Le navire de Greenpeace avec la banderole rose en Méditerranée lors du dépôt des rochers anti-chalut.
Environnement

Rochers anti-chalut à Greenpeace relaxée : pourquoi le tribunal a annulé les poursuites

Le tribunal administratif de Montpellier a annulé les poursuites contre Greenpeace pour le dépôt de rochers anti-chalut dans le golfe du Lion, non pas sur le fond, mais à cause d'un vice de procédure : le préfet n'était pas compétent.

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Le tribunal administratif de Montpellier a relaxé Greenpeace et le capitaine de l'Arctic Sunrise le 16 juillet 2026, annulant les 15 poursuites engagées par le préfet des Pyrénées-Orientales après le dépôt de rochers anti-chalut dans le parc naturel marin du Golfe du Lion. La décision repose sur un vice de procédure : dans une aire marine protégée, seul le directeur de l'Office français de la biodiversité est compétent pour engager des poursuites, pas le représentant de l'État. Ce jugement, qui fait tomber 90 000 euros d'amende, ne tranche rien sur le fond de l'affaire mais relance le débat sur la protection réelle des océans français. 

Le navire de Greenpeace avec la banderole rose en Méditerranée lors du dépôt des rochers anti-chalut.
Le navire de Greenpeace avec la banderole rose en Méditerranée lors du dépôt des rochers anti-chalut. — (source)

Une procédure administrative annulée : pourquoi le préfet n'a pas pu poursuivre Greenpeace

Le jugement du 16 juillet 2026 est tombé comme un couperet pour la préfecture des Pyrénées-Orientales. Depuis plus d'un an, l'administration poursuivait Greenpeace et le capitaine de l'Arctic Sunrise pour avoir immergé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du Golfe du Lion. La sanction réclamée était lourde : 3 000 euros par rocher, soit 90 000 euros d'amende, plus le retrait des blocs sous astreinte financière.

Une simple faute de procédure qui fait tomber 90 000 € d'amende

Le tribunal administratif de Montpellier n'a pas eu à se prononcer sur la légitimité de l'action de Greenpeace. Il a simplement constaté que le préfet des Pyrénées-Orientales n'était pas compétent pour engager ces poursuites. La loi est claire : lorsqu'une infraction est commise dans le périmètre d'un parc naturel marin, seul le directeur de l'Office français de la biodiversité (OFB), ou ses représentants, peut saisir le tribunal administratif.

Le préfet avait pourtant lancé 15 procédures distinctes, une par rocher. Un travail administratif colossal pour un résultat nul. Dès l'audience du 2 juillet 2026, le rapporteur public avait recommandé la relaxe, anticipant l'argument qui allait tout faire basculer. La fragilité juridique de la position préfectorale était connue, mais l'administration a choisi d'aller jusqu'au bout.

Cette décision illustre un problème récurrent du droit de l'environnement français : la complexité des compétences entre les différentes autorités. L'OFB, établissement public créé en 2020, peine à s'imposer face aux préfectures dans la gestion des espaces protégés. Le résultat est une forme de vide juridique où personne ne sait exactement qui doit agir.

Une relaxe qui ne dit rien sur la légitimité de l'action

Greenpeace a accueilli la décision avec soulagement, mais sans triomphalisme excessif. François Chartier, chargé de campagne Océans, a salué une décision qui « met fin aux poursuites » tout en rappelant que l'ONG reste « pleinement mobilisée pour renforcer la protection des aires marines protégées françaises ».

Il faut bien comprendre ce que ce jugement signifie et ne signifie pas. Il ne donne pas raison à Greenpeace sur le fond. Il ne valide pas la méthode des rochers anti-chalut. Il ne crée pas un précédent autorisant les ONG à déposer des obstacles dans les aires marines protégées. Il dit simplement : le préfet n'avait pas le droit de poursuivre.

C'est une victoire sur la forme, pas sur le fond. Mais dans le jeu de la communication politique, cette nuance compte peu. Greenpeace peut légitimement affirmer que la justice a reconnu que l'État s'était trompé en l'attaquant. Le gouvernement, lui, doit encaisser un camouflet procédural qui affaiblit sa position dans le débat public.

