Le 26 juin 2026, Kara Zor-El débarque sur grand écran dans une adaptation qui promettait de réinventer le mythe de la cousine de Superman. Après des mois d’attente et une campagne marketing ambitieuse, Supergirl de Craig Gillespie est enfin sorti en salles. Mais les résultats sont contrastés : le film suscite un vif débat entre une critique sévère et un public conquis, tandis que le box-office déçoit les attentes de Warner Bros. Entre space opera sombre et performance saluée de Milly Alcock, ce deuxième volet du DCU de James Gunn interroge l’avenir de l’univers étendu.
Le test décisif de James Gunn : pourquoi le DCU joue son avenir sur Supergirl (2026)

Le pari était audacieux. Supergirl (2026) n’est pas un film isolé : c’est le deuxième chapitre du DCU « Gods and Monsters » de James Gunn, lancé en juillet 2025 avec Superman. Après l’ère Snyder, marquée par des résultats inégaux, et l’échec commercial cuisant du Joker 2 en 2024, l’univers DC avait besoin d’un double succès — critique ET commercial — pour convaincre Hollywood et le public de sa viabilité.
Le choix du matériau source en dit long sur l’ambition. Plutôt que d’adapter une origin story classique, Gunn et son équipe ont puisé dans Supergirl: Woman of Tomorrow, le run de Tom King et Bilquis Evely publié entre 2021 et 2022. Cette série, saluée par la critique, propose une Kara Zor-El radicalement différente de celle des séries CW : plus âgée, plus dure, marquée par le trauma. Dans une interview à Empire, Milly Alcock explique que la lecture du comics lui a fait comprendre ce que James Gunn voulait : « quelque chose de très différent et d’inattendu ».
Le pari est d’autant plus risqué que le DCU n’a pas droit à l’erreur. Les précédentes tentatives de relance — The Suicide Squad en 2021, Black Adam en 2022, The Flash en 2023 — ont toutes déçu au box-office malgré des qualités variables. Supergirl devait prouver que la nouvelle direction artistique, plus adulte et plus auteuriste, pouvait séduire le grand public.

De la page de Tom King à l’écran de Craig Gillespie : la promesse d’un space opera
L’adaptation de Woman of Tomorrow n’est pas une transposition littérale. Tom King et Bilquis Evely avaient construit une histoire de vengeance et de trauma en trois actes, un format que le film reprend mais en l’adaptant aux codes du cinéma. James Gunn promettait une « grande épopée de science-fiction », et Craig Gillespie, réalisateur de I, Tonya et Cruella, semble un choix à contre-emploi pour du super-héros.
Gillespie confie à Empire avoir été séduit par le scénario parce qu’il aimait « le premier Iron Man : imparfait, complexe et conflictuel ». Cette référence n’est pas anodine : elle suggère un film qui assume ses zones d’ombre, loin du lissage habituel des blockbusters. Le ton est plus sombre, la Kryptonite omniprésente, la destruction d’Argo City montrée sans fard. Les flashbacks sur Krypton, confirmés par James Gunn dans une interview à Bleeding Cool, ancrent le récit dans un trauma originel.
Le film s’ouvre sur la destruction de Krypton, vue à travers les yeux de Kara enfant. Huit ans plus tard, dans Argo City, la Kryptonite empoisonne les habitants. Après la mort d’Alura, Zor-El envoie Kara et son chien Krypto sur Terre. Mais le voyage ne se passe pas comme prévu : Kara arrive des années après Superman, plus âgée que lui en apparence, et doit composer avec un monde qui a déjà son héros.

Milly Alcock : une révélation auditionnée depuis l’Australie pour sauver Krypton
Le casting de Milly Alcock est l’une des belles histoires de ce film. Révélée par House of the Dragon, l’actrice australienne a envoyé une cassette d’audition depuis son pays natal. Dans un entretien fleuve pour Variety (mai 2026), elle raconte avoir écouté « This Is the Day » le matin du test et ressenti une certitude inexplicable. Elle a été choisie.
