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La tech de défense est inondée d'argent, mais qui est fait pour durer ?

Le secteur de la défense tech française explose avec 1 milliard de dollars levé en 2024, mais entre le rachat forcé de Preligens, l'ascension fulgurante d'Harmattan AI et 90 % d'échec annoncé, seules les startups les plus agiles survivront.

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Le raz-de-marée de cash qui transforme la tech de défense française

Le secteur de la défense tech française n'a jamais connu un tel afflux d'argent frais. Les chiffres donnent le vertige : l'investissement en capital-risque européen dans la défense a atteint 1 milliard de dollars en 2024, contre à peine 200 millions cinq ans plus tôt. L'Allemagne, le Royaume-Uni et la France captent à elles seules 87 % de ces flux. Trois licornes de la défense ont émergé en Europe en deux ans seulement, un rythme inédit.

1 milliard de dollars en Europe : le nouveau terrain de jeu du VC

Ce qui frappe dans ces chiffres, c'est la rapidité du basculement. En 2020, investir dans la défense relevait encore du pari marginal pour la plupart des fonds. Les cycles longs, l'incertitude réglementaire et le poids des appels d'offres publics rebutaient les investisseurs habitués aux retours rapides de la software tech. Quatre ans plus tard, le regard a changé. La guerre en Ukraine a agi comme un accélérateur brutal, transformant la défense en secteur stratégique porteur.

Pourtant, ce milliard de dollars ne représente encore que 1,8 % du total des investissements VC européens. Le marché reste microscopique comparé aux 83 % captés par les startups américaines de défense depuis 2018. L'écart est abyssal : sur les 40 milliards de dollars investis dans la défense tech par des VC de l'OTAN ces six dernières années, l'Europe n'en a récolté que 10 %. Le retard à combler est immense, mais c'est précisément ce qui attire les fonds les plus offensifs.

Pourquoi la guerre en Ukraine a changé la donne pour l'innovation défense

Le conflit ukrainien n'a pas seulement modifié la perception du risque géopolitique. Il a démontré en temps réel que des drones civils, des logiciels de reconnaissance d'images et des systèmes de communication décentralisés pouvaient faire la différence sur un champ de bataille. Les startups, avec leur agilité et leur capacité d'itération rapide, sont soudainement devenues des acteurs crédibles face aux industriels historiques.

Les gouvernements européens ont réagi en ouvrant leurs appels d'offres et en créant des dispositifs de financement dédiés. En France, la LPM 2024-2030 consacre 10 milliards d'euros à l'innovation de défense. Definvest, lancé en 2018 par la DGA et Bpifrance, et le Fonds Innovation Défense sont devenus des bouées de sauvetage pour les startups du secteur. Mais cette manne crée-t-elle des entreprises viables ou des structures dépendantes de la commande publique ?

Le paradoxe français : des dispositifs nationaux mais pas de fonds européens

Un détail révèle la fragmentation européenne : la France n'est pas membre du Fonds d'innovation de l'OTAN, lui préférant ses propres dispositifs nationaux. Ce choix stratégique renforce la souveraineté française mais isole ses startups du plus grand bassin de financement défense du continent. Résultat : 40 % des PME européennes de défense jugent l'accès au capital difficile, voire très difficile. L'argent est là, mais il reste mal réparti et trop national.

Preligens, l'arbre qui cache la forêt des difficultés

L'histoire de Preligens illustre parfaitement les fragilités du secteur. Rachetée en 2024 par Safran pour 220 millions d'euros — rebaptisée Safran.AI —, cette startup d'IA spécialisée dans l'analyse d'images satellite avait tout d'un succès. Pourtant, derrière l'acquisition, se cache une chronique d'un échec annoncé.

Safran.AI : une acquisition à 220 millions d'euros qui cache un échec de levée de fonds

Fondée en 2016, Preligens comptait 220 employés et réalisait 35 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024, contre 28 millions l'année précédente. Elle était devenue rentable pour la première fois de son existence, dégageant 3 à 4 millions d'euros de profit. Le problème ? Son besoin de financement pour passer à l'échelle. La startup avait besoin de 200 millions d'euros pour financer sa croissance et ses ambitions internationales. Aucun fonds européen n'avait la capacité ou la volonté de financer une scale-up d'IA de défense.