Le coup d'éclat du 21 mai 2025 : 15 rochers dans le Golfe du Lion

Pour comprendre l'enjeu de ce procès, il faut revenir à l'action qui l'a déclenché. Le 21 mai 2025, à deux semaines du sommet de l'ONU sur les océans à Nice, Greenpeace a déposé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du Golfe du Lion, au large des Pyrénées-Orientales. Chaque bloc pesait entre une et deux tonnes, répartis sur une zone d'environ un kilomètre carré. 

Rocher anti-chalut sur le pont du navire de Greenpeace, avec un militant tenant une pancarte de protestation.
Rocher anti-chalut sur le pont du navire de Greenpeace, avec un militant tenant une pancarte de protestation. — (source)

Un dépôt minutieux pour éviter la controverse écologique

L'ONG a pris soin de choisir l'emplacement. Les rochers ont été placés sur des fonds sédimentaires, loin des herbiers de posidonie et des récifs coralligènes, ces écosystèmes fragiles qui font la richesse de la Méditerranée. Greenpeace a même transmis les coordonnées GPS exactes aux autorités pour garantir la sécurité de la navigation.

Cette précaution n'est pas anodine. L'ONG savait qu'elle serait critiquée pour son action et voulait éviter l'accusation de nuire à l'environnement qu'elle prétend protéger. Les rochers, affirme Greenpeace, ne présentent aucun risque pour les techniques de pêche artisanale, qui n'utilisent pas de chalut. Seuls les chalutiers, qui traînent des filets lourds sur le fond, seraient gênés par ces obstacles.

L'organisation a également souligné que des actions similaires ont été menées aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suède sans donner lieu à des sanctions ou à des ordres de retrait. La méthode est donc éprouvée, même si elle reste controversée.

Le timing politique d'une action choc

Le choix de la date n'est pas un hasard. En agissant deux semaines avant la conférence des Nations Unies sur les océans (UNOC-3) à Nice, Greenpeace visait une audience internationale. Les caméras du monde entier étaient braquées sur la France, sommée de montrer l'exemple en matière de protection marine.

Le calcul était simple : mettre le gouvernement français sous pression au moment où il devait briller sur la scène diplomatique. Forcer l'exécutif à prendre position publiquement sur le chalutage de fond dans les aires marines protégées. Et accessoirement, s'assurer une couverture médiatique maximale.

La manœuvre a fonctionné au-delà des espérances de l'ONG. Agnès Pannier-Runacher, alors ministre de la Transition écologique, a qualifié l'action de « profondément choquante », accusant Greenpeace d'avoir déversé « plus de dix tonnes de gravats dans une aire marine protégée, sous prétexte de faire une campagne contre le chalutage de fond, à un endroit où les chaluts ne pénètrent pas ». Le clash était parfait.

Bricolage écologique ou technique radicale ? Comment les rochers anti-chalut fonctionnent vraiment

La méthode des rochers anti-chalut divise. Pour ses partisans, c'est une solution low-tech efficace et peu coûteuse. Pour ses détracteurs, c'est un bricolage dangereux qui pose des questions de sécurité et de cohabitation des usages de la mer.

Le principe des « zones à blocs » : une méthode éprouvée en Europe du Nord

Le concept est simple : en déposant des blocs de roche sur le fond marin, on crée des obstacles physiques qui rendent la zone impraticable pour les chalutiers. Les filets lourds, traînés sur le fond, s'accrochent et se déchirent au contact des rochers. Les pêcheurs artisanaux, qui utilisent des techniques moins destructrices comme les filets fixes ou les lignes, ne sont pas affectés.

Cette méthode n'est pas une invention de Greenpeace. Aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suède, des « zones à blocs » ont été installées par les autorités ou par des associations pour protéger des habitats marins sensibles. Les retours d'expérience sont positifs : la biodiversité se reconstitue rapidement dans les zones ainsi protégées, et les conflits d'usage restent limités.

Greenpeace affirme que ses rochers sont conçus pour être durables et ne pas se dégrader dans l'eau. Le calcaire est un matériau naturel qui s'intègre au paysage sous-marin sans libérer de polluants. À terme, les blocs peuvent même servir de support à la fixation d'organismes marins, créant un nouvel habitat.

Les risques sous-estimés pour les autres usagers de la mer

La méthode n'est pas sans inconvénients. Les rochers représentent un danger pour les petits bateaux qui pourraient s'y échouer, même si Greenpeace a pris soin de choisir une zone où la navigation de plaisance est rare. Ils peuvent également gêner la plongée sous-marine et le mouillage des bateaux.

