Portrait photographique d'Erri De Luca par Augusto De Luca (2016).
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« C’est terrible, mais ce n’est pas un génocide » : Erri De Luca et la polémique qui secoue l’Italie

Erri De Luca se revendique sioniste et refuse le terme de génocide pour Gaza, déclenchant une tempête médiatique en Italie.

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Le 20 mai 2026, l’écrivain napolitain Erri De Luca accorde une interview au tabloïd israélien Israel Hayom. Ses déclarations, reprises le 25 mai par le quotidien Il Foglio, déclenchent une tempête médiatique sans précédent dans le monde des lettres italien. En pleine guerre à Gaza, l’une des voix les plus respectées de la gauche intellectuelle italienne se revendique « sioniste » et refuse catégoriquement d’employer le terme de « génocide » pour décrire les opérations militaires israéliennes. La stupeur est totale.

Portrait photographique d'Erri De Luca par Augusto De Luca (2016).
Portrait photographique d'Erri De Luca par Augusto De Luca (2016). — AUGUSTO DE LUCA / CC BY-SA 2.0 / (source)

Les propos qui ont mis le feu aux poudres

« Je sais très bien ce qu’est un génocide »

Les mots précis d’Erri De Luca sont cinglants. Interrogé sur la situation à Gaza, il affirme : « Je sais très bien ce qu’est un génocide, et l’appliquer à la guerre de Gaza est une distorsion historique et verbale. » Il poursuit : « Ce qui s’est passé à Gaza, c’est une guerre brutale et moderne, où le nombre de victimes civiles est énorme et effroyable. Nous l’avons vu à Mossoul, à Rakka et à Marioupol. C’est la conséquence inévitable du fait de combattre un ennemi qui se retranche parmi ses propres civils. C’est terrible, mais ce n’est pas un génocide. »

La phrase choc arrive en conclusion de son raisonnement : « Je suis sioniste. » Dans une Italie marquée par des manifestations monstres à l’automne 2025 contre les « massacres de l’armée israélienne à Gaza », cette simple déclaration est perçue comme une trahison des valeurs de la gauche intellectuelle. Le pacifisme italien, hérité de la résistance antifasciste et renforcé par la tradition communiste, ne tolère pas qu’un écrivain de cette stature puisse relativiser la mort de dizaines de milliers de civils palestiniens.

Erri De Luca en portrait monochrome jaune
Erri De Luca en portrait monochrome jaune — (source)

Briser le boycott culturel : De Luca choisit Jérusalem quand Coetzee refuse

La polémique ne porte pas uniquement sur des mots. Elle est indissociable du geste politique qui les accompagne. Erri De Luca prononce ces déclarations à Jérusalem, où il participe au Festival international des écrivains (25-28 mai 2026). Il est invité pour une rencontre intitulée « From Naples to Jerusalem ». Le détail qui tue : le prix Nobel de littérature JM Coetzee avait refusé la même invitation, précisément en raison de la campagne militaire israélienne à Gaza.

De Luca choisit la position inverse. Il brise le boycott académique et culturel qui isole de plus en plus les institutions israéliennes sur la scène internationale. Pour ses détracteurs, ce n’est pas un simple choix littéraire : c’est un acte politique délibéré. L’écrivain ne se contente pas de donner un avis sur un conflit lointain ; il se rend sur place, il accepte la tribune que d’autres refusent, et il utilise cette tribune pour dire exactement le contraire de ce que la gauche italienne attend de lui.

