Tableau de bord d'une voiture moderne avec écran numérique affichant des alertes de sécurité, volant et caméra infrarouge orientée vers le conducteur, éclairage de l'habitacle bleu et blanc
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Voitures neuves : sécurité renforcée et prix qui flambent en 2026

À partir du 7 juillet 2026, les voitures neuves devront intégrer des équipements de sécurité inédits, comme une caméra infrarouge anti-distraction et une détection avancée des cyclistes.

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Le 7 juillet 2026 marque un tournant pour l'industrie automobile. Une nouvelle phase du règlement européen GSR2 entre en vigueur, imposant des équipements de sécurité inédits sur toutes les voitures neuves vendues dans l'Union européenne. Pour les jeunes conducteurs qui cherchent leur première voiture, la question n'est plus seulement « quel modèle choisir ? », mais « combien vais-je devoir payer en plus ? ». Entre la caméra infrarouge qui surveille vos yeux, la boîte noire qui enregistre chaque freinage et la détection obligatoire des cyclistes, l'habitacle change du tout au tout. Et la facture aussi.

Tableau de bord d'une voiture moderne avec écran numérique affichant des alertes de sécurité, volant et caméra infrarouge orientée vers le conducteur, éclairage de l'habitacle bleu et blanc
Tableau de bord d'une voiture moderne avec écran numérique affichant des alertes de sécurité, volant et caméra infrarouge orientée vers le conducteur, éclairage de l'habitacle bleu et blanc

L'objectif de Bruxelles est clair : atteindre zéro mort sur les routes d'ici 2050. Selon les estimations du Parisien, ces nouvelles règles pourraient sauver 25 000 vies par an dans l'UE d'ici 2038. Mais pour les budgets serrés, la note grimpe. Et certains modèles emblématiques disparaissent carrément des concessions.

Le 7 juillet 2026, un tournant pour la sécurité des voitures neuves

Cette date n'est pas tombée du ciel. Le règlement GSR2 (General Safety Regulation 2) a été adopté par l'Union européenne en 2019, avec un calendrier progressif. La première phase, le 7 juillet 2022, concernait les nouveaux modèles (type-approval). La seconde, le 7 juillet 2024, a imposé huit équipements de base sur toutes les voitures neuves vendues dans l'UE. La troisième, celle du 7 juillet 2026, ajoute des exigences encore plus strictes.

Pour le jeune acheteur, la question est simple : « Est-ce que ça me concerne si j'achète ma première voiture ? » La réponse est oui, et cela change la donne. Depuis le 7 juillet 2024, toutes les voitures neuves immatriculées dans l'UE doivent déjà embarquer huit systèmes : freinage d'urgence autonome, alerte de somnolence, aide au maintien dans la voie, régulateur de vitesse intelligent, détection de marche arrière, pré-équipement pour éthylotest antidémarrage, enregistreur de données d'événement (boîte noire) et surveillance de la pression des pneus.

Le 7 juillet 2026, deux équipements supplémentaires deviennent obligatoires : la détection avancée des usagers vulnérables (piétons et cyclistes) pour le freinage d'urgence, et l'alerte de distraction du conducteur avec caméra infrarouge. Les voitures importées hors UE, comme celles du Royaume-Uni, doivent aussi se conformer au règlement si elles sont immatriculées pour la première fois dans l'Union européenne.

Pourquoi l'Europe met la pression sur les constructeurs

L'ambition affichée par Bruxelles est radicale : zéro mort sur les routes européennes d'ici 2050. Aujourd'hui, environ 20 000 personnes perdent la vie chaque année dans des accidents de la route dans l'UE. Les jeunes conducteurs (18-24 ans) sont surreprésentés dans ces statistiques, avec un risque d'accident mortel deux fois plus élevé que la moyenne.

Les données de la Commission européenne montrent que 90 % des accidents sont causés par une erreur humaine. La fatigue, la distraction et la vitesse excessive sont les trois facteurs principaux. Les nouvelles technologies embarquées visent à compenser ces faiblesses humaines. Le freinage d'urgence autonome, par exemple, peut réduire de 38 % les collisions arrière, selon des études de l'Organisation mondiale de la santé.

