Roberto Sánchez devant le drapeau péruvien, main levée lors d'un événement.
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Au Pérou, Roberto Sánchez renvoyé en procès pour fausses déclarations à la veille du second tour

À 48 heures du second tour de la présidentielle péruvienne, le juge Adolfo Farfán renvoie Roberto Sánchez en procès pour fausses déclarations financières, plongeant le duel avec Keiko Fujimori dans une incertitude juridique inédite.

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Au Pérou, Roberto Sánchez renvoyé en procès pour fausses déclarations à 48 heures du second tour

À 48 heures du scrutin du 7 juin 2026, la justice péruvienne ordonne le renvoi en procès du candidat de gauche Roberto Sánchez pour des fausses déclarations financières remontant à 2018-2020. Le juge Adolfo Farfán a rendu sa décision le 5 juin après une audience virtuelle de deux jours, plongeant la présidentielle dans une incertitude juridique inédite. Alors que Keiko Fujimori fait figure de favorite pour sa quatrième tentative d'accès à la présidence, le pays retient son souffle face à ce duel entre l'héritière d'un ancien dictateur et un candidat sous menace pénale.

Roberto Sánchez devant le drapeau péruvien, main levée lors d'un événement.
Roberto Sánchez devant le drapeau péruvien, main levée lors d'un événement. — (source)

Un mois de suspense pour 18 800 voix : la qualification arrachée de Sánchez au forceps

Le 12 avril 2026, 27 millions d'électeurs péruviens se rendent aux urnes pour un premier tour chaotique. Sur les 35 candidats en lice, trois se détachent : Keiko Fujimori avec 17,1 % des voix, Roberto Sánchez avec 12 %, et l'ultraconservateur Rafael López Aliaga avec 11,9 %. L'écart entre Sánchez et López Aliaga atteint à peine 18 800 voix sur plus de 17 millions de suffrages exprimés.

Ce mince écart plonge le Pérou dans un mois d'attente insoutenable. Le dépouillement traîne en longueur, les recours se multiplient, et le pays reste suspendu à chaque bulletin réexaminé par le Jury national des élections (JNE). Ce n'est que le 17 mai que l'autorité électorale proclame officiellement les résultats : Sánchez affrontera Fujimori le 7 juin.

Vote obligatoire, bureaux fermés et mission d'observation : les coulisses du scrutin chaotique du 12 avril

L'organisation du premier tour tourne au cauchemar logistique. Des retards dans l'acheminement du matériel électoral à Lima empêchent plus de 50 000 électeurs de voter, contraignant les autorités à rouvrir certains bureaux le lendemain. La mission d'observation de l'Union européenne constate de « graves défaillances » dans le processus, mais précise n'avoir relevé « aucune preuve objective » de fraude massive.

Ces dysfonctionnements alimentent les accusations de Rafael López Aliaga, qui dénonce un « coup d'État électoral » et refuse de reconnaître sa défaite pendant des semaines. Le politologue Fernando Tuesta doit rappeler à la presse qu'« il n'y a plus rien à résoudre dans des résultats qui désignent déjà les deux premiers ».

López Aliaga contre Sánchez : le duel des « seconds » qui a tenu le Pérou en haleine pendant 30 jours

Pendant trente jours, le Pérou vit au rythme des recours de López Aliaga. L'ancien maire de Lima, arrivé troisième, multiplie les contestations devant le JNE, arguant que les irrégularités du scrutin justifient un recomptage général. Chaque jour apporte son lot de spéculations : les résultats définitifs vont-ils basculer ?

Mais avec 99,94 % des bulletins dépouillés et seulement 55 procès-verbaux restant à traiter (représentant environ 16 500 votes), un renversement de tendance devient mathématiquement impossible. L'écart de 18 800 voix entre Sánchez et López Aliaga dépasse le nombre de bulletins encore à compter. Le JNE tranche finalement en faveur de Sánchez, ouvrant la voie à un second tour que personne n'avait anticipé sous cette forme.

Pedro Castillo, l'ombre portée : comment l'ex-président emprisonné a porté l'inconnu de gauche au second tour

Roberto Sánchez n'est pas un nom connu du grand public il y a encore un an. Ce professeur de 57 ans, issu de la gauche radicale, se présente comme l'héritier autoproclamé de l'ex-président Pedro Castillo, condamné en 2025 à onze ans de prison pour conspiration après sa tentative de dissolution du Congrès en décembre 2022.

