Manifestation massive sur un boulevard parisien lors d'un appel à la mobilisation dans la fonction publique.
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Grève du 29 septembre 2026 : l'intersyndicale de la fonction publique met la pression sur le budget

Huit syndicats unis appellent à une grève massive le 29 septembre 2026, visant à faire plier le gouvernement sur le budget 2027.

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Huit organisations syndicales viennent de déclencher une alerte sociale qui pourrait paralyser les services publics à la rentrée. Le 24 juin 2026, la CGT, la CFDT, l'UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP ont annoncé une journée de mobilisation avec menace de grève le 29 septembre. Ce n'est pas un geste symbolique. Le timing est choisi avec précision : la rentrée scolaire expose au grand jour les fragilités des services publics, et le gouvernement finalise son projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Les syndicats veulent peser sur ce budget avant qu'il ne soit figé. L'intersyndicale parle de 5,8 millions d'agents concernés, selon les chiffres du Sénat. L'enjeu dépasse la simple revendication salariale — c'est une bataille politique sur l'avenir du service public. 

Manifestation massive sur un boulevard parisien lors d'un appel à la mobilisation dans la fonction publique.
Manifestation massive sur un boulevard parisien lors d'un appel à la mobilisation dans la fonction publique. — (source)

Rentrée sous tension : pourquoi l'intersyndicale met le paquet dès septembre 2026

La signature d'un appel commun par huit organisations syndicales n'a rien d'anodin. Dans l'histoire récente de la fonction publique, une telle unité est rare. La CFDT, plutôt réformiste, et la CGT, plus radicale, se retrouvent côte à côte. Cela traduit l'ampleur du mécontentement.

Un front syndical uni pour peser sur le budget 2027

Le bloc des huit syndicats a un objectif clair : obtenir une revalorisation significative du point d'indice et une refonte des grilles salariales. La fenêtre de tir est courte. Une fois le PLF 2027 déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale, les marges de négociation s'évanouiront. Le gouvernement a déjà indiqué vouloir ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2026. Dans ce contexte, chaque euro dépensé pour les salaires des fonctionnaires sera un euro de moins pour d'autres postes budgétaires. 

Manifestation intersyndicale du 18 septembre 2025 à Dijon, place de la Libération, devant le palais des Ducs de Bourgogne.
Manifestation intersyndicale du 18 septembre 2025 à Dijon, place de la Libération, devant le palais des Ducs de Bourgogne. — Haldu / CC0 / (source)

Le communiqué commun, relayé par Acteurs Publics, évoque « l'absence de réponse salariale immédiate du gouvernement à la crise que connaissent les 6 millions d'agentes et d'agents publics engagés pour le service public ». Les revendications sont précises : revalorisation du point d'indice, refonte des grilles indiciaires, rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA), suspendue en 2024.

Pourquoi la grève du 29 septembre tombe au pire moment pour le gouvernement

Le 29 septembre est une date stratégique. Elle intervient juste après la rentrée des classes, la reprise des hospitalisations programmées et les pics de demande de passeports et de cartes d'identité. Le gouvernement doit gérer la pression sociale tout en préparant un budget d'austérité. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a lui-même qualifié le système de rémunération des fonctionnaires « d'obsolète » et « arrivé en bout de course », selon Le Figaro. Mais il n'a proposé aucune mesure immédiate.

Le pari du gouvernement est risqué. La rentrée est traditionnellement un moment de tension sociale. Les syndicats le savent et comptent sur la sensibilité de l'opinion publique aux perturbations des services. Un blocage des écoles, des hôpitaux et des administrations territoriales le même jour créerait une pression médiatique et politique difficile à ignorer. 

Manifestation intersyndicale contre la réforme des retraites à Sens (Yonne), le 19 janvier 2023.
Manifestation intersyndicale contre la réforme des retraites à Sens (Yonne), le 19 janvier 2023. — François GOGLINS / CC BY-SA 4.0 / (source)

Le calendrier parlementaire comme levier de négociation

Les syndicats ont bien analysé le calendrier parlementaire. Le PLF 2027 sera examiné à l'Assemblée nationale à partir d'octobre. Si la grève du 29 septembre est massive, les députés devront en tenir compte lors des débats budgétaires. Les amendements visant à augmenter la masse salariale de la fonction publique auront plus de chances d'être adoptés si la pression sociale est forte. C'est un rapport de force classique, mais qui prend une dimension particulière dans un contexte de déficit élevé.

