Fin juin 2026, alors qu'une canicule écrase Paris (34-38°C), la mairie ouvre en urgence la baignade dans le canal Saint-Martin, trois semaines avant la date prévue. Des centaines de jeunes sautent des ponts, ignorent les bouées, et les forces de l'ordre avouent leur impuissance. Mais derrière les images estivales qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux, une question taraude : cette eau est-elle vraiment sûre ? Pour trancher, Le Figaro a mandaté la start-up Fluidion, spécialiste de la mesure en temps réel, et fait analyser l'eau par des scientifiques indépendants. Les résultats bousculent le discours officiel.

De la canicule à l'autorisation express : comment la mairie a ouvert le canal en urgence
Le 16 juin 2026, alors que la capitale suffoque sous un dôme de chaleur, Emmanuel Grégoire, maire de Paris, prend une décision radicale : autoriser la baignade dans une portion de 100 mètres du canal Saint-Martin dès le lendemain, au lieu du 4 juillet prévu. Les thermomètres affichent 34°C à l'ombre, 38°C dans certains quartiers, et les fontaines publiques ne suffisent plus. L'objectif affiché est d'offrir un refuge aux Parisiens, mais la précipitation de la mesure interroge.
Les sources officielles évoquent un « pari risqué » assumé. Face à l'afflux de baigneurs sauvages qui plongeaient déjà dans le canal malgré l'interdiction, la ville a préféré encadrer plutôt que réprimer.

« Plutôt que de les sortir de l'eau, on autorise » : le pari risqué d'Emmanuel Grégoire
La phrase est devenue célèbre en quelques heures : « Plutôt que de dépenser de l'énergie à les sortir de l'eau, j'ai préféré transformer cette baignade sauvage en baignade surveillée. » Emmanuel Grégoire justifie l'ouverture anticipée par l'impossibilité physique de contrôler des centaines de jeunes venus chercher la fraîcheur. Le raisonnement est pragmatique : puisque la baignade sauvage existait déjà, autant la légaliser en la limitant à une zone délimitée par des bouées, près du quai de Jemmapes.
Mais cette logique a ses limites. Les témoignages recueillis par Le Figaro le 17 juin montrent un paradoxe : certains jours, il y avait moins de monde que lorsque la baignade était interdite. « Quand c'est légal, c'est moins amusant », résume un étudiant de 19 ans. L'attrait de la transgression, semble-t-il, avait disparu.

Sauts de ponts et bouées ignorées : la réalité de terrain vue par les forces de l'ordre
Le 24 juin, la situation dégénère. Le Monde relate une scène quasi-guerrière : sept policiers municipaux tentent de contenir une foule qui déborde de tous les côtés. « On ne peut plus gérer ce truc-là ! », lâche un agent en sueur. « Ils dépassent tous la ligne ! La zone de baignade n'est pas du tout respectée. » Les jeunes sautent des ponts malgré l'interdiction, un ponton flottant menace de couler sous le poids des badauds. Une médiatrice municipale, impuissante, regarde les débordements.
La zone autorisée de 100 mètres devient une fiction. Les policiers, dépassés, ne parviennent pas à faire respecter les bouées. Certains baigneurs les provoquent ouvertement, transformant l'espace public en une scène de confrontation. L'image idyllique de la baignade urbaine se fissure.