Castillo reste très populaire dans les régions les plus pauvres du Pérou, celles où l'État est absent et où le sentiment anti-système est le plus fort. Sánchez capitalise sur cet héritage en adoptant un discours radical contre « la mafia corrompue qui gouverne aujourd'hui le Pérou ». « À bas le pacte mafieux ! À bas le gouvernement corrompu ! À bas le fujimorisme ! », lance-t-il lors d'un meeting à Lima, sous les acclamations de centaines de partisans.

Roberto Sánchez, candidat de gauche à la présidentielle péruvienne, le poing levé.
Roberto Sánchez, candidat de gauche à la présidentielle péruvienne, le poing levé. — (source)

Keiko Fujimori face au spectre du passé : le fujimorisme sous haute tension

À 51 ans, Keiko Fujimori dispute son quatrième second tour de présidentielle. Jamais élue, elle incarne pourtant une force politique qui a marqué le Pérou en profondeur : le fujimorisme. Mais ce nom est aussi celui d'un héritage empoisonné, celui de son père Alberto Fujimori, mort en 2024 après avoir été condamné pour crimes contre l'humanité.

Alberto Fujimori (1990-2000) : l'héritage empoisonné que sa fille assume pleinement

Alberto Fujimori a gouverné le Pérou d'une main de fer de 1990 à 2000. Son régime a écrasé la guérilla du Sentier lumineux, mais au prix d'exactions massives. En 2009, il a été condamné à vingt-cinq ans de prison pour « crimes contre l'humanité », notamment pour le massacre de La Cantuta, où un escadron de la mort a enlevé et assassiné neuf étudiants et un professeur en 1992.

Keiko Fujimori n'a jamais renié cet héritage. Au contraire, elle le revendique aujourd'hui plus que jamais, présentant son père comme l'homme qui a sauvé le Pérou du chaos. « Aujourd'hui, la stabilité économique, la démocratie, la liberté d'entreprendre et de travailler sont menacées », déclare-t-elle en campagne, invitant les électeurs à « transformer la peur et la déception en action et en espoir ».

La Cantuta, l'université martyre : le récit des familles qui craignent un retour de la violence d'État

Dans un reportage publié le 2 juin 2026 par Le Monde, Florence Goupil donne la parole aux familles des victimes de La Cantuta. Magna Perea, 83 ans, tient la photo de son fils Luis Enrique, enlevé à l'université puis assassiné en juillet 1992. « Il aurait eu 55 ans aujourd'hui », soupire-t-elle.

Roberto Sánchez entouré de partisans en tenues traditionnelles andines.
Roberto Sánchez entouré de partisans en tenues traditionnelles andines. — (source)

Sa fille Gisela Ortiz, dont le frère Luis a été tué par le groupe paramilitaire Colina, a disposé sur le canapé du salon des coupures de presse jaunies et des documents judiciaires. Les murs sont couverts de cadres évoquant les disparus, comme un musée de souvenirs. Pour ces familles, l'élection de Keiko Fujimori réveille la crainte d'un retour de la violence d'État et de l'impunité.

« C'est sa quatrième tentative » : Keiko, la candidate éternelle face à son destin

Keiko Fujimori a perdu les seconds tours de 2011, 2016 et 2021. Chaque fois, elle est arrivée en tête au premier tour avant de s'effondrer face à un adversaire de gauche. Cette fois, les sondages la donnent favorite, mais la dynamique est différente.

D'un côté, elle bénéficie d'un socle électoral solide, autour de 17 %, et d'un appareil politique rodé. De l'autre, elle peine à rassembler au-delà de ce noyau dur. Le fujimorisme divise profondément la société péruvienne, et sa capacité à convaincre les indécis sera déterminante.

Les accusations qui plombent Sánchez : financement occulte, fausses déclarations et parquet remonté

Le 13 mai 2026, alors que Sánchez est donné qualifié pour le second tour, le parquet péruvien requiert cinq ans et quatre mois de prison contre lui. L'accusation porte sur des fausses déclarations concernant des apports financiers à son parti entre 2018 et 2020. Le timing est électoralement explosif.

