Groupe de jeunes adultes discutant dans un espace lumineux, assis en cercle sur des fauteuils, l'un d'eux sourit en parlant, ambiance participative et citoyenne
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Prévention, santé mentale, délais d’attente : 80.000 citoyens réinventent la Sécu

80 000 citoyens ont participé à une consultation inédite sur l’avenir de la Sécu, faisant émerger trois priorités : santé mentale des jeunes, prévention et réduction des délais d’attente.

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Près de 80 000 Français ont participé à une consultation inédite sur l’avenir de la protection sociale, lancée par la Mutualité Française entre novembre 2025 et février 2026. Avec plus de 2,3 millions de contributions et 405 000 verbatims, cet exercice démocratique sans précédent a fait émerger trois priorités absolues : la santé mentale des jeunes, la prévention et la réduction des délais d’attente. Ces propositions citoyennes, qui visent à peser sur le calendrier électoral de 2027, dessinent un modèle de Sécurité sociale profondément repensé.

Groupe de jeunes adultes discutant dans un espace lumineux, assis en cercle sur des fauteuils, l'un d'eux sourit en parlant, ambiance participative et citoyenne
Groupe de jeunes adultes discutant dans un espace lumineux, assis en cercle sur des fauteuils, l'un d'eux sourit en parlant, ambiance participative et citoyenne

Près de 80 000 citoyens ont planché sur l’avenir de la Sécu

La Mutualité Française a lancé les États généraux de la santé et de la protection sociale en novembre 2025, avec une ambition claire : donner la parole aux citoyens pour réinventer un système à bout de souffle. Pendant trois mois, jusqu’au 17 février 2026, 76 873 personnes ont participé à cette consultation en ligne. Parmi elles, 64 090 citoyens et 12 783 professionnels de santé. Le résultat dépasse toutes les attentes : 2 293 418 contributions et 405 007 verbatims, soit des commentaires libres analysés par des algorithmes de traitement du langage.

Jamais une consultation citoyenne sur la protection sociale n’avait atteint une telle ampleur en France. Les participants ne sont pas venus par hasard : 9 sur 10 se déclarent attachés au modèle actuel de Sécu, mais ils veulent le voir évoluer en profondeur. Trois thèmes dominent les réponses : garantir un accès de qualité aux soins (avec des délais d’attente jugés inacceptables), faire de la santé mentale une priorité nationale, et investir massivement dans la prévention.

2,3 millions de réponses et 400 000 verbatims : l’ampleur d’un exercice démocratique inédit

Derrière les chiffres, c’est un véritable cri d’alarme qui émerge. Les participants ont exprimé un sentiment d’urgence face à la dégradation de l’accès aux soins. Les verbatims révèlent des histoires personnelles : des parents qui attendent huit mois pour un rendez-vous chez un pédopsychiatre, des étudiants qui renoncent à consulter faute de moyens, des actifs épuisés par des listes d’attente interminables.

La consultation a mobilisé bien au-delà des cercles militants. 50 organisations se sont ralliées à la démarche, allant des syndicats aux associations de patients, en passant par des mutuelles et des collectifs de professionnels. Cette diversité garantit une représentativité rare : les réponses couvrent tous les âges, toutes les régions et toutes les catégories socioprofessionnelles.

De la Mutualité à l’Élysée : un calendrier politique pour peser sur la présidentielle 2027

Les organisateurs ne cachent pas leur ambition : faire de ces États généraux un « moment 1945 », en référence à la création de la Sécurité sociale au sortir de la guerre. L’objectif est de produire des propositions concrètes et chiffrées d’ici la fin 2026, pour nourrir le débat de la présidentielle de 2027.

Les 80 000 participants ne veulent pas d’un énième rapport qui finira dans un tiroir. Ils attendent que les candidats s’engagent sur leurs propositions. La Mutualité Française prévoit de remettre un livret de propositions à chaque candidat, et de les interpeller publiquement sur leurs positions. Le calendrier est serré, mais la dynamique est lancée.

