
Tunnel du Mont Blanc : le drame de 1999
Inauguré en 1965, le tunnel du Mont Blanc mesure 11,6 km de long pour 7 m de large (deux camions côte à côte mesurent 6 m). En 1998, 769 000 véhicules l'ont traversé. C'était trop, mais tant que ça tenait, c'était bon. Sauf que, comme tout le monde le pressentait, ça n'a pas tenu. Le 24 mars 1999, un camion prend feu. Bilan : 39 morts dans des conditions horribles. La vallée de Chamonix est sous le choc. « Plus jamais ça » : sur ce point, tout le monde est d'accord.
Pourtant, le 29 juin dernier, le gouvernement réouvrait le tunnel à tous les camions. Le comble ? On veut supprimer l'alternat d'ici fin février et fixer un minimum de 2 500 camions par jour. Rappelons que le point d'honneur de Sarkozy, c'est la sécurité routière.
Pollution : pourquoi le « partage » avec la Maurienne est une fausse bonne idée
D'abord, il faut savoir qu'un camion pollue trois fois plus en montagne qu'en plaine, puisqu'il doit gravir les pentes. De plus, la vallée de Chamonix est très encaissée contrairement à celle de Maurienne : la dispersion de la pollution y est cinq fois plus faible en cas d'inversion thermique.
Selon une étude de L'Aire de l'Ain et des Pays de Savoie réalisée avant la réouverture du tunnel au printemps 2002, la qualité de l'air a été médiocre 29 % du temps et mauvaise un jour à Chamonix, alors qu'en Maurienne, elle a été médiocre 15 % du temps et jamais mauvaise.
Ils demandent de partager la pollution ? Donnons-leur les 14 % restants !
Transports : ce que pensent les Français
D'après un sondage IFOP, 83 % des Français sont favorables à une limitation accrue de la circulation des poids lourds et 91 % se disent favorables au ferroutage. Plus de 150 000 personnes ont signé la pétition contre les camions. La pollution due aux transports routiers aurait fait plus de 40 000 morts jusqu'à ce jour.
On n'avait pas dit « plus près des Français » ?
Les promesses non tenues de Jacques Chirac
Sur FR3 : « Je demande, ou plutôt les autorités françaises demandent une accélération de la mise en œuvre du projet Lyon-Turin car la vraie solution au problème auquel nous sommes confrontés aujourd'hui, c'est le développement le plus rapide du ferroutage et le retrait des camions du tunnel. »
Dans Le Monde du 5 avril 1999 : « Les camions ne peuvent plus raisonnablement passer par ce tunnel. »
Encore des promesses dans le vent !
Alors, non aux camions, oui au ferroutage ! Venez manifester à Chamonix le jour de la suppression de l'alternat (début mars).
Pour plus d'informations : www.arsmb.com