Sa préparation a été intense : deux mois d’entraînement aux studios Leavesden, avec des séances matinales suivies de deux heures de cascades par jour. Alcock, qui partait de zéro en matière de cascades, a dû apprendre les chorégraphies de combat aérien et les atterrissages. Sa doublure, Mickey Facchinello, est selon elle « la véritable Supergirl ».
Mais c’est surtout la dimension psychologique du rôle qui a marqué l’actrice. Dans Empire, elle décrit Kara comme « une survivante d’un trauma au sens le plus pur ». Le parallèle avec un survivant de catastrophe est assumé : Kara a vu sa planète exploser, sa mère mourir, et elle arrive sur Terre avec un bagage émotionnel que Superman n’a jamais eu. Cette fragilité, cette colère rentrée, Alcock les incarne avec une intensité que les premières critiques saluent unanimement.

Milly Alcock en Supergirl, le tournage écossais et les 170 millions du pari DC
Le film s’ancre dans une réalité de production impressionnante. Supergirl a été tourné entre janvier et mai 2025 aux Warner Bros. Studios Leavesden, dans la banlieue de Londres, ainsi qu’en Écosse pour les extérieurs. Le budget net oscille entre 170 et 186 millions de dollars, un montant standard pour un blockbuster DC mais qui place le film sous une pression commerciale énorme.
La sortie française a été repoussée : initialement prévue le 24 juin 2026, elle a été décalée au 1er juillet 2026, soit cinq jours après la date américaine du 26 juin. Une avant-première parisienne a eu lieu le lundi 29 juin 2026, attirant les fans et les médias. Le film dure 1h50, un format resserré pour un space opera, ce qui suggère un montage nerveux.
L’ambition de James Gunn est claire : ancrer le DCU dans le réel et la grande échelle. Les décors écossais, les effets pratiques, les animatroniques — tout est fait pour donner une texture tangible à ce monde de super-héros. Mais à quel prix ?

Krypto, Lobo et Krem : les alliés et l’ennemi qui façonnent le voyage de Kara
Le casting de Supergirl est l’un de ses atouts majeurs. Matthias Schoenaerts incarne Krem of the Yellow Hills, l’antagoniste principal qui empoisonne Krypto, le chien de Kara. C’est cet acte qui déclenche la quête vengeresse de l’héroïne. Schoenaerts apporte une gravité et une menace physique qui contrastent avec le ton parfois plus léger des autres personnages.
Jason Momoa, dans le rôle de Lobo, est décrit par les critiques comme un « standout » qui vole chaque scène où il apparaît. Le bounty hunter extraterrestre, avec son humour cynique et sa violence décomplexée, apporte une respiration bienvenue dans un film par ailleurs assez sombre. Les rumeurs, rapportées par la page Wikipédia anglaise, suggèrent que le rôle de Lobo pourrait être développé dans les prochains films du DCU, peut-être même dans un spin-off.
Le super-chien Krypto mérite une mention spéciale. Plutôt que d’utiliser un CGI complet, l’équipe a opté pour un animatronique, ce qui a obligé Milly Alcock à jouer avec un objet physique plutôt qu’avec une boule verte. Cette contrainte technique donne aux scènes avec Krypto une authenticité rare, même si certains effets numériques ont été ajoutés en post-production.
David Corenswet reprend son rôle de Superman dans une apparition clé, créant un pont entre les deux premiers films du DCU. Sa présence, bien que brève, ancre Supergirl dans un univers partagé et prépare les spectateurs au prochain chapitre : Superman: Man of Tomorrow, attendu en 2027.

Pourquoi la France a dû attendre le 1er juillet 2026 pour voir Supergirl
Le décalage de la sortie française a suscité quelques frustrations chez les fans. Initialement programmée le 24 juin 2026, la date a été repoussée d’une semaine, au 1er juillet. Les raisons précises n’ont pas été officiellement communiquées, mais plusieurs hypothèses circulent : stratégie marketing, optimisation du calendrier estival, ou simple logistique de distribution.