La cession à Safran s'est faite à un prix inférieur aux 350 millions d'euros espérés. Un signal terrible sur la maturité du marché français du capital-risque défense. Comme l'expliquait Le Monde à l'époque, « aucun fonds en Europe n'a la capacité » de financer ce type d'entreprise. Le rachat par un industriel était la seule issue.

« Business plan trop optimiste » : quand le rêve américain se brise sur la réalité du Pentagone

Les difficultés de Preligens ne se limitaient pas au financement. Selon les informations de Siècle Digital, la startup a perdu environ 10 millions d'euros de chiffre d'affaires lorsque le ministère des Armées n'a pas renouvelé deux contrats d'imagerie radar. Une perte sèche qui illustre le danger du client unique : lorsque l'État réduit ses commandes, la startup encaisse le choc de plein fouet.

Le plan d'affaires de Preligens tablait sur une homologation militaire américaine qui ne venait pas. Les pertes ont atteint 5 millions d'euros avant un retour à l'équilibre en 2024. Les 26 à 30 licenciements opérés en 2023 constituent le signal d'alarme d'une croissance pas si verte. La startup survivait, mais à quel prix ?

Le contrat à 240 millions qui n'a pas suffi

En 2022, Preligens avait décroché un contrat de 240 millions d'euros sur 7 ans avec le ministère des Armées. Un pactole qui aurait dû sécuriser sa trajectoire. Mais la dépendance à ce seul client géant s'est révélée fatale : quand les renouvellements de contrats annexes n'ont pas suivi, la trésorerie a vacillé. Leçon pour les startups : un gros contrat public n'est pas une assurance-vie.

Harmattan AI, la licorne de la guerre qui bouscule les règles

Avec Harmattan AI, le contraste est saisissant. Là où Preligens a échoué à lever des fonds, cette startup de drones autonomes a réussi en quelques mois ce que d'autres mettent des années à construire. Fondée en avril 2024 par Mouad M'Ghari et Martin de Gourcuff, elle est devenue la première licorne française de la défense en janvier 2026.

Licorne en neuf mois : la démonstration de force du drone autonome

Le parcours d'Harmattan AI donne le tournis. En moins d'un an, la startup a levé 200 millions de dollars en Série B menée par Dassault Aviation, valorisant l'entreprise à 1,4 milliard de dollars. Cela s'ajoute aux 42 millions de dollars déjà levés en seed et Série A. Les contrats suivent : la DGA a passé commande de milliers de drones pour l'exercice Orion 2026, et l'armée britannique a signé pour des drones d'entraînement.

L'ambition affichée est vertigineuse : produire 10 000 drones par mois d'ici 2026. Emmanuel Macron a salué « une excellente nouvelle pour notre autonomie stratégique ». Harmattan AI incarne l'espoir d'un écosystème français capable de rivaliser avec les géants américains de la défense tech.

10 000 drones par mois : pari industriel ou communication financière ?

Reste une question : ce rythme est-il tenable ? Harmattan AI est passée d'un discours de disruption — « devenir un prime de défense de nouvelle génération » — à un partenariat étroit avec Dassault Aviation, l'incumbent historique. Ce changement de stratégie peut être lu comme une preuve de maturité : reconnaître que la défense ne se disrupte pas comme le e-commerce. Mais il peut aussi signaler que la startup a besoin des infrastructures et des réseaux de l'industriel pour survivre.

Le rythme d'Harmattan AI est hyper-rapide, alors que le cycle normal d'une défense tech est de 5 à 10 ans entre la R&D et le déploiement. Le risque de sur-financement précoce est réel : une startup qui lève trop d'argent trop vite peut brûler du cash sur des paris industriels intenables. Les 10 000 drones par mois promis sont-ils un objectif réaliste ou un argument de levée de fonds ?

