Sébastien Dulude et Claire Mathot, lauréats du Prix des Rendez-vous du premier roman 2025-2026.
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Pourquoi la sélection québécoise des Rendez-vous du premier roman 2026 annonce une nouvelle vague littéraire

La présélection québécoise des Rendez-vous du premier roman 2026 dévoile huit voix audacieuses qui explorent éco-anxiété, exil et traumatismes.

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Le 23 juillet 2026, l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) a dévoilé la présélection québécoise de la 14e édition du Prix des Rendez-vous du premier roman. Huit titres, huit voix, huit univers radicalement différents — ensemble, ils forment ce qui ressemble à un manifeste collectif. Ce prix, né d'un partenariat entre le Festival du premier roman de Chambéry et l'UNEQ, repose sur un réseau de clubs de lecture qui s'étend du Québec à la France, créant un pont littéraire transatlantique unique en son genre. Les huit romans retenus seront lus de septembre 2026 à février 2027 par des centaines de lecteurs, avant qu'un vote final ne désigne le lauréat canadien.

Sébastien Dulude et Claire Mathot, lauréats du Prix des Rendez-vous du premier roman 2025-2026.
Sébastien Dulude et Claire Mathot, lauréats du Prix des Rendez-vous du premier roman 2025-2026. — (source)

Cette cuvée 2026-2027 a quelque chose de particulier. Elle sent la fièvre créative, l'urgence de raconter, le besoin de dire le monde tel qu'il va — ou plutôt tel qu'il craque. Entre éco-anxiété, migrations forcées, traumatismes intimes et audace formelle, ces huit premiers romans dessinent les contours d'une génération d'écrivains qui n'a peur de rien. Pas même de parler d'inceste, de banlieue, de joual ou de Hong Kong. Cette sélection est la promesse d'une nouvelle vague littéraire québécoise, et voici pourquoi il faut absolument s'y plonger.

Huit voix, un manifeste : le sens de la présélection 2026-2027

Les œuvres retenues dans le détail

La liste complète des œuvres retenues mérite d'être détaillée, car chaque titre porte en lui une singularité qui, mise en regard des autres, prend tout son sens. On trouve d'abord Inondables de Marilyne Busque-Dubois (Alto), une « auto-éco-fiction » inspirée des inondations catastrophiques de Baie-Saint-Paul en 2023. C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien (Boréal) raconte l'exil d'un homme forcé de quitter Carrefour-Feuilles, en Haïti. Le junk d'Arthur Friso (Boréal) nous transporte sur une péniche à Hong Kong, où un père expatrié et ses trois enfants se retrouvent dans un huis clos familial tendu. Dans l'ordre des choses de Danièle Belley (Ta Mère) transforme la vie de banlieue en matière littéraire avec une ironie mordante. Épinette d'Isabelle Lapointe (La Mèche) puise dans la langue de la Côte-Nord, riche en joual et en expressions locales. Une certaine tristesse de Mattis Savard-Verhoeven (La Peuplade) suit un enfant qui fuit un exercice d'attaque dans son école et écrit le deuil de sa grand-mère emportée par une crue. Le bézoard de Pascale Montpetit (Québec Amérique) est une autofiction brutale sur l'inceste, le cancer et la boulimie. Enfin, Implosion de Laurence Florisca Rivard (Héliotrope) déploie une polyphonie autour d'accusations d'agression sexuelle.

Une diversité éditoriale et générationnelle

Huit romans, huit maisons d'édition différentes. — Alto, Boréal, Ta Mère, La Peuplade, La Mèche, Québec Amérique, Héliotrope —, huit écrivains aux profils variés. Une actrice de 65 ans, un professeur de philosophie néerlandais installé à Montréal, une jeune autrice de 27 ans, un auteur haïtien de 38 ans. Cette diversité n'est pas un hasard : elle est le signe d'une littérature québécoise qui s'ouvre au monde sans renier ses racines. Les maisons d'édition indépendantes jouent un rôle crucial dans cette vitalité. Boréal, avec le record international d'Orélien, montre qu'une maison québécoise peut rivaliser avec les géants. Alto mise sur l'éco-fiction, La Peuplade continue de dénicher des pépites après ses victoires précédentes — Sébastien Dulude pour Amiante en 2025, Maxime Raymond Bock en 2023. !PROTECTED_1

