Le Festival du film Nouvelles Vagues à Biarritz a dévoilé le 28 mai 2026 la composition complète de son jury pour la quatrième édition, qui se tiendra du 23 au 28 juin. Après l'annonce de Kristen Stewart comme présidente, les organisateurs ont levé le voile sur les sept autres membres : Raphaël Quenard et six talents internationaux dont les noms ont surpris par leur diversité géographique et générationnelle. Cette sélection mêle acteurs, réalisateurs et scénaristes venus de France, d'Italie, de Grande-Bretagne, d'Inde et du Canada — un panel éclectique qui promet des délibérations animées autour des huit films en compétition.

Un jury pas comme les autres : Kristen Stewart, Raphaël Quenard et six révélations
Le jeudi 28 mai 2026, le site officiel du festival a officialisé une nouvelle qui a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux. Si Kristen Stewart présidait déjà le jury, les six autres jeunes talents viennent d'horizons si variés que même les observateurs les plus aguerris du cinéma indépendant ont dû vérifier leurs fiches. L'effet de surprise est total.
Ce qui frappe d'emblée, c'est l'âge moyen du jury. À l'exception de Raphaël Quenard (30 ans), tous les membres ont moins de 30 ans, et certains comme Whitney Peak n'ont que 23 ans. Le festival assume pleinement son ADN : une compétition pensée par et pour les 12-35 ans, avec un jury qui incarne cette tranche d'âge dans toute sa diversité culturelle et professionnelle.
Une annonce qui a fait le buzz sur les réseaux
Dès la publication du communiqué, X/Twitter et Instagram se sont enflammés. Le nom de Kristen Stewart avait déjà filtré en avril, mais les six autres révélations ont provoqué une onde de choc. Les fans de séries ont reconnu Esmé Creed-Miles et Whitney Peak, les cinéphiles avertis ont salué la présence de Carolina Cavalli, et la communauté indienne s'est réjouie de voir Ishaan Khatter, star montante de Netflix, siéger aux côtés de la muse de Cronenberg et Assayas.

En quelques heures, le hashtag #NouvellesVagues2026 cumulait plusieurs milliers de mentions. Les comptes officiels du festival, qui diffusent régulièrement des teasers sur la programmation, ont vu leur taux d'engagement exploser. La stratégie de communication, qui consistait à distiller les noms un par un, a porté ses fruits.
La patte Chanel et la Gare du Midi : le cadre prestigieux
Le festival Nouvelles Vagues bénéficie du soutien de Chanel, comme le confirme la presse néerlandaise. Ce partenariat, noué dès la première édition, permet d'attirer des jurés de premier plan et d'organiser des événements dans un cadre exceptionnel. La Gare du Midi, ancienne gare ferroviaire reconvertie en salle de spectacle et centre culturel, accueille les projections et les masterclasses.
L'atmosphère balnéaire de Biarritz, avec ses plages de surf et son architecture Belle Époque, offre un contraste saisissant avec le tapis rouge cannois. Ici, pas de strass ni de limousines : on circule à pied ou en vélo entre les séances, on discute sur les terrasses face à l'océan. Le festival cultive cette décontraction chic qui fait son charme.
Biarritz, Gare du Midi, 23-28 juin : ce qu'il faut savoir sur la 4e édition