2018-2020 : quand Sánchez finançait Juntos por el Perú via des fonds non déclarés

Les faits remontent à la période où Sánchez était actif au sein du parti Juntos por el Perú. Selon le parquet, des incohérences ont été relevées dans les rapports financiers du parti lors de campagnes pour des élections régionales et municipales auxquelles Sánchez a participé.

Le montant en cause est d'environ 57 000 dollars, provenant de contributions de membres du parti. Ces sommes auraient été utilisées pour des activités partisanes sans être déclarées auprès de l'Office national des processus électoraux (ONPE), comme l'exige la loi péruvienne.

Roberto Sánchez gesticulant lors d'un discours en intérieur.
Roberto Sánchez gesticulant lors d'un discours en intérieur. — (source)

« Fausse déclaration en procédure administrative » : les deux délits reprochés au candidat

Le document du parquet, dont l'authenticité a été confirmée à l'AFP, précise que « la responsabilité de Roberto Sánchez est engagée dans les délits de fausse déclaration dans une procédure administrative et de falsification d'informations sur les contributions et revenus d'organisations politiques ».

L'affaire avait été présentée une première fois devant les tribunaux en janvier 2026, mais la justice l'avait partiellement rejetée et demandé aux procureurs de reformuler leur dossier. Le parquet a donc repris l'enquête et présenté de nouvelles preuves, aboutissant à la réquisition du 13 mai.

Un timing politique explosif : pourquoi le parquet a requis la prison juste après la qualification

La réquisition tombe le jour même où Sánchez est donné qualifié pour le second tour. Ce timing suscite immédiatement des accusations d'ingérence judiciaire dans le processus électoral. Sánchez lui-même dénonce une manœuvre politique : « Pendant des années, ils ont tenté d'imposer un mensonge pour me discréditer politiquement. »

Cette ingérence supposée de la justice dans le calendrier électoral rappelle les questions posées lors du procès de Sophia Chikirou, où le timing des réquisitions avait été vivement contesté. Au Pérou comme en France, la frontière entre enquête légitime et instrumentalisation politique reste floue.

« Motifs suffisants » : le juge Adolfo Farfán ordonne le renvoi en procès le 5 juin, à 48 heures du vote

Le 5 juin 2026, à deux jours du second tour, le juge Adolfo Farfán rend une décision qui fait l'effet d'une bombe : il ordonne le renvoi en procès de Roberto Sánchez pour fausses déclarations. La décision tombe en pleine période de réserve électorale, ajoutant à la confusion générale.

Audience virtuelle et huis clos judiciaire : les deux jours qui ont scellé le sort de la campagne

L'audience s'est déroulée du 4 au 5 juin, par visioconférence, en raison de contraintes logistiques et sécuritaires. Pendant deux jours, les avocats de Sánchez et les procureurs présentent leurs arguments devant le juge Farfán. À l'issue des débats, le magistrat estime qu'« il existe des motifs suffisants » pour que Sánchez soit jugé.

La stupeur est totale dans l'équipe de campagne du candidat. Ses avocats annoncent immédiatement leur intention de faire appel, dénonçant une décision « politique » prise pour influencer le scrutin.

Sept jours pour faire appel : le court délai laissé par la justice à l'équipe du candidat

Le juge Farfán accorde un délai d'une semaine à Sánchez pour former un recours contre cette décision. Ce renvoi en procès n'est pas une condamnation, mais il place le candidat sous la menace d'une peine de prison de cinq ans et quatre mois.

Ce mécanisme de renvoi en procès n'est pas sans rappeler les procédures pénales françaises, comme la décision de renvoi en assises dans l'affaire de l'attaque au couteau de Seynod. Dans les deux cas, il s'agit d'une étape procédurale qui ne préjuge pas de la culpabilité, mais qui engage déjà le futur judiciaire de l'accusé.

« Cela n'empêche pas le scrutin » : la loi électorale péruvienne sur l'éligibilité d'un candidat mis en examen

Contrairement à ce que certains pourraient croire, un simple renvoi en procès ne rend pas un candidat inéligible au Pérou. La loi électorale péruvienne distingue clairement la mise en examen de la condamnation définitive.

Seule une condamnation passée en force de chose jugée empêche un candidat d'exercer une fonction publique. Sánchez peut donc se présenter et, s'il est élu, prendre ses fonctions normalement. Le scrutin du 7 juin n'est pas affecté par cette décision judiciaire.

