Drone de combat furtif UCAV de Dassault Aviation exposé sur le tarmac du salon du Bourget.
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Le nouveau Rafale F5 et le grand drone de combat, priorités de Dassault Aviation

Dassault Aviation abandonne le SCAF et mise tout sur le Rafale F5 et un drone de combat furtif, avec IA embarquée et recrutements records. Un virage stratégique 100 % français qui promet souveraineté et emplois.

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Le 22 juillet 2026, le PDG de Dassault Aviation Éric Trappier a officialisé ce que beaucoup pressentaient : le Rafale F5 et le grand drone de combat deviennent les priorités absolues du constructeur aéronautique français. Cette annonce, faite dans les colonnes du Figaro, intervient six semaines après l'arrêt définitif du Système de Combat Aérien du Futur (SCAF) franco-allemand, un projet qui aura coûté près de deux milliards d'euros sans jamais voir le jour. Pour les 16-25 ans qui s'intéressent à l'aéronautique, à la défense ou simplement aux grands projets industriels français, ce virage stratégique est une démonstration de force : Dassault n'a plus à composer avec Airbus et l'Allemagne, et mise tout sur une souveraineté technologique 100% hexagonale.

Drone de combat furtif UCAV de Dassault Aviation exposé sur le tarmac du salon du Bourget.
Drone de combat furtif UCAV de Dassault Aviation exposé sur le tarmac du salon du Bourget. — (source)

SCAF abandonné : le pari solitaire de Dassault qui change la donne

Le 8 juin 2026 restera comme la date de la rupture. Ce jour-là, le gouvernement allemand met officiellement fin au SCAF, après des années de tensions entre Airbus et Dassault Aviation. Le silence de Dassault, qui refuse tout commentaire pendant plus d'un mois, intrigue. Le groupe renvoie à la conférence de presse du 23 juillet pour les résultats semestriels. Mais le 22 juillet, Éric Trappier frappe fort dans Le Figaro : « C'est fini. C'est derrière nous. » L'arrêt contractuel et juridique du SCAF est notifié. Dassault concentre désormais ses priorités sur le Rafale F5 et le drone de combat.

Le 8 juin 2026, la fin d'une décennie de frictions franco-allemandes

Les causes de l'échec sont multiples. Depuis le lancement du SCAF en 2017, les tensions avec Airbus sur la répartition des tâches et le partage de technologies n'ont cessé de s'aggraver. Éric Trappier ne mâchait pas ses mots : lors d'une audition à l'Assemblée nationale le 25 septembre 2025, il affirmait que Dassault savait « faire un avion de combat de sixième génération, de A à Z en France », et que le partenaire Airbus « n'a pas ces compétences-là ». Les Allemands, de leur côté, réclamaient une répartition équitable des travaux, ce que Dassault jugeait techniquement impossible sans perdre son savoir-faire.

Pour Dassault, cet abandon est presque une issue positive. Comme l'écrivait Le Monde le 11 juin, le constructeur « n'a pas tout perdu » dans cette affaire. Il récupère sa liberté industrielle et peut désormais déployer ses ressources sur des programmes qu'il maîtrise de bout en bout.

« C'est fini. C'est derrière nous. » : le coup de sang d'Éric Trappier

Dans son interview au Figaro, le PDG de Dassault ne cache pas son soulagement. La France et l'Allemagne ont abandonné le projet. L'arrêt contractuel et juridique du SCAF a été notifié. Dassault peut enfin tourner la page. La conférence de presse du 23 juillet, initialement prévue pour présenter les résultats financiers, devient le moment de vérité où le groupe dévoile sa nouvelle feuille de route.

Les deux piliers de cette stratégie sont désormais le Rafale F5 — un standard qui transforme l'avion de combat en chef d'orchestre de drones — et le grand drone de combat furtif, un UCAV (Unmanned Combat Aerial Vehicle) qui doit entrer en service à partir de 2033. Pour les jeunes observateurs, c'est le signal que la France ne renonce pas à l'aviation de combat de pointe. Elle change simplement de méthode.

Le SCAF : 1,8 milliard d'euros pour un avion de combat fantôme illustre bien le coût de cette décennie de tergiversations.