Le rôle des 50 organisations partenaires dans la construction des propositions

L’alliance de 50 organisations autour de 7 fondateurs, dont la Mutualité Française, donne à cette consultation un poids politique inédit. Syndicats, associations de patients, mutuelles et collectifs professionnels ont chacun apporté leur expertise pour affiner les propositions issues des verbatims. Cette coalition, qui marque le 80e anniversaire de la Sécurité sociale, transforme un exercice citoyen en véritable force de proposition pour 2027.

Santé mentale : quand les moins de 30 ans font craquer les statistiques

La santé mentale des jeunes est apparue comme la priorité numéro une des participants. Ce n’est pas une surprise : les données disponibles montrent une explosion des consultations chez les 18-24 ans, et les témoignages recueillis dans les verbatims confirment une génération sous pression. Les propositions citoyennes sont concrètes, allant de l’extension du dispositif « Mon soutien psy » à la création d’une véritable « carte psy » gratuite pour les moins de 25 ans.

18-24 ans : 50 % de consultations psy en plus, le révélateur d’une génération sous tension

L’étude menée par la Fondation FondaMental et Doctolib sur les données 2019-2022 est sans appel : le volume de consultations chez les psychiatres et les psychologues a augmenté de plus de 50 % chez les 18-24 ans sur cette période. Les régions les plus touchées sont le Grand Est et l’Auvergne-Rhône-Alpes, où la demande explose tandis que l’offre stagne.

Ce phénomène n’est pas conjoncturel. IndexSanté rappelle que la santé mentale a été déclarée Grande Cause nationale 2025, puis reconduite en 2026. Ce double label témoigne d’un problème structurel qui ne se résorbe pas. Les jeunes sont confrontés à une pression scolaire, sociale et économique sans précédent, et les dispositifs d’aide peinent à suivre.

Pour mieux comprendre les signaux d’alerte chez les plus jeunes, consultez notre article sur les cinq signes qui montrent qu’un enfant souffre d’un trouble mental.

« Mon soutien psy » : 760 000 patients déjà convaincus, mais un plafond qui interroge

Lancé en 2022 sous le nom « MonPsy », le dispositif « Mon soutien psy » a déjà convaincu près de 760 000 utilisateurs. Le principe est simple : 12 séances par an chez un psychologue partenaire, à 50 € la séance, remboursées à 60 % par l’Assurance maladie et 40 % par la mutuelle, soit 100 % de prise en charge.

Mais le dispositif a ses limites. Seuls 6 200 psychologues y participent, ce qui crée des files d’attente dans certaines régions. Le plafond de 12 séances est jugé insuffisant par de nombreux patients et professionnels. À partir d’octobre 2026, le tiers payant sera généralisé, supprimant l’avance de frais. Une avancée, mais qui ne règle pas le problème de fond : l’accès reste trop limité.

Les citoyens de la consultation saluent cette avancée mais demandent davantage : suppression du nombre limité de séances, élargissement à tous les psychologues, simplification de l’accès. Certains proposent même un modèle où le psychologue serait directement salarié de l’Assurance maladie.

Vers une « carte psy » gratuite pour les moins de 25 ans : le coût d’une promesse citoyenne

L’idée qui émerge le plus fortement des verbatims est celle d’une « carte psy » gratuite pour les 16-25 ans. Concrètement, il s’agirait d’un forfait annuel de séances chez un psychologue libéral, accessible sans ordonnance préalable et sans reste à charge.

Jeune femme assise face à une psychologue dans un bureau clair, toutes deux se regardant, la patiente tenant une tasse, atmosphère calme et bienveillante, vue en plan moyen
Jeune femme assise face à une psychologue dans un bureau clair, toutes deux se regardant, la patiente tenant une tasse, atmosphère calme et bienveillante, vue en plan moyen

Une estimation rapide donne le vertige : environ 7 millions de jeunes de 16 à 25 ans, un tarif de 50 € par séance, et une hypothèse de 8 à 12 séances par an. Le coût annuel se situerait entre 2,8 et 4,2 milliards d’euros. Mais ce chiffre est à mettre en regard des économies potentielles : moins de passages aux urgences, moins d’arrêts maladie, moins de troubles chroniques non traités.

