Affiche officielle du film 'Supergirl' (2026) de DC Studios.
Cinéma

Supergirl DC Comics : le flop à 100 millions qui ébranle l'univers DC

Le flop de Supergirl (DC Comics) avec 100 millions de pertes ébranle l'univers DC. Analyse des causes : chiffres catastrophiques, critiques mitigées, concurrence féroce et leçons à tirer pour James Gunn.

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L'été 2026 devait marquer l'envol du nouveau DC Universe. Il signe plutôt son premier crash retentissant. Supergirl, porté par la révélation Milly Alcock et adapté du célèbre comic Woman of Tomorrow, s'écrase au box-office avec des pertes estimées entre 80 et 100 millions de dollars. Ce désastre financier, analysé par Variety comme l'une des plus grosses déconvenues de l'année, interroge la stratégie de James Gunn et Peter Safran. Comment le deuxième film du Chapitre 1, « Dieux et Monstres », a-t-il pu rater sa cible à ce point ?

Affiche officielle du film 'Supergirl' (2026) de DC Studios.
Affiche officielle du film 'Supergirl' (2026) de DC Studios. — (source)

Supergirl DC : 38 millions de dollars d'ouverture, le crash en chiffres

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Là où Superman (2025) avait décollé avec 125 millions de dollars sur le sol américain, Supergirl plafonne à 38 millions selon TheWrap, voire 37 millions selon BFMTV. L'écart est vertigineux, et il ne fait que commencer.

Affiche promotionnelle de la série Supergirl avec l'actrice Melissa Benoist en costume.
Affiche promotionnelle de la série Supergirl avec l'actrice Melissa Benoist en costume. — (source)

Les chiffres qui font mal : du 13M$ du premier jour aux 100M$ de pertes

Le premier jour mondial atteint péniblement 13 millions de dollars, dont 7,8 millions sur le territoire américain. Sur l'ensemble du premier week-end, le total mondial tourne autour de 68 millions. Pour comprendre l'ampleur du désastre, il faut regarder le budget : 170 millions de dollars de production, auxquels s'ajoutent 120 millions de marketing. Le coût total pour Warner Bros. atteint donc 290 millions de dollars. Avec un tel investissement, le film devait rapporter au moins 450 à 500 millions pour être rentable. Les prévisions les plus optimistes le situent désormais autour de 300 millions. La perte nette, estimée par Variety entre 80 et 100 millions de dollars, place Supergirl dans la catégorie des flops les plus chers de l'histoire récente de DC.

Comparaison qui tue : Supergirl fait trois fois moins bien que Superman en ouverture

Le contraste avec Superman est le révélateur le plus brutal. Le film de David Corenswet avait ouvert à 125 millions de dollars sur le sol américain et culminé à 618 millions dans le monde. Supergirl fait trois fois moins en ouverture. Pour enfoncer le clou, The Flash — considéré comme un flop monumental en 2023 — avait réalisé 55 millions de dollars lors de son premier week-end. Même Black Adam (67 millions d'ouverture) et ses 393 millions au total, vu comme un semi-échec, fait figure de succès à côté. Ce résultat place Supergirl dans le même cercle que The Marvels et Morbius, ces films dont on parle surtout pour leur échec retentissant.

Supergirl DC film : une réception critique en demi-teinte

Les chiffres ne mentent pas, mais ils n'expliquent pas tout. La réception critique du film offre un éclairage plus nuancé. Si certains médias défendent le parti pris artistique, d'autres pointent des faiblesses structurelles qui ont dissuadé le public.

Milly Alcock dans le rôle de Supergirl, sur le tournage du film à venir.
Milly Alcock dans le rôle de Supergirl, sur le tournage du film à venir. — (source)

58% sur Rotten Tomatoes : les critiques mitigées qui font mal au bouche-à-oreille

Le score Rotten Tomatoes oscille entre 54% et 58% selon les sources, ce qui place le film dans la zone « pourri ». Numerama parle d'une « douche froide » et dénonce une mise en scène illisible, un message féministe creux et une bande-son pop-rock forcée. 20 Minutes résume sobrement : « manque de tonus malgré Milly Alcock ». À l'inverse, Le Figaro défend un « space opera pop-rock réussi » et salue le travail de Craig Gillespie. Cette divergence reflète un film qui ne fait pas l'unanimité, un handicap fatal dans un marché saturé.

