Narendra Modi, Premier ministre de l'Inde, lors d'une intervention.
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46 incidents de haine anti-musulmans autour de l'Aïd al-Adha : 3 morts en Inde selon l'APCR

Un rapport de l’APCR révèle 46 incidents de haine anti-musulmans autour de l’Aïd al-Adha en Inde, dont trois morts par lynchage et torture.

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Alors que des millions de musulmans indiens s'apprêtaient à célébrer l'Aïd al-Adha, une vague de violences ciblées a déferlé sur le pays. Entre le 11 et le 29 mai 2026, l'Association for Protection of Civil Rights (APCR) a documenté 46 incidents de haine anti-musulmans, causant la mort de trois personnes. Trente de ces agressions étaient directement liées à la fête religieuse. Ce rapport, publié début juin, dresse un tableau alarmant de la normalisation des violences communautaires en Inde, où les célébrations religieuses deviennent des fenêtres de vulnérabilité pour la minorité musulmane. 

Narendra Modi, Premier ministre de l'Inde, lors d'une intervention.
Narendra Modi, Premier ministre de l'Inde, lors d'une intervention. — (source)

Rapport APCR : 46 attaques anti-musulmanes en pleine fête de l'Aïd en Inde

L'APCR a recensé 46 incidents sur une période de 19 jours, avec un pic concentré sur cinq jours, du 25 au 29 mai, en pleine période de l'Aïd al-Adha. La répartition des types d'incidents révèle une stratégie d'intimidation massive : 32 cas de harcèlement et d'intimidation, 6 discours de haine, 3 agressions physiques, 3 attaques contre des biens, et 2 incidents mortels ayant fait trois victimes. 

Des manifestants protestant contre les crimes de haine anti-musulmans en Inde, avec une pancarte 'THE LYNCH MAP OF INDIA'.
Des manifestants protestant contre les crimes de haine anti-musulmans en Inde, avec une pancarte 'THE LYNCH MAP OF INDIA'. — (source)

Ces attaques ne sont pas réparties au hasard. La grande majorité des incidents se sont produits dans des États dirigés par le Bharatiya Janata Party (BJP) : Uttar Pradesh, Gujarat, Assam, Haryana, Maharashtra et Telangana. Cette concentration géographique n'est pas une coïncidence.

46 incidents en 19 jours : le procès-verbal d'une violence ciblée

L'Association for Protection of Civil Rights, fondée en 2006, est une organisation composée d'avocats, de juges à la retraite, d'activistes sociaux et de chercheurs. Active dans 18 États indiens, elle a lancé en mai 2026 un « Hate Crimes Tracker » qui compile déjà 3 576 incidents à caractère religieux depuis 2014. La méthodologie de vérification est rigoureuse : les signalements sont collectés via des formulaires Google, croisés avec des sources multiples, et évalués selon les critères du Plan d'action de Rabat de l'ONU. 

Un homme près d'une moto calcinée devant un bâtiment délabré à Haldwani, Inde.
Un homme près d'une moto calcinée devant un bâtiment délabré à Haldwani, Inde. — (source)

L'APCR reconnaît que ses chiffres sous-représentent massivement la réalité. Le climat d'intimidation qui règne dans de nombreuses régions dissuade les victimes de porter plainte. Pourtant, même ces données partielles suffisent à dessiner une tendance : les violences anti-musulmanes s'intensifient lors des fêtes religieuses.

Trois morts, dont le lynchage de l'Assam et la torture au Gujarat

Les trois décès documentés par l'APCR racontent chacun une histoire différente de la violence systémique. En Assam, deux hommes musulmans ont été lynché par une foule le 25 mai. Ils revenaient du marché, chargés de provisions pour préparer l'Aïd, quand des habitants les ont soupçonnés de vol de bétail. La foule ne leur a laissé aucune chance.

Au Gujarat, un homme est mort après une détention au cours de laquelle il aurait subi des tortures. Son crime présumé : avoir abattu une vache. La frontière entre la loi et la vengeance privée s'estompe dangereusement. 