La question de la modification des fonds marins se pose aussi. En déposant des rochers sur des fonds sédimentaires, Greenpeace a modifié l'habitat local. Même si l'impact est limité comparé aux dégâts causés par le chalutage, il n'est pas nul.

Certains experts estiment que la méthode est trop radicale et qu'il existe des alternatives moins controversées, comme les récifs artificiels ou les zones de non-prélèvement surveillées par des bouées. Mais ces solutions sont plus coûteuses et plus longues à mettre en place. Dans l'urgence de la crise écologique, Greenpeace a choisi l'action directe.

Le scandale des aires marines françaises : 40 % affichés, 0,01 % vraiment protégés

Pourquoi Greenpeace a-t-elle franchi le pas ? La réponse tient en un chiffre : 0,01 %. C'est la part des eaux françaises où le chalutage de fond est réellement interdit, selon François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France. 

Projection d'une pieuvre rose et du message 'STOP ALLSEAS' sur le château de Chillon au crépuscule.
Projection d'une pieuvre rose et du message 'STOP ALLSEAS' sur le château de Chillon au crépuscule. — (source)

Des « sanctuaires » où le chalut est roi

La France affiche fièrement près de 40 % de ses eaux en aires marines protégées. Un taux qui la place parmi les bons élèves de la protection marine au niveau mondial. Mais ce chiffre cache une réalité moins glorieuse : la plupart de ces zones sont des « sanctuaires de papier », où la pêche au chalut reste autorisée.

Le parc naturel marin du Golfe du Lion en est l'exemple parfait. Créé en 2011, il couvre plus de 4 000 kilomètres carrés. Pourtant, le chalutage de fond y est toujours pratiqué. Les gestionnaires du parc peinent à imposer des restrictions face au lobby de la pêche industrielle. 

Le golfe du Lion, zone maritime du sud de la France abritant le parc naturel marin éponyme, au large des Pyrénées-Orientales

Les chiffres de l'association BLOOM sont édifiants. En 2024, les chalutiers ont accumulé plus de 300 000 heures de pêche dans les aires marines protégées françaises, soit environ 40 % de tout le temps de chalutage en France. Autrement dit, les zones censées protéger la biodiversité sont devenues les terrains de jeu favoris des chalutiers.

Le coût économique de l'inaction

Ce statu quo a un coût. La destruction des fonds marins par le chalutage de fond entraîne une perte de biodiversité et un effondrement des stocks de poissons. Les petits pêcheurs artisanaux, qui dépendent de ressources locales, sont les premiers touchés.

Pendant ce temps, quelques armateurs industriels continuent de profiter de l'accès libre aux aires protégées. Leur modèle économique repose sur des subventions publiques et une régulation laxiste. Le coût de la destruction des écosystèmes est supporté par la collectivité, sous forme de perte de biodiversité et de déclin des ressources halieutiques.

L'analyse coût-bénéfice de cette « protection T-shirt » est accablante. Les bénéfices privés de quelques entreprises sont payés par des pertes collectives massives. Greenpeace, en déposant ses rochers, a voulu forcer le débat sur ce paradoxe.

« Profondément choquant » : le bras de fer entre le gouvernement et les activistes

Le gouvernement a réagi avec une virulence inhabituelle à l'action de Greenpeace. Agnès Pannier-Runacher, alors ministre de la Transition écologique, a qualifié le dépôt des rochers d'action « profondément choquante ». Une semaine plus tard, la mairie de Nice et le préfet des Alpes-Maritimes prenaient un arrêté interdisant l'accès au port de Nice de l'Arctic Sunrise, pourtant invité en marge du sommet de l'ONU.

Le choc des cultures : la ministre vs les « éco-guerriers »

Le choix des mots est révélateur. La ministre parle de « gravats », Greenpeace de « rochers de protection ». D'un côté, on veut réduire l'action à un geste irresponsable, presque vandalique. De l'autre, on la présente comme un acte de sauvegarde nécessaire.

Le gouvernement accuse Greenpeace de pratiquer une écologie punitive et hors-la-loi. L'ONG rétorque que c'est l'État qui ne fait pas respecter la loi de protection des océans. Le conflit est binaire, presque manichéen, mais il reflète une vraie fracture dans la manière de concevoir l'action écologique.

