Portrait officiel de l'astronaute Thomas Pesquet en combinaison spatiale.
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Thomas Pesquet dans l'ISS en 2027 : commandant d'une mission privée historique

Thomas Pesquet commandera une mission privée historique vers l’ISS en 2027, marquant un tournant pour le spatial français. Découvrez les détails de la mission PAM-6, le rôle de Vast Space, les retombées économiques et l’avenir du New Space en France.

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Le 1er juin 2026, Emmanuel Macron annonçait depuis le sommet Choose France un accord inédit entre la France et la start-up californienne Vast Space. Thomas Pesquet, 48 ans, commandera une mission privée vers la Station spatiale internationale à l'été 2027. Ce vol de quatorze jours marque un tournant : pour la première fois, un astronaute non américain dirigera une mission commerciale américaine vers l'ISS. La France devient aussi le seul pays européen à compter trois astronautes en activité simultanément. 

Portrait officiel de l'astronaute Thomas Pesquet en combinaison spatiale.
Portrait officiel de l'astronaute Thomas Pesquet en combinaison spatiale. — (source)

Mission PAM-6 : Thomas Pesquet de retour sur l'ISS en 2027

L'annonce est tombée le 1er juin 2026, en marge de la neuvième édition du sommet Choose France au château de Versailles. Emmanuel Macron a révélé sur X que la start-up américaine Vast « a passé un accord avec la France pour deux missions impliquant Thomas Pesquet et Arnaud Prost ». Le message, posté dans la soirée, cumulait déjà plus de 54 000 vues quelques heures plus tard. Vous pouvez consulter le post original d'Emmanuel Macron pour vérifier l'annonce.

La mission PAM-6 — c'est son nom officiel — décollera depuis la Floride à bord d'une fusée Falcon 9 de SpaceX. L'équipage voyagera dans une capsule Crew Dragon, le seul vaisseau américain actuellement habilité à transporter des astronautes vers l'ISS. Le séjour durera environ quatorze jours, un format très court comparé aux missions précédentes de Pesquet. 

Assemblage d'un module spatial dans une salle blanche, avec des techniciens en tenue de protection.
Assemblage d'un module spatial dans une salle blanche, avec des techniciens en tenue de protection. — (source)

Ce vol n'est pas une rotation d'équipage classique de l'Agence spatiale européenne. Il s'agit d'une mission privée, la sixième du genre organisée en partenariat avec la NASA. Vast a signé son contrat avec l'agence américaine en février 2026, devenant le deuxième opérateur privé — après Axiom Space — à envoyer des astronautes vers l'ISS. Le communiqué officiel du CNES confirme que la France devient « le seul pays européen à compter trois astronautes en activité ».

Thomas Pesquet temps dans l'ISS : 14 jours pour marquer l'histoire

Pour comprendre l'ampleur du changement, il faut comparer avec les précédents séjours de Pesquet. Sa mission Proxima, en 2016-2017, a duré 197 jours. La mission Alpha, en 2021, 200 jours. Quatorze jours, c'est un aller-retour éclair.

Pourquoi si court ? La réponse tient au modèle économique. Les missions privées ne sont pas conçues pour la recherche de long terme ou la maintenance de la station. Leur objectif est de démontrer la capacité d'un opérateur privé à organiser un vol habité, d'optimiser le calendrier des lancements SpaceX et de générer des retombées médiatiques. Vast doit prouver qu'elle peut gérer une mission habitée avant de lancer sa propre station spatiale, Haven-1. 

Astronaute en sortie extravéhiculaire, avec la Terre en arrière-plan.
Astronaute en sortie extravéhiculaire, avec la Terre en arrière-plan. — (source)

Pesquet lui-même a connu ces séjours longs où l'on s'installe, où l'on devient membre d'équipage permanent. Cette fois, il sera plutôt un visiteur de marque. Le métier d'astronaute évolue : on n'habite plus l'ISS, on y fait un saut en tant que client ou prestataire.

Commandant de vaisseau ou chef d'équipage ? La subtilité du nouveau poste

Une confusion revient souvent dans les commentaires. Pesquet a déjà été commandant de l'ISS en octobre 2021, prenant la relève du Japonais Akihiko Hoshide lors d'une cérémonie de passation retransmise par la NASA. À ce poste, il gérait la vie quotidienne de six à sept membres d'équipage, les expériences scientifiques, les sorties extravéhiculaires et les situations d'urgence.