29 septembre : votre lycée, votre fac et votre hôpital seront-ils vraiment à l'arrêt ?

La question pratique que se posent des millions de Français, et en particulier les jeunes de 16 à 25 ans, est simple : vais-je pouvoir aller en cours, me faire soigner ou obtenir un rendez-vous administratif ce jour-là ? La réponse dépend du secteur et du taux de participation à la grève. Mais les précédents ne sont pas rassurants.

Éducation : des centaines de milliers de profs appelés à cesser le travail

La FSU, la CGT, Solidaires et la CFDT sont majoritaires dans l'Éducation nationale. Les précédents montrent un taux de grévistes très élevé lors des journées d'action. Au collège Boileau à Chennevières-sur-Marne, en janvier 2017, 100 % des professeurs et près de 50 % de la vie scolaire avaient cessé le travail, selon le SNES de Créteil. Si un tel taux se reproduit à l'échelle nationale, attendez-vous à des cours annulés, des cantines fermées et un accueil minimum dans les lycées et collèges.

L'UNEF et la FIDL dénoncent régulièrement la perturbation des cours, mais soutiennent la revendication salariale. Pour les étudiants, le risque est double : des cours annulés dans les universités, mais aussi l'absence de personnels administratifs pour gérer les inscriptions, les bourses ou les examens. 

Journée de grève dans la fonction publique : des enseignants manifestent avec des pancartes revendicatives.
Journée de grève dans la fonction publique : des enseignants manifestent avec des pancartes revendicatives. — (source)

Santé : opérations reportées, urgences au ralenti

Les personnels hospitaliers sont en première ligne. Le service minimum ne s'applique pas dans les hôpitaux comme dans les transports. Concrètement, cela signifie des services d'urgence qui tournent en mode dégradé, des consultations reportées et des opérations non vitales déprogrammées. Pour un jeune, c'est le risque de ne pas pouvoir consulter un spécialiste ou d'attendre des heures aux urgences.

Les infirmiers et aides-soignants sont parmi les plus touchés par la perte de pouvoir d'achat. Beaucoup d'entre eux touchent désormais l'indemnité différentielle pour atteindre le SMIC. Leur colère est profonde, et le taux de grévistes dans les hôpitaux pourrait être très élevé. 

Manifestation de fonctionnaires avec une banderole ‘Grève d'intérêt général’ pour le service public ferroviaire.
Manifestation de fonctionnaires avec une banderole ‘Grève d'intérêt général’ pour le service public ferroviaire. — (source)

Administration : impossible de renouveler ses papiers d'identité ce jour-là ?

Les préfectures et les mairies sont une cible directe de la grève. Les agents des administrations territoriales sont membres des huit syndicats. Si vous avez un rendez-vous pour une carte d'identité ou un passeport, il a de fortes chances d'être annulé ou reporté. C'est le type même de service qui peut bloquer un départ en vacances ou un stage à l'étranger.

Les services des impôts, les caisses d'allocations familiales et les maisons départementales des personnes handicapées pourraient également être perturbés. Le 29 septembre, il faudra anticiper et, si possible, déplacer les démarches administratives urgentes. 

Manifestation de la fonction publique avec des agents de l'Éducation nationale et des syndicats FSU, FO, CGT.
Manifestation de la fonction publique avec des agents de l'Éducation nationale et des syndicats FSU, FO, CGT. — (source)

« On ne vit plus de notre salaire » : le vrai visage de la colère des fonctionnaires

Derrière l'appel à la grève, il y a une réalité économique qui frappe des millions de foyers. La mécanique du point d'indice, qui sert de base au calcul d'une partie de la rémunération des fonctionnaires, est au cœur du problème. Comprendre son fonctionnement, c'est comprendre pourquoi la colère est si vive.