Des hommes récupèrent des biens dans les décombres après des violences anti-musulmanes à New Delhi.
Des hommes récupèrent des biens dans les décombres après des violences anti-musulmanes à New Delhi. — (source)

Au-delà des morts, d'autres humiliations physiques ont été rapportées. Dans l'Haryana, deux musulmans ont été contraints de boire de l'urine de vache. Au Telangana, un camion transportant des animaux pour le sacrifice a été attaqué par des milices, blessant trois occupants. Ces actes visent à humilier, à terroriser, à rappeler à la communauté musulmane sa prétendue place inférieure dans la hiérarchie sociale.

Trois morts en Assam et Gujarat : quand le « vigilantisme vache » devient peine de mort

La violence contre les musulmans lors de l'Aïd al-Adha s'inscrit dans un phénomène plus large : le « cow vigilantism ». En Inde, la vache est considérée comme sacrée par la majorité hindoue, et son abattage est interdit ou strictement réglementé dans plusieurs États. Mais ces lois, censées protéger un animal, se transforment en arme contre une communauté.

Ce paradoxe économique est saisissant : l'Inde est le premier exportateur mondial de viande bovine, mais les restrictions à l'abattage s'appliquent de manière sélective. Les musulmans, qui pratiquent le sacrifice du mouton ou de la chèvre lors de l'Aïd, se retrouvent pris dans un étau juridique et social. 

Un homme âgé devant une voiture calcinée après des violences anti-musulmanes en Inde.
Un homme âgé devant une voiture calcinée après des violences anti-musulmanes en Inde. — (source)

Himanta Biswa Sarma et la « tolérance zéro » : un lien avec le lynchage du 25 mai ?

La chronologie des événements en Assam est troublante. Le 24 mai, le Chief Minister de l'État, Himanta Biswa Sarma, réitère sa politique de « tolérance zéro » contre le trafic de bétail. Le 25 mai, deux musulmans sont lynché par une foule.

Sarma n'a pas appelé directement à la violence. Mais ses déclarations, largement reprises sur les réseaux sociaux locaux, créent un climat où la chasse aux « voleurs de bétail » devient une mission citoyenne. Les milices d'autodéfense hindoues, les gau rakshaks, se sentent légitimées dans leurs patrouilles et leurs passages à tabac. 

Discours de haine anti-musulmans en hausse en Inde sous l'impulsion de Narendra Modi.
Discours de haine anti-musulmans en hausse en Inde sous l'impulsion de Narendra Modi. — (source)

Ce lien entre discours politique et violence de terrain est bien documenté. Le rapport d'India Hate Lab montrait déjà en 2025 que 98 % des discours de haine ciblaient les musulmans, et que la plupart étaient prononcés lors de rassemblements politiques.

Abattage des vaches et milices : une double peine pour les musulmans

Le paradoxe de la viande bovine en Inde mérite d'être souligné. Le pays est l'un des plus grands producteurs et exportateurs de bufflonne et de bœuf. Pourtant, les restrictions locales à l'abattage se multiplient. La Haute Cour de Calcutta a maintenu ces restrictions avant l'Aïd, comme le rapporte le site IQNA.

Pour les musulmans, ce n'est pas seulement une atteinte à la liberté religieuse. C'est une question de survie économique et sociale. Le sacrifice de l'Aïd, qui commémore la soumission d'Abraham à Dieu, est un pilier de la foi. Mais les patrouilles de groupes d'autodéfense hindous transforment ce rite religieux en délit.

Les milices ne se contentent pas de surveiller. Elles agissent. Le camion attaqué au Telangana, les hommes contraints de boire de l'urine de vache dans l'Haryana : ces actes sont autant de messages adressés à toute une communauté.

Prières interdites et tensions fabriquées : l'Aïd sous pression en Uttar Pradesh

L'Uttar Pradesh, État le plus peuplé d'Inde, est devenu un laboratoire de la marginalisation des musulmans. Sous la direction de Yogi Adityanath, Chief Minister depuis 2017, les restrictions aux pratiques religieuses musulmanes se sont multipliées. L'Aïd 2026 n'a pas fait exception. 