Un laboratoire à ciel ouvert pour la baignade urbaine
Le canal Saint-Martin n'est pas un simple lieu de fraîcheur : c'est le test grandeur nature du « Plan Baignade » parisien lancé après les Jeux Olympiques de 2024. La ville veut prouver que la baignade en milieu urbain est possible, et l'ARS Île-de-France a ouvert 26 sites de baignade dans la région pour 2026. Mais le canal Saint-Martin n'avait pas été classé comme site de baignade en 2023 : aucun suivi officiel n'existait. En ouvrant malgré tout, la mairie prend un pari politique autant que sanitaire.
Des contrôles officiels rassurants… mais opaques
Face aux critiques et aux images de chaos, la mairie répète que l'eau est contrôlée. Antoine Guillou, adjoint au maire chargé des canaux, affirme dans Le Parisien le 24 juin : « Nous avons fait des tests avant et durant les premiers jours d'ouverture, via Eau de Paris. La qualité de l'eau étant très stable, nous passons désormais à un rythme de prélèvement hebdomadaire. » Pas de quoi s'inquiéter, selon lui. Pourtant, les détails manquent.
Eau de Paris aux manettes : des prélèvements « très stables » selon la mairie
Eau de Paris, l'opérateur public de l'eau dans la capitale, a réalisé des prélèvements avant l'ouverture et pendant les premiers jours. Les résultats, selon la mairie, montrent une qualité « très stable », justifiant le passage à un rythme hebdomadaire. Le seul document public disponible est un prélèvement de l'ARS daté du 22 juin, qui affiche de bons résultats pour les deux paramètres bactériologiques classiques : Escherichia coli et entérocoques intestinaux.
Mais cette transparence est toute relative. Aucun des résultats d'Eau de Paris n'a été rendu public avant le 4 juillet, soit plus de deux semaines après l'ouverture. Pour les baigneurs, impossible de savoir en temps réel si l'eau est sûre.
48 heures de décalage et des bactéries seulement : les angles morts pointés par Surfrider
L'association Surfrider Foundation Europe ne mâche pas ses mots. Lionel Cheylus, porte-parole, dénonce des contrôles « insuffisants et opaques » sur France 3 Régions. Le problème principal : le délai de 48 heures entre le prélèvement et les résultats. « Cela veut dire que l'on n'a pas forcément de recul », explique-t-il. En 48 heures, la qualité de l'eau peut changer radicalement après un orage, un déversement accidentel ou un afflux de baigneurs.
Surfrider pointe aussi que la réglementation ne contrôle que deux bactéries fécales : E. coli et les entérocoques. Ignorés : les PFAS (polluants éternels), les métaux lourds, les pesticides, les résidus médicamenteux. « Il y a des prélèvements rapides mis en place par la mairie, mais ils ne sont pas homologués », ajoute Cheylus. L'association recommande de se doucher immédiatement après la baignade, une précaution qui en dit long sur la confiance accordée à l'eau.
Pourquoi Le Figaro a lancé sa propre enquête
Face à cette opacité – aucun résultat officiel rendu public avant le 4 juillet –, la rédaction du Figaro a décidé d'agir. Le journal a mandaté la start-up Fluidion, spécialisée dans la mesure en temps réel de la qualité de l'eau, pour effectuer des prélèvements indépendants. Fluidion utilise des capteurs connectés capables de détecter en continu les bactéries, les PFAS, les métaux lourds et d'autres polluants. Les résultats, analysés par des scientifiques indépendants, promettent de lever le voile sur ce que la mairie ne dit pas.

Ce que les analyses du Figaro révèlent vraiment
Les résultats de cette enquête indépendante sont publiés le 3 juillet 2026. Ils confirment certaines craintes et en infirment d'autres. Mais globalement, ils montrent que le discours officiel, pour rassurant qu'il soit, occulte une partie de la réalité.