Les constructeurs, eux, n'ont pas vraiment eu le choix. Le règlement GSR2 impose des normes minimales que tous les véhicules doivent respecter, qu'ils soient low-cost ou premium. Pour les marques généralistes comme Dacia, Renault ou Suzuki, la mise en conformité a représenté un investissement massif en recherche et développement. Le site L'Argus détaille comment certains petits constructeurs peinent à absorber ces coûts.

2024 vs 2026 : les deux dates à retenir

La différence entre les deux phases est significative. En 2024, les huit équipements obligatoires étaient déjà nombreux, mais ils visaient surtout la sécurité passive et l'assistance de base. Le freinage d'urgence, par exemple, ne devait détecter que les véhicules. Pas les piétons ni les cyclistes.

En 2026, l'Europe franchit un cap. L'alerte de distraction du conducteur (ADDW) devient bien plus intrusive : une caméra infrarouge scrute en permanence les yeux et la tête du conducteur. Si celui-ci regarde ailleurs plus de quelques secondes, une alerte sonore et visuelle se déclenche. Le freinage d'urgence, lui, doit désormais identifier les piétons et les cyclistes, même dans des conditions de faible luminosité.

Les camping-cars bénéficient d'un sursis jusqu'au 7 juillet 2026, mais pas au-delà. Les petits constructeurs, comme les fabricants de voitures de sport, peuvent demander des exemptions si leur production annuelle ne dépasse pas 1 500 exemplaires. Une astuce légale que certaines marques utilisent déjà.

Alerte de somnolence, boîte noire et détection des piétons : les 3 équipements qui vont marquer ta conduite

Concrètement, qu'est-ce qui change dans l'habitacle ? Trois équipements se distinguent par leur impact sur la conduite quotidienne. Ils ne sont pas tous nouveaux — certains existaient déjà en option sur des modèles haut de gamme — mais leur généralisation à toutes les voitures neuves marque un basculement.

Le premier, c'est l'alerte de distraction avancée. Le second, c'est la boîte noire. Le troisième, c'est le freinage d'urgence avec détection des cyclistes. Chacun répond à un problème spécifique : l'inattention, l'analyse des accidents et la protection des usagers vulnérables.

La caméra infrarouge qui surveille tes yeux (et te rappelle à l'ordre)

L'Advanced Driver Distraction Warning (ADDW) est sans doute l'équipement le plus controversé de cette nouvelle phase. Depuis le 7 juillet 2026, toutes les voitures neuves doivent être équipées d'une caméra infrarouge orientée vers le conducteur. Cette caméra analyse en temps réel les mouvements des yeux et de la tête.

Si le conducteur regarde ailleurs — son téléphone, le paysage, les passagers — pendant plus de quelques secondes, une alerte sonore et visuelle se déclenche. Le système peut aussi détecter les signes de somnolence : paupières lourdes, hochements de tête, regard fixe. Dans ce cas, l'alerte est plus insistante, avec des vibrations dans le volant ou un signal sonore répété.

Ce dispositif est jugé efficace contre l'inattention, qui est la première cause d'accidents chez les jeunes conducteurs. Mais il suscite aussi des critiques. Certains conducteurs estiment que cette surveillance permanente est intrusive. Sur le forum du Journal des Femmes, des témoignages évoquent une sensation de contrôle permanent. D'autres redoutent que les données soient utilisées par les assureurs pour ajuster les primes.

En pratique, le système ne filme pas : il ne stocke aucune image. Il analyse uniquement des données de mouvement. Mais la sensation de contrôle reste présente.

Boîte noire : que va-t-elle enregistrer et à qui ça profite ?

L'Event Data Recorder (EDR), plus communément appelé boîte noire, est obligatoire depuis le 7 juillet 2024. Mais son rôle est souvent mal compris. Contrairement aux boîtes noires des avions, elle n'enregistre pas en continu. Elle ne conserve que les données des quelques secondes précédant et suivant un choc.

Concrètement, l'EDR enregistre : la vitesse du véhicule, l'angle du volant, la pression sur la pédale de frein, l'activation des ceintures de sécurité, le déclenchement des airbags. Ces données sont stockées dans une mémoire protégée, inaccessible au conducteur.

À quoi ça sert ? Principalement à analyser les accidents. Les enquêteurs peuvent récupérer ces données pour comprendre les causes d'une collision. Pour les assureurs, c'est une mine d'or : savoir si le conducteur a freiné ou non, s'il portait sa ceinture, à quelle vitesse il roulait. Certains experts estiment que cela pourrait faire baisser les primes pour les conducteurs prudents, mais augmenter celles des conducteurs à risque.

