Milly Alcock en portrait rapproché.
Cinéma

Supergirl DC film : le fiasco à 100 millions de dollars qui ébranle l’univers DC

Le film « Supergirl » de James Gunn, basé sur l'univers DC, a déçu au box-office avec 37 millions de dollars d'ouverture, menaçant Warner Bros. d'une perte de 100 millions.

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Le nouveau Supergirl DC Film devait être le deuxième pilier du DCU de James Gunn, le spin-off logique après le triomphe de Superman en 2025. C’est finalement un crash retentissant. Avec un démarrage historiquement bas de 37,1 millions de dollars aux États-Unis, le long-métrage porté par Milly Alcock s’annonce comme la plus lourde perte financière de l’histoire des adaptations DC au cinéma. Warner Bros. s’apprête à essuyer un trou d’au moins 100 millions de dollars. Comment un projet aussi attendu a-t-il pu dérailler à ce point ? Plongée dans les chiffres, les erreurs stratégiques et les conséquences d’un échec qui rebat les cartes du DCU.

Milly Alcock en portrait rapproché.
Milly Alcock en portrait rapproché. — (source)

Un démarrage sous les 38 millions : Supergirl rate son envol au box-office

Les chiffres sont tombés comme un couperet le lundi 29 juin 2026. Le Supergirl DC Film n’a rapporté que 37,1 millions de dollars sur le territoire américain lors de son premier week-end d’exploitation, pour un total mondial de 62,6 millions. Des performances qui placent le film bien en dessous des projections les plus pessimistes, qui tablaient encore sur 50 millions de dollars il y a quelques semaines.

37 millions de dollars : une ouverture historique… dans le mauvais sens

Selon les données compilées par Variety et reprises par Les Inrocks, le long-métrage réalisé par Craig Gillespie n’a généré que 13 millions de dollars lors de son premier jour, dont 7,8 millions lors des avant-premières du jeudi soir. Le film est sorti dans 3 602 salles aux États-Unis et sera disponible en France à partir du mercredi 1er juillet 2026, uniquement au cinéma.

Milly Alcock et Steve Toussaint lors d'un panel à la German Comic Con Dortmund en décembre 2022.
Milly Alcock et Steve Toussaint lors d'un panel à la German Comic Con Dortmund en décembre 2022. — German Comic Con / CC BY 3.0 / (source)

Ces 37,1 millions de dollars représentent le plus faible démarrage pour un film DC depuis Jonah Hex en 2010, qui avait ouvert à 5,3 millions — un autre niveau d’échec, certes, mais le symbole est douloureux. C’est également la première fois depuis quinze ans qu’un film estampillé DC ne parvient pas à prendre la première place du box-office américain lors de son week-end de lancement.

Pire que The Marvels : le triste record de la cousine de Superman

La comparaison avec les autres échecs récents du genre est impitoyable. The Marvels (2023), pourtant considéré comme le plus gros bide du MCU, avait ouvert à 46,1 millions de dollars. Morbius (2022) culminait à 39 millions. Même The Flash (2023), qui avait enchaîné les polémiques, faisait mieux avec 55 millions de dollars.

Jeff Bock, analyste pour Exhibitor Relations cité par Variety, résume sobrement la situation : « Le film n’était tout simplement pas assez bon pour devenir un événement. » Une phrase qui en dit long sur le décalage entre les attentes du studio et la réalité d’un public devenu exigeant.

Le contraste est encore plus saisissant avec Superman (2025), le premier film du DCU, qui avait ouvert à 125 millions de dollars pour terminer sa carrière à 354 millions sur le sol américain et 618 millions dans le monde. L’écart est vertigineux : Supergirl a démarré à moins d’un tiers des performances de son cousin.

Milly Alcock en séance photo pour Schon Magazine.
Milly Alcock en séance photo pour Schon Magazine. — (source)

Un gouffre de 290 millions de dollars : l’analyse financière du fiasco Supergirl DC Comics

Au-delà du box-office décevant, ce sont les chiffres de la production et du marketing qui donnent le vertige. Le Supergirl DC Comics version 2026 cumule un budget de production et des frais de lancement qui dépassent les 290 millions de dollars. Un gouffre que les recettes actuelles ne permettront pas de combler.

Entre 170 et 186 millions de budget : une production sous haute tension

Les sources divergent légèrement sur le montant exact. Variety évoque un budget de production de 170 millions de dollars, tandis que Vulture le situe à 186 millions. Dans les deux cas, il s’agit d’un investissement colossal pour un spin-off, d’autant plus que le film a bénéficié de tournages en Angleterre et en Écosse, avec des décors ambitieux et des effets spéciaux nombreux.

