"Oui, en un sens, c'est un connard, mais on l'est tous, à tout vouloir - la femme et la maîtresse, la maman et la putain." La phrase est signée Vincent Cassel, et elle date d'octobre 2015. Onze ans plus tard, alors que la presse people s'interroge sur ses relations "vouées à l'échec", elle résonne comme une confession bien plus lucide qu'elle n'en avait l'air.

"Séduire est mon métier"
Dans les pages de Madame Figaro, à l'occasion de Mon roi, le film de Maïwenn, l'acteur ne se défilait pas. Interviewé par Colombe Schneck, il confessait que séduire était son métier, avant d'assumer sa part d'ombre avec une franchise désarmante. Pas de langue de bois, pas de communication policée : Cassel théorisait le désir masculin comme une pulsion d'accumulation - la femme et la maîtresse, la maman et la putain. Du Cassel tout craché, cash et provocateur.
Mais derrière le trait d'esprit, il y a une trajectoire sentimentale qui donne à réfléchir.
Monica Bellucci, l'amour et la blessure
Tout commence en 1995 sur le tournage de L'Appartement, sorti l'année suivante. Vincent Cassel et Monica Bellucci se marient en 1999, ont deux filles, Deva et Léonie, puis divorcent en 2013. Quatorze ans de mariage, un des couples les plus glamour du cinéma européen, et une rupture qui laissera des traces.
Côté Monica, la douleur est restée vive. En 2019, elle confiait à Madame Figaro avoir "énormément souffert" de la séparation, tout en rappelant que c'est elle qui avait pris la décision : "Même si c'est moi qui ai pris la décision. Mais quand on quitte quelqu'un, ça ne veut pas dire qu'on ne l'aime plus. Cela veut dire que ce n'est plus possible de continuer."
Côté Vincent, le discours, lui, n'a jamais varié. En décembre 2018, dans le Journal de France, il déclarait : "J'aime beaucoup Monica et je la respecte. Je ne lui ferais jamais de mal. Si elle avait besoin de moi, je la rejoindrais au bout du monde." Avant d'ajouter : "La pire chose est de faire mal à l'autre intentionnellement. Par vengeance, par exemple."
Sauf qu'à l'époque, l'acteur venait de se remarier avec Tina Kunakey, à l'été 2018. Leur fille Amazonie naît en 2019, la séparation est annoncée en 2023. Puis, en janvier 2025, Narah Baptista donne naissance à Caetano, son quatrième enfant. Trois femmes, quatre enfants, deux mariages : le même scénario qui semble se rejouer, comme si la durée n'était pas son terrain de jeu.
Cannes 2026 : l'hommage à Monica
Le plus troublant, c'est que l'attachement à Monica Bellucci, lui, ne s'est jamais démenti. En mai 2026, au Festival de Cannes, Vincent Cassel confiait à France 3 Côte d'Azur que Monica Bellucci symbolisait, selon lui, le mieux le Festival, saluant "sa simple présence, lumineuse et glamour, toutes les fois où elle est apparue ici". Treize ans après leur divorce, l'hommage est public et appuyé.

Alors, que retenir de tout ça ? Que Vincent Cassel aime les femmes, vraiment. Qu'il les admire, qu'il les respecte, qu'il parle de son ex-femme comme d'une évidence. Mais qu'il semble, aussi, incapable de s'installer dans la durée. Lui-même avait posé le diagnostic en 2015 : on veut tout, la femme et la maîtresse, la maman et la putain. À ce jeu-là, les relations finissent par être "vouées à l'échec".
Reste une question, qu'il laisse ouverte : peut-on tout vouloir sans que cela casse ? Lui n'a pas encore trouvé la réponse.