Manifestants brandissant une banderole 'STOP BULLDOZING MUSLIM HOMES' lors d'une protestation contre la campagne de haine visant les musulmans en Inde.
Manifestants brandissant une banderole 'STOP BULLDOZING MUSLIM HOMES' lors d'une protestation contre la campagne de haine visant les musulmans en Inde. — (source)

Les mosquées locales sont en mode « gestion de dégâts ». Les comités de quartier organisent des réunions pour trouver des solutions de prière qui n'attirent pas l'attention. La peur d'être filmé et diffusé sur les réseaux sociaux est omniprésente.

Meerut, 29 mai : la fausse accusation qui visait à embraser le quartier

Le 29 mai 2026, à Meerut, un incident particulièrement révélateur s'est produit. Un résident hindou a déposé de la viande devant sa propre maison avant de porter plainte contre ses voisins musulmans. L'APCR qualifie cet acte de « fabrication de tensions communautaires ».

Le mécanisme est rodé : créer une provocation, accuser l'autre communauté, et attendre que la violence explose. Pendant l'Aïd, période de forte visibilité des musulmans, ces provocations deviennent plus fréquentes. Elles visent à justifier une répression accrue et à diviser des quartiers qui vivaient jusqu'alors en relative harmonie.

Cet incident de Meerut n'est pas isolé. À Mira Road, dans le Maharashtra, des groupes hindous ont amené un cochon dans une résidence pour protester contre le sacrifice de la chèvre. À Kalyan, des militants ont récité le Hanuman Chalisa pendant les prières de l'Aïd, tentant de noyer l'appel à la prière.

« Priez chez vous » : Yogi Adityanath et la restriction des prières de l'Aïd

L'enquête d'Al Jazeera, publiée le 27 mai 2026, révèle l'ampleur des restrictions imposées aux musulmans pour leurs prières de l'Aïd. Yogi Adityanath aurait déclaré que les musulmans devaient prier « en décalé » ou faire face à « une autre méthode ». Le Vishva Hindu Parishad (VHP) a demandé une interdiction nationale des prières sur la voie publique.

Ces restrictions ne sont pas anodines. Refuser un espace public pour la prière, c'est nier la place des musulmans dans la société indienne. C'est les reléguer à une citoyenneté de seconde classe, comme le craignaient déjà les observateurs après les violences de Delhi en 2020.

Le souvenir du massacre de Maliyana en 1987, où 72 musulmans avaient été tués lors d'une prière de rue, reste vivace dans la mémoire collective. Chaque Aïd, cette peur refait surface.

Discours de haine : les 1 318 précédents de 2025 qui préparaient le terrain

Les 46 incidents de l'Aïd 2026 ne sont pas un accident. Ils s'inscrivent dans une tendance lourde documentée par India Hate Lab (IHL), un groupe de réflexion basé aux États-Unis. En 2025, l'organisation a recensé 1 318 incidents de discours de haine en Inde, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2024.

Ces chiffres dessinent une trajectoire inquiétante. Les discours de haine ne sont pas un phénomène marginal : ils sont le terreau sur lequel poussent les violences physiques.

2025 : +13 % de discours haineux, une progression qui inquiète

Le rapport d'India Hate Lab pour 2025 est sans appel : 1 318 incidents vérifiés, contre 1 165 en 2024 et 668 en 2023. Soit près de quatre incitations à la haine par jour en moyenne. Les musulmans ont été les principales cibles dans 98 % des cas, soit 1 289 incidents.

L'Uttar Pradesh arrive en tête avec 266 incidents, suivi du Maharashtra (193), du Madhya Pradesh (172), de l'Uttarakhand (155) et de Delhi (76). Ces États sont gouvernés par le BJP, à l'exception du Maharashtra qui connaît une instabilité politique chronique.

Le père Cedric Prakash, militant des droits de l'homme basé au Gujarat, résume bien la situation : les discours haineux divisent la population et conduisent à la violence. Les minorités vivent dans la peur et l'insécurité.