Rafale F5 : quand l'avion de combat devient un chef d'orchestre de drones

Le Rafale F5 n'est pas une simple mise à jour. C'est une rupture technologique et doctrinale. Là où les standards précédents (F1, F2, F3, F4) amélioraient progressivement les capacités de l'avion, le F5 repense complètement son rôle. D'après le site spécialisé Avion-Chasse.fr, le F5 est conçu comme un « système de systèmes » centré sur la donnée, la connectivité et la coopération homme-machine.

Attendu à l'horizon 2030-2033, il doit assurer la supériorité des forces aériennes françaises au-delà de 2060. Le cœur de cette révolution, c'est l'intelligence artificielle embarquée et la capacité à piloter des drones de combat en essaim.

Intelligence Artificielle embarquée : un copilote numérique à bord du Rafale

Le cockpit du Rafale F5 évolue profondément. Face à la masse croissante de données — en combat, un pilote peut recevoir plus de 1 000 signaux par minute — l'IA devient indispensable. Comme l'explique Dassault Aviation, l'IA embarquée assiste le pilote, gère la priorisation des menaces et optimise les décisions en temps réel.

Concrètement, le système analyse les données des capteurs de l'avion, des drones accompagnateurs et des sources extérieures (satellites, AWACS, stations sol). Il propose au pilote les actions les plus pertinentes, réduit sa charge cognitive et lui permet de se concentrer sur les décisions stratégiques. C'est une coopération homme-machine avancée, où l'humain reste dans la boucle de décision, mais où la machine traite l'essentiel de l'information.

Les premières commandes liées au développement du Rafale F5 ont été notifiées aux industriels dès octobre 2024. Le calendrier prévoit une entrée en service à partir de 2030, avec des capacités maintenues jusqu'en 2060 au moins.

Du démonstrateur nEUROn au drone de série : vingt ans de R&D secrète

La France ne part pas de zéro pour le drone de combat. Depuis 2003, Dassault Aviation pilote le programme nEUROn, un démonstrateur technologique européen de drone de combat furtif. Le premier vol a eu lieu en décembre 2012. Plus de 170 vols d'essais ont été effectués à ce jour.

Ce programme, qui a réuni six pays européens sous maîtrise d'œuvre française, a tenu toutes ses promesses en termes de performances, de délai et de budget. Les technologies développées — furtivité, contrôle autonome avec humain dans la boucle, gestion des soutes d'armement — sont aujourd'hui industrialisées dans le cadre du F5.

Le Rafale F5 est conçu dès le départ pour travailler avec l'UCAS (Unmanned Combat Air System). Le pilote du Rafale pourra contrôler plusieurs drones simultanément, leur confier des missions de reconnaissance, de brouillage ou d'attaque, et les récupérer en vol. C'est le concept de « Loyal Wingman » (ailier fidèle) qui devient réalité.

L'exercice POKER : raid nucléaire, 40 Rafale et guerre haute intensité donne un aperçu des scénarios opérationnels que le F5 devra maîtriser.

Le grand drone de combat : ce coéquipier furtif que la France attend depuis 2030

Le 8 octobre 2024, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, annonçait officiellement le lancement du développement du drone de combat qui viendra compléter le futur standard F5 du Rafale. La cérémonie s'est déroulée sur la base de Saint-Dizier, à l'occasion des 60 ans des Forces aériennes stratégiques.

Stand Dassault Aviation présentant des maquettes de Rafale et de Falcon.
Stand Dassault Aviation présentant des maquettes de Rafale et de Falcon. — (source)

Ce drone, appelé UCAS par Dassault, n'est pas un simple drone de reconnaissance. C'est un UCAV furtif, capable de pénétrer des territoires hautement protégés pour neutraliser les défenses adverses. Il ouvre la voie aux Rafale pilotés qui arrivent derrière.

Furtivité, soutes et catapulte : le cahier des charges du futur UCAV

Les caractéristiques physiques du drone sont impressionnantes. D'après Mer et Marine, l'appareil mesure 9 mètres de long pour 12,5 mètres d'envergure et une masse de 7 tonnes. Il est équipé de deux soutes pouvant accueillir chacune une bombe de 250 kg.

Le drone est conçu nativement pour être embarqué sur porte-avions. Comme le Rafale Marine, il sera catapultable et pourra être doté d'une crosse d'appontage pour être récupéré au moyen des brins d'arrêt. Cette capacité navale est cruciale pour la Marine nationale, qui doit pouvoir projeter des drones de combat depuis la mer.