Point d'indice gelé, inflation galopante : le calcul de la perte

Le point d'indice vaut 4,92 euros depuis juillet 2023. Pour un agent qui gagne 2 000 euros nets par mois, le gel signifie une perte de pouvoir d'achat cumulée de plusieurs centaines d'euros par an. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon les données compilées par la CGT, sur 28 ans (1994-2022), le point d'indice a progressé de 24,3 %, tandis que l'inflation grimpait de 55,9 %. La perte réelle dépasse les 20 % pour un débutant à carrière identique.

Le gel du point d'indice n'est pas nouveau. Il a été bloqué de 2010 à 2016, puis de 2017 à 2022. Les revalorisations intervenues depuis (+3,5 % en juillet 2022, +1,5 % en juillet 2023) sont bien inférieures à l'inflation, qui atteignait respectivement 5,2 % et 5,9 % ces deux années-là. Résultat : le pouvoir d'achat des fonctionnaires n'a cessé de reculer. 

Appel à la grève du 29 septembre : un manifestant avec une pancarte ‘Dégel du’ et des drapeaux rouges.
Appel à la grève du 29 septembre : un manifestant avec une pancarte ‘Dégel du’ et des drapeaux rouges. — (source)

Le SMIC qui rattrape les fonctionnaires : le symbole du déclassement

Le symbole le plus fort de la crise, c'est le nombre d'agents publics qui touchent le SMIC. Grâce à l'indemnité différentielle, 862 000 agents (dont des enseignants, des infirmiers, des agents administratifs) sont désormais payés au salaire minimum, selon la CGT. Ils étaient 356 000 avant le 1er juin 2026. C'est le « tassement des grilles » : les carrières ne permettent plus de progresser significativement.

Un infirmier ou un professeur en début de carrière gagne à peine plus qu'un caissier en grande surface. L'expert en ressources humaines Pascal Naud analyse cette situation comme un « déclassement structurel » : les agents avec de l'ancienneté ne voient plus de gain réel après avancement, car le SMIC les rattrape sans cesse. La perte de sens du métier s'ajoute à la perte de pouvoir d'achat.

L'impact psychologique de la dévalorisation

Au-delà des chiffres, il y a une dimension psychologique. Des générations de fonctionnaires ont choisi ces métiers par vocation, acceptant des salaires moins élevés que dans le privé en échange de la sécurité de l'emploi et d'une progression garantie. Aujourd'hui, ces deux piliers s'effondrent. La sécurité statutaire est fragilisée par la montée des contractuels (23 % des effectifs fin 2023, selon le rapport du Sénat), et la progression salariale est devenue illusoire. Le sentiment de trahison est palpable dans les témoignages qui circulent sur les réseaux syndicaux.

+1 % sur le point d'indice = 2 milliards d'euros : qui doit payer l'addition ?

La revendication des syndicats a un coût massif pour les finances publiques. Chaque point de pourcentage d'augmentation du point d'indice coûte environ 2 milliards d'euros, selon la Cour des comptes. L'État doit-il emprunter, augmenter les impôts, ou tailler dans d'autres budgets pour financer cette hausse ? La question n'est pas morale mais économique.

Deux milliards d'euros, c'est combien ? Le détail de la facture

La répartition de cette facture est précise. Selon Acteurs Publics, une hausse de 1 % coûte 880 millions d'euros à l'État (payé par l'impôt), 640 millions aux collectivités territoriales (payé par les impôts locaux) et 550 millions à l'hôpital (payé par la Sécurité sociale). Pour un agent à 2 000 euros nets par mois, cela représente un gain de 15 euros mensuels. Le coût macroéconomique est gigantesque pour un gain microéconomique modeste.

Si les syndicats réclament une hausse de 3 % (comme le demande la CGT), la facture grimpe à 6 milliards d'euros. C'est l'équivalent du budget annuel du ministère de la Culture ou de la moitié du budget de la Recherche.

Déficit à 5 % et pression européenne : le gouvernement peut-il vraiment lâcher sur les salaires ?

Le gouvernement doit réduire le déficit public à 5 % du PIB pour 2026, puis sous les 3 % d'ici 2029, conformément aux règles européennes. Augmenter la masse salariale de la fonction publique de 2 milliards (pour +1 %) ou 6 milliards (pour +3 %) est quasiment impossible sans une hausse d'impôt ou une coupe claire dans un autre poste.

