Un drame évitable : le procès de l'ancien boxeur pour la mort d'Éric Courdy aux Fêtes de Bayonne
Ce lundi 4 mai 2026, la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau examine le cas de Jérôme Vérin, 41 ans, jugé pour avoir tué Éric Courdy d'un coup de poing lors des Fêtes de Bayonne en juillet 2024. Un homme mort à Bayonne dans des circonstances qui interrogent la société sur la violence dans les rassemblements populaires. L'ancien boxeur professionnel de 100 kg fait face à la justice pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », une qualification contestée par les parties civiles qui réclament un procès pour meurtre.

« Je suis champion de boxe, viens je t'éclate » : le procès de Jérôme Vérin s'ouvre à Pau
L'audience a débuté à 9 heures dans une salle comble du palais de justice palois. Jérôme Vérin, 41 ans, arrive menotté, le visage fermé. Il mesure 1,85 mètre pour près de 100 kilos, un gabarit d'ancien sportif de haut niveau qui contraste avec la silhouette discrète des bancs des parties civiles. L'accusé est jugé pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », un crime passible de quinze ans de réclusion. Mais l'accusation n'exclut pas une requalification en meurtre, ce qui porterait la peine encourue à trente ans.
Le président de la cour d'assises, Jean-François Périé, a ouvert les débats en rappelant les faits : le 11 juillet 2024, vers 21 heures, dans un bus bondé de la gare routière des Fêtes de Bayonne, une altercation éclate entre deux hommes. L'un, Éric Courdy, 58 ans, Landais, père de famille, salarié de Safran. L'autre, Jérôme Vérin, ancien boxeur professionnel, 39 ans à l'époque. Les deux hommes descendent du bus. Quelques secondes plus tard, Éric Courdy gît au sol, le visage en sang. Il décédera cinq jours plus tard à l'hôpital.

« Il n'y a rien à comprendre dans ce dossier » : la colère des parties civiles
Mes Marion Duhalde et Alain Astabie, avocats de la famille d'Éric Courdy, ne cachent pas leur colère. « Il n'y a rien à comprendre dans ce dossier », martèle Me Duhalde devant les caméras. « La victime est tombée sur la mauvaise personne au mauvais moment. Un homme de 58 ans, pacifique, qui rentrait chez lui après une soirée, et un colosse de 100 kilos, ancien boxeur, qui n'a pas hésité une seconde à frapper. »
Les avocats des parties civiles réclament une requalification des faits en meurtre. Ils s'appuient sur l'extrême violence des coups portés et sur les antécédents de l'accusé. « Un homme normal ne réagit pas en frappant à la tête quelqu'un qui lui a simplement demandé de se calmer », argue Me Astabie. « Mais un homme qui a passé sa vie à frapper, qui a fait de la violence son métier, oui. » Selon eux, Vérin n'était pas alcoolisé au moment des faits, contrairement à la thèse de la défense. « Il était parfaitement conscient de ses actes », insiste Me Duhalde.

