Siège social de TotalEnergies à La Défense, immeuble moderne en verre et acier, ciel nuageux, façade imposante, reflets métalliques
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TotalEnergies ne fuira pas Dubaï : démystifier la menace de délocalisation fiscale

La menace de délocalisation fiscale du CAC 40 est un mythe : entre les règles internationales, l'ancrage économique et les vrais mécanismes d'optimisation via la Suisse, TotalEnergies et LVMH n'ont aucun intérêt à fuir. Découvrez pourquoi.

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Tu as sûrement déjà entendu ce discours : « Si on augmente les impôts des entreprises, elles vont toutes partir à l’étranger. » C’est l’argument massue que brandissent dirigeants du CAC 40 et oppositions politiques chaque fois qu’une taxe sur les superprofits est évoquée. Mais cette menace est-elle vraiment crédible ? Pas du tout, répond Reuven Avi-Yonah, professeur de droit fiscal à l’Université du Michigan, dans une tribune publiée par Le Monde le 9 juin 2026. Sa démonstration est implacable : l’idée que TotalEnergies ou LVMH plieraient bagage pour éviter l’impôt français relève plus du chantage politique que de la réalité économique. Plongeons dans les vrais rouages de cette affaire.

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La tribune d’Avi-Yonah qui démonte le chantage à la délocalisation

Le débat fiscal français connaît un regain de tension depuis 2025. Entre les propositions de hausse de l’impôt sur les sociétés (IS), la taxation des superprofits et les déclarations enflammées de certains patrons, le spectre de l’exil du CAC 40 est agité comme un épouvantail à chaque discussion parlementaire. C’est dans ce contexte que la tribune de Reuven Avi-Yonah, publiée le 9 juin 2026, tombe comme un pavé dans la mare.

« Aucune entreprise sérieuse ne quitte son pays juste pour une taxe » (Avi-Yonah)

Reuven Avi-Yonah n’est pas un inconnu. Professeur à l’Université du Michigan, il est l’un des plus grands spécialistes mondiaux de la fiscalité internationale des entreprises. Dans sa tribune, il s’attaque frontalement à l’argument selon lequel une taxe sur les superprofits provoquerait un exode des grandes entreprises françaises. Sa thèse centrale est simple : les règles fiscales internationales modernes rendent ce scénario quasiment impossible.

Avi-Yonah rappelle que les États-Unis appliquent depuis 2017 des mécanismes comme le GILTI (Global Intangible Low-Taxed Income) et le FDII (Foreign-Derived Intangible Income), qui permettent de taxer les bénéfices des multinationales américaines où qu’ils soient réalisés dans le monde. Le Pilier 2 de l’OCDE, adopté par plus de 140 pays, va dans le même sens : un taux minimum d’imposition de 15 % pour les groupes réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires. En clair, même si une entreprise délocalisait son siège social à Dubaï ou aux Bermudes, ses bénéfices seraient de toute façon rattrapés par le fisc français ou par les mécanismes internationaux.

Pour un public jeune souvent exposé au discours « Les boîtes vont toutes se casser à l’étranger », le contre-argument d’Avi-Yonah est imparable : aucune entreprise sérieuse ne prend le risque colossal d’un déménagement fiscal pour économiser quelques points d’impôt, surtout quand les règles du jeu mondial se resserrent.

Le retour de la menace dans le débat politique français (2025-2026)

La tribune d’Avi-Yonah n’arrive pas par hasard. Depuis janvier 2025, le spectre de la délocalisation est agité de manière récurrente dans le débat public. Bernard Arnault, PDG de LVMH, a lui-même menacé de délocaliser aux États-Unis dans une interview à L’Usine Nouvelle en janvier 2025, dénonçant une « taxation du made in France ». Les oppositions de droite et d’extrême droite relaient régulièrement cet argument pour s’opposer à toute hausse de l’IS. Le Medef, de son côté, multiplie les mises en garde sur les risques de fuite des capitaux.