Réseaux sociaux et diaspora : le choc des chiffres chez les jeunes Indiens

Les chiffres de l'APCR et d'India Hate Lab circulent largement sur les réseaux sociaux. Sur Twitter/X, le compte de l'APCR (@apcrofindia) a publié le rapport le 5 juin 2026. Des comptes comme @TheObserverPost et @IAMCouncil (Indian American Muslim Council) ont relayé l'information, générant des centaines de vues et de partages.

La diaspora indienne, notamment en France, réagit avec émotion et impuissance. Pour beaucoup, ces violences rappellent les pogroms du Gujarat en 2002 et les émeutes de Delhi en 2020. Le « Hate Crimes Tracker » de l'APCR devient une source de vérification face aux récits officiels qui minimisent les faits.

Mais les réseaux sociaux sont aussi un espace de politisation des chiffres. Certains comptes nationalistes hindous contestent la méthodologie de l'APCR, accusant l'organisation de partialité. La bataille des récits fait rage en ligne.

De la loi à l'impunité : comment le système indien laisse faire les violences antimusulmanes

Si les violences contre les musulmans se répètent, c'est aussi parce qu'elles restent largement impunies. Le système judiciaire indien, lent et engorgé, peine à poursuivre les auteurs. Et quand des procès ont lieu, les condamnations sont rares.

Cette impunité n'est pas un accident. Elle est le résultat d'une stratégie politique qui instrumentalise les tensions religieuses.

De Delhi 2020 à l'Aïd 2026 : la répétition d'un même cycle

En février 2020, des violences entre hindous et musulmans à New Delhi avaient fait 33 morts et plus de 200 blessés. Les affrontements avaient éclaté après l'adoption d'une loi sur la citoyenneté qui excluait les musulmans. Narendra Modi avait appelé au calme, mais les dégâts étaient faits.

Six ans plus tard, le cycle se répète. Les mêmes causes produisent les mêmes effets : des discours politiques qui stigmatisent les musulmans, des lois discriminatoires, des milices qui agissent en toute impunité. Comme le soulignait France 24 en 2020, les musulmans indiens craignent d'être relégués au rang de citoyens de seconde classe.

L'APCR, une vigie fragilisée dans un climat d'impunité

L'APCR joue un rôle crucial de documentariste des violences. Mais son travail est de plus en plus difficile. Le climat est hostile aux défenseurs des droits humains en Inde. Les organisations comme Amnesty International sont régulièrement attaquées par le gouvernement.

L'APCR reconnaît que ses chiffres sous-représentent la réalité. Beaucoup de victimes n'osent pas signaler les incidents, par peur de représailles ou par méfiance envers la police. Le rapport de l'APCR devient alors un acte de résistance documentaire : prouver que la violence existe, malgré les dénégations officielles.

Polarisation religieuse en Inde : les fêtes comme cibles des tensions identitaires

Les violences lors de l'Aïd al-Adha ne sont pas un phénomène isolé. Elles s'inscrivent dans une stratégie plus large de polarisation religieuse, où les fêtes deviennent des moments de provocation identitaire.

Les musulmans ne sont pas les seules cibles. Les chrétiens, qui représentent environ 2 % de la population, sont également visés. Mais la communauté musulmane, forte de plus de 200 millions de personnes, reste la cible privilégiée.

Cochon à Mira Road, viande à Meerut : la provocation comme méthode

Les incidents de Mira Road et de Meerut illustrent une méthode bien rodée. À Mira Road, des groupes hindous amènent un cochon dans une résidence pour protester contre le sacrifice de la chèvre. À Meerut, un homme dépose de la viande devant sa maison avant d'accuser les musulmans.

Ces actes ne sont pas spontanés. Ils sont conçus pour maximiser l'humiliation et l'insécurité lors des célébrations religieuses. Le choix des symboles est important : le cochon est impur pour les musulmans, la viande est associée à l'abattage rituel. Chaque provocation vise un point sensible.