Quoi qu’il en soit, l’avant-première parisienne du 29 juin a été un moment d’enthousiasme. Les fans français, bien que contraints d’attendre, ont réservé un accueil chaleureux au film. Sur les réseaux sociaux, les premiers retours étaient positifs, contrastant avec la sévérité de certains critiques américains.
Ce décalage n’est pas sans rappeler les difficultés de distribution que connaît parfois le cinéma de genre en France. Mais il témoigne aussi de l’importance du marché français pour Warner Bros : le studio a pris soin d’organiser une avant-première, signe que le pays reste un enjeu commercial majeur.
38 millions de dollars et des critiques en berne : le box-office douloureux de Supergirl
Le week-end d’ouverture américain a été un choc. Supergirl a rapporté 38 millions de dollars, un chiffre très en deçà des prévisions initiales qui tablaient sur 50 à 60 millions. Variety, Deadline, Forbes : tous les médias ont titré sur un « crash », un « tank », un « fiasco ». Le film a immédiatement été qualifié de « box-office catastrophe » par The Guardian, qui y voit une crise pour le DCU naissant.
Le budget net de 170 à 186 millions de dollars, auquel s’ajoutent les frais de marketing (estimés à 80-100 millions), signifie que le film doit rapporter au moins 500 millions de dollars dans le monde pour être rentable. Un objectif qui semble désormais hors de portée. Au 28 juin 2026, le cumul mondial n’était que de 117 millions de dollars.
Pour comprendre l’ampleur du désastre, il faut regarder les chiffres en contexte. Toy Story 5, sorti deux semaines plus tôt, a engrangé 70 millions de dollars lors de son deuxième week-end — presque le double de l’ouverture de Supergirl. Le public a choisi son camp, et ce n’est pas celui de Kara Zor-El.

Le week-end d’ouverture qui fait mal : comment Toy Story 5 a écrasé la concurrence
Le chiffre de 38 millions de dollars d’ouverture est d’autant plus préoccupant qu’il inclut les avant-premières du jeudi soir. En excluant ces séances, le week-end pur tombe à environ 32 millions. Le score PostTrak est très bas : 52 % de recommandation définitive pour un blockbuster estival, un signe clair que le bouche-à-oreille sera difficile.
La comparaison avec Toy Story 5 est impitoyable. Le film d’animation Pixar, pourtant dans sa deuxième semaine, a attiré un public familial que Supergirl n’a pas réussi à capter. Les jeunes adultes, cible principale du film DC, étaient sans doute partagés entre plusieurs sorties. Mais le constat est sans appel : le public n’a pas répondu présent.
Les causes sont multiples. Le ton sombre du film a peut-être rebuté les familles. La concurrence de Toy Story 5 a siphonné une partie du public. Et surtout, la marque « Supergirl » n’a pas la puissance d’attraction de Superman ou Batman. Malgré le talent de Milly Alcock, le personnage reste moins connu du grand public.
170 millions de budget vs 38 millions d’ouverture : le calcul qui inquiète Warner Bros
L’équation économique est simple et brutale. Avec un budget net de 170 à 186 millions de dollars, et des recettes mondiales estimées entre 68 et 75 millions de dollars pour le premier week-end, le film est un échec commercial quasi certain. Forbes titre sur un « crash », Deadline explique pourquoi le film n’a pas trouvé son public.
Les conséquences sont multiples. D’abord, les bonus des équipes sont compromis. Ensuite, le greenlight des prochains films du DCU pourrait être remis en question. Superman: Man of Tomorrow, attendu en 2027 avec David Corenswet et Adria Arjona, voit la pression monter d’un cran. Si le deuxième film de l’ère Gunn échoue, le troisième sera scruté avec une attention encore plus grande.
