Forces de sécurité israéliennes lors d'un raid en Cisjordanie, avec une affiche à l'effigie d'un Palestinien en arrière-plan.
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Cisjordanie : Mohammed Zayed, 29 ans, tué lors d'un raid israélien à Al-Yamoun

Le 24 juin 2026, Mohammed Zayed, 29 ans, est abattu lors d'un raid israélien à Al-Yamoun, en Cisjordanie.

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Mercredi 24 juin 2026, en pleine journée, les habitants d'Al-Yamoun, petit village du nord de la Cisjordanie, ont vu leur quotidien basculer une fois de plus. Une opération conjointe de l'armée israélienne et du Shin Bet a pris pour cible une maison du village, aboutissant à la mort de Mohammed Zayed, 29 ans. Les témoignages des proches et des secouristes décrivent une scène où la fuite du jeune homme s'est soldée par des tirs à bout portant, tandis que les ambulances restaient bloquées à distance. L'armée israélienne, elle, présente Zayed comme un trafiquant d'armes lié à une fusillade de 2025. Cette mort n'est pas un accident isolé : elle s'inscrit dans une mécanique bien rodée qui, depuis le lancement de l'opération « Mur de fer » en janvier 2025, transforme la Cisjordanie en un territoire sous tension permanente.

Forces de sécurité israéliennes lors d'un raid en Cisjordanie, avec une affiche à l'effigie d'un Palestinien en arrière-plan.
Forces de sécurité israéliennes lors d'un raid en Cisjordanie, avec une affiche à l'effigie d'un Palestinien en arrière-plan. — (source)

Le raid du 24 juin à Al‑Yamoun : la mort de Mohammed Zayed, 29 ans

C'est aux alentours de midi que les forces israéliennes ont encerclé une maison du village d'Al-Yamoun, à quelques kilomètres de Jénine. Le ministère de la Santé palestinien a rapidement identifié la victime : Mohammed Zayed, 29 ans, abattu par ce qu'il nomme « les forces d'occupation ». L'armée israélienne a confirmé l'opération, précisant qu'elle était menée conjointement avec le Shin Bet, les renseignements intérieurs, et que la cible était un « terroriste ».

Les versions divergent immédiatement sur les circonstances exactes de la mort. D'un côté, les témoins palestiniens décrivent une exécution sommaire. De l'autre, l'état-major israélien justifie l'usage de la force létale par la menace que représentait Zayed lors de sa tentative de fuite. Une constante revient dans les deux récits : le corps du défunt a été conservé par l'armée, une pratique qui alimente un grief récurrent chez les Palestiniens.

Soldats israéliens près d'un véhicule blindé alors qu'une fumée noire s'élève au loin.
Soldats israéliens près d'un véhicule blindé alors qu'une fumée noire s'élève au loin. — (source)

« Il aurait pu l’arrêter » : le témoignage de Sanad Abou Toul, propriétaire de la maison ciblée

Sanad Abou Toul, dont la famille possède la maison visée par le raid, raconte une scène glaçante. L'opération a débuté à la mi-journée, les soldats encerclant rapidement la propriété. Mohammed Zayed, qui s'y trouvait, a tenté de s'échapper par la cour. « Il a essayé de fuir mais les soldats lui ont tiré dessus à bout portant dans la cour, alors qu'ils auraient pu l'arrêter », a déclaré Abou Toul à l'AFP.

Ce témoignage met en lumière un sentiment partagé par de nombreux Palestiniens face à ces raids : celui d'une force létale employée sans nécessité immédiate. Pour Abou Toul, l'issue aurait pu être tout autre si les soldats avaient choisi de maîtriser plutôt que d'abattre. Le jeune homme, selon lui, ne représentait pas une menace suffisante pour justifier une telle réponse.

Les secours bloqués et le corps confisqué : le récit du secouriste Mourad Khamayseh

Mourad Khamayseh, secouriste du Croissant-Rouge palestinien dépêché sur place, décrit un scénario qui se répète. « Nous avons reçu un appel signalant le raid peu après son déclenchement, mais nos équipes ont été empêchées par l'armée d'atteindre la maison assiégée », explique-t-il à l'AFP. Pendant environ une heure et demie, les ambulances sont restées bloquées à distance, impuissantes.