PFAS : des taux qui dépassent les recommandations européennes
Les analyses de Fluidion révèlent la présence de plusieurs PFAS dans l'eau du canal Saint-Martin. Ces « polluants éternels », qui persistent des décennies dans l'environnement, ne sont pas réglementés pour les eaux de baignade. Mais les niveaux mesurés dépassent les seuils de la directive européenne sur l'eau potable (0,1 µg/L pour la somme des 20 PFAS les plus courants). Le TFA (acide trifluoroacétique) est le plus fréquent, suivi du PFOS, pourtant interdit depuis des années.
Ces résultats sont cohérents avec l'étude Surfrider/Eurofins publiée le même jour dans Le Monde : 78% des sites continentaux testés présentent des taux de PFOS supérieurs aux critères de la directive-cadre sur l'eau. L'eau du canal Saint-Martin n'est pas une exception – elle reflète une contamination généralisée des eaux douces françaises.
Bactéries : E. coli et entérocoques sous la loupe
Sur le plan bactériologique, les résultats sont plus nuancés. Les analyses de Fluidion montrent des niveaux d'E. coli et d'entérocoques qui se situent dans la catégorie « bonne » à « excellente » selon les normes du ministère de la Santé (baignades.sante.gouv.fr). Excellente qualité : entérocoques ≤ 200 UFC/100mL et E. coli ≤ 500 UFC/100mL. Les prélèvements effectués pendant la période d'ouverture respectent ces seuils.
Mais les chercheurs de Fluidion notent une variabilité importante : après une forte pluie, les taux bactériologiques peuvent grimper en flèche en quelques heures, dépassant les seuils acceptables. Or, les contrôles officiels, avec leur délai de 48 heures, ne captent pas ces pics. Un baigneur qui se jette à l'eau juste après un orage prend un risque que les tests hebdomadaires ne reflètent pas.
La surprise des métaux lourds et autres polluants invisibles
Les analyses du Figaro ont également recherché des métaux lourds (plomb, mercure, cadmium) et des hydrocarbures. Les résultats montrent des traces de plomb, à des niveaux inférieurs aux seuils de l'eau potable mais non négligeables. Le mercure est détecté à l'état de traces. Les hydrocarbures sont présents, probablement issus du ruissellement urbain et des bateaux qui circulent sur le canal.
Là encore, la réglementation ignore ces substances pour les eaux de baignade. Comme le souligne Surfrider, on ne contrôle que ce qui est réglementé, pas ce qui est dangereux. L'eau peut sembler claire, respecter les normes bactériologiques, mais contenir un cocktail chimique invisible.
PFAS, bactéries, métaux : le cocktail invisible qui menace les baigneurs
Traduire ces chiffres en risques concrets pour la santé, c'est le travail de cette section. Les jeunes adultes (16-25 ans), qui constituent la majorité des baigneurs du canal, sont en première ligne.
Perturbateurs endocriniens et cancer : ce que les PFAS font à votre corps
Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, forment une famille d'environ 10 000 composés chimiques synthétiques, utilisés pour leurs propriétés antiadhésives et imperméabilisantes (téflon, emballages alimentaires, textiles). Leur point commun : ils ne se dégradent quasiment pas dans l'environnement.
Les effets sur la santé sont documentés par des centaines d'études. L'exposition chronique aux PFAS est associée à des perturbations du système reproductif (baisse de la fertilité, malformations), un développement fœtal altéré, des dysfonctionnements endocriniens (thyroïde), un affaiblissement immunitaire (moins bonne réponse aux vaccins). Le PFOA (acide perfluorooctanoïque) a été classé cancérogène avéré pour l'humain par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2023. Le PFOS est classé cancérogène possible.
Les concentrations mesurées dans le canal Saint-Martin sont faibles – de l'ordre du nanogramme par litre. Mais l'exposition chronique est la principale inquiétude. Un baigneur qui plonge plusieurs fois par été, avale un peu d'eau, respire des aérosols : les doses s'accumulent.
Baignade et infections : le vrai risque à court terme
Les risques immédiats sont bactériologiques. Escherichia coli et les entérocoques intestinaux sont des indicateurs de contamination fécale. À des niveaux élevés, ils peuvent provoquer des gastro-entérites (diarrhée, vomissements), des infections urinaires, des otites, des conjonctivites, des infections cutanées. Les symptômes apparaissent généralement 12 à 72 heures après la baignade.
Les populations à risque sont les personnes immunodéprimées, les enfants en bas âge, les femmes enceintes, les personnes âgées. Pour un jeune adulte en bonne santé, le risque est faible, mais il n'est pas nul. Surfrider recommande de se doucher immédiatement après la baignade – un geste simple qui réduit considérablement les risques d'infection cutanée et de contamination.