Le « peuple racheté par la défaite » : une comparaison historique explosive

Au-delà de la phrase sur le génocide, un autre passage de l’interview passe moins inaperçu qu’il n’y paraît. De Luca compare les Palestiniens aux Italiens de 1943, affirmant qu’« un peuple ne peut être racheté et libéré que par la défaite militaire de ses dirigeants tyranniques ». Une déclaration qui, sur X, provoque une vague d’indignation immédiate. Le compte de Chantal de Gournay, le 26 mai, résume le sentiment d’une partie de l’opinion : « Erri De Luca nie l’horreur à Gaza mais aussi affirme qu’elle est nécessaire pour libérer le peuple palestinien de ses tyrans. »

Erri De Luca lors du 60e Trento Film Festival.
Erri De Luca lors du 60e Trento Film Festival. — Niccolò Caranti / CC BY-SA 3.0 / (source)

La comparaison historique est explosive. Assimiler le Hamas aux fascistes italiens que les Alliés ont dû vaincre militairement en 1943, c’est, pour beaucoup, justifier la destruction de Gaza comme un mal nécessaire. C’est aussi instrumentaliser la mémoire de la Résistance italienne, dont De Luca se réclame, pour légitimer une guerre que ses admirateurs jugent disproportionnée.

Erri De Luca, le « sioniste de gauche » qui déroute les siens

Pour comprendre l’ampleur de la polémique, il faut mesurer le personnage. Erri De Luca n’est pas un écrivain comme les autres. C’est une icône de la gauche radicale italienne, un homme dont le parcours biographique incarne une certaine idée de l’engagement. Que cet homme-là se revendique sioniste est un choc existentiel pour beaucoup de ses lecteurs.

De la FIAT aux lettres : comment un ancien ouvrier est devenu une icône

Né à Naples en 1950, Erri De Luca a une trajectoire hors norme. Il est d’abord ouvrier chez Fiat, militant d’extrême gauche dans les années de plomb, puis volontaire pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Il se tourne tardivement vers l’écriture et devient l’un des romanciers italiens les plus traduits au monde. Des livres comme Le poids du papillon, Le plus et le moins ou Montedidio lui valent une reconnaissance internationale et de nombreux prix littéraires.

Cette histoire personnelle fait de lui une figure respectée, presque intouchable, de la gauche culturelle italienne. Quand il parle, on l’écoute. Quand il prend position, on le suit. C’est précisément ce crédit accumulé pendant des décennies qui rend la polémique si déroutante pour ses admirateurs. Comment celui qui a toujours défendu les causes des opprimés peut-il aujourd’hui refuser le terme de génocide pour Gaza ?

« Revenir au sens originel du sionisme » : la justification qui irrite

Face à l’incendie, Erri De Luca tente d’éteindre le feu. Le 28 mai, il publie un long message sur Facebook pour clarifier sa position. Il reconnaît s’être exprimé de façon maladroite, mais il ne retire rien. Il écrit : « Aujourd’hui, le sionisme coïncide avec le gouvernement de la pire droite israélienne. J’ai voulu retrouver le sens originel du terme. Sioniste est celui qui reconnaît l’État d’Israël et croit en la solution à deux États. »

Il ajoute : « Ce n’est pas mon intention d’offenser la sensibilité de ceux qui soutiennent la cause palestinienne, que je partage naturellement. » Cette distinction sémantique entre un « bon » sionisme originel et un « mauvais » sionisme gouvernemental irrite profondément ses détracteurs. Pour eux, c’est une forme d’instrumentalisation historique. Le terme « sionisme » est aujourd’hui chargé de décennies d’occupation, de colonies et de violences. Vouloir le « purifier » en ignorant cette réalité, c’est, selon ses critiques, une banalisation de la politique de l’État d’Israël.

11 % des Italiens considèrent Israël comme un allié : le décalage d’Erri De Luca avec son pays

La polémique n’éclate pas dans le vide. L’Italie de 2026 est un pays où le conflit israélo-palestinien suscite une émotion particulièrement vive. Les manifestations de l’automne 2025 ont été les plus massives depuis des décennies. L’opinion publique italienne est culturellement pacifiste, et la défiance envers Israël est profonde.

Sondage Youtrend : le chiffre qui isole De Luca dans son propre camp

Un sondage de l’institut Youtrend, réalisé en avril 2026, donne le ton. Il montre que seulement 11 % des Italiens considèrent Israël comme un pays « allié ». Ce chiffre est un révélateur. Il traduit un sentiment de défiance qui s’enracine dans plusieurs strates de la société italienne.