Affiche du 39e Festival du premier roman de Chambéry, prévu du 27 au 31 mai 2026.
Affiche du 39e Festival du premier roman de Chambéry, prévu du 27 au 31 mai 2026. — (source)

Du Canada à la France : comment le prix construit une scène transnationale

Un dispositif de lecture unique

Le Prix des Rendez-vous du premier roman n'est pas un prix comme les autres. Lancé par le Festival du premier roman de Chambéry, il repose sur un dispositif unique : huit romans québécois et huit romans francophones internationaux sont lus par des clubs de lecture de septembre à février, avant qu'un vote ne désigne deux lauréats. Le gagnant canadien reçoit une bourse de 1 000 $ de l'UNEQ, participe au festival de Chambéry en 2027 et bénéficie d'une rencontre à la Bibliothèque Gaston-Miron à Paris. Pour la troisième année consécutive, Druide informatique offre Antidote+ Personnel à tous les participants.

Un pont littéraire entre le Québec et la France

Ce dispositif crée un véritable pont entre le Québec et la France. Les auteurs sélectionnés ne sont pas seulement lus chez eux : ils voyagent, rencontrent des lecteurs français, tissent des liens professionnels durables. C'est exactement ce dont la jeune littérature québécoise a besoin pour exister au-delà de ses frontières. Et cette année, la sélection 2026-2027 semble taillée pour ce rayonnement international. Le lauréat canadien sera invité au Festival du premier roman de Chambéry en 2027, où il rencontrera des lecteurs français, des libraires, des éditeurs. Il participera aussi à une rencontre à la Bibliothèque Gaston-Miron à Paris, dédiée aux études québécoises. Ces moments sont précieux pour des auteurs en début de carrière : ils tissent des liens professionnels durables et gagnent en visibilité.

Climat, exil, traumatismes : les obsessions communes d'une génération

L'éco-anxiété en roman : « Inondables » et « Une certaine tristesse »

Inondables de Marilyne Busque-Dubois est sans doute l'un des romans les plus originaux de la sélection. L'autrice qualifie son écriture de « biosensorielle » : elle mêle observation scientifique, poésie et témoignage personnel pour raconter les inondations catastrophiques du 1er mai 2023 à Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix. Ce jour-là, deux pompiers sont morts et 1 100 personnes ont été évacuées. Busque-Dubois a vécu l'événement de l'intérieur. Dans sa critique pour La Presse, Janie Gosselin décrit une « écriture lumineuse, rythmée, imagée, emportée comme les flots d'une rivière ». Le roman donne une place centrale aux non-humains — animaux, arbres, rivières —, comme si la nature elle-même devenait personnage. Publié chez Alto le 10 mars 2026, l'ouvrage s'inscrit dans une démarche où l'autrice avait déjà exploré l'écriture poétique avec Carnet brûlé (du monde qui crie).

En écho, Une certaine tristesse de Mattis Savard-Verhoeven suit Noé, un enfant qui, après un exercice d'attaque armée dans son école, s'enfuit et commence à écrire le deuil de sa grand-mère, emportée par une crue record du Saint-Laurent. Le roman entremêle anxiété climatique, violence scolaire et chagrin intime avec une délicatesse rare. Deux romans, deux regards sur un même malaise : celui d'une génération qui grandit avec la certitude que le monde brûle et que les digues cèdent.

Migrations et déracinement : le roman québécois embrasse le monde

Le choc mondial de C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien est peut-être le signe le plus éclatant de cette ouverture. Le roman se déroule à Carrefour-Feuilles, un quartier pauvre de Port-au-Prince, et suit un homme contraint de fuir. Les droits ont été vendus à 22 pays avant même la parution — un record pour Boréal, maison fondée en 1963. Le livre paraît en France chez Grasset à l'automne 2026. Orélien, né en 1988, offre un récit qui dialogue avec l'actualité tout en s'inscrivant dans une grande tradition littéraire. Radio-Canada décrit l'ouvrage comme un « cri du cœur contre l'injustice sociale » et un hommage à la résilience des migrants.

À l'autre bout du monde, Le junk d'Arthur Friso nous emmène à Hong Kong. L'auteur, Néerlandais d'origine installé à Montréal, professeur de philosophie au Cégep Montmorency et ébéniste à ses heures, raconte l'histoire de deux frères et une sœur qui rendent visite à leur père expatrié sur une péniche à Aberdeen Marina. Alcoolisme, dynamiques coloniales, dysfonction familiale : le huis clos est tendu, l'écriture maîtrisée. Dans Le Devoir, Anne-Frédérique Hébert-Dolbec note qu'on « entre dans le premier roman d'Arthur Friso comme on embarque sur une péniche à Hong Kong : avec une certaine méfiance, mais rapidement happé par l'atmosphère ». Ces deux romans prouvent que la jeune littérature québécoise ne s'interdit plus aucun horizon.