La famille d'Éric Courdy assiste au procès dans un silence digne. Son épouse, présente dans le bus au moment des faits, témoignera mercredi. Ses deux enfants, âgés d'une trentaine d'années, ont pris place au premier rang. Ils portent des badges à l'effigie de leur père.
Un colosse face à un quinquagénaire : le rapport de force inégal
Le contraste physique entre les deux hommes est au cœur des débats. D'un côté, Jérôme Vérin, ancien boxeur professionnel, un corps massif entraîné pendant des années à encaisser et à donner des coups. De l'autre, Éric Courdy, un quinquagénaire de corpulence moyenne, employé dans une entreprise de transport, sans aucun passé sportif particulier.
« La disproportion des forces est flagrante », souligne un expert judiciaire cité dans le dossier. « Un boxeur professionnel sait exactement où frapper pour faire le plus de dégâts. Un coup à la tempe, bien placé, peut tuer un homme de 58 ans en une fraction de seconde. »
L'autopsie révèle qu'Éric Courdy est mort des suites d'un traumatisme crânien avec œdème encéphalique majeur. La « goutte de sang » fatale, comme l'appellent les médecins légistes, s'est formée dans son cerveau après le choc. Une hémorragie interne qui a lentement éteint ses fonctions vitales pendant la nuit.
« Mon client conteste fermement avoir voulu donner la mort »
Me Nicolas Pulido, avocat de la défense, adopte une ligne claire : son client n'avait pas l'intention de tuer. « Mon client conteste fermement avoir voulu donner la mort », déclare-t-il à l'ouverture du procès. « Il s'agit d'une rixe qui a mal tourné, dans un contexte d'imprégnation alcoolique et de provocation mutuelle. »
La défense plaide la légitime défense. Vérin affirme avoir été insulté à caractère raciste par la victime. « Mon client a réagi à une agression verbale, peut-être même à une insulte à caractère raciste, comme il le soutient », explique Me Pulido. « Il a frappé, oui, mais sans préméditation, sans intention de tuer. C'est toute la différence entre des violences ayant entraîné la mort et un meurtre. »
La stratégie de la défense consiste à minimiser l'intention homicide tout en reconnaissant la matérialité des faits. Un équilibre délicat, alors que le casier judiciaire de l'accusé pèse lourd dans la balance. L'expertise psychiatrique décrit Vérin comme « impulsif, avec une faible tolérance aux frustrations et une personnalité antisociale ».
21 heures, un bus blindé de fêtards : la mécanique d'une altercation mortelle
Revenons à la soirée du 11 juillet 2024. Les Fêtes de Bayonne battent leur plein. Plus d'un million de visiteurs ont afflué dans la ville basque pour cinq jours de fête ininterrompue. À 21 heures, la gare routière provisoire installée pour l'événement est noire de monde. Les bus se succèdent pour ramener les fêtards vers les parkings périphériques.

Éric Courdy monte à l'arrière d'un bus avec sa compagne. Il a bu, comme beaucoup ce soir-là. Son taux d'alcoolémie sera mesuré à 1,8 gramme par litre de sang après les faits. À l'avant du même bus, Jérôme Vérin monte par la porte avant. Il a lui aussi consommé de l'alcool, mais son taux exact n'a pas été communiqué.
Le déclencheur : une insulte, une remarque, une étincelle dans la foule
Les versions divergent sur l'origine de l'altercation. Selon l'épouse d'Éric Courdy, son mari a demandé à Vérin de se taire parce que ce dernier invectivait le chauffeur. « Il lui disait d'avancer, de ne pas traîner », raconte-t-elle dans sa déposition. « Éric lui a dit calmement : « Calme-toi, le chauffeur fait son travail. » »
Selon Jérôme Vérin, la victime l'aurait insulté. « Il m'a traité de « sale Noir » », affirme l'accusé. Propos qu'aucun témoin n'a confirmés. Le parquet note que « les investigations n'ont pas permis d'établir la réalité de propos racistes ».
Quoi qu'il en soit, le ton monte. Vérin répond : « Je suis champion de boxe, viens je t'éclate, tu es bourré alors ne me fais pas chier. » Les deux hommes descendent du bus. Le chauffeur tente de retenir Vérin, qui le repousse. Dans la foule, personne n'imagine que la soirée va tourner au drame.