L’expérience britannique du programme « Headspace » montre qu’un investissement précoce dans la santé mentale des jeunes réduit significativement les coûts à long terme. En France, le dispositif « Mon soutien psy » a déjà ouvert la voie. La « carte psy » serait une extension logique.

Prévention : le « trou noir » de la Sécu que les citoyens veulent combler

La prévention est le deuxième thème prioritaire des participants. Et pour cause : le système de santé français consacre moins de 3 % de ses dépenses à la prévention, contre plus de 97 % au curatif. Un déséquilibre que les citoyens jugent intenable, alors que les maladies chroniques explosent.

Chroniques et ALD : le coût de l’absence de prévention explose – 43 % de la population concernée en 2030

Le rapport de la Cnam pour 2026-2030 dresse un constat alarmant : si rien ne change, 43 % de la population sera concernée par une affection de longue durée (ALD) d’ici 2030, contre 37 % aujourd’hui. Le coût moyen d’un patient en ALD est de 9 560 € par an, contre 1 230 € pour un patient sans ALD. L’écart est abyssal.

Chaque euro investi en prévention pourrait en économiser plusieurs à long terme. Pourtant, le système reste organisé autour du curatif : on soigne les crises cardiaques plutôt que de prévenir le diabète, on traite les dépressions sévères plutôt que d’accompagner les premiers signes d’anxiété.

Le rapport Cnam propose un virage préventif massif, avec 60 propositions concrètes. Mais les citoyens veulent aller plus loin, plus vite.

Sport sur ordonnance, éducation nutritionnelle : les trois mesures préventives plébiscitées par les verbatims

Les participants réclament des mesures simples et peu coûteuses à l’échelle individuelle. La première est la prescription de sport adapté remboursée. Déjà expérimentée dans certaines régions (comme à Strasbourg ou à Biarritz), cette mesure permet aux patients atteints de maladies chroniques de bénéficier de séances de sport encadrées, remboursées par l’Assurance maladie.

La deuxième mesure est l’introduction d’un module obligatoire de nutrition et de gestion du stress au collège. Les citoyens estiment que l’éducation à la santé devrait commencer dès l’enfance, avec des cours pratiques sur l’alimentation, le sommeil et la gestion des émotions.

La troisième mesure est le dépistage annuel des troubles mentaux chez les 11-18 ans. Un questionnaire simple, passé en milieu scolaire, permettrait de repérer les jeunes en souffrance et de les orienter vers des professionnels.

Pour approfondir le sujet de la prévention chez les jeunes, lisez notre article sur la révolution bioéthique qui peut changer la santé des jeunes.

1 million de « secouristes en santé mentale » : l’ambition du Cnam rejoint la demande citoyenne

Le rapport Cnam propose de former 1 million de personnes aux premiers secours en santé mentale d’ici 2030. L’idée est simple : comme on apprend les gestes qui sauvent pour un arrêt cardiaque, on apprend à repérer les signes de détresse psychologique et à orienter les personnes en souffrance.

Cette proposition rejoint directement les remontées citoyennes. Les participants réclament une meilleure sensibilisation et un premier niveau d’écoute dans les entreprises, les universités et les administrations. Former des « secouristes en santé mentale » permettrait de désengorger les structures spécialisées tout en offrant une réponse rapide aux personnes en crise.

Le coût de cette formation est modeste comparé aux bénéfices attendus : quelques centaines d’euros par personne formée, pour un impact potentiel sur des milliers de vies.

Déserts médicaux psychiques : jusqu’à 12 mois d’attente pour un psychiatre dans certaines régions

Les délais d’attente sont le troisième grand thème de la consultation. Les participants décrivent un parcours du combattant pour accéder à un psychiatre ou à un psychologue, particulièrement dans les zones sous-dotées. Les données confirment ces témoignages, avec des disparités régionales qui frôlent l’absurde.