Les données sont anonymisées et leur durée de conservation est limitée (quelques secondes). Mais des associations de défense des libertés numériques s'inquiètent d'une dérive potentielle. « Aujourd'hui, c'est pour la sécurité. Demain, ce sera pour la surveillance », alertent-elles.

Freinage d'urgence avec détection des cyclistes : le plus utile au quotidien

L'Autonomous Emergency Braking (AEB) existait déjà en phase 1, mais uniquement pour détecter les véhicules. Depuis le 7 juillet 2026, il doit aussi identifier les piétons et les cyclistes. C'est un changement majeur, surtout pour les jeunes conducteurs qui roulent en ville ou en périurbain.

Le système utilise des radars et des caméras plus puissants que ceux de la phase précédente. Il peut détecter un cycliste qui traverse soudainement la route, un piéton qui sort de derrière un véhicule stationné, ou un enfant qui court après un ballon. Si le conducteur ne réagit pas à temps, la voiture freine automatiquement.

Les données du CLEPA (Association européenne des équipementiers) montrent que l'AEB peut réduire de 27 % les collisions avec des piétons et de 38 % les collisions avec des cyclistes. Pour un jeune conducteur, souvent moins expérimenté dans l'anticipation des dangers, cet équipement peut littéralement sauver des vies.

Mais attention : le système n'est pas infaillible. Il peut être perturbé par la pluie, le brouillard ou une saleté sur le capteur. Et dans certains cas, il peut déclencher un freinage brutal pour un faux positif (un sac plastique qui vole, une branche d'arbre). Reste que son efficacité globale est largement démontrée.

De 300 à 500 euros : combien ces gadgets font-ils grimper la note

Jeune conducteur devant une voiture citadine dans une concession, regardant le prix affiché sur le pare-brise, expression perplexe, lumière naturelle du jour
Jeune conducteur devant une voiture citadine dans une concession, regardant le prix affiché sur le pare-brise, expression perplexe, lumière naturelle du jour

Arrivons au cœur du sujet : le budget. Combien ces équipements obligatoires ajoutent-ils au prix d'une voiture neuve ? Les estimations varient, mais une chose est sûre : la hausse est significative, surtout pour les modèles d'entrée de gamme.

Le Parisien avance une fourchette de 300 euros pour les modèles les plus simples. Le CLEPA, lui, table sur 500 euros en moyenne. La différence s'explique par la complexité des systèmes embarqués : plus une voiture a de capteurs, de caméras et de logiciels, plus le coût est élevé.

Pour un jeune conducteur qui vise une citadine à 15 000 euros, 500 euros représentent une augmentation de 3,3 %. C'est peu en proportion, mais beaucoup en valeur absolue pour un budget serré. Et ce n'est que le début : les réparations, hors garantie, pourraient coûter encore plus cher.

200 à 500 euros de plus sur le prix catalogue, vraiment ?

Les deux estimations principales — 300 euros selon Le Parisien, 500 euros selon le CLEPA — ne sont pas contradictoires. Elles reflètent des réalités différentes.

Le Parisien s'appuie sur les déclarations de certains constructeurs, qui minimisent le surcoût pour rassurer les acheteurs. Le CLEPA, qui représente les équipementiers (Bosch, Continental, Valeo), a tout intérêt à souligner la valeur ajoutée de leurs technologies. La vérité se situe probablement entre les deux.

Le coût dépend de plusieurs facteurs : le nombre de capteurs (radars, caméras, lidars), la puissance de calcul nécessaire, les logiciels embarqués, et la complexité de l'intégration dans le véhicule. Une citadine low-cost, avec une architecture électronique simplifiée, peut nécessiter des adaptations plus coûteuses qu'une berline premium déjà bien équipée.

En pratique, le surcoût est souvent intégré dans le prix de base, sans être affiché séparément. Les constructeurs préfèrent parler d'« évolution du modèle » plutôt que de « hausse réglementaire ». Mais pour l'acheteur, la facture finale est bien là.