Les coups : le geste fatal de l'ancien champion
Les images de vidéosurveillance, diffusées lors de l'instruction, montrent la scène. Éric Courdy descend du bus, fait face à Vérin. L'ancien boxeur s'approche, balance un premier coup de poing au visage. Courdy chancelle. Un deuxième coup l'atteint à la tempe. Il s'effondre, inanimé.
« Ce sont des coups de boxeur », analyse un expert en sports de combat cité dans le dossier. « Précision, puissance, placement. Un amateur frappe au hasard. Un professionnel sait où mettre son poing pour maximiser l'impact. »
La violence des coups est telle que la victime perd connaissance immédiatement. Sonnée, elle reprend conscience quelques minutes plus tard, quand les secours arrivent. Elle parle, semble consciente. Mais pendant la nuit, son état se dégrade. L'œdème cérébral progresse. À l'aube du 16 juillet, Éric Courdy est déclaré mort.
Alcool et provocation : le mélange toxique des Fêtes
L'alcool est au cœur de ce drame, comme de tant d'autres aux Fêtes de Bayonne. Éric Courdy avait 1,8 gramme d'alcool dans le sang. Un état d'ébriété avéré qui a pu altérer son jugement et sa réactivité. « Quand on a bu, on réagit différemment », explique un psychologue cité dans le dossier. « On peut être plus irritable, moins conscient des risques. »
Mais l'alcool n'excuse pas tout. « La victime était ivre, certes, mais elle n'a pas frappé », rétorque Me Duhalde. « Elle a simplement parlé. C'est l'accusé qui a choisi la violence. »
L'ambiance des Fêtes, saturée d'alcool et d'excitation, transforme une simple altercation en drame irréversible. Dans la foule, les témoins sont nombreux, mais personne n'intervient. « Les gens pensaient que c'était une bagarre ordinaire », raconte un témoin. « Personne n'a imaginé que ça irait jusque-là. »

17 condamnations dont 14 pour violences : l'effrayant casier de Jérôme Vérin
Le casier judiciaire de Jérôme Vérin donne le vertige. 17 condamnations entre 2005 et 2024, dont 14 pour des faits de violences. Violences conjugales, violences avec arme, menaces de mort. Un palmarès hors norme qui interroge sur la dangerosité de l'accusé et sur l'efficacité du système judiciaire à protéger la société.
« C'est un multirécidiviste de la violence », résume le procureur dans son réquisitoire introductif. « Pour lui, frapper est un mode d'expression habituel. Il a passé sa vie à régler ses problèmes par la force. »
Un palmarès judiciaire hors norme depuis 2005
Les faits remontent à 2005. Jérôme Vérin a 20 ans. Première condamnation pour violences. Suivront des condamnations pour violences conjugales (plusieurs compagnes porteront plainte), pour violences avec arme (un couteau, une batte de baseball), pour menaces de mort.
En 2016, alors qu'il est incarcéré à la prison de Neuvic, en Dordogne, il met KO un surveillant pénitentiaire d'un seul coup de poing. « Il a frappé le surveillant au visage, comme il frappait ses adversaires sur le ring », rapporte une source judiciaire. « Le surveillant a eu le nez cassé et un traumatisme crânien. »
Cette agression lui vaut une condamnation supplémentaire et prolonge son incarcération. Mais à sa sortie, rien n'a changé. « Il n'a jamais suivi de thérapie, jamais cherché à comprendre pourquoi il frappait », déplore un éducateur cité dans le dossier.
Sorti de prison, le scénario de la récidive fatale
La chronologie est glaçante. Jérôme Vérin sort de prison en juin 2024, après avoir purgé une peine de trois mois pour menaces de mort réitérées. Il rejoint sa famille en Guadeloupe, puis remonte en métropole pour les Fêtes de Bayonne. Moins d'un mois après sa libération, il tue Éric Courdy.