D’abord, l’héritage du pacifisme italien. La résistance au fascisme, la forte tradition communiste et l’engagement historique du Parti radical pour les droits humains ont façonné une culture politique où la guerre est perçue comme une aberration. Ensuite, le poids de l’Église catholique. Le Vatican entretient des relations historiques avec les chrétiens de Terre sainte, et la question palestinienne est suivie de près par les institutions catholiques. Enfin, le rôle des ONG et de la société civile italienne, très actives dans l’aide humanitaire aux Palestiniens, contribue à maintenir une attention constante sur le sort des civils à Gaza.

Automne 2025 : les manifestations monstres qui ont changé la donne

Le climat politique et social italien de l’année précédant la polémique est marqué par une mobilisation exceptionnelle. À l’automne 2025, des centaines de milliers de personnes défilent dans les rues de Rome, Milan, Naples et Turin contre les « massacres de l’armée israélienne à Gaza ». Les images du conflit envahissent les écrans de télévision et les réseaux sociaux. Le gouvernement italien, sous pression, adopte une position diplomatique prudente, mais la rue, elle, ne transige pas.

C’est dans cette séquence émotionnelle très forte qu’Erri De Luca prend la parole. Il parle à contre-courant du sentiment majoritaire. Il ne dit pas « je comprends Israël », ce qui serait déjà difficile à entendre pour une partie de son public. Il dit « je suis sioniste » et « ce n’est pas un génocide ». Pour beaucoup d’Italiens, ces mots sont inaudibles.

Salerne annule sa prolusion : censure ou légitime divergence éditoriale ?

Le 3 juin 2026, la polémique prend un tour concret. Le Salerno Letteratura Festival annule la prolusion d’ouverture que devait prononcer Erri De Luca. La décision relance le débat sur la censure, la liberté d’expression et le rôle des institutions culturelles dans un contexte polarisé.

Gennaro Carillo : « Une certaine convergence de vues est attendue »

Le codirecteur artistique du festival, Gennaro Carillo, explique la décision dans une déclaration qui cherche à éviter le terme de censure. Il évoque une « divergence sur le fond » qui rend la collaboration impossible. Face à « la plus tragique des évidences, les morts civils à Gaza », explique-t-il, « une certaine convergence de vues avec celui qui vous le commande » est attendue de la part de l’auteur invité à ouvrir le festival.

De Luca réagit en annonçant qu’il ne participe pas « pour raisons personnelles ». La formule est classique, mais personne n’est dupe. L’écrivain napolitain est persona non grata dans un festival qui l’avait invité avant que ses propos ne déclenchent la controverse. La communication est fine, presque diplomatique : on ne parle pas directement de censure, mais d’une divergence irréconciliable sur le fond.

Le coût d’une polémique : quand les festivals doivent choisir leur camp

Erri De Luca photographié devant un fond rouge
Erri De Luca photographié devant un fond rouge — (source)

Un festival comme celui de Salerne ne vit pas dans une bulle. Il est soutenu par des fonds publics et des mécènes privés. Il doit composer avec son public, ses partenaires institutionnels et le climat politique local. Inviter une figure clivante comme Erri De Luca après ses déclarations, c’est risquer de perdre une partie de son audience et, potentiellement, ses financements.

Le calcul est simple : le bénéfice de la paix sociale et de la cohérence éditoriale l’emporte sur le risque de la liberté d’expression formelle. Le festival choisit de ne pas s’exposer à une polémique qui pourrait le fragiliser. La question mérite d’être posée : un festival peut-il se permettre d’être totalement neutre dans un contexte où l’émotion est à son comble ? La réponse de Salerne est claire : non. La décision est un arbitrage entre des valeurs concurrentes, et c’est la cohérence politique qui l’emporte.

Médias et politiques : la scène littéraire se déchire

La décision de Salerne ne met pas fin à la polémique. Elle l’amplifie. Les défenseurs de De Luca crient à la mise au ban et à l’intolérance de la gauche. Le journal Il Foglio, qui avait relayé ses propos, dénonce une « censure morale ». Sur X, le compte du journaliste Giulio Cavalli relaie un article de Jacobin Italia qui analyse la polémique comme le symptôme d’un malaise plus profond.