Patrouille de soldats israéliens dans un marché couvert en Cisjordanie.
Patrouille de soldats israéliens dans un marché couvert en Cisjordanie. — (source)

Puis les tirs ont retenti. « Environ une heure et demie après notre arrivée, nous avons entendu des tirs, puis les habitants ont découvert des traces de sang au sol dans la cour de la maison », poursuit Khamayseh. Lorsque les secouristes ont enfin pu approcher, le corps de Mohammed Zayed avait déjà été emporté par les forces israéliennes. Cette confiscation des dépouilles, régulièrement dénoncée par les organisations de droits humains, prive les familles de leurs rites funéraires et alimente un profond ressentiment.

La version israélienne : « trafiquant d’armes » et lien avec une fusillade de 2025

Du côté israélien, le récit est tout autre. L'armée et le Shin Bet présentent Mohammed Zayed comme un « terroriste » et un trafiquant d'armes. Selon leur communiqué, il aurait fourni les armes à l'auteur d'une fusillade survenue en 2025, au cours de laquelle deux soldats israéliens avaient été blessés.

Pour justifier l'usage de la force létale, l'armée affirme que Zayed a tenté de prendre la fuite et que les soldats le jugeaient menaçant. Dans cette version, le recours aux tirs relève d'une décision tactique prise sur le moment, face à une situation perçue comme dangereuse. Cette narration, régulièrement mobilisée par Tsahal lors des opérations en Cisjordanie, vise à légitimer a posteriori des interventions qui, vues du côté palestinien, ressemblent à des exécutions extrajudiciaires.

Al‑Yamoun, village sous le feu : de la mort de Murad (15 ans) à celle de Mohammed (29 ans)

La mort de Mohammed Zayed n'est pas un événement isolé dans l'histoire récente d'Al-Yamoun. Ce village, situé à l'ouest de Jénine, a déjà été le théâtre d'opérations militaires meurtrières. En novembre 2025, un adolescent de 15 ans, Murad Fawzi Abu Seifen, y avait été tué dans des circonstances étrangement similaires.

Rue d'Al-Yamoun avec un tracteur bleu et des passants.
Rue d'Al-Yamoun avec un tracteur bleu et des passants. — (source)

Cette répétition des mêmes scénarios — tirs, ambulances bloquées, corps saisi — suggère qu'Al-Yamoun n'est pas une anomalie ponctuelle mais un maillon d'une chaîne plus large de violence structurelle. Le village, par sa position stratégique, se retrouve régulièrement dans le viseur des opérations israéliennes.

Novembre 2025 : la mort de Murad Abu Seifen, 15 ans, un précédent glaçant

Le 6 novembre 2025, les forces israéliennes ont mené des raids nocturnes dans plusieurs communautés palestiniennes. À Al-Yamoun, elles ont abattu Murad Fawzi Abu Seifen, 15 ans. Selon des sources palestiniennes, les soldats l'ont frappé de quatre balles, puis ont empêché les ambulances de l'atteindre. L'adolescent a saigné à mort, abandonné sur place, avant que son corps ne soit saisi par l'armée.

Les similitudes avec le raid de juin 2026 sont frappantes : dans les deux cas, les secours ont été bloqués, les corps confisqués, et les familles laissées dans l'incertitude. Cette répétition d'un même schéma tragique montre qu'Al-Yamoun est devenu un terrain d'opération récurrent pour Tsahal, où la vie des Palestiniens semble peser peu face aux objectifs militaires.

Al‑Yamoun, porte d’entrée de Jénine, épicentre des opérations

La position géographique d'Al-Yamoun explique en partie pourquoi le village est régulièrement ciblé. Situé à quelques kilomètres à l'ouest de Jénine, il sert de porte d'entrée vers ce bastion des brigades locales. Depuis le lancement de l'opération « Mur de fer » en janvier 2025, la région de Jénine est devenue l'épicentre des opérations israéliennes en Cisjordanie.

Engin de chantier déblayant les décombres après une destruction à Al-Yamoun.
Engin de chantier déblayant les décombres après une destruction à Al-Yamoun. — (source)

Les forces israéliennes cherchent à contrôler les axes d'approvisionnement et à démanteler les cellules armées qui opèrent dans les camps de réfugiés environnants. Al-Yamoun, par sa proximité avec ces zones, se retrouve pris dans cette logique militaire. Les raids s'y succèdent, les arrestations nocturnes deviennent routine, et les habitants vivent dans la peur constante d'une nouvelle incursion.

Opération « Mur de fer » : une campagne militaire devenue la nouvelle routine en Cisjordanie

Le raid d'Al-Yamoun s'inscrit dans un cadre plus large : l'opération « Mur de fer », lancée le 21 janvier 2025, au lendemain de la trêve à Gaza. Cette campagne militaire, présentée initialement comme ponctuelle, s'est installée dans la durée et a transformé le quotidien de toute la Cisjordanie. Les objectifs affichés par Israël sont clairs : préserver la « liberté d'action » de l'armée et démanteler les infrastructures des groupes armés, qualifiés de « l'axe iranien ».

