Tu démarres en alternance, en CDD ou en premier CDI payé au Smic et tu entends parler du projet socialiste sans savoir ce qu'il changerait pour ta fiche de paie ? Voici les trois mesures qui te concernent le plus directement, telles que le Parti socialiste les a présentées.

Le PS a d'abord dévoilé son projet le 22 avril 2026, avec des centaines de mesures présentées comme non chiffrées à ce stade. Puis, le 16 septembre 2026, il a présenté son contre-budget pour 2027, plus précis sur les montants de salaires et de recettes.
Un Smic porté autour de 1 700 euros nets
Aujourd'hui, le Smic pour 35 heures est de 1 867,02 euros bruts, soit 1 477,93 euros nets par mois au 1er juin 2026.
Le projet d'avril vise un Smic à 1 690 euros nets. Le contre-budget de septembre retient un objectif arrondi : 1 700 euros nets par mois. Le texte prévoit aussi d'ouvrir une conférence sociale pour augmenter les salaires au-delà du seul Smic.
Pour les bas et moyens salaires, le levier immédiat mis en avant est une CSG progressive. Elle s'appliquerait à 21 millions de travailleurs qui gagnent jusqu'à 2 700 euros nets. Selon le PS, elle représenterait un gain de 130 euros nets par mois pour un célibataire sans enfant rémunéré au Smic.
Concrètement, si tu touches le Smic ou un salaire juste au-dessus, c'est cette combinaison qui compte : relèvement du plancher salarial et allègement de CSG pour augmenter le net sans toucher au brut.
Une retraite à 62 ans basée sur 43 annuités et la pénibilité
Sur les retraites, le texte propose un âge légal de départ ramené à 62 ans. Mais le PS précise que cet âge ne serait pas le critère central du système.
Le critère central serait la durée de cotisation, avec une base de 43 annuités. Ensuite, selon le projet, tu pourrais retrancher des années en fonction de la pénibilité des métiers exercés tout au long de la vie.
Pour les 18-25 ans qui entrent aujourd'hui sur le marché du travail, c'est ce deuxième point qui compte autant que l'âge affiché : la durée exigée et la prise en compte des métiers pénibles détermineraient l'âge réel de départ.
Qui paierait : la taxe Zucman et les nouvelles recettes
Pour financer ces hausses, le PS défend la taxe Zucman. C'est un impôt minimum de 2 % pour les contribuables qui possèdent au moins 100 millions d'euros de patrimoine, présenté dans un rapport commandé par le G20 en 2024.
Dans le projet d'avril, elle vise les fortunes de plus de 100 millions d'euros et s'accompagne d'un impôt sur les grandes successions.

Dans le contre-budget pour 2027, le PS espère 39,5 milliards d'euros de recettes nouvelles pour rétablir la justice fiscale, dont :
- 15 milliards d'euros de la taxe Zucman ;
- 10 milliards d'euros d'une CSG sur les héritages très élevés ;
- 10 milliards d'euros d'une meilleure taxation des géants du numérique.