Le budget 2025, analysé par Challenges, prévoit 821 millions d'euros fléchés vers le drone de combat. La montée en puissance est progressive : 55 millions d'euros en 2025, 190 millions en 2026, puis une accélération.

Pourquoi le drone devra attendre le nouveau porte-avions pour voler depuis la mer

C'est le point technique le plus délicat. Le Rafale F5 pourra embarquer sur le Charles de Gaulle, mais pas son drone de combat. Les catapultes à vapeur de l'actuel porte-avions français ne sont pas adaptées au lancement d'un UCAV.

Le drone devra donc attendre le PA-NG (Porte-Avions Nouvelle Génération), successeur du Charles de Gaulle, dont la mise en service est prévue autour de 2038. Ce nouveau bâtiment sera équipé de catapultes électromagnétiques, capables de lancer des engins plus lourds et plus fragiles.

En attendant, le drone commencera sa carrière dans l'armée de l'Air et de l'Espace. Il pourra être déployé depuis des bases terrestres, en France comme en opérations extérieures. Cette limitation n'est pas un échec technique : c'est un choix de calendrier, lié au remplacement progressif des infrastructures navales.

L'incident du drone abattu en Lettonie : 12 minutes sous tension dans un Rafale français montre à quel point la maîtrise des drones est déjà un enjeu opérationnel majeur.

Sans les Émirats, la facture du F5 repose sur le contribuable français

L'aspect financier est crucial. Le développement du Rafale F5 et de son drone de combat coûte cher. Très cher. Et contrairement à ce qui était espéré, la France devra le financer seule.

Avion d'affaires Dassault Aviation stationné devant le siège de l'entreprise.
Avion d'affaires Dassault Aviation stationné devant le siège de l'entreprise. — (source)

En avril 2026, BFMTV révélait l'échec des négociations avec les Émirats arabes unis. Ces derniers devaient apporter jusqu'à 3,5 milliards d'euros sur un total estimé à 5 milliards. Mais les EAU ont exigé le partage de technologies sensibles, notamment l'optronique. La France a refusé.

3,5 milliards envolés : les Émirats claquent la porte, vexés

Le deal semblait pourtant bien engagé. Les Émirats, déjà clients du Rafale (80 appareils commandés en 2021), étaient un partenaire naturel pour cofinancer le F5. Mais les négociations ont buté sur une ligne rouge : la souveraineté technologique.

Les EAU réclamaient l'accès aux codes sources de certains systèmes optroniques, ce qui leur aurait permis de les intégrer dans leurs propres équipements, voire de les produire sous licence. Pour la France, c'était inacceptable. Transférer ces technologies, c'était perdre le contrôle de capacités militaires sensibles et risquer leur diffusion à des tiers.

La France a donc choisi de financer seule le programme. Un choix assumé, qui renforce la souveraineté nationale mais pèse sur les finances publiques. Pour le jeune contribuable, c'est une question légitime : combien coûte ce programme, et quels en sont les retours ?

La LPM décryptée : 821 millions d'euros pour piloter le drone de combat

La Loi de Programmation Militaire 2024-2030, consultable sur le site du Ministère des Armées, détaille les crédits alloués. Le programme Rafale dans son ensemble bénéficie de plus de 13 milliards d'euros sur la période.

Pour le drone de combat spécifiquement, le budget 2025 prévoit 55 millions d'euros. Ce chiffre monte à 190 millions en 2026, puis augmente progressivement jusqu'à l'entrée en service. Au total, 821 millions d'euros sont fléchés vers le développement de l'UCAV.

Ces montants peuvent sembler vertigineux. Mais il faut les mettre en perspective avec les retombées : le programme Rafale, c'est 15 000 emplois directs et indirects chez Dassault, des centaines de sous-traitants dans toute la France, et une capacité d'exportation qui rapporte des milliards d'euros. Le F5, c'est l'assurance que cette filière d'excellence se maintient pour les décennies à venir.

Le SCAF : 1,8 milliard d'euros pour un avion de combat fantôme rappelle que l'argent mal dépensé existe aussi. Le F5, lui, est un investissement tangible.