L'ampleur des moyens déployés et la durée de l'opération en font une entreprise stratégique sans précédent depuis la seconde Intifada. Les raids se comptent désormais par centaines, les arrestations nocturnes sont devenues systématiques, et le bilan humain s'alourdit de semaine en semaine.

Lancée en janvier 2025 : une opération d’une ampleur stratégique inédite

L'opération « Mur de fer » a débuté le 21 janvier 2025, quelques jours après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu à Gaza. Le Premier ministre israélien de l'époque, Benyamin Netanyahou, l'avait présentée comme une action nécessaire contre ce qu'il nommait « l'axe iranien » en Cisjordanie. Les premières cibles étaient les brigades de Jénine, puis l'opération s'est étendue à Tulkarem et à d'autres zones.

Un aspect particulièrement controversé de cette campagne est la participation directe de l'Autorité palestinienne, qui a collaboré pour la première fois avec Tsahal dans le cadre d'opérations conjointes. Cette décision a été perçue par une large partie de la population palestinienne comme une trahison, tandis qu'Israël y voyait un moyen de renforcer le contrôle sécuritaire sans engager davantage de troupes.

Un lourd tribut civil : le bilan en chiffres et l’extension des raids

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon les données officielles israéliennes, au moins 46 Israéliens, civils et soldats, ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023. Côté palestinien, le bilan est bien plus lourd : au moins 1 083 Palestiniens ont été tués par des soldats ou colons israéliens sur la même période, dont 71 depuis le début de 2026, selon un décompte de l'AFP basé sur les données du ministère de la Santé palestinien.

Ces chiffres incluent à la fois des combattants et des civils, mais la proportion de ces derniers reste difficile à établir précisément. Ce qui est certain, c'est que l'opération « Mur de fer », conçue comme une campagne ciblée, s'est transformée en une routine meurtrière où les raids se succèdent sans perspective d'arrêt.

Arrestations, peur et avenir suspendu : le quotidien des jeunes Palestiniens sous les raids

Au-delà des bilans chiffrés, ce sont des vies entières qui se retrouvent suspendues. Les jeunes Palestiniens, en particulier, subissent de plein fouet les conséquences des opérations militaires. Les arrestations nocturnes, les checkpoints, les couvre-feux et les raids perturbent leur scolarité, leur santé mentale et leurs aspirations.

Des centaines de mineurs ont été arrêtés depuis le début de l'opération « Mur de fer ». Leurs témoignages, recueillis par les médias et les ONG, dessinent le portrait d'une génération qui grandit dans un climat de peur et d'incertitude permanente.

« Un soldat m’a frappé à la bouche » : le témoignage choc d’un détenu de 16 ans

Le 15 février 2025, RFI publiait le témoignage d'un adolescent de 16 ans, détenu au camp d'Al-Faraa, au nord de la Cisjordanie. « Un soldat m'a frappé à la bouche. Une fois dehors, j'ai reçu un coup de crosse de fusil sur l'épaule, puis encore un autre quand ils m'ont emmené au poste militaire. J'ai dormi sur le carrelage, menotté, sans couverture, sans eau ni nourriture. Quand je m'endormais, ils me versaient de l'eau froide sur la tête. Et ça a duré deux jours », raconte-t-il.

Ce récit, glaçant de précision, illustre le sort réservé à des centaines de jeunes Palestiniens arrêtés lors des opérations. Interrogés sans avocat, maintenus dans des conditions dégradantes, ils subissent des violences physiques et psychologiques qui laissent des traces durables. Les organisations de défense des droits humains, comme B'Tselem, documentent régulièrement ces pratiques, mais les poursuites contre les soldats restent exceptionnelles.

L’école et la mobilité confisquées : une génération dont l’horizon se referme

Au-delà des arrestations, c'est tout le quotidien des jeunes Palestiniens qui est paralysé. Les checkpoints, installés aux entrées des villages et des villes, rendent les trajets vers l'école ou l'université aléatoires. Les couvre-feux imposés lors des raids interrompent les cours. Les nuits d'incursions militaires empêchent le sommeil et génèrent un stress post-traumatique chronique.

