Visuel promotionnel composite de Grand Theft Auto: Vice City Stories avec des portraits stylisés de personnages et le logo du jeu
Jeux Vidéo

Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006) — Les origines de Vice City

Plongez dans les origines de Vice City avec ce préquel PSP de 2006. Découvrez comment Victor Vance, le système Empire Building et les innovations portables ont enrichi l'univers de Grand Theft Auto Vice City, de sa bande-son à son héritage.

As-tu aimé cet article ?

Découvrez comment Vice City Stories a enrichi l'univers de Vice City, ses innovations gameplay et son héritage sur PSP.

Capture d'écran de Grand Theft Auto: Vice City Stories montrant Victor Vance, personnage principal, vêtu d'une chemise à motif orange et d'une chaîne en argent
Capture d'écran de Grand Theft Auto: Vice City Stories montrant Victor Vance, personnage principal, vêtu d'une chemise à motif orange et d'une chaîne en argent — (source)

Un préquel au cœur des années 80

Vice City, 1984. Deux ans avant l'arrivée de Tommy Vercetti, la ville vit au rythme de la cocaïne, des néons et des excès. C'est dans ce décor que Rockstar Leeds et Rockstar North, les créateurs de la série, ont choisi de planter leur dixième opus : Grand Theft Auto: Vice City Stories, sorti en exclusivité sur PlayStation Portable le 31 octobre 2006 en Amérique du Nord et le 3 novembre en Europe.

Le jeu est la préquelle chronologique de GTA : Vice City, sorti en 2002. Là où le titre original suivait l'ancien mafieux Tommy Vercetti en 1986, Vice City Stories remonte deux ans plus tôt pour raconter l'histoire d'un personnage secondaire du jeu original : Victor Vance, ce fournisseur de drogue abattu dès la scène d'ouverture de Vice City. Le joueur découvre ici comment ce soldat malgré lui est devenu le trafiquant que Tommy rencontrera quelques années plus tard.

Capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), montrant le personnage principal, Victor Vance, marchant dans les rues de Vice City. L'image illustre l'environnement tropical et urbain caractéristique du jeu, avec des palmiers, des voitures et une interface utilisateur typique de la série GTA.
Capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), montrant le personnage principal, Victor Vance, marchant dans les rues de Vice City. L'image illustre l'environnement tropical et urbain caractéristique du jeu, avec des palmiers, des voitures et une interface utilisateur typique de la série GTA. — (source)

Victor Vance, l'antihéros malgré lui

Victor « Vic » Vance est un caporal de l'armée américaine, affecté à la base de Fort Baxter à Vice City. Sa motivation est simple : envoyer de l'argent à sa famille pour payer les médicaments de son frère Pete, gravement asthmatique. Sa mère est toxicomane, son frère Lance est un garçon imprévisible qui rêve de se faire un nom, et c'est sa tante Enid qui maintient la famille à flot. Vic voit l'armée comme sa seule issue.

Mais son sergent, Jerry Martinez, est un homme corrompu qui utilise ses soldats pour ses trafics personnels. Il implique Vic dans des affaires de drogue, jusqu'au jour où un paquet de marijuana est découvert dans la chambrée du jeune caporal. Vic est renvoyé de l'armée avec déshonneur, sans ressources, dans une ville qu'il ne connaît pas.

Capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), montrant une scène de gameplay en vue à la troisième personne. Le personnage principal est armé et vise des PNJ dans un environnement urbain typique de Vice City, avec des bâtiments Art Déco et des palmiers. L'interface utilisateur (HUD) est visible, incluant le mini-carte, l'argent, l'arme et des instructions de contrôle. Le logo du jeu est superposé en bas à droite.
Capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), montrant une scène de gameplay en vue à la troisième personne. Le personnage principal est armé et vise des PNJ dans un environnement urbain typique de Vice City, avec des bâtiments Art Déco et des palmiers. L'interface utilisateur (HUD) est visible, incluant le mini-carte, l'argent, l'arme et des instructions de contrôle. Le logo du jeu est superposé en bas à droite. — (source)

C'est le point de départ d'une descente progressive dans le crime organisé. Vic travaille d'abord pour Phil Cassidy, un vétéran du Vietnam alcoolique, avant de croiser la route de Marty Williams, un chef de gang raciste qui dirige des activités de racket dans la zone portuaire. Le jeu raconte la construction d'un empire criminel par un homme qui n'en voulait pas, manipulé par son sergent et contraint de s'enfoncer toujours plus loin.