La ministre a également affirmé que les rochers avaient été placés « à un endroit où les chaluts ne pénètrent pas ». Une affirmation que Greenpeace conteste fermement, en s'appuyant sur les données de surveillance de la pêche. Le débat technique se double d'un débat politique.

Scandale politique ou aveu d'échec gouvernemental ?

Au-delà de la polémique, une question se pose : si la loi n'interdit pas le chalut dans une aire marine protégée, l'État est-il complice de la destruction des fonds marins ? Le gouvernement préfère-t-il attaquer les lanceurs d'alerte plutôt que de réguler la pêche ?

Cette affaire rappelle d'autres cas de désobéissance civile en Méditerranée, comme les actions de sauvetage en mer menées par des ONG. Dans les deux cas, des organisations non gouvernementales se substituent à un État jugé défaillant, au risque de se mettre hors-la-loi. La vidéo Sea-Watch : sauvetage ou collusion avec les passeurs en Méditerranée ? illustre cette tension entre urgence humanitaire et cadre légal.

Le paradoxe du gestionnaire : l'État peut-il poursuivre ceux qui protègent la mer ?

Le procès de Greenpeace révèle un paradoxe plus profond sur la gouvernance des parcs marins. L'État français s'est lancé dans une procédure qu'il n'avait pas le droit de mener, gaspillant du temps et de l'argent pour un résultat nul. C'est le symptôme d'une administration désorganisée face à l'urgence écologique.

Le vrai coupable du procès : la compétence administrative

La guerre des institutions est au cœur de cette affaire. L'OFB, établissement public créé en 2020, est censé être le pilier de la politique de protection de la biodiversité. Mais ses relations avec les préfectures, représentantes de l'État sur le territoire, sont souvent conflictuelles.

Dans le cas du parc naturel marin du Golfe du Lion, la compétence pour engager des poursuites revient au directeur de l'OFB. Le préfet des Pyrénées-Orientales a tenté de court-circuiter cette règle, peut-être sous la pression politique, et s'est fait reprendre par le tribunal.

Ce procès révèle des tensions sur la gouvernance des parcs naturels marins. Le droit de l'environnement est devenu un champ de bataille juridique opaque, où les acteurs peinent à savoir qui fait quoi. Pendant ce temps, les chalutiers continuent de labourer les fonds protégés.

Les incitations perverses : dépenser pour punir plutôt que pour protéger

Le coût de la procédure pour l'État est significatif. Des mois de travail pour les services juridiques de la préfecture, des frais d'avocat, du temps perdu. Pendant ce temps, personne ne s'occupe vraiment de faire respecter l'interdiction du chalut dans les zones où elle s'applique.

Si Greenpeace avait perdu, cela aurait dissuadé d'autres actions de désobéissance civile écologique. La victoire sur la forme, au contraire, encourage les ONG à enfreindre la loi, en espérant que la procédure administrative les protégera.

Le système crée des incitations perverses. L'État dépense de l'argent pour punir ceux qui protègent la mer, plutôt que pour protéger la mer elle-même. Une absurdité administrative qui dit long sur les priorités réelles.

Et maintenant ? Que faire des 15 rochers et de l'héritage de ce procès pour les océans

Le verdict est tombé, mais les rochers sont toujours au fond de l'eau. Que va-t-il se passer maintenant ? Greenpeace a toujours affirmé que les blocs ne présentent aucun risque pour les techniques de pêche artisanale. Mais leur présence reste un symbole, une épine dans le pied de l'administration.

Des rochers qui restent au fond : symbole d'une promesse non tenue

Aucune information dans les sources ne mentionne un ordre de retrait futur. Les rochers pourraient donc rester là où ils sont, comme un monument permanent à l'échec de la politique marine française. Chaque fois qu'un bateau passera au-dessus, il saura que la société civile surveille.

Ce scénario n'est pas idéal. Il entretient un conflit entre l'État et les ONG, au lieu de construire un consensus. Mais il a le mérite de maintenir la pression sur les gestionnaires du parc et sur le politique.

La balle est désormais dans le camp de l'OFB et du gouvernement. Vont-ils saisir l'opportunité de ce procès perdu pour renforcer la protection du Golfe du Lion ? Ou vont-ils continuer à défendre un statu quo qui profite à une minorité d'acteurs ?

Le procès qui a tout changé ?