« Il venait de sortir de prison et il a immédiatement replongé », s'indigne Me Duhalde. « Où était le suivi ? Où était la prévention de la récidive ? On a laissé un homme dangereux sortir sans aucun encadrement. »
La question du suivi socio-judiciaire est centrale. Les experts psychiatres qui ont examiné Vérin décrivent un homme « impulsif, avec une faible tolérance à la frustration, et une tendance à recourir à la violence comme mode de résolution des conflits ». Mais aucun dispositif de prévention n'a été mis en place à sa sortie.
Deux morts en deux ans : Bayonne, fête mythique ou fête sous tension ?
Les Fêtes de Bayonne sont l'un des plus grands rassemblements populaires de France. Plus d'un million de visiteurs chaque année, une ambiance légendaire, des traditions séculaires. Mais depuis deux ans, l'ombre de la mort plane sur l'événement.
En 2023, Patrice Laniès, 46 ans, habitant du centre-ville, est roué de coups après avoir fait une remarque à un groupe de fêtards qui urinaient devant sa porte. Il décède de ses blessures. En 2024, c'est Éric Courdy qui perd la vie dans un bus. Deux morts en deux ans, un bilan qui interroge sur la sécurité des Fêtes.
L'ombre de Patrice Laniès, le drame qui avait déjà choqué Bayonne en 2023
Le 27 juillet 2023, Patrice Laniès rentre chez lui après une soirée. Devant sa porte, un groupe de jeunes fêtards urinent contre le mur. Il leur fait une remarque. Les jeunes s'énervent, le frappent à terre, le rouent de coups. Patrice Laniès meurt quelques jours plus tard.
« Le même schéma », analyse un sociologue spécialiste des fêtes populaires. « Une altercation mineure, une remarque, une réaction disproportionnée, et la mort. Dans les deux cas, l'alcool joue un rôle central. Dans les deux cas, les auteurs sont des jeunes hommes en état d'ébriété. »
Les similitudes entre les deux drames sont frappantes. À chaque fois, une simple parole déclenche une violence inouïe. À chaque fois, la victime est un homme d'âge mûr, qui n'a rien demandé. À chaque fois, les auteurs sont des jeunes imprégnés d'alcool. Le dossier de l'agression de Patrice Laniès est toujours à l'instruction, sans procès à ce jour.

Alcool, foule et testostérone : le cocktail détonant chez les 16-25 ans
Les Fêtes de Bayonne attirent une majorité de jeunes, souvent en état d'ébriété avancée. « C'est une fête où l'alcool coule à flots », témoigne un étudiant présent chaque année. « On boit dès le matin, on continue toute la journée. À 21 heures, la moitié des gens sont ivres. »
Dans ce contexte, la moindre étincelle peut mettre le feu. « Les phénomènes de groupe amplifient les comportements », explique un psychologue social. « Dans une foule, on se sent anonyme, tout-puissant. On fait des choses qu'on ne ferait jamais seul. »
La surenchère de virilité joue aussi son rôle. « Les jeunes hommes veulent montrer qu'ils sont forts, qu'ils n'ont peur de rien », ajoute le psychologue. « Une insulte, un regard de travers, et c'est la bagarre. »

Le ras-le-bol des riverains et la pression sur les organisateurs
Les habitants de Bayonne, eux, commencent à en avoir assez. « On aime les Fêtes, c'est une tradition », confie un riverain du centre-ville. « Mais on ne peut pas accepter que des gens meurent chaque année. Il faut que ça change. »
La pression monte sur les organisateurs et la mairie. Comment sécuriser un événement qui attire plus d'un million de personnes ? Des mesures ont été prises : gobelets consignés pour limiter les bris de verre, limitation de la vente d'alcool aux mineurs, caméras de surveillance. Mais leur efficacité est relative.
« On ne peut pas mettre un policier derrière chaque fêtard », soupire un élu local. « La fête, c'est aussi une certaine liberté. Mais cette liberté ne doit pas tuer. »
Goutte de sang, KO, rixe : les leçons du procès pour les prochaines Fêtes de Bayonne
Ce procès dépasse le simple cas de Jérôme Vérin. Il pose des questions fondamentales sur la prévention de la violence dans les rassemblements populaires. Comment éviter qu'un homme mort à Bayonne ne devienne une statistique annuelle ?
Les experts interrogés plaident pour une approche globale : meilleure gestion des flux, limitation de l'alcool, présence renforcée des forces de l'ordre, mais aussi éducation et prévention auprès des jeunes.
Bus, points d'alcool, coins sombres : la cartographie des risques des Fêtes
Les incidents ne surviennent pas au hasard. Une cartographie des violences aux Fêtes de Bayonne montre des points chauds récurrents : la gare routière, les files d'attente devant les bars, les abords des parkings.
« La gare routière est un endroit particulièrement sensible », explique un organisateur. « Les gens sont fatigués, ivres, ils attendent longtemps. Les tensions montent facilement. »
Les bus bondés sont un autre facteur de risque. « On entasse des dizaines de personnes ivres dans un espace confiné », déplore un chauffeur. « Forcément, ça finit par péter. »