À ce budget de production s’ajoutent 120 à 125 millions de dollars dépensés en marketing et communication. Campagnes d’affichage, spots télévisés, événements de lancement, tournée promotionnelle de Milly Alcock : Warner Bros. a mis le paquet pour tenter de transformer ce film en événement planétaire. Le coût total atteint donc 290 à 311 millions de dollars.

Milly Alcock lors d'une apparition promotionnelle.
Milly Alcock lors d'une apparition promotionnelle. — (source)

Warner Bros. face à une perte sèche de 100 millions de dollars

Les projections de recettes finales sont alarmantes. Selon Variety, Supergirl devrait terminer sa carrière autour de 100 millions de dollars aux États-Unis et 200 millions dans le monde. Un total bien trop faible pour rentabiliser l’investissement.

La perte nette pour Warner Bros. est estimée entre 80 et 125 millions de dollars. BFMTV parle d’une perte de 80 à 120 millions, Vulture évoque 85 à 125 millions. Dans tous les cas, le film devient le plus gros échec financier de l’histoire de DC au cinéma, surpassant même The Flash qui avait perdu environ 150 millions de dollars en 2023.

Pour mémoire, Superman (2025) avait rapporté 618 millions de dollars dans le monde pour un budget de production similaire. Le contraste illustre brutalement l’absence d’appétit du public pour ce spin-off.

De Superman à Supergirl : pourquoi le nouveau DCU a perdu son public

Comment expliquer un tel désamour ? Les analystes pointent plusieurs facteurs qui, combinés, ont transformé un lancement prometteur en désastre. Le Supergirl DC version 2026 cumule les erreurs stratégiques, créatives et contextuelles.

Le piège du second film : mettre Supergirl trop tôt dans la saga

Forbes, par la plume de Paul Tassi, souligne une erreur fondamentale : placer Supergirl comme deuxième film du DCU, immédiatement après Superman, était un pari risqué. Le public n’a pas eu le temps de s’attacher à ce nouveau monde avant d’être confronté à un spin-off centré sur un personnage secondaire.

La stratégie de Marvel, qui a patiemment construit son univers avec des films solo avant d’introduire des personnages secondaires, semble bien plus prudente. En mettant Supergirl sur le devant de la scène dès le deuxième film, James Gunn et Peter Safran ont brûlé les étapes. Le public n’a pas eu le temps de développer un lien émotionnel avec Kara Zor-El, contrairement à son cousin Kal-El qui bénéficiait déjà d’une longue tradition cinématographique.

Milly Alcock, interprète de Supergirl, dans un champ herbeux.
Milly Alcock, interprète de Supergirl, dans un champ herbeux. — (source)

Craig Gillespie et l’ombre de James Gunn : un ton qui n’a pas pris

Le réalisateur Craig Gillespie, connu pour Moi, Tonya et Cruella, n’avait jamais dirigé un blockbuster de super-héros. Selon Forbes, son film « ressemble souvent à une mauvaise imitation de James Gunn ». Le scénario d’Ana Nogueira, adapté du comic Supergirl: Woman of Tomorrow de Tom King et Bilquis Evely, propose une quête de vengeance sombre et violente qui a dérouté le public familial.

Le film suit Kara Zor-El dans une traversée de la galaxie pour venger Ruthye Marye Knoll, la dernière survivante d’une famille massacrée par le brigand Krem. Un pitch qui évoque davantage un western spatial qu’un film de super-héros classique. Les critiques ont salué l’ambition, mais le grand public n’a pas suivi.

Un été 2026 surchargé : la concurrence a eu la peau de Supergirl

Le contexte de sortie n’a pas arrangé les affaires du film. L’été 2026 est l’un des plus compétitifs de l’histoire du cinéma. Toy Story 5 dominait le box-office lors de la sortie de Supergirl, tandis que Super Mario Galaxy Movie dépassait déjà le milliard de dollars de recettes. À venir : Spider-Man: Brand New Day, Vaiana en prise de vues réelles et L’Odyssée.

Dans ce paysage surchargé, un film au bouche-à-oreille mitigé n’avait aucune chance de survivre. Les familles se sont tournées vers les franchises établies, laissant Supergirl aux spectateurs adultes et aux fans de comics, une audience trop restreinte pour amortir un budget de 170 millions.

Critiques et spectateurs : un consensus désastreux autour de Supergirl DC

Les chiffres du box-office ne mentent pas, mais les scores d’audience et de critique confirment l’ampleur du désastre. Le Supergirl DCU version 2026 cumule les mauvaises notes, condamnant le film dès sa première semaine.

