards sans que personne n'en parle.

Eastman : le recyclage chimique à l'arrêt

Le groupe américain Eastman, spécialiste du recyclage chimique des plastiques, avait annoncé un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros à Port-Jérôme (Seine-Maritime) lors du sommet 2023. Le projet devait créer une usine capable de recycler des déchets plastiques en molécules réutilisables, une technologie présentée comme révolutionnaire pour l'économie circulaire.

Mais selon L'Usine Nouvelle, Eastman n'a sécurisé que 70 % de son approvisionnement en déchets PET (polyéthylène téréphtalate). Sans matière première garantie, l'usine ne peut pas fonctionner à pleine capacité. Le projet est aujourd'hui en suspens, le temps que l'entreprise trouve des sources d'approvisionnement complémentaires. Aucune date de démarrage n'a été communiquée.

Pure Salmon : la ferme aquacole qui dérive

Pure Salmon, entreprise israélienne spécialisée dans l'élevage de saumon en circuit fermé, avait annoncé un investissement de 300 millions d'euros pour construire une ferme aquacole à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Promesse : 200 emplois directs et une production locale de saumon réduisant l'empreinte carbone du transport.

Le projet a pris deux ans de retard. Pure Salmon a dû délocaliser son site en Gironde, en raison de problèmes de consommation d'eau à Boulogne-sur-Mer. Les autorisations administratives ont traîné, les études d'impact environnemental ont été plus longues que prévu. Aujourd'hui, la ferme n'a toujours pas ouvert.

ProLogium et STMicroelectronics : les géants qui temporisent

Le taïwanais ProLogium, spécialiste des batteries solides, avait promis une gigafactory en France lors du Choose France 2023. Le projet est toujours dans les limbes administratifs. Même constat pour STMicroelectronics et GlobalFoundries, qui avaient annoncé une usine de puces électroniques en France. Le coût du projet a explosé, passant de 5,7 milliards à près de 7,5 milliards d'euros, et le calendrier a été repoussé.

Ces retards ne sont pas forcément des échecs. Ils illustrent plutôt la complexité des grands projets industriels en France : délais d'obtention des permis, recours contentieux, études environnementales, négociations sur les subventions publiques. Mais ils contrastent avec l'urgence affichée lors des annonces.

Pourquoi ces projets patinent-ils ?

Plusieurs mécanismes expliquent le décalage entre les promesses de Versailles et la réalité du terrain.

Le syndrome de la surpromesse marketing

Les sommets Choose France sont d'abord des opérations de communication. L'Élysée a besoin de chiffres ronflants pour justifier la politique d'attractivité du gouvernement. Les entreprises, de leur côté, ont intérêt à annoncer des projets ambitieux pour rassurer leurs actionnaires et obtenir des financements publics. Cette double logique pousse à la surenchère.

Le problème, c'est que ces annonces sont rarement des engagements fermes. Il s'agit souvent de lettres d'intention, de protocoles d'accord ou de déclarations d'intention, sans clause pénale en cas de non-réalisation. Une entreprise peut annoncer un investissement de 10 milliards sans avoir obtenu ses financements, ses autorisations ou ses marchés.

Les lenteurs administratives françaises

Même quand la volonté est réelle, le parcours du combattant administratif refroidit les ardeurs. Les études d'impact environnemental, les enquêtes publiques, les recours des associations, les délais d'instruction des permis de construire : tout cela peut prendre des années. Les projets les plus rapides mettent 18 à 24 mois entre l'annonce et le premier coup de pioche. Les plus complexes, comme les usines chimiques ou les gigafactories, peuvent prendre 5 à 7 ans.

Pendant ce temps, la conjoncture économique évolue. Les taux d'intérêt montent, les marchés se ferment, les concurrents innovent. L'annonce faite en grande pompe à Versailles devient obsolète avant même d'avoir commencé.

La fragilité des start-up technologiques

Beaucoup des projets mis en avant lors des Choose France récents concernent des start-up technologiques : avions électriques, panneaux solaires, IA, biotechnologies. Ces entreprises sont par nature fragiles. Leur survie dépend de levées de fonds successives, de l'évolution des technologies, de la régulation, et de la concurrence internationale.

Le cas de Lilium est emblématique : la start-up avait levé des centaines de millions d'euros sur la promesse d'un marché qui n'existe pas. Quand les investisseurs se sont retirés, le château de cartes s'est effondré. Les 400 millions d'euros promis pour l'usine française n'étaient qu'une fraction de ce qu'il fallait pour industrialiser le projet.

La concurrence internationale et les subventions

Les projets annoncés à Choose France sont en compétition avec d'autres sites dans le monde. Les États-Unis, avec l'Inflation Reduction Act (IRA), offrent des subventions massives aux industries vertes. La Chine subventionne ses champions nationaux. L'Allemagne et l'Espagne ont leurs propres dispositifs d'attractivité.

Quand une entreprise comme Fluidstack reçoit une offre de 50 milliards de dollars d'Anthropic aux États-Unis, difficile de lui demander de rester en France pour 10 milliards d'euros. Le différentiel de subventions et de taille de marché est trop important.

Choose France 2026 : vers plus de transparence ?

Alors que le neuvième sommet Choose France s'ouvre ce lundi, la question de la crédibilité des annonces est plus que jamais d'actualité. Emmanuel Macron, qui préside son dernier sommet avant la fin de son mandat, a promis 93 milliards d'euros d'investissements. Mais plusieurs observateurs s'interrogent sur la méthodologie de calcul.