Mais à y regarder de près, ce discours revient comme un boomerang à chaque crise fiscale. En 2022 déjà, quand les superprofits de TotalEnergies atteignaient 17,7 milliards d’euros au premier semestre, la menace d’un départ était brandie. Elle n’a jamais été suivie d’effet. La tribune d’Avi-Yonah tombe donc à pic pour clore une séquence politique récurrente : celle où l’on prend une menace non crédible pour une réalité économique.

Le vrai trou de la fiscalité de TotalEnergies n’est pas à l’étranger… mais en Suisse

Siège de Totsa à Genève, bâtiment bas en verre et béton, drapeau suisse flottant, quartier d'affaires calme, lumière d'après-midi
Siège de Totsa à Genève, bâtiment bas en verre et béton, drapeau suisse flottant, quartier d'affaires calme, lumière d'après-midi

Voilà le paradoxe central de cette affaire. TotalEnergies menace de partir pour éviter l’impôt français… mais le groupe ne paie déjà quasiment pas d’IS en France. L’enquête de Libération publiée le 28 mai 2026, appuyée par les travaux de l’Observatoire des multinationales, révèle un mécanisme bien plus subtil qu’une simple fuite vers Dubaï.

Comment Totsa, la filiale suisse, vide le portefeuille de Bercy

Le mécanisme s’appelle les prix de transfert. Imagine que tu vends ta voiture à ton pote pour 100 euros, alors qu’elle en vaut 10 000. Ton pote la revend au prix du marché et empoche la différence. C’est exactement ce que fait TotalEnergies avec sa filiale suisse Totsa.

Le groupe extrait du pétrole au Nigeria, au Brésil ou en mer du Nord. Au lieu de vendre ce pétrole directement sur le marché mondial, il le « revend » à Totsa à un prix artificiellement bas. C’est Totsa qui le revend ensuite au prix du marché et empoche la marge bénéficiaire. Cette marge est imposée en Suisse, où le taux effectif d’impôt sur les sociétés tourne autour de 12-14 %, bien loin des 25 % français. Libération a détaillé ce circuit dans son enquête : Totsa et Total Gas and Power Ltd captent une part massive des bénéfices du groupe, échappant ainsi à l’impôt français.

10,9 milliards de bénéfices, 0 euro d’IS : le bilan 2025 de TotalEnergies en France

Les chiffres donnent le vertige. En 2025, TotalEnergies a réalisé 10,9 milliards d’euros de profits dans le monde. Le groupe réalise pourtant 23 % de son chiffre d’affaires en France (stations-service, raffinage, gaz). Mais combien d’impôt sur les sociétés a-t-il versé en France cette année-là ? Zéro euro. 25 % de zéro, ça fait zéro.

Ce n’est pas une exception. Selon l’Observatoire des multinationales, TotalEnergies n’a payé aucun IS en France en 2019, 2020, 2021 et 2023. Même en 2022, année de profits records (17,7 milliards d’euros au premier semestre), sur un impôt théorique de 122 millions de dollars, seuls 19 millions ont été versés. Autrement dit, si TotalEnergies ne paie déjà rien en France, pourquoi menacer de partir ? La question mérite d’être posée.

La surtaxe LVMH : 7 % du CA, mais 40 % de l’impôt groupe (Arnault, Usine Nouvelle, janvier 2025)

Le cas LVMH est un contre-exemple parfait. Bernard Arnault a chiffré la surtaxe d’IS à 700-800 millions d’euros pour son groupe. Cette surtaxe porterait la part de la France dans l’IS total de LVMH à 40-45 %, alors que le pays ne représente que 7 % de ses ventes. LVMH paie donc massivement en France, contrairement à TotalEnergies.

C’est précisément pour cette raison que la menace d’Arnault est crédible… mais seulement comme outil de négociation. Si LVMH partait, qui achèterait ses sacs à Paris ? L’ancrage commercial et réputationnel de la marque est trop fort. La menace de janvier 2025 est un classique de la négociation fiscale, pas un vrai projet industriel. Comme le souligne Avi-Yonah, aucune entreprise sérieuse ne quitte son pays juste pour une taxe.

Les nouvelles règles du jeu mondial : pourquoi Dubaï n’est plus un refuge fiscal

Si les entreprises ne partent pas, ce n’est pas seulement par patriotisme. C’est aussi que les règles internationales ont changé. Le monde d’après 2020 n’est plus celui des années 2000, où les paradis fiscaux étaient des trous noirs pour les bénéfices des multinationales. Aujourd’hui, les mécanismes de rattrapage sont nombreux.

Pilier 2, GILTI, FDII : le jargon de la fin des paradis fiscaux expliqué

Le Pilier 2 de l’OCDE impose un taux minimum effectif d’impôt sur les sociétés de 15 % pour tous les groupes réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, quel que soit le pays où ils déclarent leurs bénéfices. Concrètement, si une filiale de TotalEnergies en Suisse paie 12 % d’impôt, la France peut prélever un complément pour atteindre 15 %.

Les États-Unis vont encore plus loin avec le GILTI : le fisc américain taxe les filiales étrangères des multinationales américaines si elles paient moins de 10,5 % d’impôt. Avi-Yonah propose d’appliquer un système similaire en France. Traduit en langage clair : même si TotalEnergies mettait son siège social à Dubaï, les bénéfices réels seraient de toute façon rattrapés par Bercy ou par les mécanismes de l’OCDE. Le jeu n’en vaut tout simplement pas la chandelle.

Territoire vs résidence : l’obstacle juridique à la « fuite »

Nicolas Vergnet, professeur de droit public au Club des Juristes, a publié le 13 mai 2026 une analyse juridique détaillée de la question. Son constat est clair : le problème de la territorialité de l’impôt rend la délocalisation très complexe.

Une entreprise résidente française est imposable sur ses bénéfices mondiaux. Si elle déplace son siège social (donc sa résidence fiscale), elle ne devient taxable en France que sur ses bénéfices réalisés en France. Mais les règles anti-évitement (prix de transfert, établissement stable, substance économique) rendent ce transfert extrêmement coûteux et risqué juridiquement. Depuis les années 2010, le simple changement d’adresse du conseil d’administration ne suffit plus.

La jurisprudence récente : quand le juge rattrape les sièges coquilles

Les tribunaux ne sont pas naïfs. Plusieurs décisions récentes (affaires McLeod Russel, Corfield, etc.) ont requalifié des sièges sociaux étrangers en établissements stables en France. Comment ? En regardant où se trouvait la substance réelle de l’entreprise : les décisions stratégiques, les employés clés, la direction effective.

Pour les 16-25 ans, c’est simple : le droit fiscal n’est pas idiot. Si le patron est à Paris et que la stratégie est décidée à La Défense, peu importe que le papier soit à Amsterdam ou à Dubaï. Le juge regarde la réalité, pas la façade.

Les vrais intérêts d’une « non-délocalisation » : business et politique main dans la main

Au-delà des contraintes juridiques, il y a des raisons positives qui ancrent les grands groupes en France. Des raisons qui pèsent bien plus lourd qu’une éventuelle économie d’impôt.

TotalEnergies à la COP30 : pourquoi Patrick Pouyanné ne lâchera jamais le giron français

En novembre 2025, la délégation officielle française à la conférence climat de Belém (COP30) incluait Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, et Jean-Pierre Clamadieu, président d’Engie. Symbiose totale entre l’État et le groupe. Avoir son siège en France, c’est avoir un accès privilégié aux ambassades, aux ministères, aux marchés publics (nucléaire, gaz, infrastructures).

Perdre ce statut de « champion national » coûterait bien plus cher qu’une taxe exceptionnelle. L’hypocrisie est d’ailleurs savoureuse : le même État qui envisage de taxer les superprofits défend le groupe dans les négociations internationales. TotalEnergies ne lâchera jamais ce confort diplomatique pour une économie d’impôt incertaine.

Le plafonnement des carburants : 500 millions $ de « goodwill » et d’ancrage local

Depuis février 2023, TotalEnergies plafonne volontairement ses prix dans ses 3 300 stations-service françaises : 1,99 euro le litre d’essence, 2,25 euros le gazole. Selon L’Opinion, le coût de ce geste est estimé entre 400 et 500 millions de dollars par an.

Pourquoi une entreprise qui menace de partir ferait-elle ce geste ? C’est un investissement dans sa licence sociale d’exploitation, un moyen de désamorcer la colère populaire et de justifier sa présence. Une entreprise qui aurait vraiment un pied-de-biche fiscal ne dépenserait pas cet argent. Le plafonnement des prix est la preuve que TotalEnergies tient à son ancrage français.

LVMH et le « made in France » : une rente de situation contre laquelle aucune fiscalité ne pèse

Les marques de luxe françaises tirent leur valeur de l’aura du pays : savoir-faire, héritage, tourisme. Quitter Paris pour Genève ou New York, ce serait perdre le prestige du « made in France ». Bernard Arnault le sait mieux que personne. Sa menace de janvier 2025 est un classique de la négociation fiscale, pas un vrai projet industriel.

Le coût réputationnel d’un départ serait immense pour une entreprise dont la marque est le premier actif. C’est d’ailleurs le même mécanisme que pour VLC : son fondateur menace de quitter la France à cause de Darmanin : la menace individuelle est crédible pour une petite structure, mais pour un groupe du CAC 40, l’ancrage est trop fort.

À qui profite le mythe de la « fuite des cerveaux fiscaux » ?

Si la menace de délocalisation est si peu crédible, pourquoi persiste-t-elle dans le débat public ? Parce qu’elle sert des intérêts bien précis.

Le bluff d’Arnault : pourquoi les États-Unis ne sont pas une option pour LVMH

La déclaration de Bernard Arnault en janvier 2025 est un cas d’école. Il chiffre la surtaxe, compare le poids du chiffre d’affaires France (7 %) à l’IS France (40-45 %), et laisse planer le doute. Mais le contexte américain rend l’option bien moins attrayante qu’il ne le prétend.

Les États-Unis, c’est des droits de douane, une instabilité politique chronique, une absence de protection sociale « gratuite », un coût du travail élevé dans les métiers du luxe. Sans compter que le marché du luxe américain n’a pas le même prestige que le marché français. La menace d’Arnault est une carte de négociation classique, répétée à chaque crise fiscale, comme lors du débat sur la taxe sur les rachats d'actions du CAC 40.

Le mythe comme arme politique : qui veut faire peur avec la délocalisation ?

Plusieurs acteurs brandissent la menace de la délocalisation. Les syndicats patronaux (Medef) l’utilisent pour paralyser l’action publique. Les oppositions de droite et d’extrême droite la relaient pour justifier le statu quo fiscal. Les élus de circonscriptions où les sièges sont implantés s’en servent pour protéger l’emploi local.

À l’inverse, les ONG comme Oxfam ou l’Observatoire des multinationales utilisent aussi ce mythe, mais pour alerter sur la porosité des frontières fiscales. Le débat est faussé par un spectre qui n’existe pas, ou plus. La réalité, c’est que les entreprises du CAC 40 ont tout intérêt à rester en France, et que les véritables fuites fiscales passent par d’autres canaux.

Au-delà de la menace, quelle justice fiscale pour le CAC 40 ?

La menace de délocalisation est un mythe. Les vrais leviers d’optimisation sont ailleurs (Suisse, prix de transfert). Les règles globales se resserrent (Pilier 2). Et les intérêts économiques sont trop forts (diplomatie, image, subventions). Alors, que faut-il faire pour taxer les profits réels des multinationales ?

Le GILTI à la française : la piste Avi-Yonah pour taxer les vrais profits

Reuven Avi-Yonah propose une solution concrète dans sa tribune : adopter un système à l’américaine, un « GILTI à la française ». Le principe est simple : taxer les bénéfices mondiaux du groupe, quelle que soit la localisation de la filiale qui les déclare, et autoriser un crédit d’impôt pour les impôts déjà payés à l’étranger.