Greenpeace a-t-elle obtenu ce qu'elle voulait ? La réponse est nuancée. D'un côté, l'ONG a réussi à mettre le sujet sur la table. Le scandale des 0,01 % de protection réelle est désormais connu du grand public. Les médias en parlent, les politiques sont interpellés.

De l'autre côté, le gouvernement n'a pas cédé sur le fond. Le chalutage de fond reste autorisé dans les aires marines protégées. Les rochers sont toujours là, mais ils n'ont pas fait bouger la réglementation.

Le précédent juridique créé par ce procès pourrait inspirer d'autres groupes. Sea Shepherd, Extinction Rebellion, les Soulèvements de la Terre : tous pourraient être tentés de multiplier les actions directes en mer, en espérant que la complexité administrative les protège.

Mais attention : ce précédent est fragile. Il repose sur une question de compétence, pas sur une reconnaissance de la légitimité de l'action. Un autre tribunal, mieux préparé, pourrait juger différemment.

Conclusion

Le jugement du 16 juillet 2026 ne résout rien sur le fond. Les rochers sont toujours au fond de l'eau, le chalutage de fond continue dans les aires marines protégées, et le débat sur la protection des océans reste ouvert. Mais ce procès a créé un précédent important : il a montré que l'État peut perdre sur la forme quand il attaque des lanceurs d'alerte.

La balle est désormais dans le camp des gestionnaires du parc et du politique. Vont-ils saisir cette occasion pour renforcer la protection du Golfe du Lion ? Ou vont-ils continuer à défendre un système qui profite à une minorité au détriment de la biodiversité ?

L'action directe de Greenpeace a réussi à mettre le sujet sur la place publique. Elle a forcé le débat sur la réalité des aires marines protégées françaises. Mais elle a aussi figé les positions dans un conflit binaire entre urgence écologique et cadre légal. Le vrai défi, désormais, est de sortir de cette opposition pour construire une protection efficace des océans, qui concilie impératifs écologiques et réalités économiques.

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Questions fréquentes

Pourquoi Greenpeace a-t-elle été relaxée ?

Le tribunal administratif de Montpellier a relaxé Greenpeace le 16 juillet 2026 pour un vice de procédure : dans un parc naturel marin, seul le directeur de l'Office français de la biodiversité peut engager des poursuites, pas le préfet.

Que sont les rochers anti-chalut ?

Ce sont des blocs de roche déposés sur le fond marin pour créer des obstacles physiques qui empêchent les chalutiers de pêcher. Les filets lourds s'accrochent et se déchirent, tandis que les pêcheurs artisanaux ne sont pas affectés.

Où Greenpeace a-t-elle déposé les rochers ?

Greenpeace a déposé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du Golfe du Lion, au large des Pyrénées-Orientales, le 21 mai 2025. Les rochers ont été placés sur des fonds sédimentaires, loin des herbiers de posidonie.

Quel est le vrai niveau de protection des aires marines françaises ?

La France affiche près de 40 % de ses eaux en aires marines protégées, mais seulement 0,01 % sont réellement interdites au chalutage de fond. La plupart sont des « sanctuaires de papier » où la pêche industrielle continue.

Les rochers anti-chalut restent-ils au fond ?

Oui, les rochers sont toujours au fond de l'eau. Aucun ordre de retrait n'a été mentionné dans les sources, et Greenpeace affirme qu'ils ne présentent aucun risque pour la pêche artisanale.

Sources

  1. Méditerranée : Greenpeace largue des rochers en mer pour ... · 20minutes.fr
  2. greenpeace.fr · greenpeace.fr
  3. greenpeace.fr · greenpeace.fr
  4. lareleveetlapeste.fr · lareleveetlapeste.fr
  5. Rochers anti-chalut dans une aire protégée en Méditerranée : Greenpeace relaxée · lefigaro.fr
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Chloé Jabot @buzz-tracker

Je vis sur TikTok comme d'autres vivent sur Terre. À 22 ans, j'ai déjà prédit trois tendances virales avant qu'elles n'explosent – dont un challenge dance que j'ai vu naître dans un live à 3h du matin. Étudiante en communication digitale à Paris, je stage dans une agence qui surveille les réseaux sociaux pour des grandes marques. Mon feed For You est tellement bien calibré que mes amis m'envoient des screenshots pour savoir si c'est « encore tendance » ou « déjà cringe ».

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