Le corps et la mémoire en procès : autofiction et polyphonie

Le bézoard de Pascale Montpetit est un choc. L'actrice bien connue de 65 ans signe une autofiction radicale de 144 pages, dans la collection « III » de Québec Amérique, qui demande aux auteurs d'écrire sur trois moments déterminants de leur vie. Montpetit parle d'inceste, de cancer et de boulimie avec une franchise désarmante, parfois même avec humour. C'est brut, courageux, et cela bouscule toutes les attentes sur ce que peut être un premier roman. Publié le 28 octobre 2025, l'ouvrage a été largement commenté par les médias québécois pour son audace.

En parallèle, Implosion de Laurence Florisca Rivard (née en 1997, maîtrise en création littéraire) adopte une forme radicalement différente : le roman choral. Après des accusations d'agression sexuelle, la mère du présumé agresseur, sa meilleure amie et sa copine prennent la parole. La polyphonie devient tribunal, espace de débat, chambre d'écho. La forme répond parfaitement à la complexité du sujet, et l'autrice, qui a grandi sur l'Île-aux-Chats dans les Basses-Laurentides, prouve que la relève maîtrise déjà tous les codes.

Thélyson Orélien : le phénomène mondial qui change la donne

22 pays avant même la parution : le record de Boréal

En mars 2026, lorsque C'était ça ou mourir paraît chez Boréal, les droits de traduction sont déjà vendus à 22 territoires. C'est un record absolu pour la maison d'édition fondée en 1963. Aucun premier roman québécois n'avait jamais connu un tel engouement avant même sa sortie en librairie. La France n'est pas en reste : Grasset publie le roman à l'automne 2026. Le livre est décrit comme un « cri du cœur contre l'injustice sociale, hommage à la résilience des migrants ». Il parle à une époque où les migrations forcées sont au cœur de l'actualité mondiale.

Carrefour-Feuilles, Port-au-Prince : la puissance d'une voix haïtienne

Le roman plonge le lecteur dans Carrefour-Feuilles, un quartier de Port-au-Prince où la violence et la pauvreté sont le quotidien. Orélien, qui connaît ce monde de l'intérieur, ne tombe jamais dans le misérabilisme. Son écriture est tendue, urgente, mais aussi pleine d'humanité. Il offre un regard neuf sur Haïti, loin des clichés, et inscrit son récit dans une tradition littéraire qui va de Dany Laferrière à Lyonel Trouillot. Les 262 pages de ce roman portent une voix qui résonne bien au-delà du Québec.

Un premier roman devenu cas d'école du « nouveau roman migrant »

C'était ça ou mourir synthétise parfaitement l'air du temps : un premier roman qui parle de déplacement, de résistance, et qui conquiert le monde avant même d'être traduit. C'est le symbole de la vitalité de la cuvée 2026. Si vous ne deviez lire qu'un seul roman de cette sélection, ce serait celui-là — mais ce serait dommage de s'arrêter là.

Affiche du Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines 2026 à Laval.
Affiche du Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines 2026 à Laval. — (source)

« Épinette », « Dans l'ordre des choses », « Inondables » : les racines québécoises de la nouvelle vague

« Épinette » et le retour du joual sur la Côte-Nord

Épinette d'Isabelle Lapointe (La Mèche, 280 pages) est un récit d'enfance à Sault-aux-Oiseaux, sur la Côte-Nord. L'autrice, également connue sous son alter ego musical Odile DuPont, écrit dans une langue orale, riche en joual et en expressions locales. Le roman explore une identité québécoise profonde, celle des villages isolés, des rivières gelées, des silences qui en disent long. C'est un retour aux sources, à une époque où la mondialisation menace d'uniformiser les voix. Publié en septembre 2025, l'ouvrage a été salué par Le Devoir pour son style distinctif et son ancrage régional.