Partenariat avec Dassault : la preuve que la disruption a des limites

Le choix de s'allier à Dassault Aviation pour le Rafale F5 et le futur système de combat aérien (SCAF) est stratégique. Harmattan AI apporte l'IA et l'agilité ; Dassault apporte les réseaux de production, la certification militaire et les relations clients. Cette complémentarité est séduisante sur le papier, mais elle pose une question : la startup deviendra-t-elle un sous-traitant glorifié ou restera-t-elle un acteur indépendant ?

Le spectre de la « Vallée de la Mort » : 90 % d'échec annoncé

Au-delà des cas particuliers, une structure profonde menace l'ensemble du secteur. Ross Fubini, premier investisseur d'Anduril — la licorne américaine de la défense —, prévient que 90 % des startups de défense ne survivront pas à la « Vallée de la Mort ». Ce terme désigne l'intervalle fatal entre le prototype gagnant et la production en série.

Le décalage fatal entre le cycle VC (3 ans) et le cycle défense (10 ans)

Graphique simple d'une courbe descendante en forme de V, intitulée 'Vallée de la Mort', fond bleu sombre, éclairage dramatique de projecteur
Graphique simple d'une courbe descendante en forme de V, intitulée 'Vallée de la Mort', fond bleu sombre, éclairage dramatique de projecteur

Les investisseurs en capital-risque veulent des métriques qui explosent en 1 à 3 ans. C'est la logique du VC : financer une croissance rapide, puis revendre ou entrer en bourse. La défense impose un tempo totalement différent : 5 à 10 ans de R&D, de certification, d'appels d'offres et de tests opérationnels. Deux logiques temporelles qui s'entre-déchirent.

Le problème est structurel. Une startup de défense doit financer des années de développement sans chiffre d'affaires significatif, puis attendre que les cycles budgétaires des États suivent. Pendant ce temps, le VC veut voir des revenus doubler chaque année. Quand les deux temporalités se heurtent, c'est la startup qui casse.

Unseenlabs et Dark : les exemples français qui ont failli ne jamais voir le jour

Les exemples français ne manquent pas pour humaniser cette théorie. Unseenlabs, startup duale fondée en 2015, a mis 4 ans avant son premier lancement de satellite. Quatre ans sans revenus, à brûler du cash, avec des investisseurs qui commençaient à s'impatienter. Aujourd'hui considérée comme un succès, elle a frôlé la mort à plusieurs reprises.

Dark, fondée vers 2022, fait face aux mêmes contraintes. Spécialisée dans les systèmes de communication sécurisés, elle doit composer avec des cycles de vente militaires qui dépassent largement les horizons des fonds d'investissement. Même les « succès » français ont failli ne jamais voir le jour. Le temps joue contre l'innovation de rupture dans la défense.

La leçon d'Anduril : un modèle américain difficilement transposable

Anduril, valorisée à plus de 10 milliards de dollars, est le modèle que toutes les startups de défense rêvent d'imiter. Mais Ross Fubini rappelle que même aux États-Unis, la Vallée de la Mort est impitoyable. Anduril a bénéficié d'un marché intérieur gigantesque, de fonds souverains patients et d'une proximité avec le Pentagone que l'Europe ne peut pas reproduire. La transposition du modèle américain en France est une illusion.

La DGA, pompier ou pyromane de l'écosystème startup ?

Le rôle de l'État est ambivalent. D'un côté, il est le principal financeur de l'innovation défense via la LPM et Definvest. De l'autre, il reste le client unique qui fragilise les business models. La DGA est à la fois le pompier qui arrose les startups de cash et le pyromane qui les rend dépendantes.

10 milliards d'euros de la LPM : perfusion vitale ou économie assistée ?

La LPM 2024-2030 dédie 10 milliards d'euros à l'innovation. Definvest et le Fonds Innovation Défense sont des bouées de sauvetage pour des startups qui, sans ces dispositifs, n'existeraient tout simplement pas. Mais cette manne crée-t-elle des entreprises viables ou des structures assistées qui s'effondreraient si l'effort budgétaire s'arrêtait ?