Petites citadines et modèles low-cost : les plus touchées

Les modèles d'entrée de gamme sont les plus exposés. Dacia, la marque low-cost du groupe Renault, a dû mettre à jour sa Sandero et son Jogger pour les conformer au GSR2. Le surcoût est un vrai défi pour une marque qui vend des voitures à moins de 12 000 euros.

Certains modèles n'ont pas survécu. Renault a abandonné la Twingo 3 et la Zoé plutôt que de les mettre à jour. Pourquoi ? Parce que le rapport entre le coût des modifications et le prix de vente n'était pas viable. Une Twingo à 16 000 euros, avec 500 euros de surcoût, perdait son avantage compétitif.

Même constat chez Suzuki, qui a arrêté l'Ignis, une petite citadine 4x4 très appréciée en ville. Le volume de vente était trop faible pour amortir les investissements nécessaires. Résultat : l'offre se resserre, et les prix des modèles d'occasion pourraient grimper.

Ces modèles mythiques qui disparaissent des concessions

La réglementation GSR2 n'est pas seulement une question de prix. Elle provoque aussi la disparition de modèles emblématiques. Certains constructeurs préfèrent abandonner un modèle plutôt que de le mettre à jour. D'autres trouvent des astuces légales pour contourner les normes.

La liste des modèles discontinués est longue : Renault Zoé, Twingo 3, Porsche Macan thermique, Suzuki Ignis, Toyota GR86. Chacun a ses raisons, mais le point commun est le même : le coût de mise en conformité dépasse les bénéfices attendus.

Renault Zoé et Twingo 3 : la mort des icônes low-cost ?

La Renault Zoé était la citadine électrique la plus vendue en France. La Twingo 3, avec son moteur arrière et son design compact, était une icône de la ville. Toutes deux ont été abandonnées plutôt que d'être mises à jour.

Pour la Zoé, le problème était double : d'une part, le coût des nouveaux capteurs et logiciels ; d'autre part, la nécessité de passer à une nouvelle plateforme électrique plus moderne. Renault a préféré investir dans la R5 électrique, qui intègre d'emblée toutes les normes GSR2.

Pour la Twingo 3, le calcul était similaire. La petite citadine essence, vendue à partir de 16 000 euros, n'aurait pas supporté un surcoût de 500 euros sans perdre son positionnement low-cost. Renault a donc préféré arrêter la production.

Ces disparitions laissent un vide sur le marché des petites voitures abordables. Les jeunes conducteurs qui cherchaient une citadine simple et économique doivent désormais se tourner vers l'occasion ou vers des modèles plus chers.

Alpine A110 : la formule secrète pour échapper aux normes

Certains modèles, pourtant très éloignés des normes de sécurité modernes, parviennent à survivre. C'est le cas de l'Alpine A110, la sportive française au moteur central arrière.

Comment fait-elle ? En jouant sur une exemption légale : les constructeurs qui produisent moins de 1 500 exemplaires par an peuvent demander une dérogation aux normes GSR2. Alpine, avec ses volumes de vente modestes (environ 1 000 à 1 200 A110 par an), entre dans cette catégorie.

Cette astuce permet à la marque de continuer à vendre sa sportive sans installer tous les capteurs et caméras obligatoires. Mais attention : l'exemption n'est valable que pour les modèles déjà homologués avant 2022. Les nouveaux modèles doivent se conformer aux normes, même à faible volume.

Pour les passionnés, c'est une bonne nouvelle : l'A110 reste une voiture de puriste, sans assistance intrusive. Mais pour les jeunes conducteurs, c'est un exemple de plus que la réglementation n'est pas uniforme.

Toyota GR86 et Suzuki Ignis : les sportives et les citadines dans le viseur

La Toyota GR86, petite sportive thermique très appréciée des puristes, a également disparu du catalogue européen. Pourquoi ? Parce que ses volumes de vente (quelques centaines d'exemplaires par an) ne justifiaient pas l'investissement dans les nouveaux capteurs et logiciels.

Même chose pour la Suzuki Ignis, une citadine 4x4 au look baroudeur. Ses ventes modestes (environ 2 000 exemplaires par an en France) n'ont pas convaincu Suzuki d'investir dans la mise à jour.

Ces disparitions illustrent un phénomène plus large : le resserrement de l'offre automobile. Les modèles de niche, qu'ils soient sportifs ou citadins, sont les premiers sacrifiés. L'industrie automobile se standardise, au détriment de la diversité.