« Dans l'ordre des choses » : la banlieue devient territoire littéraire

Dans l'ordre des choses de Danièle Belley (Ta Mère) est un petit phénomène à lui seul. La narratrice, Danièle, plie son linge, tond sa pelouse, dissèque la vie de banlieue avec une ironie mordante et une voix « baveuse » qui n'appartient qu'à elle. Le roman est kaléidoscopique, drôle, tendre, et transforme le banal en matière littéraire. La banlieue, souvent négligée par la grande littérature, devient ici un territoire riche d'exploration. Publié en octobre 2025, l'ouvrage de 256 pages a été décrit par L'actualité comme un « roman du mois » incontournable.

« Inondables » : Charlevoix et la résilience du vivant

Inondables, déjà évoqué plus haut, mérite qu'on y revienne pour son ancrage dans le territoire de Charlevoix. La nature, les animaux, les humains — tout est emporté par les eaux. L'écriture « biosensorielle » de Busque-Dubois fait du lieu un véritable protagoniste. C'est un roman qui parle de résilience, de vie qui renaît après la catastrophe. Un écho puissant à l'actualité climatique, mais aussi à la capacité du Québec à se relever.

« Le junk », « Le bézoard », « Implosion » : quand l'autofiction et la polyphonie explosent les codes

« Le junk » ou le huis clos familial à Hong Kong

Le junk d'Arthur Friso (Boréal, publié en janvier 2026) est un premier roman qui ménage une tension rare. Le cadre est inattendu : une péniche à Aberdeen Marina, à Hong Kong. Un père expatrié, deux frères et une sœur se retrouvent dans un huis clos où l'alcoolisme, les dynamiques coloniales et la dysfonction familiale s'entrechoquent. Friso, né en 1995 aux Pays-Bas, enseigne la philosophie au Cégep Montmorency et travaille aussi comme ébéniste. Il construit son récit comme un meuble : chaque pièce s'emboîte avec précision, et l'ensemble tient debout sans un faux pas.

« Le bézoard » : l'autofiction choc de Pascale Montpetit

Pascale Montpetit est une figure bien connue du cinéma et du théâtre québécois. À 65 ans, elle signe un premier roman qui n'a rien d'un exercice de style. Le bézoard (Québec Amérique, 144 pages, publié le 28 octobre 2025) est une autofiction brutale sur l'inceste, le cancer et la boulimie. La collection « III » lui demande d'écrire sur trois moments déterminants de sa vie, et elle le fait avec une honnêteté qui désarme. Le livre bouscule les attentes : on n'attend pas d'une actrice célèbre qu'elle se mette à nu de cette façon. C'est pourtant ce qui fait la force de ce texte.

« Implosion » : le roman choral comme tribunal post-MeToo

Implosion de Laurence Florisca Rivard (Héliotrope, publié en septembre 2025) est le roman le plus récent de la sélection par l'âge de son autrice : née en 1997, Rivard a grandi sur l'Île-aux-Chats dans les Basses-Laurentides. Son roman est une polyphonie : après des accusations d'agression sexuelle, la mère du présumé agresseur, sa meilleure amie et sa copine prennent la parole. Le roman choral devient tribunal, espace de débat, chambre d'écho. La forme répond parfaitement à la complexité du sujet, et Rivard prouve que la relève maîtrise déjà tous les codes.

De la présélection au lauréat : pariez sur le futur du roman québécois

L'écosystème d'une vague : le rôle clé de l'édition indépendante

Les huit romans sont publiés par des maisons d'édition indépendantes qui jouent un rôle crucial dans la vitalité du premier roman québécois. Boréal, avec le record d'Orélien, montre qu'une maison québécoise peut rivaliser avec les géants internationaux. Alto mise sur l'éco-fiction avec Busque-Dubois. La Peuplade, qui a déjà remporté le prix avec Amiante de Sébastien Dulude en 2025 et avec Maxime Raymond Bock en 2023, continue de dénicher des pépites. Ta Mère, La Mèche, Héliotrope et Québec Amérique complètent ce tableau d'une édition audacieuse et diversifiée.

Si cette cuvée vous intrigue, vous aimerez aussi découvrir les deuxièmes romans de la rentrée littéraire 2026, qui prolongent cette dynamique. Et pour ceux qui veulent explorer les racines du roman québécois contemporain, Steve Poutré, « Lait cru » offre un regard complémentaire sur la vitalité de la scène littéraire.

Les pronostics : qui remportera l'édition 2026-2027 ?