16 jours pour un psychiatre en moyenne… mais des mois dans les zones sous-dotées

Selon l’étude FondaMental/Doctolib, le délai médian national pour obtenir un rendez-vous chez un psychiatre est de 16 jours, et de 9 jours pour un psychologue. Mais ces moyennes cachent des écarts considérables. Dans le Grand Est ou en Auvergne-Rhône-Alpes, l’attente peut dépasser plusieurs mois.

Les « déserts médicaux psychiques » sont une réalité. Dans certaines villes de province, le premier rendez-vous chez un psychiatre libéral se compte en semaines, voire en mois. Les centres médico-psychologiques (CMP), qui sont souvent la seule option pour les familles modestes, affichent des listes d’attente de 6 à 12 mois.

CMP saturés : pourquoi le parcours du combattant commence souvent à l’école

Les centres médico-psychologiques sont en première ligne, mais ils sont submergés. Manque de personnel, budgets insuffisants, locaux vétustes : les CMP cumulent les difficultés. Résultat : les familles qui n’ont pas les moyens de consulter en libéral attendent des mois, voire des années.

Le rôle des infirmières scolaires et des médecins de l’Éducation nationale est crucial. Ce sont souvent eux qui repèrent les premiers signes de souffrance psychique chez les enfants et les adolescents. Mais ils sont trop peu nombreux et débordés. Les citoyens proposent de renforcer les effectifs et de créer des « consultations avancées » dans les établissements scolaires, avec des psychologues présents plusieurs jours par semaine.

Télémédecine et maisons de la santé mentale : les alternatives proposées par les participants

Face à ce constat, les participants avancent des solutions concrètes. La première est le développement de la télémédecine, avec un remboursement égal au présentiel. Les consultations par visio permettent de réduire les délais d’attente et d’atteindre des patients isolés géographiquement.

La deuxième solution est la création de maisons de la santé mentale pluridisciplinaires dans les zones sous-dotées. Ces structures réuniraient psychiatres, psychologues, assistants sociaux et éducateurs spécialisés, offrant une prise en charge globale et coordonnée. Des expérimentations locales existent déjà, notamment dans les Hauts-de-France, et montrent leur efficacité.

Financer ces réformes : le casse-tête entre promesses citoyennes et comptes de la Sécu

Toutes ces propositions ont un coût. Et le contexte budgétaire est tendu. Le déficit de la Sécurité sociale atteint 16 milliards d’euros en 2025, et pourrait grimper à 41 milliards en 2030 si rien ne change. Les citoyens en sont conscients : ils ont été interrogés sur le financement, et leurs réponses dessinent des pistes claires.

Déficit 2025 : 16 milliards, 41 milliards en 2030 – l’équation qui se corse

Le rapport Cnam pose le cadre comptable : sans réforme, le système actuel n’est pas soutenable. Le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques et l’augmentation des dépenses de santé créent un déséquilibre structurel.

Les propositions citoyennes ont un coût. L’extension du « Mon soutien psy », la « carte psy » pour les moins de 25 ans, les mesures de prévention : tout cela représente plusieurs milliards d’euros par an. Mais l’absence de réforme coûtera plus cher à terme. Le rapport Cnam estime que les économies possibles (via la prévention, la lutte contre la fraude et la réforme des ALD) pourraient atteindre 3,9 milliards d’euros.

Hausse des cotisations, taxes ou économies : ce que les citoyens sont prêts à accepter

Les verbatims révèlent les préférences des participants sur le financement. Ils sont plutôt favorables à une taxation des produits nocifs (sodas, alcool, tabac) et à des économies sur les dépenses de santé jugées inefficaces. En revanche, ils sont hostiles à une hausse généralisée des cotisations.

La piste de la fraude est souvent citée. En 2024, 628 millions d’euros de fraude ont été détectés, en hausse de 34 % par rapport à 2023. Les citoyens considèrent que ce gisement d’économies devrait être prioritaire avant d’augmenter les prélèvements.