Élu ou déchu ? Le scénario de l'immunité présidentielle et le précédent Lula

La décision du juge Farfán ouvre une série de scénarios pour l'après 7 juin. Que se passe-t-il si Sánchez gagne ? Et s'il perd ? Les réponses se trouvent dans la Constitution péruvienne et dans les précédents latino-américains.

La Constitution péruvienne protège-t-elle un président en exercice de toute poursuite ?

Oui, et c'est là que le bât blesse. La Constitution péruvienne accorde au président de la République une immunité constitutionnelle qui le protège de toute poursuite pénale pendant la durée de son mandat. Concrètement, si Sánchez est élu le 7 juin, la procédure judiciaire en cours est gelée jusqu'à la fin de son mandat.

Cette immunité n'est pas absolue : elle peut être levée par le Congrès dans des cas de trahison, de violation de la Constitution ou de crimes graves. Mais pour des délits de fausses déclarations, une telle procédure est peu probable. Sánchez pourrait donc gouverner pendant cinq ans sans être inquiété par la justice.

Le spectre de la comparution immédiate : que se passerait-il si Sánchez perdait l'élection ?

Le scénario inverse est bien plus sombre pour le candidat. S'il perd le second tour, il perd immédiatement son immunité. Le procès reprend alors, et il risque une peine de prison de cinq ans et quatre mois.

L'enjeu est donc vital pour Sánchez : sa liberté personnelle est directement liée à son succès électoral. Cette situation crée une pression énorme sur le candidat et son équipe, qui savent que la défaite signifie probablement la prison.

L'exception latino-américaine : du Brésil au Pérou, les procès de dirigeants avant les élections

Le Pérou n'est pas un cas isolé en Amérique latine. Au Brésil, Lula da Silva a été empêché de se présenter à l'élection présidentielle de 2018 en raison d'une condamnation pour corruption, avant d'être finalement innocenté et élu en 2022. Aux États-Unis, Donald Trump a fait face à plusieurs procès pendant sa campagne de 2024, sans que cela ne l'empêche de se présenter.

Le Pérou, pays d'Amérique du Sud en proie à une crise politique et électorale

Ces précédents montrent que la judiciarisation de la politique est devenue une arme électorale dans plusieurs démocraties. Au Pérou, le cas de Sánchez s'inscrit dans cette tendance : la justice intervient dans le jeu politique, et les électeurs sont appelés à trancher entre deux candidats dont la légitimité est contestée.

« Voter pour un accusé » : les électeurs péruviens partagés entre dégoût et défi

À 48 heures du scrutin, les électeurs péruviens sont confrontés à un dilemme inédit. D'un côté, Keiko Fujimori, héritière d'un dictateur condamné pour crimes contre l'humanité. De l'autre, Roberto Sánchez, candidat de gauche renvoyé en procès pour fausses déclarations. Comment choisir ?

Un électorat désabusé : comment la judiciarisation de la politique épuise la confiance des citoyens

Depuis 2016, le Pérou a connu huit présidents. La plupart ont été destitués ou ont démissionné avant de subir le même sort en raison d'affaires de corruption. La tentative d'auto-coup d'État de Pedro Castillo en 2022, les multiples procédures de destitution, et maintenant le chaos électoral et judiciaire : tout cela épuise la confiance des citoyens.

Le sentiment que « tous pourris » s'installe dans l'opinion publique. De nombreux Péruviens expriment leur lassitude face à une classe politique qu'ils perçoivent comme corrompue et cynique. La judiciarisation de la politique, loin de restaurer la confiance, alimente le désenchantement.

Le vote utile contre le vote sanction : les modérés, arbitres du second tour

Dans ce contexte, les électeurs modérés et indécis deviennent les arbitres du scrutin. Deux logiques s'affrontent.

Roberto Sánchez s'adressant à ses partisans lors d'un meeting en extérieur.
Roberto Sánchez s'adressant à ses partisans lors d'un meeting en extérieur. — (source)

D'un côté, le vote utile : choisir Keiko Fujimori par crainte de l'instabilité qu'un président sous procès pourrait provoquer. Ses partisans mettent en avant la stabilité économique et la sécurité, des thèmes qui séduisent les classes moyennes et les milieux d'affaires.

De l'autre, le vote sanction : voter Sánchez pour rejeter le fujimorisme et son héritage autoritaire. Ses soutiens dénoncent un système corrompu et appellent à un changement radical, même au prix de l'incertitude juridique.

Les réseaux sociaux en ébullition : la bataille des récits à 48 heures du scrutin

La polarisation atteint son paroxysme sur les réseaux sociaux. Chaque camp diffuse sa version des faits : les uns accusent Sánchez d'être un fraudeur, les autres dénoncent une instrumentalisation de la justice par l'establishment.

Les campagnes de désinformation se multiplient, rendant difficile pour les électeurs de s'informer clairement. Dans ce brouillard politico-judiciaire, le vote du 7 juin s'annonce comme un choix entre deux maux, plutôt que comme une adhésion à un projet politique.

Conclusion : le Pérou face au miroir de sa justice et de sa démocratie instable

Le 7 juin 2026, les Péruviens voteront. Mais quel que soit le résultat, le pays ne sortira pas de la crise. Une victoire de Keiko Fujimori apaiserait la tempête judiciaire, mais réveillerait les plaies du passé autoritaire. Les familles des victimes de La Cantuta, comme Gisela Ortiz et Magna Perea, craignent un retour de la violence d'État et de l'impunité.

Une victoire de Roberto Sánchez, en revanche, plongerait le pays dans une impasse constitutionnelle inédite. Un président en sursis judiciaire, dont la légitimité serait constamment contestée, aurait du mal à gouverner. Le Congrès, dominé par l'opposition, pourrait tenter de le destituer.

Dans les deux cas, c'est la confiance des Péruviens dans leurs institutions qui est mise à l'épreuve. La justice est perçue comme partiale et instrumentalisée. Le système politique est fragmenté et instable. Le pays a besoin de réformes profondes pour restaurer la crédibilité de ses institutions.

Le Pérou vit une crise politique chronique, et le 7 juin 2026 ne fera pas exception. Le verdict des urnes ne mettra pas fin à la crise : il en ouvrira une nouvelle.

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Questions fréquentes

Pourquoi Roberto Sanchez est-il renvoyé en procès ?

Roberto Sanchez est renvoyé en procès pour des fausses déclarations financières entre 2018 et 2020. Le parquet lui reproche d'avoir dissimulé environ 57 000 dollars de contributions à son parti, Juntos por el Perú, lors de campagnes électorales locales.

Qui sont les deux candidats au second tour ?

Les deux candidats sont Keiko Fujimori, héritière de l'ancien dictateur Alberto Fujimori, et Roberto Sanchez, un professeur de gauche autoproclamé héritier de l'ex-président Pedro Castillo. Le premier tour a vu Sanchez devancer l'ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga de seulement 18 800 voix.

Sanchez peut-il être président s'il est condamné ?

Oui, car un simple renvoi en procès ne rend pas un candidat inéligible au Pérou. Seule une condamnation définitive l'empêcherait d'exercer une fonction publique. S'il est élu, la Constitution lui accorde une immunité présidentielle qui gèle les poursuites pendant son mandat.

Que risque Roberto Sanchez s'il perd l'élection ?

S'il perd le second tour, Roberto Sanchez perd son immunité présidentielle et le procès reprend. Il risque alors une peine de prison de cinq ans et quatre mois pour fausses déclarations et falsification d'informations sur les contributions financières de son parti.

Qui est Keiko Fujimori dans l'histoire péruvienne ?

Keiko Fujimori est la fille d'Alberto Fujimori, ancien dictateur condamné pour crimes contre l'humanité. Elle dispute son quatrième second tour de présidentielle sans jamais avoir été élue, et assume pleinement l'héritage de son père, présenté comme l'homme qui a sauvé le Pérou du chaos.

Sources

  1. Au Pérou, Keiko Fujimori et Roberto Sanchez officiellement qualifiés pour le second tour de la présidentielle · lemonde.fr
  2. Keiko Fujimori and Roberto Sánchez vie for Peru's presidency | AP News · apnews.com
  3. Présidentielle au Pérou: Roberto Sanchez qualifié pour le second tour face à Fujimori · boursorama.com
  4. dhnet.be · dhnet.be
  5. Présidentielle au Pérou: Roberto Sanchez qualifié pour le second tour face à Fujimori · franceguyane.fr
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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