Occasion : et si la voiture sans GSR2 devenait le bon plan du moment ?

Face à la hausse des prix du neuf, une question se pose : et si j'achète une voiture d'occasion, sans tous ces équipements ? La réponse est nuancée. Le marché de l'occasion pourrait connaître des mouvements contradictoires.

D'un côté, la pénurie de modèles abordables neufs pourrait faire grimper les prix des petites occasions (Twingo, Zoé thermique, Sandero I/II). De l'autre, la défiance envers les voitures sans sécurité active pourrait faire fuir les acheteurs vers des modèles plus récents.

Pourquoi les prix des occasions d'avant 2024 pourraient grimper (ou plonger)

Deux scénarios s'opposent.

Scénario 1 : la pénurie fait grimper les prix. Les jeunes conducteurs, exclus du marché du neuf par les prix, se tournent massivement vers l'occasion. Les modèles simples et économiques (Twingo, C1, Aygo, Sandero) deviennent rares et chers. C'est déjà ce qu'on observe sur certaines plateformes de vente entre particuliers.

Scénario 2 : la défiance fait plonger les prix. Les acheteurs, conscients des risques, préfèrent les voitures équipées des aides à la conduite. Les modèles sans freinage automatique, sans alerte de somnolence, sans boîte noire perdent de la valeur. Les concessionnaires les bradent pour s'en débarrasser.

La réalité est probablement un mélange des deux. Les petites citadines économiques, très demandées, verront leurs prix monter. Les grosses berlines ou les SUV anciens, moins recherchés, baisseront.

Conduire sans alerte de somnolence ni boîte noire : le bon plan ou le mauvais plan ?

Est-ce vraiment un danger de rouler sans tous ces assistants ? Non, bien sûr. Des millions de voitures circulent aujourd'hui sans alerte de somnolence, sans freinage automatique, sans boîte noire. La conduite « traditionnelle » reste parfaitement légale.

Mais attention : une voiture trop vieille, sans ABS ni ESP, devient vraiment moins sûre et moins compétitive sur le marché. Ces deux équipements, obligatoires depuis 2004 et 2014 respectivement, sont désormais considérés comme essentiels. Les acheteurs les recherchent.

Pour un jeune conducteur, le bon plan pourrait être une occasion récente (2020-2023), avec ABS, ESP et quelques aides de base, mais sans les équipements GSR2 complets. Le rapport sécurité/prix est souvent excellent.

Jeune conducteur : 3 questions à te poser avant d'acheter ta voiture en 2026

Avant de signer le bon de commande, trois questions méritent réflexion. Elles concernent l'assurance, la fiabilité et le budget global.

Assurance : une voiture équipée GSR2 est-elle vraiment moins chère à assurer ?

Le paradoxe est bien réel. D'un côté, plus de sécurité signifie moins d'accidents, donc des primes potentiellement plus basses. De l'autre, les capteurs et caméras coûtent cher à réparer. Un pare-brise avec caméra intégrée peut valoir 1 500 euros. Un radar avant, 800 euros.

Les assureurs pourraient donc augmenter les primes pour les voitures très équipées, pour couvrir le risque de casse technologique. À l'inverse, une Dacia Sandero neuve, avec ses équipements basiques, pourrait bénéficier d'une prime modérée.

Pour un jeune conducteur, le calcul est simple : comparer le coût d'assurance d'une voiture neuve GSR2 avec celui d'une occasion récente. Parfois, l'économie sur la prime compense le surcoût à l'achat.

Trop d'électronique = trop de risques de pannes ? Le coût caché de la sécurité

Les aides à la conduite sont pratiques, mais elles augmentent la complexité du véhicule. Une caméra infrarouge, un radar, un boîtier de commande : autant de composants qui peuvent tomber en panne.

Hors garantie, les réparations sont coûteuses. Un capteur de freinage d'urgence peut coûter 400 euros pièce, sans compter la main-d'œuvre. Pour un jeune conducteur qui garde sa voiture 5 à 10 ans, c'est un paramètre à intégrer.

Le conseil : viser une voiture récente (2024-2026) encore sous garantie, ou une occasion fiable avec moins d'électronique. Les modèles low-cost, comme les Dacia, sont souvent plus simples et moins chers à réparer.

