Jaquette officielle de la version Nintendo DS de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009), présentant un collage d'illustrations stylisées de personnages, d'armes et de véhicules autour du logo du titre.
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Grand Theft Auto: Chinatown Wars : le GTA le mieux noté de la DS, et pourtant le plus oublié

Record de notes (93/100) mais échec commercial : découvrez pourquoi ce GTA DS au gameplay tactile et au trafic de drogue inédit est devenu un joyau caché, redécouvert avant GTA VI.

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En mars 2009, Rockstar sort sur Nintendo DS un épisode de Grand Theft Auto qui brise toutes les attentes. Chinatown Wars décroche le score Metacritic le plus élevé jamais enregistré sur la console portable de Nintendo : 93/100, un record certifié par le Guinness World Records. Les critiques s'extasient. Pourtant, le jeu se vend à peine. Moins de 90 000 copies écoulées aux États-Unis le premier mois de sa sortie, des ventes qualifiées de « frustrantes » par Nintendo lui-même. Seize ans plus tard, alors que l'attente autour de GTA VI atteint son paroxysme, ce paradoxe refait surface : Chinatown Wars est aujourd'hui redécouvert comme le joyau caché de la série.

Jaquette officielle de la version Nintendo DS de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009), présentant un collage d'illustrations stylisées de personnages, d'armes et de véhicules autour du logo du titre.
Jaquette officielle de la version Nintendo DS de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009), présentant un collage d'illustrations stylisées de personnages, d'armes et de véhicules autour du logo du titre. — (source)

Un paradoxe : le jeu le mieux noté de la DS, mais un échec commercial

Comment un jeu acclamé par la critique peut-il se vendre si peu ? La réponse tient en partie dans un chiffre : 89 000 unités vendues aux États-Unis en mars 2009, selon GamesIndustry.biz. Take-Two, l'éditeur, a lui-même qualifié ces ventes de « très décevantes ». Nintendo, qui hébergeait le jeu sur sa console, n'a pas mâché ses mots. Cammie Dunaway, vice-présidente exécutive des ventes de Nintendo, a déclaré que c'était « frustrant, franchement », reprochant à Take-Two un manque de soutien marketing.

Le contraste est saisissant. Au même moment, les magazines de jeux vidéo s'arrachent le titre. GameSpot lui accorde 9,5/10, l'Official Nintendo Magazine 94 %, GamesRadar un 10/10 parfait. Le score Metacritic de 93/100 fait de Chinatown Wars le jeu DS le mieux noté de l'histoire, un record inscrit dans le Guinness World Records. Le jeu n'est même jamais entré dans le top 10 mensuel des ventes, loin des 200 000 exemplaires espérés par Rockstar.

Take-Two a tenté de relativiser. Ben Feder, alors PDG de l'éditeur, déclarait en février 2010 être « fier du jeu » et confiant dans son succès à long terme. Une confiance qui semblait contre-intuitive à l'époque, mais que la redécouverte récente du jeu tend à justifier.

Les innovations qui ont séduit la critique

Si les critiques ont été si enthousiastes, c'est que Chinatown Wars proposait quelque chose que la série n'avait plus offert depuis des années, tout en le modernisant radicalement.

Collage de quatre captures d'écran de gameplay de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009) montrant une conduite en vue de dessus, des gros plans de personnages et des éléments d'interface utilisateur.
Collage de quatre captures d'écran de gameplay de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009) montrant une conduite en vue de dessus, des gros plans de personnages et des éléments d'interface utilisateur. — (source)

Un retour aux sources modernisé

Le jeu marque un retour à la vue de dessus (top-down) des premiers GTA 1 et 2, mais avec une caméra 3D rotative à 360° inclinée vers le sol. Le style cel-shading avec contours noirs façon comic book est une première pour la série. Ce choix esthétique n'était pas un simple clin d'œil nostalgique : il permettait à Rockstar Leeds, le studio développeur, de faire tourner un monde ouvert complet sur la DS, une console aux capacités techniques limitées.

Des mini-jeux tactiles qui exploitent la DS

Le jeu exploite brillamment les deux écrans de la DS : l'action en haut, la carte et le GPS tactiles en bas. Mais ce sont surtout les mini-jeux au stylet qui ont marqué les esprits. Câbler et démarrer les voitures au stylet, préparer des cocktails Molotov en remplissant la bouteille, en fixant la mèche et en l'allumant, gratter des tickets à gratter, siffler un taxi dans le micro de la console : chaque interaction tactile transforme une action banale en moment de jeu. Ces mécaniques ont été saluées comme l'exemple même de ce que le gameplay tactile pouvait apporter à un jeu d'action.

Capture d'écran de gameplay de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009) montrant l'interface de trafic de drogue où le joueur interagit avec un personnage nommé Danny pour acheter de la cocaïne, avec des prix et gains potentiels affichés.
Capture d'écran de gameplay de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009) montrant l'interface de trafic de drogue où le joueur interagit avec un personnage nommé Danny pour acheter de la cocaïne, avec des prix et gains potentiels affichés. — (source)

Un système de trafic de drogue inédit

L'innovation la plus marquante reste le système de trafic de drogue. Le joueur peut acheter de l'héroïne, de l'acide, de l'ecstasy, de la marijuana, de la cocaïne ou des dépresseurs, puis les revendre selon la demande géographique dans Liberty City. Chaque quartier a ses préférences, et les prix fluctuent en conséquence. Ce mécanisme ajoute une couche stratégique inédite à la série : au lieu de simplement accumuler de l'argent, le joueur doit comprendre un marché, anticiper les variations et gérer ses stocks. Une profondeur économique que les GTA principaux n'ont jamais reproduite à ce niveau.