Recrutements records chez Dassault : 1 500 postes par an pour construire le F5

Pour les 16-25 ans, c'est peut-être la section la plus concrète. Dassault Aviation embauche massivement. En 2025, le groupe a recruté 1 579 personnes, portant ses effectifs à 15 024 salariés, selon les résultats financiers 2025. Le chiffre d'affaires atteint 7,42 milliards d'euros, en hausse de 19 %. Le carnet de commandes est record : 46,6 milliards d'euros.

Le programme F5 et le drone de combat sont les moteurs de ces recrutements. Les phases de conception, de test et de production vont s'étaler sur au moins dix ans, offrant des perspectives de carrière longues et stables.

De l'alternance au bureau d'études : les métiers qui cartonnent avec le F5

Les filières qui recrutent sont variées. Le logiciel embarqué est en première ligne : l'IA du F5 nécessite des développeurs capables de coder des algorithmes temps réel critiques. L'intégration systèmes est également très demandée : il faut faire communiquer le Rafale avec les drones, les satellites et les stations sol.

L'électronique de défense, l'aérostructures et les essais en vol complètent le tableau. Dassault recrute à tous les niveaux : bac+2 (BTS aéronautique), bac+5 (écoles d'ingénieurs) et bac+8 (thèses CIFRE en IA et robotique).

Le parcours typique d'un jeune ingénieur : alternance pendant les études (Dassault est l'un des plus gros recruteurs d'apprentis en France), CDI sur les phases de test du F5 à partir de 2028-2030, puis production en série du drone à partir de 2033. Une carrière tout tracée dans un secteur qui ne connaît pas la crise.

Dassault 4e employeur préféré des ingénieurs : le made in France séduit la jeune génération

Le classement Universum Top Employeurs 2025 confirme l'attractivité de Dassault. L'entreprise se maintient à la 4e place des employeurs préférés des élèves-ingénieurs en France, tous secteurs confondus. Elle est 17e chez les étudiants IT et 30e chez les futurs diplômés d'écoles de commerce.

L'enquête, réalisée auprès de 23 000 étudiants de niveau bac+4/bac+5 dans 171 écoles, montre que Dassault attire pour trois raisons principales : des projets concrets et ambitieux (le Rafale F5, le drone, le Falcon 10X), une stabilité de l'emploi (pas de plans sociaux, une croissance régulière), et le « made in France » high-tech.

Pour les jeunes ingénieurs, travailler chez Dassault, c'est participer à un programme qui engage la souveraineté nationale. C'est aussi un argument de CV imparable pour la suite de leur carrière.

La question du Suffren, drone américain Razorback : souveraineté sous-marine en question montre que ce débat sur la souveraineté technologique traverse tous les domaines de la défense.

Face aux drones américains, la France parie sur l'exception technologique

Le marché des drones de combat est dominé par les Américains. Le MQ-9 Reaper de General Atomics est déployé dans le monde entier. Le Loyal Wingman de Boeing, développé pour l'Australie, est le concurrent direct du projet français. La Chine, avec le GJ-11 Sharp Sword, n'est pas en reste.

Dans ce contexte, le pari français est risqué mais cohérent. Plutôt que de faire évoluer un drone lent et non furtif (comme le Reaper), la France a choisi de sauter une génération pour aller directement vers un UCAV furtif et autonome.

MQ-9 Reaper, Loyal Wingman : le retard français qui n'en est plus un

Il faut être honnête : les États-Unis ont une avance opérationnelle sur les drones. Le MQ-9 Reaper vole depuis 2001 et accumule des centaines de milliers d'heures de vol en opérations réelles. Le Loyal Wingman de Boeing a effectué son premier vol en 2021.

Mais la France a fait un choix différent. Plutôt que de développer un drone polyvalent mais vulnérable, elle mise sur un UCAV furtif, conçu pour pénétrer des espaces aériens très protégés. Le Reaper, avec sa faible furtivité et sa vitesse subsonique, serait abattu en quelques secondes face à des défenses modernes russes ou chinoises.

Le Loyal Wingman australien est plus proche du concept français. Mais il est développé en coopération avec les États-Unis et le Royaume-Uni, ce qui implique des contraintes de partage de technologies. Le Rafale F5, lui, reste 100% français, avec une intégration chasseur-drone totale.