Le ministre David Amiel l'a clairement dit lors de la réunion du 8 juillet 2026 : « des mesures immédiates sont exclues », selon un compte-rendu de la FSU 67 relayé par Le Figaro. Le gouvernement mise sur le temps long, avec une éventuelle réforme structurelle du système de rémunération, mais rien avant 2027.

Armée, éducation, santé : le grand jeu des priorités budgétaires

L'intersyndicale contre-attaque en pointant du doigt la loi de programmation militaire, qui prévoit 415 milliards d'euros sur la période 2024-2030, auxquels s'ajoutent 36 milliards supplémentaires. Le débat est posé : faut-il privilégier le réarmement ou le pouvoir d'achat des agents qui font tourner les services publics au quotidien ?

La CGT dénonce ce qu'elle appelle un « choix politique » : des gels et coupes budgétaires de 6 à 10 milliards d'euros affectant la fonction publique, pendant que le budget militaire explose. C'est la question politique centrale de ce conflit. Les syndicats estiment que l'argent existe, mais qu'il est mal orienté.

8 juillet 2026 : la réunion qui a fait capoter les négociations

Le rendez-vous salarial du 8 juillet 2026 devait être un moment de dialogue. Il s'est transformé en constat d'échec. Cette réunion, initialement prévue le 6 juillet mais repoussée, a scellé le sort de la rentrée sociale.

David Amiel : le constat lucide qui n'a mené à rien

Le ministre a reconnu que le système de rémunération était à bout de souffle. Il a même employé des mots forts : « obsolète », « arrivé en bout de course ». Mais il a renvoyé toute discussion à l'automne, dans le cadre du PLF 2027. Les syndicats ont vécu cela comme une fin de non-recevoir.

« Le ministre a ouvert la réunion en annonçant que des mesures immédiates étaient exclues et sans rien proposer d'autre », rapporte la FSU 67. Aucune augmentation générale des salaires en 2026, a confirmé le cabinet de David Amiel. Les syndicats sont repartis furieux, convaincus que le gouvernement ne les prenait pas au sérieux.

Cette réunion a été le tournant. Jusque-là, l'appel à la mobilisation restait une menace. Après le 8 juillet, il s'est transformé en certitude. La grève du 29 septembre est devenue une perspective concrète, crédible.

L'unité syndicale, arme absolue du conflit

Le fait que huit syndicats, de la CFDT réformiste à la CGT radicale, signent le même appel est un signe de gravité. Cette unité est rare et elle est la principale force du mouvement. Elle rend la grève du 29 septembre beaucoup plus crédible et suivie qu'une simple action corporatiste.

Dans un contexte où les négociations salariales sont au point mort, comme l'a souligné Marylise Léon de la CFDT dans son appel à rouvrir les discussions, l'unité syndicale est une réponse à l'absence de dialogue. Les syndicats savent que divisés, ils n'obtiendront rien. Unis, ils pèsent.

Les précédents de mobilisation qui inquiètent l'exécutif

L'histoire sociale récente montre que les grèves dans la fonction publique peuvent être très suivies. En 2022, la journée de grève contre la réforme des retraites avait paralysé l'Éducation nationale avec plus de 50 % de grévistes dans les écoles primaires. En 2023, les mobilisations dans la fonction publique hospitalière avaient entraîné le report de milliers d'opérations. Ces précédents donnent une idée de ce qui pourrait se passer le 29 septembre si le mouvement est massif.

Grève du 29 septembre : test grandeur nature pour le gouvernement Amiel

Le 29 septembre n'est pas un point final. C'est le début d'un rapport de force. Si la mobilisation est massive, le gouvernement sera contraint d'ouvrir des négociations sérieuses sur le PLF 2027. Sinon, il campera sur ses positions.

Le pari risqué du gouvernement : et si la grève faisait tache d'huile ?

Le scénario le plus redouté par l'exécutif est la reconduction du mouvement. Si la grève du 29 septembre est très suivie et que les syndicats appellent à une grève reconductible (à l'image de la lutte contre la réforme des retraites), le début d'année 2027 pourrait être très compliqué pour le gouvernement.