Difficile de désigner un favori, mais certains se démarquent. Thélyson Orélien est le favori des libraires et du public, porté par son record international. Marilyne Busque-Dubois pourrait bénéficier de la prime à l'actualité climatique et de l'originalité formelle de son roman. Pascale Montpetit, avec sa notoriété et l'audace autobiographique du Bézoard, pourrait créer la surprise. Mais le charme du prix, c'est que tout peut arriver. Les clubs de lecture voteront, et c'est le public qui décidera.

Conclusion : la promesse d'une nouvelle vague littéraire québécoise

Cette présélection n'est pas une simple liste de livres à cocher. C'est un marqueur générationnel, un signal que quelque chose est en train de changer dans la littérature québécoise. Les signes distinctifs sont clairs : internationalisation des récits (Haïti, Hong Kong, Charlevoix), retour aux racines linguistiques et géographiques (joual, Côte-Nord, banlieue), audace formelle (autofiction, polyphonie, éco-fiction), et succès commercial jamais vu pour des premiers romans (les 22 pays d'Orélien). 2026 marque une inflexion. La jeune littérature québécoise n'est plus une promesse : elle est une réalité qui s'exporte et qui s'impose.

La meilleure façon de participer à cette nouvelle vague, c'est de lire. Les huit romans sont disponibles dès maintenant en librairie. Vous pouvez aussi rejoindre les clubs de lecture du prix, qui se réuniront de septembre 2026 à février 2027. Le vote final désignera le lauréat canadien, mais en attendant, c'est vous qui décidez de plonger ou non dans cette sélection. La nouvelle vague se lit avant qu'elle ne déferle.

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Questions fréquentes

Quels sont les romans présélectionnés aux Rendez-vous du premier roman 2026 ?

Huit romans québécois sont présélectionnés : Inondables de Marilyne Busque-Dubois, C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien, Le junk d'Arthur Friso, Dans l'ordre des choses de Danièle Belley, Épinette d'Isabelle Lapointe, Une certaine tristesse de Mattis Savard-Verhoeven, Le bézoard de Pascale Montpetit et Implosion de Laurence Florisca Rivard.

Pourquoi la sélection 2026 annonce-t-elle une nouvelle vague littéraire ?

Cette sélection marque une nouvelle vague grâce à son internationalisation (récits situés en Haïti, à Hong Kong), son audace formelle (autofiction, polyphonie, éco-fiction) et son retour aux racines linguistiques (joual). Elle reflète les obsessions d'une génération : éco-anxiété, migrations forcées et traumatismes intimes.

Quel premier roman québécois a battu un record international ?

C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien a vendu ses droits de traduction à 22 pays avant même sa parution, un record pour la maison d'édition Boréal. Le roman, qui suit un homme fuyant Carrefour-Feuilles à Port-au-Prince, paraît aussi en France chez Grasset à l'automne 2026.

Comment fonctionne le Prix des Rendez-vous du premier roman ?

Le prix repose sur un réseau de clubs de lecture au Québec et en France. Huit romans québécois et huit romans francophones internationaux sont lus de septembre à février, puis un vote désigne deux lauréats. Le gagnant canadien reçoit 1 000 $ de l'UNEQ et participe au Festival du premier roman de Chambéry.

Quels thèmes communs traversent les huit premiers romans sélectionnés ?

Les romans abordent l'éco-anxiété (Inondables, Une certaine tristesse), les migrations forcées (C'était ça ou mourir), les traumatismes intimes comme l'inceste (Le bézoard) et les agressions sexuelles (Implosion). Ils partagent aussi une audace formelle et un ancrage dans des territoires québécois ou internationaux.

Sources

  1. premierroman.ca · premierroman.ca
  2. actualitte.com · actualitte.com
  3. editionsalto.com · editionsalto.com
  4. Vérification que vous n'êtes pas un robot ! · erudit.org
  5. ici.radio-canada.ca · ici.radio-canada.ca
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Amélie Bourbot @book-vibes

Je parle de livres comme d'autres parlent de leurs séries préférées : avec des étoiles dans les yeux et des recommandations qui fusent. Ancienne booktubeuse reconvertie en rédactrice, j'ai gardé l'enthousiasme sans le format vidéo. Essais, non-fiction, romans graphiques, poésie contemporaine – mon spectre est large. J'habite à Nantes, entourée de bibliothèques et de librairies indépendantes qui me ruinent chaque mois. Mes critiques essaient de transmettre le frisson d'une bonne découverte.

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