Points d'écoute, limitations, maraudes : ce qui a vraiment changé depuis 2024
Depuis le drame de 2024, la mairie de Bayonne a renforcé les dispositifs de prévention. Des points d'écoute ont été installés dans le centre-ville, tenus par des bénévoles formés à la gestion des conflits. Des maraudes sillonnent les rues pour repérer les situations tendues.
La vente d'alcool est désormais limitée à certaines heures. Les gobelets consignés sont généralisés. Des caméras supplémentaires ont été installées. Mais le bilan est mitigé. « Les mesures de sécurité, c'est bien, mais ça ne change pas les mentalités », estime un éducateur de rue.
L'édition 2025 des Fêtes s'est déroulée sans drame majeur, mais avec plusieurs bagarres et interventions des forces de l'ordre. « On progresse, mais on n'est pas encore au bout », reconnaît un élu.
15 à 30 ans de prison : ce que risque vraiment un jeune qui frappe sous l'emprise de l'alcool
Le procès Vérin est aussi l'occasion de rappeler les risques juridiques encourus par les jeunes qui frappent sous l'emprise de l'alcool. Les qualifications pénales sont lourdes.
Les « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » sont punies de 15 ans de réclusion criminelle. Mais si l'intention de tuer est établie, les faits sont requalifiés en meurtre, passible de 30 ans. L'alcool n'est pas une circonstance atténuante, bien au contraire : il peut être considéré comme une circonstance aggravante si l'auteur s'est volontairement mis en état d'ivresse.
« Un jeune qui frappe dans une rixe, même sans vouloir tuer, peut se retrouver en prison pour 15 ans », rappelle un avocat pénaliste. « C'est une peine très lourde, qui détruit une vie. »
Dans l'affaire Nahel, le procès de Florian M. pour violences volontaires a montré que la qualification des faits pouvait être au cœur des débats. Le procès de Florian M. pour violences volontaires a illustré la complexité de ces dossiers où l'intention est difficile à établir.
Conclusion : un verdict pour l'avenir des Fêtes
Le verdict de ce procès, attendu mercredi soir, aura une portée symbolique forte. Il dira si la justice considère Jérôme Vérin comme un meurtrier ou comme un homme qui a frappé sans vouloir tuer. Mais au-delà du cas individuel, c'est l'avenir des Fêtes de Bayonne qui est en jeu.
« Ce procès doit servir d'électrochoc », estime un collectif de riverains. « On ne peut pas continuer à faire la fête comme si de rien n'était, alors que des gens meurent. »
Les jeunes, premiers concernés, commencent à prendre conscience des enjeux. « On a tous entendu parler de ce qui s'est passé », confie un étudiant de 22 ans. « Ça nous fait réfléchir. On veut s'amuser, pas tuer quelqu'un. »
Des initiatives citoyennes émergent : groupes de parole, campagnes de sensibilisation, application pour signaler les situations dangereuses. « Il faut que la fête reste une fête, pas un champ de bataille », résume un organisateur.
Le procès Vérin ne ramènera pas Éric Courdy à la vie. Mais il peut contribuer à ce que sa mort ne soit pas vaine. En rappelant que la violence n'a pas sa place dans la fête, que chaque geste a des conséquences, et que la liberté de faire la fête s'arrête où commence celle des autres.
L'homme mort à Bayonne en juillet 2024 s'appelait Éric Courdy. Il était père, époux, employé. Il rentrait chez lui après une soirée. Il n'aurait jamais dû mourir. Son procès, c'est aussi le procès d'une certaine culture de la fête où l'alcool et la violence se mélangent trop souvent. Puisse-t-il être le dernier.