Jason Momoa en Lobo et Krypto sauvent-ils le film ?

Deux éléments font pourtant consensus. La performance de Milly Alcock est saluée par tous : Numerama dit qu'elle « crève l'écran », Le Figaro la décrit comme une « jeune fille blessée, presque punk ». Jason Momoa, dans le rôle de Lobo, apporte une énergie électrique qui réveille le film à chaque apparition. Le chien Krypto, compagnon fidèle de Supergirl, est également cité comme un point d'émotion authentique. Mais ces atouts ne suffisent pas à porter un film de 170 millions de dollars. Comme le dit l'adage hollywoodien : on ne sauve pas un blockbuster avec un bon second rôle et un chien mignon.

Milly Alcock et Steve Toussaint lors d'un panel à la German Comic Con Dortmund en décembre 2022.
Milly Alcock et Steve Toussaint lors d'un panel à la German Comic Con Dortmund en décembre 2022. — German Comic Con / CC BY 3.0 / (source)

Le grand écart critiques-publics : un espoir pour le film ?

Malgré les critiques mitigées, le public s'est montré plus indulgent. Forbes note que le score public atteint 77% sur Rotten Tomatoes, contre 39% pour Black Adam. Ce contraste interroge : le film pourrait-il se rattraper en longue traîne ? L'exemple de The Flash (81% d'audience) montre que même un bon score public ne sauve pas un film de l'échec commercial. La différence est ailleurs. Le public de Supergirl est venu, a apprécié, mais n'a pas été assez nombreux. Le bouche-à-oreille positif n'a pas compensé l'absence d'événement.

Les erreurs d'adaptation : quand Supergirl: Woman of Tomorrow perd son âme

Au-delà des chiffres et des critiques, se pose une question centrale : pourquoi l'une des bandes dessinées les plus acclamées de Tom King n'a-t-elle pas trouvé son public au cinéma ?

Un comic acclamé dénaturé par un ton pop-rock forcé

Le postulat du comic original Supergirl: Woman of Tomorrow est un récit coming-of-age spatial, violent et introspectif. Kara Zor-El y traverse une crise existentielle, confrontée à la mort et à la vengeance. Le film, lui, opte pour un ton pop-rock décomplexé. Le Figaro encaisse le changement, Numerama le rejette comme forcé. Craig Gillespie, réalisateur vu sur I, Tonya et Cruella, impose son style visuel marqué. Mais ce style, accusé de nuire à la lisibilité des scènes d'action, transforme les combats en un chaos difficile à suivre. Là où le comic prenait le temps de l'introspection, le film fonce tête baissée dans l'action et la musique.

Dean Cain à la Comic Con Brussels en 2018, premier acteur à avoir incarné Superman dans les années 1990.
Dean Cain à la Comic Con Brussels en 2018, premier acteur à avoir incarné Superman dans les années 1990. — Miguel Discart & Kiri Karma (Photos Vrac) / CC BY-SA 2.0 / (source)

Krem, le méchant du comic, réduit à un antagoniste oubliable

Mathias Schoenaerts incarne Krem, le méchant principal. Dans le comic, c'est une figure complexe, un assassin dont les motivations résonnent avec les thèmes du récit. Dans le film, Numerama le décrit comme « plat » et oubliable. Le développement superficiel des antagonistes est une critique récurrente. Sans méchant crédible, sans tension narrative, le film perd son socle émotionnel. Le public n'a pas de raison de s'investir dans le conflit, et la résolution finale tombe à plat. C'est l'une des raisons pour lesquelles le film n'a pas su créer l'émotion nécessaire pour retenir les spectateurs au-delà de la curiosité initiale.

Pourquoi ce « Supergirl » a mis un genou à terre face à Toy Story 5

Le film n'a pas seulement déçu, il a été écrasé par une concurrence féroce. La tempête parfaite qui a frappé Supergirl dépasse sa seule qualité.

