
Ce poids dans mon cœur qui m'envahit, je tente de ne plus y faire attention.
Il faut que je dorme, dorme, dorme, car les quelques heures de sommeil accumulées ne suffisent pas à réveiller le mode « heureux » de mon cerveau.
Une marche au lever du soleil
Ce matin, je me suis levée. J'avais dormi plus que prévu.
Il y avait de la brume partout, et l'air du matin était frais. Alors j'ai marché dans les rues, marché sur les routes désertes, enveloppées par le brouillard au lever du soleil.
Je n'étais même pas lavée : mes cheveux étaient recoiffés avec un vieux bandeau, et je portais de vieilles fringues trop grandes pour moi. Mes yeux étaient rouges et des traces de mascara sur mes joues témoignaient d'une nuit trop ambiguë à mon goût.
Je devais ressembler à une vieille hippie fatiguée.
Comment mon corps a réappris à respirer
J'ai été acheter une baguette. Le pain était encore chaud et moelleux.
Et là, j'ai regardé la lune. Elle était encore là. Il faisait presque jour et le ciel se teintait de rose, de jaune, de bleu et de blanc. Je ne me sentais plus seule. Je ne me sentais plus envahie.
Je respirais.
C'est là que j'ai compris que j'avais surmonté le plus gros. Que cette route sur laquelle je marchais était ma vie, et qu'elle ne menait pas à un cul-de-sac.
J'avais froid. Preuve que j'existais. Un passant m'a souri.
J'ai tellement respiré que j'ai eu mal à la tête. Mais cette douleur a vite disparu. Je me suis dit : « Patience, tu ne vas pas t'en sortir aussi vite que tu le voudrais, mais le principal reste tout de même que tu vas t'en sortir. »
Mon remède pour surmonter la tristesse
Voilà mon remède.
On se lève et on part. On quitte son esprit pour aller nulle part. On marche et on ne pense à rien. On va acheter son pain, et on continue vers le néant. Là, le flash : le soleil se lève, notre cœur se réveille...
On rentre. On écoute Baba O'Riley de The Who, et on chante. On pleure de joie et on appelle son meilleur ami. La vie nous sourit.
Je ne suis plus seule
Je ne suis pas seule, et je ne le serai jamais. Je sais que toi, que vous, êtes là.
Je sens que le vent me prend la main et me guide vers les premiers rayons de soleil.
Je ne suis plus dépendante de toi, mon cœur. J'ai dit au revoir au coma.
Tu n'as pas aimé mon article ? Ce n'est pas grave, je ne te demande pas comment tu aimerais que je gère ma vie.