Score Rotten Tomatoes à 56 % : une critique aux abonnés absents

Selon Forbes, le film affiche un score de 56 % sur Rotten Tomatoes, ce qui lui vaut la certification « rotten » (pourri). Les critiques reprochent à Craig Gillespie une réalisation sans âme et un scénario confus. Le Washington Post évoque « un film qui ne sait pas s’il veut être un space opera, un thriller de vengeance ou une comédie de super-héros ». The Guardian parle d’« un ratage ambitieux mais finalement vide ».

Le score est d’autant plus préoccupant que Superman (2025) avait obtenu 83 % sur le même agrégateur, avec un ton pourtant proche. Le public a sanctionné ce qu’il perçoit comme une pâle copie.

Milly Alcock posant pour un portrait.
Milly Alcock posant pour un portrait. — (source)

Un CinemaScore B- : la sanction immédiate du public américain

Le CinemaScore, qui mesure la réaction du public le jour de la sortie, est encore plus cruel. Supergirl obtient un B-, le troisième plus mauvais score pour un film DC au XXIe siècle, derrière Jonah Hex (C+) et Joker: Folie à Deux (D). À titre de comparaison, la majorité des blockbusters de super-héros obtiennent un A- ou un A.

Les données démographiques du public d’ouverture, rapportées par Vulture, sont éloquentes : 59 % d’hommes, 65 % de plus de 25 ans. Le film n’a pas attiré les familles ni les jeunes spectateurs, pourtant cibles prioritaires des studios. Le bouche-à-oreille, déjà toxique, ne fera qu’empirer les choses dans les semaines à venir.

Supergirl DCU : Warner Bros. face au désastre tente de rassurer

Face à ce naufrage, DC Studios a tenté de minimiser l’impact. Mais les déclarations officielles peinent à convaincre. L’avenir du Supergirl DCU et de la stratégie « Gods and Monsters » est désormais en question.

Peter Safran : « Ce n’est qu’un élément d’une stratégie plus large »

Dans une déclaration au New York Times rapportée par Écran Large et Journal du Geek, le co-PDG de DC Studios Peter Safran a tenté de rassurer : « Bien que Supergirl n’ait pas répondu à nos attentes au box-office, il ne s’agit que d’un élément d’une stratégie plus large et à long terme de DC Studios, dans laquelle nous avons toujours confiance. »

Un discours qui sent la communication de crise. Safran rappelle que le prochain film du DCU, Clayface, prévu pour l’automne 2026, n’a coûté que 45 millions de dollars — un budget modeste qui limite les risques. Mais cette prudence affichée contraste avec l’ambition démesurée du projet Supergirl.

Le DCU peut-il survivre à ce camouflet ? Les précédents de l’ère Snyder

L’histoire récente de DC au cinéma est jalonnée d’échecs retentissants. Batman v Superman (2016) avait divisé le public malgré un démarrage solide. Justice League (2017) avait été un désastre artistique et financier. Mais jamais un film n’avait perdu autant d’argent dès son premier week-end.

Le précédent de Blanche-Neige (2025), le remake Disney qui avait coûté 170 millions de dollars et perdu une somme similaire, montre que le public ne pardonne plus les productions paresseuses ou mal calibrées. La différence, c’est que Disney pouvait encaisser le coup grâce à ses autres franchises. Pour Warner Bros., dont le DCU est censé être le moteur principal, la marge de manœuvre est plus étroite.

Milly Alcock : première victime ou future survivante du crash Supergirl ?

Au cœur de la tempête, l’actrice principale de 22 ans paie un lourd tribut. Révélée dans House of the Dragon, Milly Alcock portait sur ses épaules les espoirs du DCU. Son avenir dans le costume est désormais incertain.

De Rhaenyra à Kara Zor-El : une trajectoire hollywoodienne en dents de scie

Milly Alcock avait été acclamée pour son interprétation de la jeune Rhaenyra Targaryen dans la série préquelle de Game of Thrones. Son casting en janvier 2024 pour incarner Supergirl avait été salué comme un choix audacieux et prometteur. Elle devait faire ses débuts dans Superman (2025) avant de porter son propre film.

Mais à 22 ans, porter un blockbuster à 170 millions de dollars est une pression immense. Dans une interview récente, l’actrice confiait sa peur de décevoir les fans et de ne pas être à la hauteur. Un article de notre site revient en détail sur les angoisses de Milly Alcock à 22 ans après House of the Dragon.

Un avenir en suspens dans le DCU : l’actrice sera-t-elle reconduite ?