Un casting de stars

Pour donner vie à cette histoire, Rockstar a fait appel à une distribution vocale de premier plan. Dorian Missick prête sa voix à Victor Vance. Philip Michael Thomas, la star de la série télévisée Miami Vice, incarne Lance Vance, le frère de Vic — un clin d'œil assumé à la série qui a inspiré l'univers de Vice City. Gary Busey reprend son rôle de Phil Cassidy, qu'il avait déjà interprété dans GTA: Vice City quatre ans plus tôt. Felix Solis complète le trio principal dans le rôle du sergent corrompu Jerry Martinez.

Empire Building : la révolution du gameplay portable

L'innovation majeure de Vice City Stories est son système « Empire Building », une mécanique inédite dans la série qui combine les propriétés de Vice City et les guerres de gangs de San Andreas.

Gérer son empire criminel

Le principe est simple : le joueur peut prendre le contrôle d'entreprises rivales — racket de protection, bordels, contrebande, prêts usuraires, trafic de drogue et commerces légaux. Chaque site existe en trois tailles (petite, moyenne, grande) et génère des revenus croissants. Pour développer une entreprise, il faut accomplir des missions spécifiques qui augmentent ses revenus et débloquent des récompenses, notamment des vêtements.

Capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), montrant un personnage en train de tirer sur un véhicule dans un environnement urbain. L'interface utilisateur affiche des instructions de mission, une mini-carte et des indicateurs de santé/armure.
Capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), montrant un personnage en train de tirer sur un véhicule dans un environnement urbain. L'interface utilisateur affiche des instructions de mission, une mini-carte et des indicateurs de santé/armure. — (source)

Les gangs rivaux ne restent pas passifs : ils contre-attaquent les sites que le joueur possède, endommageant les bâtiments jusqu'à ce qu'ils soient réparés (500 $ pour les dégâts mineurs, 1 500 $ pour les plus importants). Le jeu compte 30 sites d'empire au total. Une fois tous les sites conquis, les attaques cessent et chaque entreprise fournit un véhicule dédié. Cette boucle de gameplay — conquérir, développer, défendre — donne une profondeur stratégique inédite à un jeu portable.

Nouvelles libertés de déplacement

Par rapport à Grand Theft Auto: Liberty City Stories, sorti l'année précédente sur PSP, les déplacements ont été considérablement enrichis. Le joueur peut désormais nager, une première dans la série sur console portable. Les véhicules disponibles incluent des hélicoptères, des jet-skis, des bateaux, des avions et des motos, en plus des automobiles classiques.

Cette variété de véhicules a imposé des choix techniques. Rockstar Leeds a doublé le nombre de polygones dans les blocs urbains, ajouté des textures animées et des effets de néon, et mis en place un nouveau modèle d'éclairage radiosity. La distance d'affichage a été augmentée pour permettre de voir la ville depuis les airs. Selon Gordon Hall, directeur de studio chez Rockstar Leeds, le jeu est « encore plus rapide et plus fluide que Liberty City Stories », grâce à un nouveau système de compression sans perte pour les animations et une communication repensée entre le CPU et le processeur graphique.

Capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), montrant le personnage principal en vue à la troisième personne, armé d'un pistolet, dans un environnement urbain tropical avec des voitures et des bâtiments. L'interface utilisateur affiche une mini-carte, des instructions de contrôle, l'heure, la santé et l'argent.
Capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), montrant le personnage principal en vue à la troisième personne, armé d'un pistolet, dans un environnement urbain tropical avec des voitures et des bâtiments. L'interface utilisateur affiche une mini-carte, des instructions de contrôle, l'heure, la santé et l'argent. — (source)

Multijoueur et rejouabilité

Le mode multijoueur, déjà présent dans Liberty City Stories, est repris et enrichi : 10 modes de jeu pour jusqu'à 6 joueurs en réseau local sans fil. Les modes incluent des variantes de course, de combat et de coopération, offrant une rejouabilité appréciable sur une console portable pensée pour le jeu à plusieurs.

