La Piazza del Duomo à Milan, symbole du cadre de vie recherché par les expatriés français fortunés.
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Expatriation fiscale en Italie : comment les grandes fortunes italiennes attirent les Français

Grandes fortunes, cadres dirigeants et retraités français fuient vers l’Italie grâce à sa flat tax à 300 000 € et son régime à 7 %. Cet article décrypte les mécanismes fiscaux, l’impact sur l’immobilier milanais et le manque à gagner pour la France.

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L’Italie attire chaque année davantage de contribuables français. Grandes fortunes, cadres dirigeants et retraités franchissent les Alpes pour bénéficier d’une fiscalité devenue imbattable. Ce mouvement, amorcé en 2017, s’est accéléré au point de compter plus de 70 000 Français officiellement installés dans la péninsule. Entre flat tax à 300 000 euros, régime à 7 % pour les retraités et qualité de vie méditerranéenne, les motifs ne manquent pas. Mais ce phénomène pose une question de fond : que perd la France à voir ses plus gros contribuables plier bagage ?La Piazza del Duomo à Milan, symbole du cadre de vie recherché par les expatriés français fortunés.

Milan, nouvel eldorado des grandes fortunes françaises

La Piazza del Duomo à Milan, symbole du cadre de vie recherché par les expatriés français fortunés.
La Piazza del Duomo à Milan, symbole du cadre de vie recherché par les expatriés français fortunés. — (source)

Milan s’impose aujourd’hui comme la plaque tournante de l’expatriation française aisée en Italie. La capitale lombarde n’est plus seulement la ville de la mode et du design : elle est devenue le point d’ancrage d’une communauté francophone fortunée qui vient chercher à la fois un cadre de vie agréable et une fiscalité avantageuse.Portrait d'une femme blonde en blazer blanc, évoquant une personne aisée ou une cadre dirigeante.

Portrait d'une femme blonde en blazer blanc, évoquant une personne aisée ou une cadre dirigeante.
Portrait d'une femme blonde en blazer blanc, évoquant une personne aisée ou une cadre dirigeante. — (source)

The Wilde, le cercle secret de la finance francophone à Milan

Au 16 via dei Giardini, dans l’ancienne villa de Santo Versace, entrepreneur milliardaire de la mode, se niche The Wilde. Ce cercle privé, créé en 2024, est devenu le lieu de rendez-vous de l’élite financière francophone de Milan. Bois précieux, cuir, art contemporain : le décor respire le luxe discret. Pour y entrer, il faut montrer patte blanche et signer un chèque de 4 000 euros de droit d’entrée, plus 1 250 euros de cotisation annuelle. Théodora de Soultrait, sœur du créateur de la marque Vicomte A., veille à la sélection des membres.Un couple de retraités attablé au bord de l'eau en Italie.

C’est dans ce salon feutré que se nouent les affaires entre grandes fortunes italiennes et françaises, que les cadres dirigeants fraîchement installés tissent leur réseau. On y parle italien, anglais, et de plus en plus souvent français. The Wilde symbolise à lui seul la transformation de Milan en hub pour l’élite francophone en exil fiscal.

Un couple de retraités attablé au bord de l'eau en Italie.
Un couple de retraités attablé au bord de l'eau en Italie. — (source)

70 000 Français en Italie : une communauté qui grandit vite

Selon les chiffres consulaires, environ 70 000 Français vivent en Italie. Ce nombre est probablement sous-estimé, car l’inscription au registre des Français de l’étranger reste volontaire. La répartition géographique dessine une carte précise des motivations : Milan attire les acteurs de la finance, de la mode et du luxe ; Turin et le Piémont séduisent les cadres de l’industrie, grâce à la proximité avec la France ; la Toscane accueille des familles et des télétravailleurs ; Rome reste le pôle institutionnel et culturel ; le Sud, enfin, attire les retraités grâce au régime fiscal à 7 %.Un usager devant un distributeur automatique de billets, illustrant les préoccupations financières des expatriés.

La progression est nette. Depuis 2017 et l’instauration de la flat tax sous Matteo Renzi, le flux s’est intensifié. Les données d’allerenitalie.com confirment une accélération post-2017, avec une forte concentration des nouveaux arrivants dans les grandes villes du Nord.

Cadres dirigeants et retraités : le spectre complet des expatriés

Trois profils types se détachent. Les grandes fortunes, d’abord, dont les revenus annuels dépassent souvent le million d’euros. Les cadres dirigeants, ensuite, qui gagnent entre 200 000 et 800 000 euros par an. Les retraités, enfin, avec des pensions qui peuvent atteindre 60 000 euros ou plus. Tous ne partent pas uniquement pour l’impôt : la qualité de vie, le climat, le coût du logement jouent un rôle majeur. Mais la fiscalité reste le déclencheur principal.

Flat tax et régime des neo-residenti : le piège fiscal italien

Le cœur du dispositif qui attire les Français aisés en Italie, c’est la flat tax pour les nouveaux résidents, le régime des neo-residenti. Ce mécanisme, simple sur le papier, offre des économies spectaculaires aux très hauts revenus.La galerie Vittorio Emanuele II à Milan, symbole du dynamisme économique et culturel de l'Italie du Nord.

De 100 000 à 300 000 euros : l’évolution de la flat tax pour les nouveaux entrants

Créé en 2017 par le gouvernement Renzi via l’article 24-bis du TUIR, le régime prévoyait initialement un forfait fiscal de 100 000 euros par an sur l’ensemble des revenus étrangers. Pour en bénéficier, il fallait avoir été non-résident en Italie pendant au moins neuf des dix dernières années. La durée maximale d’application était de 15 ans.

En août 2024, le décret-loi Omnibus n°113/2024 du gouvernement Meloni a doublé le montant, le portant à 200 000 euros pour les nouveaux entrants. La loi de finances n°199/2025 prévoit une nouvelle hausse au 1er janvier 2026, à 300 000 euros. Parallèlement, le forfait pour les membres de la famille passe de 25 000 à 50 000 euros par personne. Les anciens bénéficiaires conservent le montant en vigueur au moment de leur installation.

Cette hausse progressive répond à un double objectif : maintenir l’attractivité pour les très hauts revenus tout en augmentant les recettes fiscales pour financer le déficit italien.

Le seuil de bascule : quand l’Italie devient moins chère que le PFU français

Le Prélèvement Forfaitaire Unique français, instauré en 2018, taxe les revenus du capital à 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Pour un contribuable français percevant des revenus étrangers, le seuil de rentabilité de la flat tax italienne se situe autour de 700 000 à 800 000 euros de revenus annuels.

Prenons un exemple concret : 3 millions d’euros de revenus étrangers. En France, le PFU coûte 900 000 euros. En Italie, avec la flat tax à 200 000 euros (avant la hausse de 2026), l’économie atteint 700 000 euros par an. Pour un patrimoine supérieur à 25 millions d’euros, l’Italie est presque toujours la destination optimale, comme le souligne Balmont Conseil.

L’exit tax française : un frein ou un accélérateur ?

Pour empêcher les contribuables d’échapper à l’impôt sur les plus-values en transférant leur domicile fiscal à l’étranger, la France a instauré une exit tax en 2011. En 2026, ses paramètres restent inchangés : elle s’applique aux participations supérieures ou égales à 50 % ou valant au moins 800 000 euros. Le taux total est de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).

Cependant, le sursis de paiement est automatique pour les transferts dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen. Concrètement, un contribuable qui s’installe en Italie peut différer le paiement de l’exit tax jusqu’à la cession effective des titres. Un dégrèvement partiel intervient après deux ans (pour les participations inférieures à 50 %) ou cinq ans (pour les participations supérieures). Comme le note Sapians, l’exit tax n’a pas suffi à stopper le mouvement, même si elle peut dissuader les départs les plus précipités.

Retraités français à 7 % : le rêve italien a un prix

Les retraités constituent la troisième vague de l’expatriation française en Italie. Pour eux, le dispositif est encore plus avantageux : un impôt forfaitaire de 7 % sur les revenus de source étrangère, contre un système progressif italien qui peut atteindre 43 %.

Vivre dans le Sud avec 7 % d’impôt : les conditions à respecterLe port de Portofino, destination prisée des cadres dirigeants et retraités français en quête de douceur de vivre.

Créé en 2019 par le Décret Croissance (Décret Législatif n°34/2019), le régime de l’article 24-ter du TUIR permet aux retraités étrangers de payer un impôt forfaitaire de 7 % sur tous leurs revenus de source étrangère. La durée maximale est de 10 ans (année d’arrivée plus neuf périodes fiscales).

Les conditions sont précises : il faut résider dans une commune de moins de 20 000 habitants située dans l’une des huit régions du Sud — Sicile, Calabre, Pouilles, Basilicate, Campanie, Molise, Abruzzes, Sardaigne. L’option s’exerce dans la déclaration fiscale de l’année du transfert de résidence. L’Agence des Revenus italienne (résolution n°471/2022) a précisé que le fait d’être titulaire d’une pension INPS en plus d’une pension étrangère ne fait pas obstacle à l’application du taux de 7 %.

Prenons un exemple chiffré : une pension de 60 000 euros par an. En Italie, avec le régime à 7 %, l’impôt s’élève à 4 200 euros. En régime standard italien (taux progressif de 23 % à 43 %), il dépasserait 20 000 euros. L’économie est massive.

Qualité de vie et coût réduit : pourquoi les retraités préfèrent les Pouilles à la Provence

Mais l’impôt n’est pas le seul moteur. Comme le souligne Richelieu International, l’attrait de l’Italie va bien au-delà du cliché carte postale. Le coût de la vie est souvent plus clément qu’en France, surtout dans le Sud. Le rythme de vie plus lent, la valorisation des moments de partage, la gastronomie de terroir : tout concourt à faire de l’Italie une destination de retraite prisée.

Avec plus de 58 sites classés UNESCO, une diversité de paysages qui va des Alpes aux Pouilles, et une qualité de vie reconnue, l’Italie offre un cadre que peu de régions françaises peuvent égaler. Pour un retraité qui vend sa maison en Provence, l’achat d’une propriété dans les Pouilles ou en Sicile libère un capital conséquent, tout en offrant un cadre de vie souvent plus ensoleillé.

Les plus grandes fortunes italiennes : comment l’arrivée des Français transforme le nord du pays

L’afflux de Français aisés ne passe pas inaperçu dans l’économie italienne. Les plus grandes fortunes italiennes, propriétaires immobiliers et acteurs du luxe, voient d’un bon œil cette manne fiscale et financière.

La flambée immobilière à Milan : une aubaine pour les propriétaires italiens

Depuis dix ans, Milan est devenue une destination prisée des ultrariches du monde entier, attirés à la fois par la qualité de vie et les avantages fiscaux. Les prix de l’immobilier se sont envolés, aggravant la crise du logement pour les Milanais modestes, mais constituant une aubaine pour les propriétaires — souvent issus des plus grandes fortunes italiennes.Un couple de retraités examinant un contrat de vente immobilière dans une cuisine.

Les quartiers huppés du centre, comme le Quadrilatero della Moda ou le quartier de Brera, ont vu les prix flamber. Un appartement de standing qui se négociait à 8 000 euros le mètre carré en 2017 dépasse aujourd’hui les 15 000 euros. Pour les familles italiennes, la pression est forte. Mais pour les propriétaires, la rentabilité est au rendez-vous.

Afflux de capitaux et consommation de luxe : les retombées économiques

Au-delà de l’immobilier, l’arrivée de cadres dirigeants et de retraités aisés stimule la demande de biens et services haut de gamme. Les restaurants étoilés, les boutiques de luxe, les écoles internationales, les cabinets d’avocats spécialisés : tout un écosystème prospère grâce à cette clientèle fortunée.

Selon la Cour des comptes italienne, 1 136 personnes avaient opté pour le régime des neo-residenti à la date des dernières données disponibles. Sur la période 2019-2023, plus de 3 650 contribuables ont choisi ce régime. Chacun d’eux injecte des capitaux dans l’économie italienne, que ce soit par l’achat immobilier, la consommation ou les investissements locaux. Les plus grandes fortunes italiennes, propriétaires des marques de luxe et des groupes immobiliers, sont les premières bénéficiaires de cette manne.

Le manque à gagner pour la France : une facture qui pèsera sur les jeunes actifs

Si l’Italie se frotte les mains, la France, elle, compte ses pertes. Chaque départ d’un gros contribuable réduit l’assiette de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. Et ce sont les jeunes actifs qui, à terme, paieront la facture.

Estimation des recettes perdues : combien l’État français perd-il avec chaque départ

Prenons un neo-residente typique, avec 700 000 euros de revenus étrangers annuels — le seuil de bascule. En France, le PFU à 30 % rapporterait 210 000 euros à l’État. En Italie, avec la flat tax à 200 000 euros (avant 2026), le contribuable paie 100 000 euros de moins. Le manque à gagner pour la France est donc de 110 000 euros par an et par contribuable.

Multiplions par les 1 136 neo-residenti recensés par la Cour des comptes italienne : on obtient plus de 120 millions d’euros de recettes fiscales perdues chaque année. Et ce chiffre ne tient pas compte des retraités au régime à 7 %, ni des Français non inscrits au registre consulaire. La réalité pourrait être bien plus élevée.

Conséquences sur les services publics : retraites, santé, éducation

Chaque grand contribuable qui quitte la France réduit la capacité de l’État à financer les services publics. Les retraites, la santé, l’éducation : tout cela repose sur une assiette fiscale solide. Quand les plus gros contributeurs s’en vont, le poids se reporte sur les classes moyennes et les jeunes actifs.

Le débat sur les retraites, déjà tendu en France, prend une dimension nouvelle quand on sait que les cadres dirigeants et les grandes fortunes qui s’expatrient sont précisément ceux qui cotisent le plus. Comme le rappelle le contexte des réformes des retraites en France, l’équilibre du système est fragile. Chaque départ fragilise un peu plus le modèle social français.

Les plus grandes fortunes italiennes et la concurrence fiscale européenne : jusqu’où ira la surenchère

La concurrence fiscale entre États européens n’est pas nouvelle, mais elle s’intensifie. L’Italie a ouvert la voie avec sa flat tax ; d’autres pays pourraient suivre. Mais jusqu’où ira cette surenchère ?

La hausse annoncée de la flat tax à 300 000 euros : un signal pour les exilés

Le gouvernement Meloni a choisi d’augmenter la flat tax à 300 000 euros à partir de 2026. Officiellement, il s’agit d’alléger la pression sur les familles ordinaires tout en trouvant de nouvelles sources de revenus pour maintenir le déficit sous contrôle. Mais cette hausse réduira-t-elle l’attractivité de l’Italie ?

Pour les très hauts revenus (plus d’un million d’euros par an), le gain reste colossal. Même à 300 000 euros, la flat tax italienne reste très inférieure à ce que paierait un contribuable français sur des revenus équivalents. Le seuil de rentabilité, actualisé, se situe désormais autour de 900 000 à 1 million d’euros de revenus annuels. Au-delà, l’Italie reste imbattable.

Quelle réponse française : entre exit tax et réformes, le gouvernement tente d’endiguer l’exode

Face à cet exode, la France dispose de plusieurs leviers. Le renforcement de l’exit tax est une piste, mais elle a montré ses limites : le sursis dans l’UE/EEE la rend contournable. Une autre piste serait d’améliorer l’attractivité fiscale pour les cadres dirigeants et les retraités aisés, afin de les inciter à rester.

Le débat politique autour de la concurrence déloyale entre États membres de l’UE est récurrent. Certains appellent à une harmonisation fiscale européenne, mais les États comme l’Italie, qui tirent profit de leur compétitivité fiscale, y sont hostiles. Sans réforme structurelle du système fiscal français, le mouvement pourrait se poursuivre, voire s’accélérer.

Conclusion : L’exil fiscal des Français vers l’Italie, une fuite des cerveaux et des capitaux que la France ne peut ignorer

Grandes fortunes, cadres dirigeants, retraités : trois profils, une même destination. L’Italie a su créer un écosystème fiscal attractif qui vide progressivement la France de ses contribuables les plus aisés. Le phénomène est massif : plus de 70 000 Français installés, des centaines de millions d’euros de recettes fiscales perdues chaque année, et un impact direct sur le financement des services publics.

Ce mouvement est un symptôme de la politique fiscale française et de la concurrence européenne. Tant que la France ne rendra pas son système plus attractif pour les hauts revenus et les retraités, l’exode se poursuivra. Et ce sont les jeunes actifs, ceux qui entrent sur le marché du travail et qui devront financer les retraites et la santé de demain, qui en paieront le prix fort.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que la flat tax italienne pour les neo-residenti ?

La flat tax italienne est un régime fiscal avantageux pour les nouveaux résidents. Elle permet de payer un forfait annuel de 200 000 euros (porté à 300 000 euros en 2026) sur l'ensemble des revenus étrangers, au lieu d'être imposé selon le barème progressif italien.

Quel impôt pour les retraités français en Italie ?

Les retraités français installés dans une commune du Sud de l'Italie de moins de 20 000 habitants peuvent bénéficier d'un impôt forfaitaire de 7 % sur leurs revenus de source étrangère. Ce taux est très inférieur au système progressif italien qui peut atteindre 43 %.

Combien de Français vivent en Italie en 2025 ?

Environ 70 000 Français sont officiellement installés en Italie, mais ce nombre est probablement sous-estimé car l'inscription au registre des Français de l'étranger est volontaire. Le flux s'est accéléré depuis 2017 avec l'instauration de la flat tax.

Quel est le seuil de rentabilité de la flat tax italienne ?

Le seuil de rentabilité de la flat tax italienne se situe autour de 900 000 à 1 million d'euros de revenus annuels. Au-delà de ce montant, l'Italie devient plus avantageuse que le Prélèvement Forfaitaire Unique français de 30 %.

Pourquoi les grandes fortunes italiennes accueillent les Français ?

Les grandes fortunes italiennes bénéficient de l'afflux de capitaux français via l'immobilier et la consommation de luxe. Les prix de l'immobilier milanais ont doublé depuis 2017, et les propriétaires italiens profitent de la demande des expatriés fortunés.

Sources

  1. Grandes fortunes, cadres dirigeants, retraités : pourquoi les Français s’expatrient en Italie · lefigaro.fr
  2. actu-juridique.fr · actu-juridique.fr
  3. allerenitalie.com · allerenitalie.com
  4. arlettipartners.com · arlettipartners.com
  5. balmontconseil.com · balmontconseil.com
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Sarah Imbot @street-voice

Originaire de Saint-Denis, je raconte la société française telle que je la vis : les quartiers, les galères du quotidien, mais aussi les solidarités qu'on ne montre jamais à la télé. Bénévole dans une asso d'aide aux devoirs, je crois au pouvoir des histoires de terrain.

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