Souveraineté numérique et IA : le prix de l'indépendance

C'est l'argument clé de Dassault. Les algorithmes d'IA, le cloud de combat et les liaisons de données sont 100% français. Pas de « kill switch » américain, pas de dépendance à des composants étrangers qui pourraient être désactivés à distance.

Cette souveraineté a un prix : c'est le même argument qui a fait échouer le deal avec les Émirats arabes unis. La France refuse de partager ses technologies optroniques, même avec un allié. Pour le jeune lecteur, c'est la garantie que la France maîtrise sa destinée militaire. Dans un monde où les conflits sont de plus en plus numériques, cette indépendance est un atout stratégique majeur.

L'IA embarquée du F5 ne pourra pas être piratée par une puissance étrangère. Les données de combat ne transiteront pas par des serveurs américains ou chinois. C'est le même raisonnement qui pousse la France à développer son propre cloud souverain et ses propres processeurs sécurisés.

Conclusion : Rafale F5 et drone de combat, le pari gagnant de la souveraineté française ?

L'abandon du SCAF, douloureux sur le plan diplomatique, s'est transformé en opportunité industrielle. Dassault Aviation, libéré des contraintes du partenariat avec Airbus et l'Allemagne, concentre ses forces sur ce qu'il sait faire de mieux : des avions de combat et des drones 100% français.

Le chemin est clair : échec du partenariat allemand, recentrage sur le Rafale F5 et le drone de combat, financement 100% national, milliers d'emplois créés, compétition mondiale assumée. Ce programme est le meilleur investissement pour l'avenir militaire et industriel de la France.

Pour les 16-25 ans, il offre une promesse concrète : des emplois stables et qualifiés dans un secteur d'excellence, une fierté nationale incarnée par des technologies de pointe, et la certitude que la France reste une puissance aéronautique de premier plan. Le pari est calculé. Il s'appuie sur vingt ans de R&D (le programme nEUROn), un carnet de commandes Rafale bien garni (46,6 milliards d'euros), et une capacité d'innovation reconnue mondialement.

Reste à savoir si le calendrier sera tenu. Le F5 est attendu à partir de 2030, le drone de combat pour 2033. Le porte-avions nouvelle génération, lui, ne sera pas opérationnel avant 2038. Mais dans l'aéronautique, les programmes se comptent en décennies. Et la France, avec Dassault, a prouvé par le passé qu'elle savait tenir ses promesses.

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Questions fréquentes

Pourquoi le SCAF a-t-il été abandonné ?

Le SCAF a été abandonné le 8 juin 2026 après des années de tensions entre Dassault Aviation et Airbus sur la répartition des tâches et le partage de technologies. L'Allemagne a mis fin au projet, ce qui a coûté près de deux milliards d'euros sans jamais aboutir.

Qu'est-ce que le Rafale F5 ?

Le Rafale F5 est un nouveau standard de l'avion de combat français, conçu comme un « système de systèmes » centré sur l'intelligence artificielle embarquée. Il peut piloter des drones en essaim et assurer la supériorité aérienne jusqu'en 2060.

Quand le drone de combat français entrera-t-il en service ?

Le grand drone de combat furtif (UCAV) de Dassault doit entrer en service à partir de 2033. Il pourra être catapulté depuis le futur porte-avions PA-NG, prévu pour 2038, mais débutera sa carrière depuis des bases terrestres.

Combien coûte le développement du drone de combat ?

Le budget 2025 prévoit 55 millions d'euros pour le drone de combat, puis 190 millions en 2026. Au total, 821 millions d'euros sont fléchés vers le développement de l'UCAV dans la Loi de Programmation Militaire 2024-2030.

Sources

  1. SCAF : Dassault Aviation n’a pas tout gagné dans l’abandon de l’avion de combat franco-allemand de nouvelle génération · lemonde.fr
  2. aerocontact.com · aerocontact.com
  3. avion-chasse.fr · avion-chasse.fr
  4. bfmtv.com · bfmtv.com
  5. challenges.fr · challenges.fr
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Inès Colbot @campus-echo

Étudiante en sociologie à Toulouse, je m'intéresse à tout ce qui agite ma génération : précarité étudiante, santé mentale, engagement, façons de vivre. J'anime un petit podcast sur la vie de campus le week-end.

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