Les données de l'OCHA, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, confirment l'ampleur des restrictions de mouvement. Les effets psychologiques, documentés par les ONG, se traduisent par un absentéisme scolaire croissant, une perte de perspective professionnelle et un sentiment d'enfermement. Pour ces jeunes, l'avenir semble se réduire à une succession de jours à attendre la prochaine opération.

54 colonies approuvées en 2025 : la colonisation explose pendant que les raids se multiplient

Les raids ne sont qu'un volet d'une stratégie plus large d'expansion territoriale. Pendant que les opérations militaires se multiplient en Cisjordanie, la colonisation israélienne connaît une accélération sans précédent. Les chiffres, publiés par l'ONU et relayés par BFMTV en février 2026, donnent le vertige.

Cette double dynamique — raids quotidiens et colonisation record — révèle une logique cohérente : d'un côté, la force militaire est utilisée pour mater toute résistance ; de l'autre, l'expansion des colonies grignote méthodiquement le territoire palestinien, rendant de facto impossible la création d'un État viable.

2025, une année record : 54 nouvelles colonies et 47 000 logements en préparation

L'année 2025 a battu tous les records en matière de colonisation. Selon un rapport de l'ONU cité par BFMTV, 54 nouvelles colonies ont été approuvées en 2025, un record absolu. Sur trois ans, ce sont 69 colonies qui ont été validées. Parallèlement, près de 47 390 unités de logement ont été avancées, approuvées ou présentées, contre 26 170 en 2024.

Ces chiffres traduisent une accélération délibérée de la politique de colonisation, menée sous le gouvernement israélien actuel. Les objectifs sécuritaires affichés par l'armée — démanteler les cellules armées, contrôler les axes — se doublent d'un vaste programme d'expansion dans les zones C, ces 60 % de la Cisjordanie où Israël exerce un contrôle total.

Démolitions et confiscations : 1 659 structures palestiniennes rasées en 2025

La colonisation ne se fait pas dans le vide. Pour chaque nouvelle colonie, des structures palestiniennes sont détruites. En 2025, 1 659 bâtiments palestiniens ont été rasés, dont 80 % en zone C, selon l'OCHA. Dès le début 2026, plus de 305 démolitions ont déjà été recensées.

Al-Yamoun, village du nord de la Cisjordanie, à quelques kilomètres de Jénine

Ces destructions accompagnent physiquement l'expansion des colonies. En effaçant la présence palestinienne du territoire, elles créent un vide que les colons viennent remplir. Le rapport 2026 de Human Rights Watch qualifie cette situation d'« apartheid » et de « persécution », des termes qui, pour la première fois, sont utilisés par une grande ONG internationale pour décrire la politique israélienne en Cisjordanie.

La violence des colons, un paramètre qui explose

Parallèlement aux démolitions officielles, la violence des colons atteint des niveaux records. Selon les données de l'ONU, six attaques de colons par jour causent des blessés ou des dégâts matériels en Cisjordanie. Ces attaques, rarement poursuivies par les autorités israéliennes, créent un climat de peur systématique.

Les colons, souvent armés et protégés par l'armée, brûlent des oliviers, détruisent des récoltes, attaquent des villages entiers. Ce harcèlement constant pousse les Palestiniens à quitter leurs terres, servant de facto la stratégie d'expansion. Comme le souligne un rapport de l'ONU, la violence des colons n'est pas un phénomène marginal mais un outil de dépossession méthodique.

Sanctions et impuissance : pourquoi la communauté internationale ne parvient pas à enrayer la crise

Face à ce tableau accablant — raids quotidiens, colonisation record, impunité quasi totale —, la réponse internationale semble bien faible. Les condamnations se succèdent, les rapports s'accumulent, mais rien ne change sur le terrain. Les Palestiniens d'Al-Yamoun, comme ceux de toute la Cisjordanie, ont le sentiment d'être abandonnés à leur sort.

Les mécanismes de pression, qu'ils soient diplomatiques, économiques ou juridiques, peinent à produire un effet concret. L'Union européenne serre la vis contre les colons, les États-Unis restent en retrait, et les résolutions de l'ONU sont systématiquement contournées.

Condamnations et mesures symboliques : l’UE serre la vis, les États-Unis restent en retrait

L'Union européenne prépare de nouvelles sanctions contre les colons israéliens, comme l'a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Ces mesures, qui visent à interdire l'entrée sur le territoire européen aux colons violents et à geler leurs avoirs, représentent une évolution notable dans la position européenne. Pourtant, leur impact sur le terrain reste limité : les colons concernés sont peu nombreux, et les sanctions ne remettent pas en cause la colonisation elle-même.