Sur les 93 milliards annoncés, une partie provient de projets déjà annoncés lors des éditions précédentes et qui n'ont pas encore démarré. Une autre partie concerne des investissements qui n'ont pas encore fait l'objet d'engagements fermes. Le chiffre global inclut également des investissements en capital (prises de participation, acquisitions) qui ne créent pas nécessairement d'emplois.

Les pistes d'amélioration

Plusieurs voix s'élèvent pour demander plus de transparence. L'idée d'un « bilan annuel des engagements » est régulièrement évoquée, sur le modèle de ce que fait la Banque publique d'investissement (Bpifrance) pour ses propres financements. Un tel bilan permettrait de suivre, projet par projet, le montant réellement investi, le nombre d'emplois créés, et les éventuels retards ou abandons.

Une autre piste consisterait à conditionner les annonces à des engagements fermes, avec des clauses de retour si les promesses ne sont pas tenues. Certains pays, comme l'Irlande ou Singapour, exigent des entreprises qu'elles versent des cautions remboursables si elles ne réalisent pas leurs investissements dans les délais.

En attendant, le sommet Choose France 2026 se tient dans un contexte particulier. Pour la première fois, l'une des entreprises stars des éditions précédentes – Carbon – a refusé d'y participer. Placée en liquidation judiciaire deux semaines avant l'événement, elle n'avait plus rien à y gagner.

Le vrai visage de l'attractivité française

Au-delà des cas particuliers, le bilan des Choose France est contrasté. La France reste attractive pour les investissements étrangers, notamment dans les secteurs de l'automobile, de l'aéronautique, de la chimie et des services. Des entreprises comme Ecolab ont annoncé des investissements réels dans l'acier vert et le solaire. Mais la part des projets réellement nouveaux, créateurs d'emplois et d'activités, est plus faible que ce que laissent entendre les annonces.

Les jeunes entrepreneurs français, eux, cherchent d'autres voies. Le G20 Young Entrepreneurs Alliance leur offre un réseau mondial pour développer leurs projets sans dépendre des grands groupes. Une manière de sortir du modèle des « annonces à Versailles » pour construire une économie plus concrète, ancrée dans les territoires et portée par des acteurs locaux.

Conclusion

Les sommets Choose France sont devenus un rituel médiatique incontournable. Chaque année, le président de la République y dévoile des milliards d'euros d'investissements et des dizaines de milliers d'emplois promis. Mais derrière la mise en scène, la réalité est plus complexe.

Les cas de Carbon, Lilium, Fluidstack, Pure Salmon ou Eastman montrent que les annonces ne sont pas toujours suivies d'effets. Les retards, les abandons et les liquidations sont fréquents, surtout dans les secteurs technologiques où la concurrence est féroce et les marchés incertains. Les jeunes et les territoires, qui fondent leurs espoirs sur ces projets, sont les premiers à en subir les conséquences.

Pour que Choose France ne soit pas qu'une opération de communication, il faudrait plus de transparence sur le suivi des engagements, des mécanismes de garantie pour les territoires, et une évaluation indépendante des résultats. En attendant, mieux vaut regarder les annonces avec un œil critique, et ne pas confondre les promesses de Versailles avec les emplois réels sur le terrain.

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Questions fréquentes

Pourquoi la gigafactory Carbon à Fos-sur-Mer a-t-elle échoué ?

La start-up Carbon a été placée en liquidation judiciaire en mai 2026, n'ayant pas réussi à réunir le milliard d'euros nécessaire. Son fondateur a pointé l'absence de préférence européenne et la concurrence déloyale des panneaux chinois, moins chers et subventionnés.

Quels projets emblématiques de Choose France ont été abandonnés ?

Plusieurs projets ont été abandonnés, notamment le supercalculateur de Fluidstack dans la Somme, l'usine d'avions électriques de Lilium, et la gigafactory solaire de Carbon. Fluidstack a transféré son siège à New York après un contrat de 50 milliards de dollars avec Anthropic.

Les annonces de Choose France créent-elles vraiment des emplois ?

Sur 122 projets annoncés entre 2018 et 2024, seuls 27 concernaient la création de nouvelles usines ou centres de R&D. La majorité des annonces portent sur des extensions de sites existants ou des promesses d'embauches différées, sans calendrier ferme.

Pourquoi les start-up technologiques échouent-elles souvent après Choose France ?

Ces start-up sont fragiles car leur survie dépend de levées de fonds successives et de marchés incertains. Par exemple, Lilium a fait faillite car le marché des avions électriques n'existe pas encore, et les coûts de développement ont explosé sans aucun revenu généré.

Quels obstacles administratifs freinent les projets industriels en France ?

Les lenteurs administratives (études d'impact, enquêtes publiques, permis de construire) peuvent prendre 18 à 24 mois pour les projets rapides, et 5 à 7 ans pour les usines complexes. Pendant ce temps, la conjoncture économique évolue, rendant les annonces obsolètes.

Sources

  1. bfmtv.com · bfmtv.com
  2. bfmtv.com · bfmtv.com
  3. lagazettefrance.fr · lagazettefrance.fr
  4. Choose france : dernières actualités et vidéos · lefigaro.fr
  5. lefigaro.fr · lefigaro.fr
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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