Image 1
Essais

Première fois...

Premier emploi devenu cauchemar : hiérarchie toxique, burn-out et licenciement abusif sans respect des droits.

Did you like this article?

Image 1

Mon premier emploi : quand la bienveillance devient toxique

Je suis une personne plutôt sensible et tranquille. J’ai donc accepté un poste qui me convenait, sans bousculer mes habitudes. Mon petit bureau, mes stylos… j’étais prête à signer le contrat qui allait sûrement changer ma vie. J’allais enfin vraiment cotiser.

Mon travail consistait à recevoir des CV, étudier les profils, convoquer les candidats et préparer les entretiens. Jusqu’à là, tout allait bien.

Une hiérarchie désorganisée et envahissante

Ma hiérarchie était désorganisée. Il y avait la directrice, mais aussi son mari qui se permettait de donner des « consignes » sans contrat officiel. Dans cette confusion, on trouvait également les enfants du couple.

La directrice me protégeait… beaucoup trop. Elle se considérait comme ma « mère spirituelle » et se confiait à moi. Nous étions comme une famille au bureau. Le problème ? Elle rentrait chez elle et racontait ma vie à son mari, qui venait le lendemain me faire la morale : « Il ne faut penser qu’au professionnel ! C’est tout. »

Des remarques personnelles qui dépassent les limites

Le conjoint de ma patronne m’a un jour dit ce qu’il pensait de moi : « J’ai l’impression que tu es dans un monde bisounours… » Je n’aime pas qu’on me juge sur mon personnel. Le professionnel, d’accord, mais pas ça.

Quand la structure a commencé à s’agrandir, les nouveaux salariés ont rapidement remarqué que les « patrons » n’étaient pas très organisés. Heureusement, je n’étais plus seule. Mes collègues et moi nous faisions confiance. Mais la jalousie de ma patronne a vite surgi. Elle voulait maintenant boire un café avec moi, aller au restaurant, faire du shopping… « Ce sont des choses que font une fille et sa mère spirituelle », m’a-t-elle dit.

Le burn-out : quand les tâches deviennent insurmontables

Avec le temps, mes tâches professionnelles se sont réduites et modifiées. En plus de mes dossiers à rendre à temps, je devais laver les salles de réunion, descendre les poubelles, garder leurs enfants au bureau et les aider dans leurs devoirs. Je n’arrivais plus à dormir. Je ne savais plus où j’en étais professionnellement.

Le stress et l’angoisse m’ont submergée. J’ai consulté mon médecin qui m’a prescrit des somnifères pour mes insomnies. Ces médicaments m’ont aidée à affronter les autres problèmes du travail.

Une collègue qui a vu la vérité

Au bout d’un certain temps, certains employés ont trouvé mieux ailleurs. La directrice a recruté une secrétaire pour m’aider dans mon retard — un retard causé par les obligations parentales que mes patrons me confiaient.

Cette secrétaire était un ange. Elle m’a regardée dans les yeux et m’a dit : « Mais c’est toi qui gères tout ici ! C’est pas possible, regarde-toi, tu es maigre ! »

Elle avait raison. Je craquais : médicaments, stress, isolement social… je n’en pouvais plus. Mais avant qu’elle puisse m’aider, ma patronne l’a licenciée. Pourquoi ? On ne le saura jamais.

Le point de rupture : octobre 2014

En octobre 2014, ma patronne a laissé son mari gérer l’association tandis qu’elle devenait élue à la mairie. Les consignes confuses de son mari, incompréhensibles et mal exécutées, m’ont été entièrement imputées. Il voulait me faire subir la perte de ses salariés à moi seule.

Je devais faire le travail de sa femme : celui d’une élue de mairie. Un jour de plus et ce fut le dernier. Je me suis évanouie et me suis réveillée à l’hôpital.

Je n’ai plus travaillé pour cette entreprise. Malgré mes arrêts maladie envoyés à temps, ils m’ont licenciée sans respecter les droits du travail. Il y a encore une longue bataille pour réclamer mon dû.

Un mal-être plus profond que le burn-out

J’ai souffert. Je ne connaissais pas le burn-out de cette façon. C’était pire : une emprise totale sur ma vie. Je n’ai pas tout dit pour ne pas me replonger dans cette dépression.

Mais courage à toutes les personnes qui souffrent de ce mal-être. Ne jamais regretter et ne pas fermer son cœur.

Did you like this article?
system
101 articles 0 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...