Pourquoi les jeunes sont particulièrement exposés
Le comportement des baigneurs aggrave l'exposition. Les sauts de ponts, les immersions totales, les jeux aquatiques où l'on avale de l'eau sont monnaie courante. Gabriel, 19 ans, témoigne dans Le Figaro le 17 juin : « De base, je ne voulais pas sauter parce que la Seine est sale, mais comme les gens sautent, ça me donne envie. » La pression sociale, la chaleur, l'envie de se rafraîchir poussent à prendre des risques que l'on n'envisagerait pas normalement.
Un plongeon tête la première dans une eau qui peut contenir des bactéries et des polluants chimiques n'est pas anodin. Les muqueuses (yeux, nez, bouche) sont particulièrement vulnérables. Les oreilles, exposées, peuvent développer des otites externes (« oreille du nageur »). Les blessures ouvertes (coupures, égratignures) sont des portes d'entrée pour les infections.
Baignade urbaine : le grand écart entre l'image Instagram et la réalité scientifique
Les photos du canal Saint-Martin en été sont magnifiques : l'eau scintille, les jeunes sourient, les buildings parisiens se reflètent. Mais entre l'image virale et la réalité scientifique, le fossé est grand.

« Quand c'est légal, c'est moins amusant » : le paradoxe de la baignade autorisée
La phrase revient comme un leitmotiv dans le reportage du Figaro du 17 juin : moins de monde que lorsque la baignade était interdite. Ce paradoxe en dit long sur la psychologie de la transgression. L'interdit attire, l'autorisé lasse. Mais cette désaffection relative n'a pas résolu les débordements. Les jeunes continuent de sauter des ponts, de dépasser les bouées, de provoquer les forces de l'ordre. L'autorisation n'a pas supprimé le chaos – elle l'a juste déplacé.
Communication municipale vs données scientifiques : qui dit vrai ?
La mairie assure qu'il n'y a « pas à s'inquiéter ». Antoine Guillou répète que les contrôles sont stables et rassurants. Mais aucun résultat officiel n'est rendu public avant le 4 juillet. Les analyses du Figaro montrent une eau bactériologiquement correcte mais chimiquement préoccupante. La communication municipale semble taire une partie des risques.
Cette stratégie rappelle un autre dossier, celui de Volvic condamnée pour greenwashing : le vrai du faux sur l'eau « neutre en carbone ». Dans les deux cas, les affirmations rassurantes des communicants sont démenties par des analyses indépendantes. Le parallèle est frappant : on met en avant ce qui flatte (qualité bactériologique, image estivale) et on cache ce qui dérange (PFAS, métaux, opacité des contrôles).
Le précédent de la Seine et des bassins parisiens
Le canal Saint-Martin n'est pas un cas isolé. Depuis les Jeux Olympiques de 2024, Paris a lancé un vaste « Plan Baignade » qui vise à ouvrir des sites de baignade dans la Seine et ses affluents. En 2026, l'ARS Île-de-France recense 26 sites ouverts. Mais la question de la sécurité sanitaire est récurrente : la Seine, longtemps interdite à la baignade, n'a été officiellement déclarée « baignable » qu'après des années de travaux d'assainissement.
Le canal Saint-Martin sert de test. Si la mairie parvient à démontrer que l'eau est sûre, elle pourra étendre la baignade à d'autres canaux et à la Seine elle-même. Mais les résultats du Figaro montrent que la route est encore longue. La transparence sur la pollution chimique est le maillon faible du dispositif.

Alors, peut-on se baigner ou pas ? Le guide pratique pour ne pas prendre de risques
La question du titre mérite une réponse nuancée. Oui, on peut se baigner dans le canal Saint-Martin. Mais pas n'importe comment, pas n'importe quand, et en connaissance de cause.