Musulmans et chrétiens : une montée de la haine qui touche toutes les minorités

L'Assam, État du nord-est de l'Inde où deux musulmans ont été lynché lors de l'Aïd al-Adha

Le rapport d'India Hate Lab indique que les chrétiens sont aussi ciblés, représentant 2 % des incidents en 2025. Les fêtes religieuses sont des moments de vulnérabilité partagée. À Pâques, des églises sont vandalisées. À Diwali, des mosquées sont attaquées.

La polarisation religieuse devient un outil de fragmentation sociale. En divisant les communautés, en attisant les peurs et les ressentiments, certains discours politiques consolident leur base électorale. Le prix de cette stratégie est payé par les minorités, qui vivent dans la peur et l'insécurité.

Conclusion : l'alerte de l'APCR, un signal pour l'Inde et pour le monde

Le rapport de l'APCR sur les 46 incidents de l'Aïd 2026 est un signal d'alarme. Il montre que la violence contre les musulmans en Inde n'est pas un phénomène marginal ou accidentel. C'est une tendance structurée, qui s'intensifie lors des fêtes religieuses et qui bénéficie d'une large impunité.

Pour la diaspora indienne en France, ces chiffres sont un choc. Beaucoup avaient quitté l'Inde en croyant en son modèle laïc et pluraliste. Le contraste entre l'image d'une Inde émergente et la réalité des violences communautaires est saisissant.

Les parallèles avec l'Europe ne sont pas anodins. La montée de l'islamophobie, les restrictions aux pratiques religieuses, les discours politiques qui stigmatisent les minorités : ces phénomènes ne sont pas propres à l'Inde. Mais l'ampleur et la systématisation des violences indiennes devraient interpeller les observateurs internationaux.

L'APCR appelle à une prise de conscience. Ses données sont là, vérifiées, croisées, documentées. Reste à savoir si le monde voudra les voir.

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Questions fréquentes

Combien d'incidents anti-musulmans lors de l'Aïd 2026 en Inde ?

L'APCR a documenté 46 incidents de haine anti-musulmans entre le 11 et le 29 mai 2026, dont 30 directement liés à l'Aïd al-Adha. Ces attaques ont causé la mort de trois personnes.

Qui est derrière le rapport sur les violences de l'Aïd en Inde ?

Le rapport a été publié par l'Association for Protection of Civil Rights (APCR), une organisation composée d'avocats, de juges à la retraite et d'activistes. L'APCR a lancé en mai 2026 un « Hate Crimes Tracker » qui compile 3 576 incidents religieux depuis 2014.

Pourquoi les musulmans sont-ils ciblés pendant l'Aïd al-Adha en Inde ?

Les attaques sont liées au « cow vigilantism » : des milices hindoues accusent les musulmans de vol de bétail ou d'abattage de vaches, sacrée pour les hindous. Le sacrifice rituel de l'Aïd transforme cette fête religieuse en période de vulnérabilité pour la minorité musulmane.

Où ont eu lieu la plupart des incidents anti-musulmans en Inde ?

La majorité des incidents se sont produits dans des États dirigés par le Bharatiya Janata Party (BJP), notamment l'Uttar Pradesh, le Gujarat, l'Assam, l'Haryana, le Maharashtra et le Telangana. L'Uttar Pradesh arrive en tête des discours de haine avec 266 incidents en 2025.

Quel rôle jouent les discours politiques dans les violences contre les musulmans ?

Les déclarations de responsables comme Himanta Biswa Sarma en Assam, prônant une « tolérance zéro » contre le trafic de bétail, créent un climat légitimant les milices d'autodéfense. India Hate Lab a montré qu'en 2025, 98 % des 1 318 discours de haine ciblaient les musulmans.

Sources

  1. Inde. Les crimes de haine contre des musulmans et l'islamophobie ... · amnesty.org
  2. Inde : les discours haineux envers les minorités religieuses ont augmenté de 13 % en 2025 - ADEXTRA · adextra-mission.com
  3. aljazeera.com · aljazeera.com
  4. Inde : 38 morts dans des violences entre hindous et musulmans - Brut · brut.media
  5. clarionindia.net · clarionindia.net
world-watcher
Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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