Les réactions des figures publiques italiennes sont tranchées. Certains écrivains et intellectuels prennent la défense de De Luca, au nom de la liberté d’expression. D’autres saluent la décision du festival comme un acte moral nécessaire. La fracture traverse la gauche italienne. Elle révèle des lignes de faille qui existaient déjà, mais que la guerre à Gaza a profondément creusées. Graziella MELIS@GraziellaMls·FollowTerrible déception !
"Je suis sioniste et il n'y a pas de génocide à Gaza" ainsi s'exprime #ErrideLuca
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Génération Gaza : comment les 16-25 ans jugent-ils le « sionisme » de l’écrivain ?

La polémique touche aussi une génération qui ne connaît pas forcément Erri De Luca. Pour les moins de 25 ans, l’écrivain napolitain n’est pas un monument littéraire. C’est un nom qui apparaît dans les fils d’actualité, associé à une phrase choc. Comment cette génération, qui consomme l’info sur TikTok et Instagram, perçoit-elle le débat ?

Erri De Luca, ce héros méconnu des 16-25 ans

Il faut le dire franchement : Erri De Luca n’a pas la notoriété pop nécessaire pour être une référence chez les jeunes Italiens. Ses romans sont étudiés dans les lycées, mais il n’est pas un influenceur. Ses prises de parole ne sont pas relayées dans les bulles littéraires, mais immédiatement captées par les comptes d’actualité politique.

Pour cette génération, il n’est pas un écrivain. Il est « le type qui a dit que ce n’était pas un génocide ». La nuance de son argumentation, la distinction entre sionisme originel et sionisme gouvernemental, tout cela se perd dans la compression de l’information numérique. Ce qui reste, c’est la phrase choc, le slogan, l’étiquette. De Luca devient un symbole, pour le meilleur et pour le pire.

Du hashtag à la littérature : la parole de l’écrivain dans le maelström numérique

Le conflit israélo-palestinien est, avec le changement climatique, le sujet le plus polarisant chez les jeunes. Sur X, Instagram et TikTok, les positionnements sont attendus, presque obligatoires. Dire que ce n’est pas un génocide, c’est s’exposer à une vague de réactions hostiles. Dire qu’on est sioniste, c’est se mettre hors-jeu dans des espaces où la cause palestinienne est largement majoritaire.

De Luca devient une caution intellectuelle pour les pro-israéliens, et un traître pour les pro-palestiniens. Il est perçu comme un « vieux loup » de la gauche qui dit des vérités qui dérangent le prêt-à-penser. Mais cette perception est minoritaire dans les tranches d’âge les plus jeunes. Pour la majorité des 16-25 ans, la position de De Luca est simplement indéfendable.

Au-delà du cas De Luca : le prix de l’engagement intellectuel dans la guerre des récits

La polémique Erri De Luca dépasse largement le cas personnel d’un écrivain. Elle pose une question de fond : quel est le rôle de l’intellectuel dans l’espace public contemporain ? Peut-on encore prendre une position nuancée ou contre-courant sur un sujet où l’émotion est extrême, sans risquer l’exclusion ?

Erri De Luca, dernière figure de l’intellectuel universel ou symbole d’une gauche déboussolée ?

La tension est palpable. Un homme de gauche se revendique sioniste et refuse le terme de génocide, dans une Italie pacifiste qui a massivement manifesté contre la guerre à Gaza. La polémique agit comme un miroir grossissant des fractures de la gauche européenne sur le conflit israélo-palestinien.

D’un côté, il y a ceux qui défendent la complexité. De Luca a le droit d’être contradictoire, disent-ils. Il a le droit de soutenir la cause palestinienne tout en reconnaissant le droit à l’existence d’Israël. Il a le droit de refuser un terme qu’il juge impropre, même si cela le met en porte-à-faux avec son camp. De l’autre côté, il y a ceux qui estiment que sur un sujet aussi grave, il n’y a pas de place pour la nuance. Refuser le terme de génocide, c’est minimiser la souffrance des Palestiniens. Se dire sioniste, c’est cautionner une politique d’occupation et de colonisation.