Le rouleau compresseur Pixar et les Minions : une concurrence impitoyable

TheWrap détaille le contexte : Supergirl se retrouve coincé entre Toy Story 5 de Disney/Pixar, qui dépasse déjà les 200 millions de dollars domestiques en moins d'une semaine, et Minions & Monsters d'Universal, qui promet un week-end du 4 juillet à plus de 100 millions. Les familles ont boudé Supergirl pour des valeurs sûres animées. Ce n'est pas un hasard : le film de super-héros, avec son ton adulte et sa violence spatiale, ne correspondait pas au public familial visé par les deux géants. L'environnement concurrentiel a tué dans l'œuf tout potentiel de départ.

Fatigue super-héroïque ou malédiction du héros mineur ?

The Guardian pose une question essentielle : le public est-il fatigué des super-héros ou simplement fatigué des héros de second rang ? L'article de Ben Child développe l'idée que le modèle Marvel a appris au public à ne se déplacer que pour des événements crossovers ou des noms ultra-connus. Supergirl, personnage moins bankable que Superman, subit de plein fouet ce désaveu. Les spectateurs raisonnent : pourquoi payer pour un film solo d'un héros secondaire quand on peut attendre le prochain crossover ? Cette logique, qui a fonctionné pour Marvel pendant des années, se retourne aujourd'hui contre DC.

Le flop de Supergirl DCU : un signal d'alarme pour James Gunn et Peter Safran

Ce flop n'est pas un accident isolé. Il menace l'édifice que James Gunn tente de reconstruire. C'est le cœur de l'alerte.

100 millions de dollars perdus : le poids économique qui écrase le Chapitre 1

Variety a titré sur les leçons que DC Studios doit tirer. Warner Bros. doit amortir une perte de 80 à 100 millions de dollars sur un seul film, alors que le DC Universe n'en est qu'à son deuxième opus. Cela met une pression énorme sur les productions suivantes. Chaque film sera scruté, chaque budget sera justifié. Le fiasco de Supergirl devient un boulet pour tout le Chapitre 1.

Lanterns, The Authority : les prochains films en danger ?

ComingSoon établit un parallèle direct avec Lanterns, une série qui pourrait subir le même désintérêt pour les héros moins connus. The Authority, autre projet ambitieux, risque de voir son budget réduit. Le flop de Supergirl envoie un message clair à James Gunn : le public ne suit pas encore votre « Chapitre 1 : Dieux et Monstres » s'il ne met pas en scène les superstars de la Justice League.

Les leçons d'un échec : budgets serrés et storytelling repensé ?

Les pistes de réflexion sont nombreuses. Faut-il réduire les budgets de production, ramener les films DC à 100-120 millions de dollars plutôt que 170 ? Faut-il revoir la stratégie de sortie, éviter les blockbusters estivaux saturés par les animations familiales ? La partie analyse de Variety montre que l'échec est un accélérateur de prise de décision. James Gunn et Peter Safran doivent désormais prouver qu'ils peuvent gérer un univers cinématographique sans se laisser aveugler par l'ambition.

Milly Alcock : une révélation sacrifiée sur l'autel du flop

Enfin, il faut parler de l'actrice. Milly Alcock, révélée dans House of the Dragon, est la bonne chose dans un film qui ne tient pas ses promesses. Mais que devient-elle après ce naufrage ?

De House of the Dragon à Supergirl : l'ascension brisée d'une étoile montante

Milly Alcock a marqué les esprits dans House of the Dragon Saison 1, incarnant une jeune Rhaenyra Targaryen pleine de fougue. Son passage chez DC était vu comme une consécration. Louée par la critique (20 Minutes, Numerama, Le Figaro), elle est la « bonne chose » dans un film qui ne tient pas ses promesses. Le paradoxe est cruel : elle crève l'écran, mais le film est un échec. Dans son interview post-sortie, elle confiait sa peur de décevoir à seulement 22 ans. Cette peur, hélas, s'est concrétisée.

Un personnage mal écrit ou mal dirigé ? Le débat sur le ton du film

Le débat fait rage sur la caractérisation de Supergirl. Numerama pointe un « message féministe creux » tandis que Le Figaro voit une « jeune fille blessée, presque punk ». Le problème est-il dans le scénario d'Ana Nogueira ou dans la direction d'acteurs de Craig Gillespie ? La réponse est probablement les deux. Un bon acteur peut sauver un mauvais dialogue, mais pas un film entier. Milly Alcock a livré une performance sincère, mais elle n'a pas pu compenser les faiblesses structurelles du récit.