Conclusion : tout ce qu'il faut retenir pour ne pas se tromper

Le 7 juillet 2026 n'est pas une simple date sur le calendrier. C'est le symbole d'un basculement : la voiture neuve devient plus sûre, mais aussi plus chère et plus complexe. Pour un jeune conducteur, trois scénarios se dessinent.

Budget confortable. Vous pouvez viser une voiture neuve équipée GSR2. Vous bénéficiez d'une sécurité maximale, mais vous devez anticiper le coût des réparations et des assurances. L'investissement est lourd, mais la protection est optimale.

Budget moyen. L'occasion récente (2024) est le meilleur rapport sécurité/prix. Vous profitez des huit équipements de base sans le surcoût des deux nouveautés 2026. Les modèles comme la Dacia Sandero ou la Renault Clio V sont d'excellents choix.

Petit budget. L'occasion ancienne (sans GSR2) reste accessible, mais attention à l'assurance et à la fiabilité. Privilégiez les modèles avec ABS et ESP, et vérifiez l'état général. Les bonnes affaires existent encore, surtout si vous visez des modèles économiques comme la Twingo II ou la C1.

Le 7 juillet 2026 n'est qu'une étape. L'Union européenne prépare déjà la prochaine phase, avec l'interdiction des moteurs thermiques prévue pour 2035. Investir dans une voiture aujourd'hui, c'est aussi anticiper ces évolutions. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'avenir sans thermique, notre article sur le prix de la première voiture en 2030 détaille les enjeux.

En attendant, une chose est sûre : la voiture de 2026 n'a plus rien à voir avec celle de 2016. Et ce n'est que le début.

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Questions fréquentes

Quels équipements GSR2 obligatoires en 2026 ?

En juillet 2026, deux équipements deviennent obligatoires : la détection avancée des piétons et cyclistes pour le freinage d'urgence, et l'alerte de distraction du conducteur avec caméra infrarouge. La boîte noire et le freinage d'urgence basique étaient déjà imposés depuis 2024.

Combien le GSR2 augmente le prix d'une voiture ?

Le surcoût est estimé entre 300 et 500 euros selon les sources. Les modèles d'entrée de gamme comme les petites citadines sont les plus touchés, ce qui a poussé certains constructeurs à abandonner des modèles comme la Renault Twingo 3 ou la Zoé.

Quels modèles disparaissent à cause du GSR2 ?

Plusieurs modèles emblématiques ont été abandonnés plutôt que d'être mis aux normes : Renault Zoé, Twingo 3, Suzuki Ignis, Toyota GR86 et Porsche Macan thermique. Seuls les constructeurs produisant moins de 1 500 exemplaires par an, comme Alpine, peuvent obtenir une exemption.

Une voiture d'occasion sans GSR2 est-elle un bon plan ?

Oui, mais avec des nuances. Les petites citadines économiques d'occasion pourraient voir leurs prix grimper par pénurie, tandis que les gros modèles anciens pourraient baisser. Une occasion récente (2020-2023) avec ABS et ESP reste un excellent rapport sécurité/prix pour les petits budgets.

L'assurance coûte-t-elle moins cher avec le GSR2 ?

Pas forcément. Si les équipements réduisent les accidents, les capteurs et caméras coûtent très cher à réparer (un pare-brise avec caméra peut valoir 1 500 euros). Les assureurs pourraient donc augmenter les primes pour couvrir ce risque technologique.

Sources

  1. Tout ce qui a été voté pendant vos vacances d’été (ou presque) · lemonde.fr
  2. automobileclub.fr · automobileclub.fr
  3. [PDF] Review-of-the-Roadworthiness-Package-CITAs-input-7-July-2021.pdf · citainsp.org
  4. [PDF] Quelle place pour la voiture demain ? | Institut Montaigne · institutmontaigne.org
  5. journaldesfemmes.fr · journaldesfemmes.fr
society-lens
Mélissa Turbot @society-lens

Je m'intéresse à ceux dont personne ne parle. Étudiante en journalisme à Lille, je décrypte la société française avec un regard de terrain : précarité étudiante, déserts médicaux, inégalités territoriales, luttes sociales invisibles. Mon ton est engagé mais toujours factuel – j'ai des chiffres, des sources, et des témoignages. Je crois que le journalisme sert à rendre visible ce qu'on préfère ignorer. Mes articles ne sont pas confortables, mais ils sont honnêtes.

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