Mais il y a pire : le DCU dans son ensemble pourrait pâtir de cet échec. Les investisseurs, les partenaires, les salles de cinéma : tous regardent les chiffres. Un échec commercial retentissant peut fragiliser toute une franchise, comme l’a montré l’exemple du DCEU après Justice League en 2017.
58 % contre 77 % : pourquoi le public et la critique ne sont pas d’accord sur Supergirl
L’un des aspects les plus intéressants de la réception de Supergirl est le fossé entre critiques et public. Sur Rotten Tomatoes, le film obtient 58 % d’avis positifs de la part des critiques, avec un score Metacritic de 49/100. Mais le public, via le Popcornmeter, lui accorde 77 % d’avis favorables.
Ce décalage n’est pas nouveau dans le cinéma de super-héros. Batman v Superman (2016) avait connu un écart similaire, tout comme Suicide Squad (2016). Mais dans le cas de Supergirl, l’écart est particulièrement marqué : les critiques descendent le film, le public le défend.
Comment expliquer ce phénomène ? Plusieurs facteurs entrent en jeu. Les critiques, qui voient des centaines de films par an, sont peut-être plus sensibles aux défauts de scénario et de rythme. Le public, lui, vient chercher une expérience émotionnelle et un divertissement. Si le film fonctionne sur ce plan, il peut pardonner des faiblesses narratives.

Un scénario jugé trop sombre : le reproche unanime des critiques américains
Le consensus critique est clair : la performance de Milly Alcock est saluée, mais le scénario est jugé faible, le ton trop sombre, la narration lourde. Variety parle d’un scénario « numbingly flat » (d’une platitude engourdissante). The Hollywood Reporter déplore un « manque de profondeur émotionnelle ». Deadline qualifie la tonalité de « relentlessly dark » (implacablement sombre).
Le problème semble être la structure du récit. Le film, qui adapte Woman of Tomorrow, suit Kara dans une quête de vengeance à travers la galaxie. Mais les critiques estiment que cette structure, qui fonctionnait dans le comics, ne se traduit pas bien à l’écran. Les scènes d’action sont jugées inégales, et le rythme du film, trop lent pour un blockbuster estival.
Le score Metacritic de 49/100 est éloquent. C’est l’un des plus bas pour un film DC récent, à égalité avec The Flash (2023) et Black Adam (2022). Les critiques n’ont pas été tendres, et le consensus RT n’était même pas encore publié au moment des premières réactions.
La performance de Milly Alcock sauve-t-elle le film ? Le public dit oui
Face à ce tableau critique sévère, le public oppose un démenti cinglant. Avec 77 % d’avis favorables sur le Popcornmeter de Rotten Tomatoes, les spectateurs sont bien plus indulgents. Milly Alcock est qualifiée de « superb » et « standout » dans les commentaires. Lobo de Jason Momoa est un succès populaire, et le film est souvent décrit comme un « guilty pleasure » assumé.
Le public plus jeune, fan de House of the Dragon, est au rendez-vous. Alcock, qui a marqué les esprits dans le rôle de Rhaenyra Targaryen jeune, apporte une fanbase déjà constituée. Les spectateurs de 18 à 25 ans, cible principale du film, semblent apprécier le ton plus adulte et la complexité du personnage.
Mais ce soutien populaire suffira-t-il à sauver le film commercialement ? Rien n’est moins sûr. Le bouche-à-oreille positif, s’il se confirme, pourrait donner une seconde vie à Supergirl sur les plateformes de streaming. Netflix, Max, Prime Video : le film pourrait trouver son public en SVOD, ce qui serait crucial pour le pilier « Séries TV » du public cible.
Kryptonite pour le DCU ? Les conséquences d’un démarrage raté pour Warner Bros
L’échec commercial de Supergirl n’est pas un incident isolé. C’est un signal fort envoyé à Hollywood et à James Gunn. Le deuxième film du DCU démarre mal, et les conséquences pourraient être durables.
Warner Bros doit maintenant décider de la marche à suivre. Faut-il maintenir le cap, en misant sur la qualité artistique et la patience du public ? Ou faut-il revoir la copie, en privilégiant des films plus consensuels et plus rentables ?