Capture d'écran de gameplay de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009) montrant une vue aérienne du personnage du joueur sur un quai en bois, interagissant avec des trafiquants de drogue, avec l'interface HUD du jeu visible
Capture d'écran de gameplay de Grand Theft Auto: Chinatown Wars (2009) montrant une vue aérienne du personnage du joueur sur un quai en bois, interagissant avec des trafiquants de drogue, avec l'interface HUD du jeu visible — (source)

Un héritage redécouvert à l'approche de GTA VI

En juillet 2026, IGN a publié un article retentissant intitulé « I'm Replaying GTA Games Before GTA 6 Hits, and Rockstar's Experimental Nintendo Game Is the Series' Hidden Gem ». Le magazine y qualifie Chinatown Wars de « héros méconnu » de la série GTA, le « meilleur GTA que vous n'avez jamais joué ». Cette réévaluation n'est pas isolée : le jeu est régulièrement cité par les communautés de joueurs comme le GTA le plus sous-estimé.

Cette redécouverte est rendue possible par une disponibilité rare pour un jeu de 2009. Les versions iOS et Android restent jouables et téléchargeables sur les stores en 2026, avec même un essai gratuit de 30 minutes sur l'App Store. Une longévité que peu de jeux de cette époque peuvent revendiquer, et qui permet aux nouveaux joueurs de découvrir ce titre avant l'arrivée de GTA VI.

Pour ceux qui souhaitent revivre l'expérience, un guide des codes de GTA Chinatown Wars est disponible. Le jeu s'inscrit également dans une lignée de GTA portables souvent méconnus, comme Grand Theft Auto Advance (2004), l'ancêtre oublié du GTA portable, ou encore Grand Theft Auto: Vice City Stories (2006), qui ont chacun exploré des pistes différentes sur consoles portables.

Contexte : de quoi parle Chinatown Wars ?

Développé par Rockstar Leeds avec Rockstar North, Chinatown Wars est le 13e épisode de la série GTA, sorti sur Nintendo DS le 17 mars 2009 en Amérique du Nord et le 20 mars en Europe, avant une version PSP en octobre 2009, puis iOS en janvier 2010 et Android en décembre 2014. L'histoire suit Huang Lee, fils d'une triade assassinée, qui arrive à Liberty City pour remettre une épée ancienne à son oncle. Le jeu se déroule dans la même ville que GTA IV, mais sans le quartier d'Alderney.

Le titre reste aujourd'hui un cas unique dans la série : un GTA acclamé par la critique, redécouvert par les joueurs, et toujours disponible près de deux décennies après sa sortie. Les versions iOS et Android restent en effet jouables en 2026, avec notamment un essai gratuit de 30 minutes sur l'App Store, ce qui permet à de nouveaux joueurs de découvrir ce joyau caché. L'échec commercial de 2009 semble désormais anecdotique au regard de l'héritage que le jeu a construit, un héritage renforcé par cette accessibilité prolongée. En attendant GTA VI, Chinatown Wars prouve que les trésors de la série ne se trouvent pas toujours dans les épisodes les plus vendus.

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Questions fréquentes

Pourquoi Chinatown Wars est un échec commercial ?

Malgré un score Metacritic de 93/100, le jeu ne s'est vendu qu'à 89 000 exemplaires aux États-Unis en mars 2009. Nintendo a qualifié ces ventes de frustrantes, reprochant à Take-Two un manque de soutien marketing.

Quel est le score Metacritic de Chinatown Wars ?

Chinatown Wars détient un score Metacritic de 93/100, le plus élevé jamais enregistré sur Nintendo DS. Ce record est certifié par le Guinness World Records.

Quelles innovations apporte Chinatown Wars sur DS ?

Le jeu propose un retour à la vue de dessus avec une caméra 3D rotative, un style cel-shading, des mini-jeux tactiles au stylet, et un système de trafic de drogue où les prix fluctuent selon les quartiers de Liberty City.

Sur quelles plateformes jouer à Chinatown Wars en 2026 ?

Les versions iOS et Android restent jouables et téléchargeables en 2026, avec un essai gratuit de 30 minutes sur l'App Store. Le jeu est aussi disponible sur Nintendo DS et PSP.

Qui est le protagoniste de Chinatown Wars ?

Le protagoniste est Huang Lee, fils d'un triade assassiné, qui arrive à Liberty City pour remettre une épée ancienne à son oncle. L'histoire se déroule dans la même ville que GTA IV, sans le quartier d'Alderney.

Sources

  1. en.wikipedia.org · en.wikipedia.org
  2. fr.wikipedia.org · fr.wikipedia.org
  3. gamedeveloper.com · gamedeveloper.com
  4. gamesindustry.biz · gamesindustry.biz
  5. gamespot.com · gamespot.com
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Julie Perbot @8bit-memories

J'ai grandi avec une manette de Super Nintendo entre les mains. Originaire de Nantes, j'ai transformé le grenier de mes parents en véritable musée du jeu vidéo, avec plus de 200 cartouches soigneusement rangées par ordre chronologique. Étudiante en design graphique, je finance ma collection en créant des illustrations pixel art pour des studios indépendants. Mon rêve ? Ouvrir un bar-gaming rétro où les clients pourraient rejouer aux classiques autour d'une bonne bière artisanale.

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