Le coût de la nuance

Dans une économie de l’attention polarisée, la nuance a un coût. Pour De Luca, ce coût est tangible : annulation de sa participation à un festival, perte de capital sympathie auprès d’une partie de son public, insultes sur les réseaux sociaux, mise au ban dans les cercles intellectuels qu’il fréquentait. Pour le festival de Salerne, le coût est également tangible : accusations de censure d’un côté, mais sauvegarde de l’image et de la cohérence éditoriale de l’autre.

La question qui reste en suspens est simple : dans ce climat, peut-on encore parler de tout sans risquer l’exclusion ? La figure d’Erri De Luca cristallise les tensions entre mémoire militante, liberté d’expression et opinion publique italienne massivement connectée au conflit. Elle montre que le prix de l’engagement intellectuel, aujourd’hui, n’a jamais été aussi élevé. Et que la guerre des récits, elle, ne fait que commencer.

Conclusion : une polémique qui révèle les fractures de la gauche italienne

L’affaire Erri De Luca n’est pas un simple fait divers littéraire. Elle agit comme un révélateur des tensions qui traversent la société italienne et, plus largement, la gauche européenne. Le rejet massif de ses propos, l’annulation de sa participation au festival de Salerne, la vague d’indignation sur les réseaux sociaux : tout cela montre que le conflit israélo-palestinien est devenu un sujet sur lequel la nuance est devenue presque impossible.

L’écrivain napolitain paie le prix de sa contradiction apparente : être un homme de gauche et se revendiquer sioniste. Mais au-delà du cas personnel, c’est toute la question du rôle de l’intellectuel dans l’espace public qui est posée. Peut-on encore prendre une position contre-courant sans être exclu ? La réponse, dans l’Italie de 2026, semble être non. La guerre des récits continue, et chaque prise de parole est désormais un risque.

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Questions fréquentes

Pourquoi Erri De Luca est-il controversé ?

L'écrivain italien Erri De Luca a provoqué une polémique en se revendiquant « sioniste » et en refusant d'employer le terme « génocide » pour décrire les opérations militaires israéliennes à Gaza. Ses propos, tenus lors d'un festival à Jérusalem en mai 2026, ont été perçus comme une trahison par la gauche intellectuelle italienne.

Quel festival a annulé la venue d'Erri De Luca ?

Le Salerno Letteratura Festival a annulé la prolusion d'ouverture que devait prononcer Erri De Luca le 3 juin 2026. Le codirecteur a invoqué une « divergence sur le fond » concernant les morts civils à Gaza.

Quelle est la position d'Erri De Luca sur le sionisme ?

Erri De Luca se dit « sioniste » en référence au sens originel du terme, qu'il associe à la reconnaissance de l'État d'Israël et à la solution à deux États. Il distingue ce sionisme du gouvernement de « la pire droite israélienne ».

Quel pourcentage d'Italiens considère Israël comme un allié ?

Un sondage Youtrend d'avril 2026 indique que seulement 11 % des Italiens considèrent Israël comme un pays allié. Ce chiffre reflète une défiance ancrée dans le pacifisme italien et l'influence de l'Église catholique.

Comment les jeunes Italiens perçoivent-ils Erri De Luca ?

Pour les 16-25 ans, Erri De Luca n'est pas une référence littéraire mais « le type qui a dit que ce n'était pas un génocide ». Sa position est largement jugée indéfendable sur les réseaux sociaux, où la cause palestinienne est majoritaire.

Sources

  1. « C’est terrible, mais ce n’est pas un génocide » : les propos de l’écrivain Erri De Luca sur Gaza et Israël choquent en Italie · lemonde.fr
  2. actualitte.com · actualitte.com
  3. ilfattoquotidiano.it · ilfattoquotidiano.it
  4. ilmessaggero.it · ilmessaggero.it
  5. israelhayom.com · israelhayom.com
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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