L'expert Pascal Naud analyse ce blocage comme le résultat d'une crise structurelle : perte de sens, attrition des effectifs, difficultés de recrutement. La grève du 29 septembre n'est que la partie émergée de l'iceberg. Derrière, ce sont des décennies de sous-investissement dans la fonction publique qui remontent à la surface.

Ce que les jeunes doivent retenir et comment anticiper le 29 septembre

Anticipez. Vérifiez les préavis de grève locaux (votre établissement scolaire, votre hôpital ou votre préfecture). Préparez un plan B pour vos cours (rattrapage, révisions) et, si possible, déplacez vos rendez-vous administratifs urgents.

Pour ceux qui préparent des concours de la fonction publique, comme l'EPP 2026, cette grève est aussi un rappel de l'importance des annales et de la préparation pour réussir. Comprendre ce conflit, c'est aussi comprendre comment fonctionne le budget de l'État et quels sont les choix douloureux qui se cachent derrière vos services publics quotidiens.

Conclusion

La grève du 29 septembre 2026 dans la fonction publique n'est pas un événement isolé. Elle est le symptôme d'une crise profonde qui couve depuis des années. La perte de pouvoir d'achat des agents, le gel du point d'indice, le tassement des grilles salariales et le rattrapage du SMIC ont créé un sentiment de déclassement chez des millions de fonctionnaires.

L'unité des huit syndicats, de la CFDT à la CGT, donne à ce mouvement une crédibilité et une force rares. Le gouvernement, pris entre la nécessité de réduire le déficit public et la pression sociale, devra faire des choix. La question centrale est celle des priorités budgétaires : faut-il privilégier le réarmement ou le pouvoir d'achat des agents publics ? Ce débat, qui semble technique, est en réalité politique.

Pour les jeunes, cette grève est une occasion de comprendre comment fonctionne l'État-providence. Les services publics ne sont pas une abstraction. Ce sont des professeurs, des infirmiers, des agents administratifs qui les font tourner au quotidien. Leur colère est légitime. Le 29 septembre, ils la feront entendre.

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Questions fréquentes

Pourquoi la grève du 29 septembre 2026 ?

Huit syndicats de la fonction publique appellent à une grève le 29 septembre 2026 pour obtenir une revalorisation du point d'indice et une refonte des grilles salariales. La date est stratégique : elle vise à peser sur le projet de loi de finances 2027 avant son examen à l'Assemblée.

Qui appelle à la grève du 29 septembre ?

L'intersyndicale de la fonction publique regroupe huit organisations : CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP. Cette unité rare entre syndicats réformistes et radicaux traduit l'ampleur du mécontentement.

Combien coûte une hausse du point d'indice ?

Chaque point de pourcentage d'augmentation du point d'indice coûte environ 2 milliards d'euros aux finances publiques. Une hausse de 3% réclamée par la CGT représenterait 6 milliards d'euros, soit l'équivalent du budget annuel du ministère de la Culture.

Les services publics seront-ils paralysés le 29 septembre ?

Oui, des perturbations sont attendues dans l'éducation, la santé et les administrations. Les écoles et hôpitaux pourraient tourner en mode dégradé, et les rendez-vous pour les papiers d'identité risquent d'être annulés, selon le taux de participation à la grève.

Pourquoi les fonctionnaires perdent-ils du pouvoir d'achat ?

Le point d'indice, gelé de 2010 à 2022 puis sous-revalorisé, a progressé de 24,3% en 28 ans contre une inflation de 55,9%. Résultat : 862.000 agents touchent désormais le SMIC via une indemnité différentielle, un chiffre en forte hausse.

Sources

  1. Grève au collège Boileau à Chennevières sur Marne · creteil.snes.edu
  2. acteurspublics.fr · acteurspublics.fr
  3. acteurspublics.fr · acteurspublics.fr
  4. acteurspublics.fr · acteurspublics.fr
  5. cgt.fr · cgt.fr
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Théo Aubot @geo-decoder

Passionné de géopolitique depuis le lycée, je dévore les cartes, les atlas et les analyses internationales. Étudiant en relations internationales à Lyon, je rêve de comprendre pourquoi le monde tourne comme il tourne. Je collectionne les vieux numéros de revues géopolitiques.

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