Les zones et les moments à éviter (et ceux où c'est plus sûr)
Le risque principal varie avec la météo. Après de fortes pluies, le lessivage des rues parisiennes déverse dans le canal un cocktail de polluants : hydrocarbures, métaux lourds, bactéries fécales, résidus de pesticides. Les taux d'E. coli peuvent grimper en flèche. Il vaut mieux éviter la baignade dans les 48 heures suivant une pluie abondante.
La zone officielle, près du quai de Jemmapes, est la plus surveillée. Mais les bouées sont souvent ignorées. Si vous voulez minimiser les risques, restez dans la zone délimitée : elle est aussi la moins profonde et la plus accessible aux secours. Évitez les abords des ponts, où les sauts sont fréquents et où l'eau peut être plus stagnante.
Rappel important : le canal Saint-Martin n'est pas classé comme eau de baignade par l'ARS. Aucun suivi officiel continu n'existe. Les contrôles sont ponctuels, avec un délai de 48 heures. Vous êtes votre propre vigie.
Les gestes qui réduisent les risques : douche, pas d'eau avalée, oreilles protégées
Surfrider est clair : une douche immédiate après la baignade est indispensable. L'eau douce et le savon éliminent la majorité des bactéries et des polluants de surface. Ne négligez pas le rinçage des cheveux – les PFAS peuvent s'y fixer.
N'avalez pas l'eau. Cela paraît évident, mais un plongeon peut vous en faire boire involontairement. Essayez de garder la bouche fermée quand vous sautez. Si vous avez des plaies ouvertes (coupures, égratignures, tatouages récents), couvrez-les avec un pansement imperméable. Les infections cutanées sont le risque le plus fréquent.
Protégez vos oreilles. L'eau contaminée peut provoquer des otites externes douloureuses. Des bouchons d'oreilles en silicone, vendus en pharmacie, sont une solution simple. Après la baignade, séchez vos oreilles avec une serviette propre.
Lavez votre maillot de bain après chaque utilisation. Les polluants peuvent s'y accumuler et irriter la peau lors de la prochaine baignade.
Faut-il se fier aux données en temps réel ?
Fluidion propose des mesures en temps réel, mais leur accès public n'est pas garanti. Le site du ministère de la Santé (baignades.sante.gouv.fr) publie les résultats des contrôles officiels – quand ils sont disponibles. Vérifiez avant de partir. Si les taux d'E. coli sont élevés, reportez votre baignade.
En l'absence de données en temps réel, fiez-vous à votre bon sens : eau trouble, odeur suspecte, présence de déchets – ce sont des signaux d'alarme. Mieux vaut être un baigneur informé qu'un influenceur malade.
Conclusion : baignade sous conditions, le verdict des analyses
Les analyses commandées par Le Figaro montrent une vérité inconfortable : l'eau du canal Saint-Martin n'est pas aussi propre que la mairie le laisse entendre. Bactériologiquement, elle est correcte – bonne à excellente selon les normes. Mais chimiquement, le tableau est plus sombre : PFAS au-dessus des seuils recommandés pour l'eau potable, traces de métaux lourds, hydrocarbures. La communication municipale, en ne publiant que les résultats bactériologiques, occulte une partie des risques.
La baignade reste possible, mais sous conditions : éviter les périodes post-pluie, se doucher immédiatement, ne pas avaler l'eau, protéger ses oreilles. Ces précautions réduisent les risques sans les éliminer complètement. Pour les baigneurs occasionnels, le danger est faible. Pour les habitués de l'été, l'exposition chronique aux PFAS est une inconnue.
Le canal Saint-Martin est un formidable espace de fraîcheur, un oasis en plein cœur de Paris. Mais la santé des baigneurs doit primer sur l'image de marque de la ville. La transparence sur la pollution chimique, l'élargissement des contrôles aux PFAS et aux métaux lourds, la publication en temps réel des résultats – voilà ce qui manque pour que la baignade soit vraiment sûre. En attendant, un conseil : profitez de l'eau, mais ne l'avalez pas.