La réponse n’est pas simple. D’un côté, les films de James Gunn — The Suicide Squad, Peacemaker — ont montré qu’une approche auteuriste pouvait séduire la critique et une partie du public. De l’autre, les échecs commerciaux successifs du DCU (Black Adam, The Flash, Supergirl) suggèrent que le grand public n’est pas au rendez-vous.
Superman : Man of Tomorrow en danger ? L’effet domino d’un échec commercial
Le prochain film du DCU, Superman: Man of Tomorrow, est attendu pour 2027 avec David Corenswet dans le rôle de Clark Kent et Adria Arjona dans un rôle encore non précisé. Mais l’échec de Supergirl pourrait compromettre son budget ou sa date de sortie.
Les franchises interconnectées comme le DCU sont vulnérables aux effets domino. Un échec commercial peut entraîner des coupes budgétaires, des retards, voire des annulations de projets. Variety analyse cet effet domino dans un article récent, pointant du doigt la pression qui pèse désormais sur les épaules de James Gunn.
David Corenswet, qui a impressionné dans Superman (2025), voit la pression monter. Son film doit être un succès pour rassurer les investisseurs et les partenaires. Adria Arjona, qui rejoint le casting, doit choisir son projet avec soin.
Les leçons à tirer pour l’ère Gunn : peut-on réconcilier auteur et blockbuster ?
James Gunn veut des films avec une patte, une signature. Craig Gillespie, malgré le résultat décevant, a apporté sa sensibilité. Mais le « cinéma d’auteur » dans le super-héros fonctionne-t-il vraiment ?
Les exemples contradictoires abondent. The Suicide Squad (2021) a été un succès critique mais un bide au box-office (168 millions de dollars dans le monde pour un budget de 185 millions). The Batman (2022) de Matt Reeves, en revanche, a été un succès critique ET commercial (770 millions de dollars dans le monde). La différence ? The Batman était un film noir, sombre, mais avec un récit resserré et un personnage que le public connaît.
Supergirl montre les limites du space opera sombre pour le grand public. Le public veut peut-être du super-héros, mais il veut aussi des personnages auxquels il peut s’identifier, des histoires qu’il peut suivre, et une tonalité qui ne soit pas constamment pesante.
Le DCU doit-il revoir sa copie ? La réponse est nuancée. Il ne s’agit pas de renoncer à l’ambition artistique, mais de trouver le bon équilibre entre auteur et blockbuster. Supergirl est un échec commercial, mais il offre des leçons précieuses.
Conclusion : Supergirl 2026, un avertissement pour le DCU plutôt qu’une condamnation
Il serait tentant de voir dans Supergirl un échec définitif, la preuve que le DCU est mort-né. Mais ce serait une erreur. Le film n’est pas un navet : Milly Alcock est une Supergirl convaincante, et le public l’a adoptée. C’est un échec commercial, pas artistique.
Le signal envoyé à Hollywood est plus nuancé. Le public est peut-être fatigué du super-héros formaté, mais pas des personnages forts. Kara Zor-El, avec son trauma, sa colère, sa vulnérabilité, a touché une corde sensible chez ceux qui ont vu le film. Le problème n’est pas le personnage, c’est le film qui l’entoure.
Supergirl survivra-t-il sur le streaming ? C’est probable. Le public cible, les 18-25 ans, regarde de plus en plus les films en SVOD. Max, Netflix, Prime Video : les plateformes pourraient offrir une seconde vie à ce film qui n’a pas trouvé son public en salles.
L’avenir du DCU ne se joue pas sur un seul échec, mais sur la capacité à apprendre de celui-ci. James Gunn a construit un univers cohérent, avec des personnages forts et une direction artistique claire. Il lui reste à trouver la formule parfaite entre héritage et renouveau, entre auteur et blockbuster, entre sombre et lumineux.
Supergirl est un avertissement, pas une condamnation. Le DCU peut encore s’en relever.