L'avenir de Milly Alcock dans le DCU : peut-elle survivre au naufrage ?

La question clé pour la suite : DC Studios va-t-il maintenir sa confiance en Alcock pour les prochains films ? Justice League, suite éventuelle, ou apparition dans d'autres productions ? L'article de ComingSoon sur le sort des acteurs de l'univers DC évoque l'incertitude qui plane sur le casting. Dans l'histoire récente, des acteurs comme Ezra Miller (The Flash) ont survécu à un flop, mais d'autres comme Leslie Grace (Batgirl) ont vu leur film purement annulé. Milly Alcock est sans doute trop talentueuse pour être abandonnée, mais son avenir dans le DCU reste suspendu à la décision des studios.

Conclusion : un électrochoc nécessaire pour le DC Universe

Supergirl n'est pas un simple accident de parcours. C'est le symptôme d'un modèle qui s'essouffle. Le signal d'alarme est tiré. Si James Gunn et Peter Safran veulent sauver leur vision du DC Universe, ils devront impérativement revoir leur copie sur les budgets, le choix des personnages et la gestion du calendrier. Sous peine de voir leur projet s'effondrer avant même d'avoir décollé. Le film restera comme un cas d'école du crash d'un blockbuster à l'ère de la fatigue super-héroïque. Mais dans l'échec, il y a aussi une leçon. Et c'est peut-être la seule chose qui pourra sauver le DC Universe.

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Questions fréquentes

Combien de pertes pour le film Supergirl ?

Les pertes sont estimées entre 80 et 100 millions de dollars selon Variety, avec un budget total de 290 millions (production et marketing) pour des recettes prévues autour de 300 millions.

Pourquoi Supergirl a-t-il échoué au box-office ?

Plusieurs facteurs expliquent l'échec : une ouverture à seulement 38 millions de dollars (trois fois moins que Superman), une concurrence féroce de Toy Story 5 et des Minions, un score critique mitigé de 58% sur Rotten Tomatoes, et une fatigue du public pour les super-héros secondaires.

Quel est le score Rotten Tomatoes de Supergirl ?

Le film oscille entre 54% et 58% d'avis positifs chez les critiques, ce qui le classe dans la zone « pourri ». En revanche, le public lui donne un score de 77%, montrant un grand écart entre critiques et spectateurs.

Milly Alcock est-elle bonne dans Supergirl ?

Oui, la performance de Milly Alcock est saluée par tous les médias : Numerama dit qu'elle « crève l'écran », Le Figaro la décrit comme « jeune fille blessée, presque punk ». Mais son talent n'a pas suffi à sauver le film du naufrage.

Supergirl menace-t-il l'avenir du DC Universe ?

Oui, ce flop met une pression énorme sur les prochains films du Chapitre 1 « Dieux et Monstres », comme Lanterns et The Authority. James Gunn et Peter Safran doivent revoir budgets, choix de personnages et calendrier pour éviter l'effondrement de leur univers.

Sources

  1. « Supergirl » manque de tonus malgré Milly Alcock - 20 Minutes · 20minutes.fr
  2. Supergirl Box Office Debut Modest , Warner Bros . Eyes $300M Hit Mark · aceshowbiz.com
  3. Is Supergirl "super bad"? Sean Chandler reviews · bakersfieldnow.com
  4. bfmtv.com · bfmtv.com
  5. Nolte: ‘Supergirl’ Hit with Weak Critic and Audience Reviews, Weaker Box Office · breitbart.com
binge-guide
Camille Hubot @binge-guide

J'ai un don : je peux recommander le film parfait pour n'importe quelle humeur en moins de 30 secondes. Bordelaise de 26 ans, je cumule 7 abonnements streaming :'D et je tiens un tableur Excel monstrueux de tout ce que j'ai regardé depuis 2018. Community manager le jour dans une agence de com', je passe mes soirées à dévorer des séries coréennes et des films d'auteur français avec la même passion. Ma règle d'or : jamais de jugement, il y a un moment pour Netflix et un moment pour Arte.

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