Le poste qu'il occupera en 2027 est différent. Il sera commandant de la mission PAM-6, c'est-à-dire responsable du vaisseau Crew Dragon et de son équipage pendant le vol aller et retour. Une fois amarré à l'ISS, le commandement de la Station elle-même revient à un astronaute de la NASA ou de l'ESA en rotation longue. 

Deux astronautes français en combinaison de vol sur scène, l'un au micro.
Deux astronautes français en combinaison de vol sur scène, l'un au micro. — (source)

L'aspect inédit réside ailleurs. Les cinq missions privées précédentes, toutes opérées par Axiom Space, avaient des commandants américains — souvent d'anciens astronautes de la NASA comme Michael López-Alegría. Pesquet serait le premier non-Américain à occuper ce rôle sur une mission privée américaine. La décision doit encore être approuvée par le comité MCOP, qui réunit les cinq partenaires de l'ISS (NASA, ESA, Roscosmos, JAXA, CSA).

Le calendrier serré de la mission PAM-6

Le décollage est prévu au plus tôt pour l'été 2027. Les équipes de Vast travaillent déjà à l'intégration technique avec SpaceX. La fenêtre de lancement dépendra des rotations d'équipage officielles et des disponibilités du port d'amarrage de l'ISS. Si tout se passe comme prévu, Pesquet sera le troisième Français à bord de la Station en moins de deux ans, après Sophie Adenot (février 2026) et avant Arnaud Prost (station Haven-1, fin 2027).

Pourquoi Vast Space a choisi un Français plutôt qu'un Américain

Vast n'est pas une entreprise comme les autres. Fondée en 2021 par Jed McCaleb, milliardaire des cryptomonnaies et co-créateur de Ripple, la start-up californienne compte aujourd'hui plus de 1 000 employés. Elle a levé 500 millions de dollars en mars 2026 — 300 millions en equity, 200 millions en dette — et son objectif est clair : construire la première station spatiale commerciale, Haven-1, puis la remplacer par un module plus grand, Haven-2, destiné à prendre la suite de l'ISS après 2030.

Face à Axiom Space, son concurrent direct déjà bien implanté, Vast devait se différencier. Axiom a envoyé cinq missions privées vers l'ISS, avec des clients payants et des astronautes d'agences étrangères (Saoudiens, Italiens). Vast n'avait pas encore volé d'équipage. Pour exister sur ce marché, il fallait un coup d'éclat. 

Quatre astronautes de la mission Alpha en combinaison SpaceX devant le pas de tir.
Quatre astronautes de la mission Alpha en combinaison SpaceX devant le pas de tir. — (source)

L'influence digitale de Thomas Pesquet : un astronaute-star au service de Vast

Choisir Thomas Pesquet, c'est miser sur une icône. L'astronaute français est suivi par des millions de personnes sur les réseaux sociaux. Ses vidéos depuis l'ISS cumulent des centaines de milliers de vues. Il a participé à des émissions de télévision, des documentaires, et même prêté son image à des campagnes publicitaires. En France, son visage est aussi connu que celui d'un sportif de haut niveau.

Pour Vast, cette notoriété est un actif immatériel colossal. La start-up n'a pas le prestige d'une agence spatiale ni l'histoire de la NASA. En s'associant à Pesquet, elle gagne une caution morale et une visibilité mondiale. Le PDG de Vast, Max Haot, a déclaré dans le communiqué officiel de l'entreprise : « Nous sommes honorés que la France ait choisi Vast. » La phrase est habile : c'est la France qui choisit Vast, pas l'inverse.

Pesquet incarne aussi l'excellence technique. Ancien pilote de ligne, il a déjà effectué deux missions longues, une sortie extravéhiculaire, et commandé l'ISS. Pour les investisseurs et les partenaires potentiels, c'est une garantie de sérieux. 

Portrait officiel de l'astronaute Thomas Pesquet en tenue de l'ESA
Portrait officiel de l'astronaute Thomas Pesquet en tenue de l'ESA — (source)
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➡️ Le Président de la République Emmanuel Macron annonce un accord signé avec @vast pour envoyer Thomas Pesquet sur l’ISS et Arnaud Prost sur la station Haven-1 en 2027 !
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Axiom Space a ouvert la voie, Vast la suit : la guerre des prix dans le tourisme spatial

Le marché des missions privées vers l'ISS est encore jeune. Axiom Space a ouvert la brèche en 2022 avec sa mission Ax-1, emmenant quatre passagers dont un ancien astronaute NASA. Depuis, quatre autres missions ont suivi, avec des profils variés : hommes d'affaires, chercheurs, astronautes d'agences étrangères.