Ce que coûterait vraiment la « carte psy » pour les moins de 25 ans

Prenons la proposition phare : la « carte psy » pour les 16-25 ans. Avec 7 millions de jeunes concernés, un tarif de 50 € par séance et une hypothèse de 10 séances par an, le coût annuel serait d’environ 3,5 milliards d’euros.

Ce chiffre est à mettre en perspective avec le budget de l’Assurance maladie, qui dépasse 250 milliards d’euros. La « carte psy » représenterait donc environ 1,4 % de ce budget. C’est faisable, à condition de compenser par des économies ailleurs. La question n’est pas tant le coût que la priorité politique.

Conclusion : 80 000 citoyens, un cap pour 2027

La consultation citoyenne des États généraux de la santé et de la protection sociale n’est pas un exercice virtuel. Elle vise à influencer concrètement le débat politique pour la présidentielle 2027. Les 80 000 participants ne veulent pas d’un énième rapport sans suite. Ils attendent des actes.

50 organisations unies pour un « moment 1945 » : l’héritage de la Sécu en jeu

La consultation a été initiée par 7 organisations autour de la Mutualité Française, et a rallié 50 partenaires. La référence au « moment 1945 » est explicite : comme à la Libération, il s’agit de repenser en profondeur le modèle de protection sociale pour l’adapter aux défis du XXIe siècle.

Le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, la crise de la santé mentale : les défis sont immenses. Mais la dynamique citoyenne est là. Les participants ont prouvé qu’ils étaient prêts à s’engager, à proposer, à chiffrer. Reste à savoir si les politiques sauront entendre ce message.

De la consultation aux urnes : ce que les jeunes attendent concrètement des candidats

Les 16-25 ans, particulièrement mobilisés dans cette consultation, ont trois attentes majeures. La première est un accès immédiat à un psychologue sans reste à charge, via la « carte psy ». La deuxième est des mesures de prévention intégrées au parcours scolaire, avec des cours de nutrition, de gestion du stress et un dépistage systématique des troubles mentaux. La troisième est une réduction des délais d’attente dans les zones sous-dotées, via la télémédecine et les maisons de la santé mentale.

Ces propositions sont chiffrées, argumentées et issues d’un processus démocratique inédit. Le véritable test sera la capacité des politiques à les traduire en actes. Et les jeunes électeurs, en 2027, sauront s’en souvenir.

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Questions fréquentes

Quelles sont les priorités des citoyens pour la Sécu ?

Les 80 000 participants à la consultation citoyenne ont dégagé trois priorités absolues : la santé mentale des jeunes, la prévention et la réduction des délais d'attente. Ces thèmes visent à peser sur le calendrier électoral de 2027.

Combien coûterait une carte psy pour les moins de 25 ans ?

Le coût annuel estimé d'une carte psy gratuite pour les 16-25 ans se situerait entre 2,8 et 4,2 milliards d'euros, selon le nombre de séances (8 à 12 par an). Ce chiffre représente environ 1,4 % du budget de l'Assurance maladie.

Quel est le délai d'attente pour un psychiatre en France ?

Le délai médian national est de 16 jours pour un psychiatre et de 9 jours pour un psychologue. Cependant, dans les zones sous-dotées comme le Grand Est, l'attente peut dépasser plusieurs mois, voire un an dans les CMP.

Pourquoi la prévention est-elle un trou noir de la Sécu ?

Le système de santé français consacre moins de 3 % de ses dépenses à la prévention, contre 97 % au curatif. Pourtant, 43 % de la population sera concernée par une affection longue durée en 2030 si rien ne change, alourdissant les coûts.

Qu'est-ce que le dispositif Mon soutien psy ?

Lancé en 2022, il propose 12 séances par an chez un psychologue partenaire, remboursées à 100 % (60 % par l'Assurance maladie, 40 % par la mutuelle). Près de 760 000 patients l'ont utilisé, mais seulement 6 200 psychologues y participent.

Sources

  1. lefigaro.fr · lefigaro.fr
  2. ameli.fr · ameli.fr
  3. ameli.fr · ameli.fr
  4. fondation-fondamental.org · fondation-fondamental.org
  5. indexsante.fr · indexsante.fr
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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