Parallèlement, une commission d'enquête de l'ONU a publié le 23 juin 2026 un rapport accablant, accusant Israël de poursuivre un « génocide » à Gaza et de commettre des meurtres d'enfants en Cisjordanie. Israël a qualifié ce rapport de « diffamatoire ». Ces condamnations, aussi fortes soient-elles sur le plan symbolique, n'ont pas de traduction concrète en termes de sanctions ou de pressions politiques.

Conclusion : une génération sacrifiée et une absence totale de perspective politique

L'impasse est totale. L'opération « Mur de fer » s'installe dans la durée, les colonies grignotent la terre, et les jeunes Palestiniens grandissent dans un quotidien de raids et de restrictions. Sans processus de paix ni sanctions contraignantes, les villages comme Al-Yamoun restent pris dans une routine meurtrière dont la mort de Mohammed Zayed n'est qu'un épisode de plus.

Les condamnations internationales, pour nécessaires qu'elles soient, ne suffisent pas à enrayer la mécanique. Le coût humain de cette situation est immense : des vies brisées, des familles endeuillées, une génération entière qui grandit sans perspective d'avenir. Comme le souligne le rapport de Human Rights Watch, la situation en Cisjordanie relève désormais de l'apartheid et de la persécution, des termes qui appellent une réponse à la hauteur des crimes commis.

Pendant ce temps, à Al-Yamoun, la famille de Mohammed Zayed attend toujours de pouvoir récupérer son corps pour l'enterrer dignement. Et dans les ruelles du village, les enfants qui ont vu les soldats emporter le jeune homme de 29 ans continuent de grandir dans l'ombre des raids à venir, sans savoir quand le prochain coup de feu viendra briser le silence de leur quotidien.

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Questions fréquentes

Qui a tué Mohammed Zayed à Al-Yamoun ?

Mohammed Zayed, 29 ans, a été tué le 24 juin 2026 lors d'un raid conjoint de l'armée israélienne et du Shin Bet à Al-Yamoun, en Cisjordanie. Selon les témoins palestiniens, il a été abattu à bout portant alors qu'il tentait de fuir, tandis que l'armée israélienne le présente comme un trafiquant d'armes.

Pourquoi les ambulances ont été bloquées à Al-Yamoun ?

Lors du raid du 24 juin 2026, les secouristes du Croissant-Rouge palestinien ont été empêchés par l'armée israélienne d'atteindre la maison assiégée pendant environ une heure et demie. Après les tirs, le corps de Mohammed Zayed avait déjà été confisqué par les forces israéliennes, une pratique courante qui prive les familles de leurs rites funéraires.

Qu'est-ce que l'opération Mur de fer en Cisjordanie ?

L'opération « Mur de fer » est une campagne militaire israélienne lancée le 21 janvier 2025, au lendemain de la trêve à Gaza. Elle vise à démanteler les groupes armés en Cisjordanie et à préserver la liberté d'action de l'armée, mais elle s'est transformée en une routine meurtrière de raids quotidiens et d'arrestations.

Combien de Palestiniens tués depuis octobre 2023 ?

Selon un décompte de l'AFP basé sur les données du ministère de la Santé palestinien, au moins 1 083 Palestiniens ont été tués par des soldats ou colons israéliens depuis octobre 2023. Ce bilan inclut 71 morts depuis le début de 2026, mêlant combattants et civils.

Quel est le record de colonies israéliennes en 2025 ?

En 2025, 54 nouvelles colonies ont été approuvées en Cisjordanie, un record absolu selon un rapport de l'ONU. Parallèlement, près de 47 390 unités de logement ont été avancées ou approuvées, tandis que 1 659 structures palestiniennes ont été rasées, principalement en zone C.

Sources

  1. Cisjordanie occupée : un Palestinien tué lors d’un raid de l’armée israélienne à Al-Yamoun · lemonde.fr
  2. bfmtv.com · bfmtv.com
  3. Israeli Forces Carry Out Raids in the Occupied West Bank, Killing a 15-Year-Old Boy · democracynow.org
  4. fr.wikipedia.org · fr.wikipedia.org
  5. france24.com · france24.com
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Dylan Frabot @match-day

Je vois le sport comme un miroir de la société, et ça rend chaque match plus intéressant. Ancien rugbyman universitaire à Toulouse, j'ai raccroché les crampons mais pas la passion. Ce qui m'intéresse, c'est pas juste le score final : c'est le dopage qu'on ignore, l'argent qui gangrène, les questions d'inclusivité qu'on esquive. Mon écriture est rythmée comme un commentaire sportif, mais avec du fond.

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