Pour comprendre l'importance de cette annonce, il faut revenir sur le contexte du festival. Créé en 2023 par Jérôme Pulis, ancien directeur de la mode chez Chanel, Nouvelles Vagues s'est imposé en seulement trois éditions comme un rendez-vous incontournable de l'été cinéphile. Sa spécificité ? Une compétition entièrement dédiée aux regards jeunes, avec des films qui parlent aux 12-35 ans.
Le festival propose une compétition internationale de huit longs-métrages inédits en salles en France, complétée par une trentaine de films en projections, dont une séance en plein air gratuite et ouverte à tous. La Fnac est partenaire de l'événement, et une bourse Nouvelles Vagues - Fondation Barrière, parrainée par Alex Lutz, soutient la jeune création.
Une compétition internationale de 8 films inédits
Chaque année, la sélection officielle rassemble huit premiers ou deuxièmes films, choisis pour leur capacité à capter l'air du temps. Les réalisateurs viennent du monde entier : Asie, Afrique, Amériques, Europe. Les œuvres sont projetées en version originale sous-titrée, et le public peut voter pour son film préféré via un prix spécial.
Les projections en plein air, organisées sur la plage ou dans le parc de la Gare du Midi, attirent un public large, bien au-delà des initiés. C'est l'occasion de découvrir des pépites méconnues dans une ambiance estivale, avec le bruit des vagues en fond sonore.
La journée « Cinéma & Océan » : sensibilisation par le 7e art
Le 26 juin, le festival organise une journée thématique intitulée « Cinéma & Océan ». Au programme : des projections suivies de débats animés par des océanographes, des militants écologistes et des cinéastes. Le thème de cette année : comment le cinéma peut-il devenir un puissant vecteur de sensibilisation aux enjeux maritimes et climatiques ?
Cette initiative originale distingue Nouvelles Vagues des autres festivals. Elle témoigne d'une volonté de ne pas se contenter de programmer des films, mais de créer des ponts entre le 7e art et les grandes causes contemporaines. Biarritz, ville océane par excellence, est le cadre idéal pour cette réflexion.
Un festival qui mise sur la jeunesse et l'engagement
En parallèle du jury principal, le festival réunit un jury d'étudiants internationaux en école de cinéma et un jury de jeunes bénéficiaires du pass Culture. Ces dispositifs permettent d'associer directement le public cible à la sélection des œuvres primées. Le festival ne se contente pas de parler aux jeunes : il leur donne une voix dans le processus de décision.
Raphaël Quenard, le complice idéal de Kristen Stewart
Si Kristen Stewart est la tête d'affiche incontestée, Raphaël Quenard n'est pas en reste. Le comédien césarisé, phénomène du cinéma français, apporte au jury une énergie brute et une connaissance intime des nouvelles écritures. À 30 ans, il incarne cette génération qui brouille les frontières entre cinéma d'auteur, comédie populaire et séries.

Sa présence aux côtés de Stewart n'a rien d'un hasard. Tous deux partagent un goût pour les projets risqués, les personnages borderline et les réalisateurs qui sortent des sentiers battus. Leur duo promet des échanges passionnés lors des délibérations.
« L'Amour ouf » et « Family Business » : l'acteur aux deux visages
Raphaël Quenard a crevé l'écran en 2024 dans « L'Amour ouf » de Gilles Lellouche, où il campait un rôle secondaire mémorable. Mais c'est la série « Family Business » qui l'a fait connaître du grand public, dans un registre comique décalé. Son prochain projet, « Le Con de minuit », adaptation du livre de Thibault Raisse, confirme sa polyvalence : il y incarne Gérard de Suresnes, un personnage aussi pathétique qu'attachant.
Entre-temps, il est passé derrière la caméra avec « I Love Peru » et prépare « Mystik », son deuxième long-métrage comme réalisateur. Cette double casquette (acteur-réalisateur) le rapproche de Kristen Stewart, qui a elle-même signé son premier film, « The Chronology of Water », présenté à Cannes en mai 2026.
Pourquoi sa présence au jury fait sens pour le festival
Avec son énergie « nouvelle vague » et sa capacité à parler aux jeunes, Quenard est le juré idéal pour ce festival. Il a grandi avec YouTube, les séries et le cinéma de genre, et il n'hésite pas à mélanger les influences. Son franc-parler et son absence de pose font de lui un juré accessible, loin des figures compassées du cinéma d'auteur traditionnel.
Sa carrière fulgurante, ponctuée par un César du meilleur espoir en 2024, illustre parfaitement l'esprit du festival : une reconnaissance rapide, une diversité de rôles et une ouverture aux formats numériques. Pour en savoir plus sur sa vie personnelle et les rumeurs qui l'entourent, vous pouvez consulter notre article sur Léna Situations et Raphaël Quenard.
Nathan Ambrosioni et Suzy Bemba : deux talents français à suivre
Parmi les six jeunes talents, deux sont français. Leurs parcours illustrent deux visages du cinéma hexagonal : l'autodidacte qui a tout appris seul, et la comédienne formée sur le tas, passée par la médecine avant de conquérir Hollywood.
Nathan Ambrosioni, le réalisateur autodidacte qui a enrôlé Camille Cottin

Nathan Ambrosioni est né en 1999. À 15 ans, il réalise ses deux premiers films avec des moyens dérisoires, apprenant la caméra en autodidacte. En 2018, « Les Drapeaux de papier » avec Noémie Merlant le fait remarquer. Mais c'est « Toni, en famille » (2023) qui le propulse sur le devant de la scène : avec un budget de 3 millions d'euros et 400 copies en salles, il parvient à enrôler Camille Cottin dans le rôle principal.
Le film, qui raconte l'histoire d'une mère de famille nombreuse confrontée au départ de ses enfants, a touché un large public. Ambrosioni y signe le scénario, la réalisation et le montage, confirmant son statut d'homme-orchestre. Son parcours force le respect : pas d'école de cinéma, pas de piston familial, juste une volonté de fer et un talent brut.
Suzy Bemba, de « L'Opéra » aux projecteurs de Cannes et Hollywood
Suzy Bemba est née le 22 juin 2000 à Martigues. Révélée dans le film d'horreur « Kandisha », elle décroche le rôle principal de la série « L'Opéra » sur OCS, où elle incarne une jeune danseuse. Son bac S mention très bien en poche, elle entame des études de médecine, mais le cinéma la rattrape.

En 2023, elle apparaît dans « Pauvres Créatures » de Yorgos Lanthimos, Lion d'Or à Venise, aux côtés d'Emma Stone. La même année, « Le Retour » de Catherine Corsini est sélectionné en compétition à Cannes. En 2024, elle est nommée European Shooting Stars, une distinction qui récompense les talents émergents du cinéma européen. Elle co-fonde l'Association des Acteurices (ADA) pour défendre les droits des comédiens. Prochainement, elle sera à l'affiche du remake de « Cliffhanger ».
Un duo français complémentaire
Ambrosioni et Bemba représentent deux générations du cinéma français qui se croisent au sein du même jury. L'un vient de la réalisation, l'autre du jeu d'actrice. L'un a construit sa carrière en dehors des circuits traditionnels, l'autre a été repérée sur les planches puis propulsée sur la scène internationale. Leur complémentarité enrichit les délibérations.
Esmé Creed-Miles et Whitney Peak : les reines des séries streaming
Ces deux actrices incarnent la nouvelle génération des stars de séries, celles qui doivent leur notoriété mondiale aux plateformes de streaming. Leur présence au jury signale l'importance croissante du petit écran dans la légitimation artistique.
Esmé Creed-Miles, de « Hanna » à l'ombre de Kristen Stewart
Esmé Creed-Miles est connue pour le rôle-titre de la série « Hanna » sur Amazon Prime Video, où elle incarnait une adolescente génétiquement modifiée entraînée au combat. Depuis, elle a joué dans « The Sandman » (Netflix) et « The Doll Factory » (Paramount+).

Point fort de sa carrière : elle tourne actuellement dans « The Chronology of Water », le premier film réalisé par Kristen Stewart. Cette collaboration crée une complicité évidente au sein du jury, d'autant que le film a été présenté à Cannes en mai 2026 dans la section Un Certain Regard. Creed-Miles a également achevé le tournage de « A Head Full of Ghosts », adaptation du roman de Paul Tremblay.
Whitney Peak, l'égérie Chanel qui a relancé « Gossip Girl »
Whitney Peak est née le 28 janvier 2003 à Kampala, en Ouganda. À 9 ans, elle déménage au Canada. Révélée à 14 ans dans « Le Grand Jeu » d'Aaron Sorkin, aux côtés d'Idris Elba et Jessica Chastain, elle décroche à 18 ans le rôle principal du reboot de « Gossip Girl » (2021-2023), où elle incarne Zoya Lott.

En 2023, à 20 ans, elle devient l'égérie de Chanel pour le parfum Coco Mademoiselle. Cette collaboration avec la maison de luxe, partenaire du festival, n'est pas étrangère à sa présence dans le jury. En 2025, elle tient le rôle principal du film d'horreur « Eye for an Eye ». Mais c'est son prochain projet qui fait le plus parler : elle incarnera l'un des rôles principaux de « Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson », le nouveau volet de la saga attendue en 2027. Pour les fans qui veulent découvrir d'autres talents émergents, le Nikon Film Festival 2026 offre une belle vitrine de la jeune création.
Deux parcours marqués par le streaming
Creed-Miles et Peak ont toutes deux construit leur notoriété sur des séries diffusées sur des plateformes mondiales. Leur expérience du petit écran apporte une perspective précieuse au jury : elles connaissent les codes narratifs des séries longues, les arcs de personnages qui s'étendent sur plusieurs saisons, et la manière dont les jeunes consomment aujourd'hui les contenus audiovisuels.
Carolina Cavalli et Ishaan Khatter : l'Europe et l'Inde au cœur du jury
Ces deux talents apportent une dimension internationale au jury, l'un venu de la péninsule italienne, l'autre du sous-continent indien. Leurs parcours croisés illustrent la mondialisation du cinéma contemporain.
Carolina Cavalli et « Amanda » : la comédie absurde qui a conquis Venise
Carolina Cavalli est scénariste et réalisatrice italienne, née à Milan. Son premier long-métrage, « Amanda » (2022), a été présenté à la Mostra de Venise et au Festival international du film de Toronto. Cette comédie absurde explore l'amitié et la solitude des jeunes hyperconnectés, un thème qui résonne directement avec l'ADN du festival.
Elle a également co-écrit « Fremont », qui a remporté le prix John Cassavetes aux Independent Spirit Awards. Lauréate de la bourse SSFILM Rainin de la San Francisco Film Society, elle a publié en 2022 son premier roman, « Metropolitania ». Son regard acéré sur la jeunesse contemporaine et son écriture décalée en font une jurée précieuse.
Ishaan Khatter et « The Royals » : le phénomène Netflix qui a cartonné dans 58 pays
Ishaan Khatter est un acteur indien dont la carrière a explosé avec la série Netflix « The Royals » (2025). Cette production, qui plonge dans les coulisses d'une famille royale indienne fictive, est entrée dans le Top 10 de 58 pays, une première pour une série indienne à cette échelle.
Son film « Une Jeunesse indienne », réalisé par Neeraj Ghaywan, a reçu une ovation de 9 minutes au Festival de Cannes et a été choisi comme candidature officielle de l'Inde aux Oscars. Khatter s'était déjà fait remarquer avec « Beyond the Clouds », et sa filmographie mêle cinéma d'auteur et blockbusters. Sa présence apporte une dimension planétaire au jury, en phase avec les habitudes de visionnage des jeunes générations.
Un regard croisé sur la jeunesse mondiale
Cavalli et Khatter viennent de mondes cinématographiques très différents, mais tous deux portent un regard aiguisé sur leur génération. La réalisatrice italienne ausculte la solitude des jeunes urbains hyperconnectés, tandis que l'acteur indien incarne les nouvelles ambitions d'un cinéma indien qui s'exporte massivement via les plateformes.
De l'Inde à l'Italie, la diversité du jury Nouvelles Vagues en 2026
Au-delà des parcours individuels, la composition de ce jury raconte une histoire : celle d'un festival qui refuse les frontières et les étiquettes. En réunissant des talents venus de quatre continents, Nouvelles Vagues assume une vision globale du cinéma.
Un jury sans frontières : la mondialisation du 7e art
La répartition géographique est frappante : France (Ambrosioni, Bemba, Quenard), Grande-Bretagne (Creed-Miles), Italie (Cavalli), Inde (Khatter), Canada/Ouganda (Peak). Cette diversité n'est pas un simple affichage : elle reflète les habitudes de visionnage des 18-25 ans, qui consomment des séries coréennes sur Netflix, des films indiens sur Prime Video et des productions européennes sur Arte.
Le festival s'inscrit dans cette tendance lourde. En programmant huit films inédits venus du monde entier, il offre une vitrine à des cinématographies souvent invisibles dans les circuits traditionnels. Pour comparer avec d'autres festivals qui misent sur l'ouverture internationale, le Festival de Cannes 2026 a lui aussi fait le choix d'un président coréen, Park Chan-wook.
Streaming et cinéma : la porosité gagne le jury
Plusieurs membres du jury viennent des séries : Esmé Creed-Miles (« Hanna »), Whitney Peak (« Gossip Girl »), Suzy Bemba (« L'Opéra »), Ishaan Khatter (« The Royals »). Cette porosité entre petit et grand écran illustre la fin d'une frontière qui a longtemps structuré l'industrie.
Le festival Nouvelles Vagues assume cette hybridation. Il ne considère pas les séries comme un sous-genre, mais comme un laboratoire d'écriture et de mise en scène. Les jurés issus du streaming apportent une sensibilité différente, plus attentive aux arcs narratifs longs et aux personnages complexes. C'est un signal fort envoyé à une génération qui a grandi avec Netflix et YouTube.
Une diversité de métiers et de regards
Le jury ne se limite pas aux acteurs : il réunit réalisateurs (Ambrosioni, Cavalli), scénaristes (Cavalli) et monteurs (Ambrosioni). Cette variété de profils garantit des délibérations riches, où chaque film sera examiné sous plusieurs angles : jeu d'acteur, mise en scène, écriture, montage. Le festival mise sur la complémentarité des compétences.
Conclusion : un cru 2026 qui promet des délibérations passionnées
Cette quatrième édition rassemble un jury dont la diversité d'âge, de nationalité et de parcours est sans précédent dans l'histoire du festival. Avec Kristen Stewart en présidence, Raphaël Quenard en figure de proue française et six talents venus de quatre continents, les délibérations de la compétition s'annoncent animées. Les huit films en lice, inédits en France, seront départagés par ce panel qui mêle stars du streaming, cinéastes d'auteur et comédiens césarisés.
En attendant le coup d'envoi le 23 juin, les cinéphiles peuvent déjà découvrir les films des jurés : « Amanda » de Carolina Cavalli, « Toni, en famille » de Nathan Ambrosioni, « Pauvres Créatures » avec Suzy Bemba, ou encore « Hanna » avec Esmé Creed-Miles. De quoi patienter en se plongeant dans l'univers de ces artistes qui, tous, incarnent les Nouvelles Vagues d'aujourd'hui.