L’histoire de Sasha Calle, qui incarnait Supergirl dans The Flash (2023) avant d’être remplacée par Milly Alcock dans le DCU, montre que les studios n’hésitent pas à changer d’actrice après un échec. Pourtant, les critiques sur la performance d’Alcock sont plutôt bonnes. C’est le film autour d’elle qui a déçu, pas son interprétation.

Reste à savoir si James Gunn et Peter Safran lui donneront une seconde chance. Le personnage de Supergirl est prévu pour apparaître dans les prochains films du DCU, notamment dans un éventuel Justice League ou un Superman 2. Mais après un tel fiasco, rien n’est moins sûr.

Conclusion : Supergirl, le crash test qui rebat les cartes du DCU de James Gunn

Le fiasco de Supergirl n’est pas seulement un échec commercial. C’est un crash test brutal pour la stratégie « Gods and Monsters » de James Gunn. Il expose les risques d’un spin-off précipité, d’une vision créative mal alignée avec le public et d’une concurrence estivale impitoyable.

L’équilibre budgétaire du « Gods and Monsters » remis en question

Avec une perte projetée de 100 millions de dollars, Warner Bros. va devoir revoir sa copie. Les prochains blockbusters du DCU, comme The Authority ou The Brave and the Bold, seront scrutés de près. Le studio pourrait être tenté de recentrer sa production sur des films à budget modéré, à l’image de Clayface (45 millions) ou de Swamp Thing, annoncé comme un film d’horreur à petit budget.

La question centrale est désormais celle du rythme. Faut-il continuer à sortir un ou deux films DC par an, ou au contraire ralentir pour mieux les calibrer ? L’échec de Supergirl suggère que la précipitation ne paie pas.

Un avertissement pour l’industrie : le public ne pardonne plus les spin-offs paresseux

Supergirl démontre une nouvelle règle du jeu hollywoodien : sans un véritable événement créatif ou une attente organique du public, un budget à 200 millions de dollars n’est plus remboursable. Les temps où un nom de super-héros suffisait à remplir les salles sont révolus.

Le film restera dans l’histoire comme le plus gros flop de l’univers DC, un cas d’école sur les dangers du « universe building » précipité. Pour James Gunn, l’heure est à l’introspection. Pour Warner Bros., c’est un signal d’alarme qui pourrait bien redessiner l’avenir du cinéma de super-héros.

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Questions fréquentes

Quel est le budget du film Supergirl DC ?

Le budget de production du film Supergirl est estimé entre 170 et 186 millions de dollars, auquel s'ajoutent 120 à 125 millions de dollars en marketing, pour un coût total d'environ 290 à 311 millions de dollars.

Pourquoi le film Supergirl a-t-il échoué au box-office ?

L'échec s'explique par plusieurs facteurs : un spin-off jugé trop précoce après Superman, un ton sombre et violent qui a dérouté le public familial, et une concurrence estivale très rude avec des films comme Toy Story 5.

Quel score Rotten Tomatoes a obtenu Supergirl ?

Le film Supergirl a obtenu un score de 56 % sur Rotten Tomatoes, ce qui lui vaut la certification « rotten » (pourri). Les critiques ont notamment reproché une réalisation sans âme et un scénario confus.

Combien de pertes financières pour Warner Bros. avec Supergirl ?

Warner Bros. s'apprête à essuyer une perte nette estimée entre 80 et 125 millions de dollars, ce qui fait de Supergirl le plus gros échec financier de l'histoire des adaptations DC au cinéma.

Milly Alcock va-t-elle rester dans le DCU après Supergirl ?

L'avenir de Milly Alcock dans le DCU est incertain. Bien que sa performance soit plutôt bien accueillie, l'échec du film pourrait pousser les studios à changer d'actrice, comme cela avait été fait avec Sasha Calle après The Flash.

Sources

  1. Supergirl (2026 film) - Wikipedia · en.wikipedia.org
  2. "Supergirl" manque son décollage, un super-échec qui pourrait coûter 100 millions de dollars à Warner Bros. · bfmtv.com
  3. /tv/ - Supergirl loses 125 million at box office - Television & Film - 4chan · boards.4chan.org
  4. Le méga-bide Supergirl : le studio reconnaît déjà que c'est un échec, mais veut nous rassurer · ecranlarge.com
  5. forbes.com · forbes.com
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Vincent Charbot @retro-screen

Je suis nostalgique et je l'assume. Né à la mauvaise époque, j'aurais dû grandir dans les années 80. Projectionniste dans un cinéma de répertoire à Nice, je vis entouré de films que la plupart des gens n'ont jamais vus. Je compare les remakes aux originaux (spoiler : l'original gagne souvent), je redécouvre des classiques oubliés, et je collectionne les VHS. Le générique de Retour vers le Futur me donne encore des frissons.

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