Bande-son et casting : l'ambiance Vice City

La bande-son est l'un des piliers de l'identité de la série, et Vice City Stories ne déçoit pas. Le jeu propose 8 stations de radio couvrant le rock, la pop, le funk, le hip-hop, la new wave, le reggae, la musique latine et les talk-shows.

Les amateurs de continuité apprécieront un clin d'œil : Lazlow Jones, figure récurrente de la série, apparaît comme stagiaire dans une station en 1984, un running gag qui fait écho à son rôle dans GTA: Vice City où un DJ l'appelle à l'antenne. La sélection musicale puise dans les grands succès de l'époque : Rick Springfield (« Human Touch »), INXS (« The One Thing »), Philip Bailey et Phil Collins (« Easy Lover »), entre autres. Le titre de WIRED « 99 ballons rouges » fait référence au succès de Nena, « 99 Luftballons », déjà présent dans le jeu original.

Cette image est une capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories, sorti en 2006. Elle montre le personnage principal, Victor Vance, marchant sur une route à double sens dans un environnement urbain tropical caractéristique de la ville de Vice City. On y voit des palmiers, des bâtiments modernes et d'autres véhicules. Un logo 'PS2 PlayStation 2' a été ajouté en bas à gauche, indiquant la plateforme de jeu.
Cette image est une capture d'écran du jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories, sorti en 2006. Elle montre le personnage principal, Victor Vance, marchant sur une route à double sens dans un environnement urbain tropical caractéristique de la ville de Vice City. On y voit des palmiers, des bâtiments modernes et d'autres véhicules. Un logo 'PS2 PlayStation 2' a été ajouté en bas à gauche, indiquant la plateforme de jeu. — (source)

La ville elle-même est identique à celle de GTA: Vice City, mais les développeurs ont ajouté des quartiers et des zones inaccessibles dans le titre de 2002, comme la base militaire de Fort Baxter. Le joueur explore ainsi une Vice City familière, mais vue sous un angle nouveau — celle d'avant l'arrivée de Tommy Vercetti, avant que la ville ne devienne le théâtre de la guerre des cartels décrite dans Vice City : l'âge d'or du crime avant Grand Theft Auto San Andreas.

Accueil critique et succès commercial

Les notes de la presse

La critique a réservé un accueil généralement positif au jeu. IGN lui attribue 90/100, estimant qu'il s'agit « toujours facilement de l'un des meilleurs jeux du système ». 1UP donne également 90/100, saluant un jeu qui « impressionne comme peu de jeux ont réussi à le faire sur le système », avec des temps de chargement minimaux. GameSpot, plus mesuré, note 8,4/10, appréciant les missions plus longues et mieux dirigées que dans Liberty City Stories, les hélicoptères, mais critiquant un scénario « toujours assez médiocre » et un Vic décrit comme un « idiot hypocrite ». GamePro se montre plus sévère avec 75/100, pointant « l'exécution pauvre du scénario ».

En France, jeuxvideo.com publie son test le 9 novembre 2006 avec des notes de 16/20 pour les graphismes, 16/20 pour la jouabilité, 18/20 pour la durée de vie, 16/20 pour la bande-son et 14/20 pour le scénario. Le test salue le mode Empire, le multijoueur, la natation, le jet-ski et l'hélicoptère, tout en critiquant le système de visée inadapté au format portable et une physique des véhicules trop nerveuse. La conclusion résume bien le personnage : « Vic est un bon gars, juste trop naïf pour vivre à Vice City. »

Ventes et polémique juridique

Le chiffre de ventes de Vice City Stories est resté longtemps flou. Les estimations de 2008 tablaient sur 4,5 millions d'exemplaires. C'est un document juridique de Take-Two, déposé en février 2026, qui a révélé le chiffre réel : plus de 7 millions de copies vendues à vie, ce qui en fait l'un des jeux les plus vendus de la PSP.