Vast arrive en challenger. En offrant le commandement à un Européen, elle surenchérit sur Axiom et crée un précédent diplomatique. Pour la France, cette concurrence entre acteurs privés est une aubaine : le prix des sièges baisse, et les conditions d'accès deviennent plus flexibles. Le CNES peut placer ses astronautes à moindre coût, sans attendre les rotations officielles de l'ESA.

Le pari de Vast sur le marché européen

L'installation du siège européen de Vast à Paris n'est pas anodine. La start-up vise le marché des institutions et des États membres de l'ESA. En s'ancrant en France, elle espère décrocher des contrats avec le CNES et d'autres agences européennes. Le choix de Pesquet comme commandant est aussi un signal fort : Vast se positionne comme un partenaire spatial pour l'Europe, pas seulement pour les États-Unis. 

Astronaute en apesanteur dans le module Cupola de l'ISS, avec vue sur la Terre.
Astronaute en apesanteur dans le module Cupola de l'ISS, avec vue sur la Terre. — (source)

Le financement de la mission PAM-6 : qui paie quoi entre Vast, le CNES et l'État ?

Les détails précis du contrat ne sont pas publics. Mais le modèle économique se devine. Vast prend en charge le lanceur Falcon 9 de SpaceX, l'intégration technique et les coûts opérationnels de la mission. Le CNES et l'ESA financent la formation des astronautes, le suivi médical et les salaires.

Cette répartition des coûts pose une question simple : est-ce un bon investissement pour le contribuable français ? Le budget spatial français, porté par le CNES, est déjà contraint. Chaque mission habitée mobilise des ressources qui pourraient servir à des programmes scientifiques ou à des satellites d'observation.

« Choose France » comme accélérateur : le coût politique du partenariat

L'annonce au sommet Choose France n'est pas un hasard. Créé par Emmanuel Macron en 2018, cet événement annuel vise à attirer les investisseurs étrangers. La France est classée première destination européenne pour les investissements directs étrangers depuis sept ans, selon le baromètre EY 2026, comme le rappelle le site officiel du gouvernement.

En offrant à Vast une scène mondiale et une légitimité politique, Macron utilise le rêve spatial comme outil diplomatique et économique. Le message est clair : la France est ouverte aux affaires, même dans les secteurs les plus technologiques. Le président l'a d'ailleurs écrit sur X : « Cela confirme l'ambition spatiale de la France. » 

Gros plan sur un astronaute en casque spatial, visière ouverte, révélant son visage.
Gros plan sur un astronaute en casque spatial, visière ouverte, révélant son visage. — (source)

Siège européen de Vast à Paris : quelles retombées économiques pour la France ?

La contrepartie directe de l'accord est l'installation du siège européen de Vast à Paris. L'entreprise va recruter des ingénieurs, payer des impôts et créer un écosystème local. C'est une victoire pour l'attractivité du territoire.

Mais le modèle comporte des risques. Vast est une start-up jeune, encore non rentable, qui dépend de levées de fonds et de contrats publics. Si l'entreprise échoue ou délocalise, la France se retrouve avec la facture de la formation des astronautes sans les retombées économiques promises. Le pari est politique autant qu'industriel.

Le coût d'opportunité pour la recherche française

Chaque mission habitée coûte plusieurs millions d'euros en formation et en préparation. Ce budget aurait pu financer des programmes scientifiques : satellites d'observation climatique, missions d'exploration robotique, ou recherche en microgravité. Les défenseurs de l'accord répondent que le retour médiatique et diplomatique justifie l'investissement. La France gagne en visibilité et en attractivité pour ses propres start-ups spatiales.

L'espace accessible aux jeunes : stages, concours et réseaux sociaux

Pour un public de 16 à 24 ans, cette mission privée n'est pas qu'un événement lointain. Elle crée des opportunités concrètes. Le CNES a déjà organisé par le passé le concours « Génération ISS », permettant à des étudiants de proposer des expériences scientifiques embarquées à bord de la Station. Les lauréats voyaient leurs projets réalisés par Thomas Pesquet en orbite, comme le détaille le site du ministère de l'Enseignement supérieur.

Avec l'arrivée de Vast en France, les perspectives s'élargissent. La start-up recrute des développeurs, des ingénieurs mécaniques, des spécialistes en IA et en marketing. Les écoles d'ingénieurs comme l'ISAE-Supaéro ou Centrale forment déjà les profils recherchés. Le rêve spatial devient un choix de carrière accessible.

Thomas Pesquet fait visiter l'ISS : le digital comme porte d'entrée

Les missions privées sont souvent plus orientées communication que les missions institutionnelles. On peut s'attendre à ce que Pesquet produise énormément de contenu : vidéos en 360 degrés, visites en direct de l'ISS, séances de questions-réponses avec le public. 

Portrait en pied de Thomas Pesquet en combinaison de vol avec écussons
Portrait en pied de Thomas Pesquet en combinaison de vol avec écussons — (source)

Lors de ses précédents séjours, il avait déjà marqué les esprits avec des vidéos de l'apesanteur, des expériences scientifiques filmées en temps réel, et des échanges avec des scolaires. Cette fois, le format court de la mission et le partenariat avec une start-up encouragent une production encore plus riche. Pour les jeunes, c'est une manière de « monter à bord » sans être astronaute.

Arnaud Prost, le rookie français : le modèle de carrière du XXIe siècle

Arnaud Prost, 31 ans, a été sélectionné en novembre 2022 dans la réserve des astronautes de l'ESA. Il n'a jamais volé. En 2027, il deviendra ingénieur de vol sur Haven-1, la première station spatiale privée de l'histoire. Le CNES parle d'une « première au monde » dans son communiqué officiel.

Son parcours illustre l'évolution du métier. Prost n'est pas pilote de chasse ni ingénieur NASA. Il vient de l'innovation et des start-ups. La porte d'entrée dans le spatial n'est plus uniquement le cursus militaire ou institutionnel. Les compétences techniques et la capacité à travailler avec des acteurs privés deviennent des atouts majeurs.

Les formations et métiers du New Space qui recrutent en France

Vast recrute à Paris. Le spatial privé a besoin de profils variés : développeurs logiciels, ingénieurs en mécanique spatiale, spécialistes en intelligence artificielle, experts en communication scientifique. Les stages chez les acteurs du New Space français — The Exploration Company, ArianeGroup, Vast — sont de plus en plus nombreux.

Pour les étudiants, les pistes sont concrètes. Les écoles d'ingénieurs proposent des spécialisations en astronautique. Les concours étudiants comme Génération ISS permettent de mettre un pied dans le secteur. Le rêve spatial devient un secteur qui embauche.

Sophie Adenot, Thomas Pesquet, Arnaud Prost : la France triple la mise sur l'ISS

La France est le seul pays européen à compter trois astronautes en activité ou en préparation immédiate. Sophie Adenot est sur l'ISS depuis février 2026 pour la mission Epsilon. Thomas Pesquet arrive en 2027. Arnaud Prost également en 2027, mais sur Haven-1.

Cette force de frappe unique ancre la France comme leader spatial européen. Le CNES a salué « la reconnaissance par la communauté internationale de l'expertise française dans le vol habité ». Les équipes françaises sont reconnues pour leur préparation et leur réalisation de missions.

Sophie Adenot déjà sur l'ISS en 2026 : le relais de la génération Pesquet

Sophie Adenot a décollé en février 2026 pour l'ISS. C'est la première Française à bord depuis Claudie Haigneré en 2001. Ancienne pilote de combat et pilote d'essai, elle a rejoint le corps des astronautes de l'ESA en 2024 après une formation record de deux ans et dix mois, comme le rapporte le site du ministère des Affaires étrangères.

Sa mission Epsilon dure huit mois, ce qui pourrait en faire le plus long séjour jamais effectué par un astronaute européen. À bord, elle mène près de 200 expériences scientifiques, dont l'expérience éducative ChlorISS qui associe 4 500 établissements scolaires et 160 000 élèves au sol.

La présence d'Adenot dans l'ISS au moment de l'annonce de la mission de Pesquet crée une continuité temporelle forte. La France n'a pas un héros, mais toute une génération d'astronautes prêts à voler.

Pesquet et Prost en 2027 : deux missions pour un même élan spatial

Les deux missions sont différentes. Pesquet sur l'ISS est un vol de prestige, avec un commandement historique. Prost sur Haven-1 est un vol pionnier, le premier passager d'une station privée. Ensemble, ils placent la France au cœur de la nouvelle économie spatiale.

Le calendrier est serré. Les deux vols doivent avoir lieu en 2027, à quelques mois d'intervalle. Si tout se passe comme prévu, la France aura trois astronautes en orbite en moins de deux ans — un record pour un pays européen.

La France, hub européen du spatial habité

Avec trois astronautes actifs, la France devient le point d'entrée naturel pour les partenariats spatiaux en Europe. Le CNES et l'ESA renforcent leur coopération avec les acteurs privés. Les laboratoires français, les écoles d'ingénieurs et les start-ups du New Space bénéficient de cette dynamique. Le spatial français n'a jamais été aussi visible.

Le futur du spatial français : entre souveraineté et marché privé

L'accord avec Vast soulève une question de fond : est-ce une bonne nouvelle que le privé prenne le pouvoir dans le spatial ? D'un côté, plus d'opportunités, plus de vols, plus de métiers. De l'autre, une dépendance accrue aux start-ups américaines et une marchandisation du rêve spatial.

Thomas Pesquet est à la fois un fonctionnaire de l'ESA, formé et payé par des fonds publics, et la star d'une mission privée qui sert les intérêts d'une start-up californienne. Il est l'astronaute de la transition, le gardien du rêve et l'ambassadeur du business.

Après l'ISS, la Lune ? Les ambitions françaises dans le programme Artemis

La mission PAM-6 s'inscrit dans une trajectoire plus longue. Pesquet est régulièrement cité comme favori pour une mission lunaire dans le cadre du programme Artemis de la NASA. Ces missions privées servent à maintenir la France dans le top niveau de la compétence spatiale, pour être prête quand les grandes étapes arriveront.

Le CNES et l'ESA travaillent déjà sur les technologies nécessaires : habitats lunaires, systèmes de support de vie, propulsion. La France veut être un acteur de la Lune, pas un simple spectateur.

Le paradoxe de la privatisation spatiale : un rêve plus accessible, moins mystique ?

Le New Space rend l'espace plus accessible. Plus de vols, plus de métiers, plus de contenus digitaux. Les jeunes peuvent suivre les missions en direct, interagir avec les astronautes, et même espérer un jour postuler chez Vast ou SpaceX.

Mais l'exploration spatiale devient aussi une compétition économique et un produit marketing. Les stations privées remplaceront l'ISS après 2030. Les missions seront payées par des clients privés ou des États en quête de prestige. Est-ce qu'on y perd un peu de magie ?

Pesquet réussit le tour de force d'être à la fois le gardien du rêve et l'ambassadeur parfait du business. La France compte bien surfer sur cette vague, en misant sur ses astronautes, ses écoles et ses start-ups. Le spatial français entre dans une nouvelle ère, entre souveraineté et marché privé.

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Questions fréquentes

Quand Thomas Pesquet retourne-t-il dans l'ISS ?

Thomas Pesquet retournera dans l'ISS en été 2027, lors de la mission privée PAM-6. Il commandera un équipage de quatorze jours à bord d'une capsule Crew Dragon de SpaceX, décollant depuis la Floride.

Pourquoi la mission de Pesquet dure-t-elle 14 jours ?

La mission dure quatorze jours car il s'agit d'un vol privé commercial, pas d'une rotation d'équipage longue. L'objectif est de démontrer la capacité de l'opérateur Vast Space à organiser un vol habité et de générer des retombées médiatiques, avant le lancement de sa propre station Haven-1.

Qui finance la mission privée de Thomas Pesquet ?

Vast Space prend en charge le lanceur Falcon 9 de SpaceX et les coûts opérationnels, tandis que le CNES et l'ESA financent la formation des astronautes et les salaires. Le modèle économique reste partiellement confidentiel, mais l'État français mise sur des retombées diplomatiques et économiques via l'installation du siège européen de Vast à Paris.

Quels astronautes français seront en orbite en 2027 ?

En 2027, trois astronautes français seront actifs : Sophie Adenot déjà sur l'ISS depuis février 2026, Thomas Pesquet sur l'ISS en été 2027, et Arnaud Prost sur la station Haven-1 fin 2027. La France devient ainsi le seul pays européen à compter trois astronautes en activité simultanément.

Quel est le rôle de commandant de la mission PAM-6 ?

Thomas Pesquet sera commandant de la mission PAM-6, responsable du vaisseau Crew Dragon et de son équipage pendant le vol aller-retour. Une fois amarré à l'ISS, le commandement de la Station revient à un astronaute en rotation longue. C'est la première fois qu'un non-Américain dirige une mission privée américaine.

Sources

  1. Thomas Pesquet et Arnaud Prost rejoindront l’espace en 2027 pour deux missions distinctes · lemonde.fr
  2. aeromorning.com · aeromorning.com
  3. bfmtv.com · bfmtv.com
  4. cnes.fr · cnes.fr
  5. Cap sur l’espace pour l’astronaute française Sophie Adenot · de.diplomatie.gouv.fr
world-watcher
Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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