La question de la dépendance aux financements publics est centrale. Si les subventions et les commandes de l'État venaient à se réduire — changement de majorité, crise budgétaire, réorientation stratégique —, combien de startups survivraient ? Le débat n'est pas nouveau : dès 2013, le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale insistait sur la nécessité de « préserver notre indépendance et notre souveraineté » tout en s'engageant dans des constructions institutionnelles européennes. Douze ans plus tard, le constat reste le même.

Le syndrome du client unique et la fragilité des business models

Le cas Preligens est édifiant : lorsque le ministère n'a pas renouvelé deux contrats, la startup a perdu 10 millions d'euros de chiffre d'affaires d'un coup. Une entreprise de 220 personnes ne peut pas absorber ce choc sans douleur. Les licenciements de 2023 en sont la conséquence directe.

Harmattan AI semble mieux positionnée avec des contrats sur plusieurs armées (France + Royaume-Uni), mais reste dépendante des contrats publics. La diversification est encore balbutiante. L'équilibre entre les fonds étatiques (LPM) et les fonds privés (VC, corporate venture comme Dassault) est précaire. Les startups qui survivront sont celles qui parviendront à ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier budgétaire.

Le rôle ambivalent de Definvest dans l'écosystème

Definvest, créé en 2018 par la DGA et Bpifrance, a été un accélérateur majeur pour les startups de défense. Il a permis de financer des entreprises à un stade où les VC privés refusaient encore d'investir. Mais ce dispositif a aussi créé une forme de dépendance : les startups savent qu'elles peuvent compter sur l'État pour financer leur R&D, ce qui réduit leur incitation à diversifier leurs sources de revenus. Le Fonds Innovation Défense, qui complète le dispositif, n'échappe pas à cette logique.

Travailler dans la défense tech : mode d'emploi pour la génération Z

Pour les jeunes talents qui envisagent de rejoindre une startup de défense, la question n'est pas seulement financière. Elle est aussi stratégique et éthique. Quels signaux surveiller pour ne pas se retrouver dans un piège à cash ?

Les vrais signaux de santé financière à surveiller sur une startup de défense

Ne pas se fier au montant des levées de fonds. Le premier indicateur à regarder est la diversification des clients. Preligens n'en avait qu'un : le ministère des Armées. Harmattan AI en a deux (France + Royaume-Uni) et un corporate partner (Dassault). Plus la base de clients est large, plus la startup est résiliente.

Le deuxième indicateur est la rentabilité. Preligens était devenue profitable en 2024, avec 3 à 4 millions d'euros de bénéfices. Harmattan AI ne l'est pas encore. La rentabilité est un filet de sécurité : quand les levées de fonds se tarissent, seules les entreprises qui génèrent du cash survivent.

Le troisième indicateur est le taux de turn-over. Preligens a licencié 26 à 30 personnes en 2023. Un signe qui ne trompe pas : quand une startup commence à réduire ses effectifs, c'est que la trésorerie est sous tension. Pour un étudiant en école d'ingénieur qui reçoit une offre de stage ou de CDI, ces trois critères valent plus que le montant de la dernière levée.

Dilemme générationnel : l'éthique face à l'effort de guerre

La génération Z est sensible aux valeurs : climat, éthique, impact social. Travailler pour une défense tech, c'est travailler dans l'économie de guerre. C'est contribuer à des technologies qui tuent — même si ce sont des drones autonomes qui remplacent des soldats.

Mais c'est aussi travailler sur des technologies de souveraineté : IA, drones, cybersécurité. Des domaines qui peuvent avoir des applications civiles (dual-use) et qui renforcent l'indépendance stratégique de la France et de l'Europe. La tension est réelle entre l'attrait de la mission — protéger son pays, innover dans un secteur stratégique — et la réalité d'un secteur qui monte en pression, avec des contraintes morales que peu d'autres industries imposent.