Visuel promotionnel composite de Grand Theft Auto: Vice City Stories avec des portraits stylisés de personnages et le logo du jeu
Visuel promotionnel composite de Grand Theft Auto: Vice City Stories avec des portraits stylisés de personnages et le logo du jeu — (source)

Cette révélation est survenue dans un contexte inattendu : un litige de marque opposant Take-Two à DT Global Investment Holdings, une société qui souhaitait enregistrer la marque « Vice City Subs » pour des restaurants et des sandwichs. Pour justifier l'importance de sa propriété intellectuelle, Take-Two a détaillé les ventes de ses jeux, révélant au passage que GTA: Vice City s'était écoulé à 17,5 millions d'exemplaires.

Sortie en France

Le jeu est sorti en France le 3 novembre 2006 sur PSP, puis le 9 mars 2007 sur PlayStation 2. Cette version PS2, portée après l'exclusivité PSP, a permis à ceux qui n'avaient pas la console portable de Sony de découvrir le jeu. Le portage a d'ailleurs reçu des notes légèrement inférieures à la version PSP, IGN lui accordant 7,5/10 contre 9/10 pour la version portable.

Vice City Stories reste aujourd'hui un titre important de la série : il a prouvé qu'un vrai GTA à monde ouvert était possible sur console portable, a introduit un système de gestion d'empire qui n'a jamais été réutilisé depuis, et a enrichi l'univers de Vice City en donnant une histoire à un personnage secondaire. Après lui, la série a quitté l'univers 3D avec Grand Theft Auto IV en 2008, laissant Vice City Stories comme le dernier chapitre chronologique de cette époque — et le premier de la timeline.

As-tu aimé cet article ?

Questions fréquentes

Qui est Victor Vance dans Vice City Stories ?

Victor Vance est un caporal de l'armée américaine, renvoyé avec déshonneur après avoir été impliqué dans les trafics de son sergent corrompu. Le jeu raconte sa descente dans le crime organisé, deux ans avant les événements de GTA: Vice City.

Quel est le système Empire Building dans GTA Vice City Stories ?

L'Empire Building est une mécanique inédite permettant au joueur de prendre le contrôle de 30 sites d'entreprises rivales (racket, bordels, trafic de drogue). Chaque site génère des revenus, peut être amélioré via des missions, et doit être défendu contre les contre-attaques des gangs.

Quelles sont les innovations gameplay de Vice City Stories sur PSP ?

Le jeu introduit la natation, une première sur console portable, ainsi que des hélicoptères, jet-skis, bateaux et avions. Les développeurs ont doublé les polygones urbains, ajouté des textures animées et un éclairage radiosity pour un rendu plus fluide que Liberty City Stories.

Combien d'exemplaires de Vice City Stories ont été vendus ?

Take-Two a révélé en 2026 que le jeu s'est écoulé à plus de 7 millions de copies à vie, un chiffre longtemps estimé à 4,5 millions. Cela en fait l'un des jeux les plus vendus de la PSP, selon un document juridique du litige de marque "Vice City Subs".

Quelle est la bande-son de GTA Vice City Stories ?

Le jeu propose 8 stations de radio couvrant rock, pop, funk, hip-hop, new wave, reggae, musique latine et talk-shows. On y trouve des titres de Rick Springfield, INXS, Philip Bailey et Phil Collins, ainsi qu'un clin d'œil à Nena avec "99 ballons rouges".

Sources

  1. Grand Theft Auto: Vice City — Wikipédia · fr.wikipedia.org
  2. Grand Theft Auto: Vice City Stories - Wikipedia · en.wikipedia.org
  3. engadget.com · engadget.com
  4. fr.wikipedia.org · fr.wikipedia.org
  5. fr.wikipedia.org · fr.wikipedia.org
indie-gems
Arthur Nerbot @indie-gems

Les gros studios me fatiguent, je préfère les petits. Développeur web à Grenoble le jour, chasseur de pépites vidéoludiques la nuit. Je suis toutes les game jams, je back les projets Kickstarter prometteurs, et je joue à des démos que personne ne connaît. Mon bonheur ? Découvrir un jeu indé génial six mois avant que les YouTubers en parlent. Le gameplay et les idées passent avant les graphismes, toujours.

63 articles 0 abonnés

Commentaires (4)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires