Le 2 novembre 2026, Closer a rapporté qu'une plainte pénale aurait été déposée contre Cyril Hanouna après une séquence de son émission sur W9. Le magazine indique aussi que la LDVR réclamerait une enquête et la garde à vue de l'animateur. Mais cette annonce n'est corroborée ici ni par une confirmation officielle ni par une source indépendante : elle ne suffit donc pas à établir que la plainte a bien été déposée ou qu'une enquête est ouverte.

Même lorsqu'une plainte est effectivement déposée, elle ne déclenche pas automatiquement des poursuites. Une démarche auprès du régulateur de l'audiovisuel relève, elle, d'une autre procédure.
Une plainte ne décide pas des suites pénales
Une plainte porte des faits à la connaissance de la police, de la gendarmerie ou du procureur de la République. C'est ensuite au parquet d'apprécier les suites à donner : il peut notamment faire procéder à des investigations, engager des poursuites ou classer l'affaire sans suite.
Une plainte n'est donc ni une preuve de culpabilité ni une condamnation. À elle seule, elle ne signifie pas non plus qu'une enquête est en cours. Quant à la garde à vue, une association peut la réclamer publiquement, mais elle ne peut pas l'ordonner : cette mesure dépend des enquêteurs et des conditions prévues par la procédure pénale.
L'Arcom suit une voie différente
Le régulateur de l'audiovisuel, aujourd'hui l'Arcom, examine le respect par les chaînes de leurs obligations. Il ne juge pas la culpabilité pénale d'un animateur. Une séquence peut ainsi donner lieu à des signalements au régulateur, à une procédure de sa part, à une plainte pénale - ou à plusieurs démarches en parallèle. L'une ne prouve pas que les autres existent.
Un précédent de TPMP illustre cette distinction. Après une séquence sur le viol conjugal, Le Monde rapportait près de 650 saisines auprès du CSA, prédécesseur de l'Arcom. Ces saisines de téléspectateurs n'étaient pas des plaintes pénales. Le même article évoquait des sanctions antérieures du CSA contre d'autres séquences de l'émission : elles ne permettent pas de déduire l'issue de démarches concernant un autre extrait.
Les plaintes peuvent aussi venir de l'entourage de l'émission
En 2017, après un canular téléphonique jugé homophobe, l'avocat de Cyril Hanouna et de sa société de production avait annoncé le dépôt de trois plaintes, dont une pour dénonciation calomnieuse, selon L'Express. Ce compte rendu restitue la position de l'avocat, mais ne renseigne pas sur l'issue de ces plaintes.