Les compétences recherchées : IA, systèmes embarqués et gestion de projet

Les startups de défense recrutent massivement des ingénieurs en intelligence artificielle, en systèmes embarqués et en cybersécurité. Mais elles cherchent aussi des profils capables de gérer des projets longs, avec des contraintes réglementaires lourdes. La capacité à naviguer dans les appels d'offres publics et à comprendre les cycles budgétaires de l'État est un atout rare et valorisé.

Conclusion : les survivants ne seront pas les mieux financés, mais les plus agiles

La question du titre — qui est fait pour durer ? — trouve sa réponse dans la capacité d'adaptation, pas dans le montant des levées de fonds. Les startups qui survivront sont celles qui combinent trois facteurs. D'abord, une production réelle : sortir de la Vallée de la Mort en atteignant les cadences promises. Les 10 000 drones par mois d'Harmattan AI ne vaudront que si l'usine tourne vraiment.

Ensuite, une diversification des débouchés : le dual-use civil et militaire, l'export, la capacité à ne pas dépendre d'un seul budget national. Les startups qui travaillent à la fois pour la DGA et pour des clients civils auront une résilience bien supérieure.

Enfin, une patience capitalistique : des actionnaires prêts à attendre 10 ans, pas 3. Les fonds souverains, les corporate venture des industriels et les dispositifs publics comme Definvest offrent cette patience. Les VC classiques, beaucoup moins.

Le cash est une drogue d'entrée, pas une finalité. Ce n'est pas une bulle, mais c'est un filtre impitoyable. Pour les jeunes talents, le secteur est passionnant, mais il ne faut pas confondre levée de fonds et viabilité. Lire les comptes, pas les communiqués. Regarder les clients, pas les valorisations. Et comprendre que dans la défense tech, survivre est déjà une performance.

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Questions fréquentes

Pourquoi Preligens a-t-elle été rachetée par Safran ?

Preligens a été rachetée par Safran pour 220 millions d'euros car elle n'a pas réussi à lever 200 millions d'euros auprès de fonds européens pour financer sa croissance. Aucun fonds en Europe n'avait la capacité ou la volonté de financer une scale-up d'IA de défense, ce qui a contraint la startup à se vendre à un industriel.

Combien de startups de défense survivent à la Vallée de la Mort ?

Selon Ross Fubini, premier investisseur d'Anduril, 90 % des startups de défense ne survivent pas à la « Vallée de la Mort », l'intervalle fatal entre le prototype et la production en série. Ce taux d'échec élevé s'explique par le décalage entre le cycle court des investisseurs VC (3 ans) et le cycle long de la défense (5 à 10 ans).

Quel est le risque du client unique pour une startup de défense ?

Le risque est illustré par Preligens, qui a perdu 10 millions d'euros de chiffre d'affaires lorsque le ministère des Armées n'a pas renouvelé deux contrats d'imagerie radar. La dépendance à un seul client public fragilise les business models et peut entraîner des licenciements et des difficultés de trésorerie.

Harmattan AI produira-t-elle vraiment 10 000 drones par mois ?

L'objectif de produire 10 000 drones par mois d'ici 2026 est affiché par Harmattan AI, mais sa faisabilité est incertaine. Le rythme de production promis pourrait être un argument de levée de fonds plutôt qu'un objectif réaliste, d'autant que la startup est passée d'un discours de disruption à un partenariat avec Dassault Aviation.

Quels indicateurs vérifier avant de rejoindre une startup de défense ?

Il faut vérifier la diversification des clients (Preligens n'en avait qu'un), la rentabilité (Preligens était devenue profitable avec 3-4 millions d'euros de bénéfices) et le taux de turn-over (les licenciements signalent une trésorerie sous tension). Ces trois critères sont plus fiables que le montant des levées de fonds.

Sources

  1. [PDF] livre blanc défense et sécurité nationale - 2013 - CCDCOE · ccdcoe.org
  2. [PDF] L'industrie européenne de défense face à la construction de l'Europe : · bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr
  3. Anduril's first investor just warned defense startups: most of you won ... · cambridgeanalytica.org
  4. Building a Future-Capable Allied Defense - CEPA · cepa.org
  5. inas-france.fr · inas-france.fr
world-watcher
Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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