Concrètement, si une filiale en Suisse paie 12 % d’impôt, la France prélève un complément jusqu’à 25 %. Cette approche rend la délocalisation du siège totalement inutile. C’est le futur de la fiscalité internationale, et la tribune de 2026 en est le manifeste.

Le vrai débat : casser les prix de transfert, pas les QG

Tant qu’on discutera d’une hypothétique fuite à Dubaï, on ne regardera pas ce qui se passe vraiment : la capture des marges par les filiales suisses (Totsa) ou néerlandaises. La priorité n’est pas de menacer les sièges, mais de réformer les règles de prix de transfert et d’obliger les groupes à déclarer pays par pays de manière exhaustive.

La menace de départ est le pire des cache-misère fiscaux. Elle permet aux entreprises de continuer à optimiser tranquillement leurs impôts via des filiales suisses, pendant que le débat public se focalise sur une menace fantasmée. La vraie réforme ne doit pas viser à retenir des QG virtuels, mais à capter les bénéfices déjà délocalisés vers la Suisse et les Pays-Bas grâce aux nouvelles règles de l’OCDE.

Conclusion

L’écart est immense entre le discours politique et la réalité économique. D’un côté, on agite le spectre d’un exil du CAC 40 vers Dubaï ou New York. De l’autre, les vrais mécanismes d’optimisation fiscale sont bien plus prosaïques : des filiales suisses qui captent les marges via des prix de transfert, et des règles internationales qui rendent toute délocalisation risquée et coûteuse.

La tribune de Reuven Avi-Yonah remet les pendules à l’heure. L’argument selon lequel TotalEnergies et d’autres entreprises françaises risqueraient de fuir l’impôt français en se délocalisant n’est pas plausible. Les règles du jeu mondial ont changé, et les intérêts économiques sont trop forts. La vraie question n’est pas de savoir comment retenir les sièges sociaux, mais comment capter les bénéfices qui fuient déjà vers la Suisse et les Pays-Bas. C’est là que se joue la justice fiscale du XXIe siècle.

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Questions fréquentes

TotalEnergies paie-t-il l'impôt sur les sociétés en France ?

Non, selon l'article, TotalEnergies n'a versé aucun impôt sur les sociétés en France en 2025 malgré 10,9 milliards d'euros de bénéfices mondiaux. Le groupe utilise sa filiale suisse Totsa pour capter les marges via des prix de transfert et échapper au fisc français.

Pourquoi une délocalisation fiscale est-elle risquée ?

Les nouvelles règles internationales (Pilier 2 de l'OCDE, GILTI américain) imposent un taux minimum d'impôt de 15 % sur les bénéfices mondiaux des grands groupes. De plus, les tribunaux requalifient les sièges sociaux étrangers en établissements stables en France si la direction réelle reste à Paris.

La menace de Bernard Arnault de quitter la France est-elle crédible ?

Non, l'article la qualifie d'outil de négociation classique. LVMH tire sa valeur du prestige du 'made in France' et ses ventes en France ne représentent que 7 % du chiffre d'affaires, mais le coût réputationnel d'un départ serait trop élevé pour une marque de luxe.

Qu'est-ce que le GILTI à la française proposé par Reuven Avi-Yonah ?

C'est un système qui taxerait les bénéfices mondiaux des groupes français, quel que soit le pays où ils sont déclarés, avec un crédit d'impôt pour les impôts déjà payés à l'étranger. Cela rendrait inutile toute délocalisation du siège social.

Sources

  1. Reuven Avi-Yonah , ses dernières publications dans Le Monde · lemonde.fr
  2. [PDF] CORPORATE TAX PRACTICES: MOVING FROM COMPLIANCE TO ... · frenchsif.org
  3. leclubdesjuristes.com · leclubdesjuristes.com
  4. Entreprises - Actualités, vidéos et infos en direct · lemonde.fr
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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