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Nous sommes tous des pirates...

Face à la répression du téléchargement, une question se pose : ne sommes-nous pas tous des pirates ? Entre contradictions et taxes diverses, voici une piste de solution alternative.

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Pourquoi nous sommes tous des pirates

Tout d'abord, reconnaissons-le : nous sommes tous des pirates ! Qui n'a pas chez soi ne serait-ce qu'une cassette audio vierge, sur laquelle sont enregistrées des chansons dont on ne peut justifier l'origine ? Avec les actions que les majors tentent actuellement, c'est presque toute la population française et occidentale qui devrait être condamnée. Or, ceci est impensable... Alors pourquoi n'attaquer que les internautes ?

En fait, c'est tout simplement une cible facile, tout du moins en théorie, à identifier, au contraire d'un « banal » possesseur de cassettes audio. Mais les majors oublient d'attaquer les fabricants de platines cassettes. Il existe de nombreuses double platine K7 qui permettent de dupliquer une cassette audio en moins de 15 minutes. Quelle différence avec un internaute qui télécharge un fichier MP3 ? On ne peut pas l'identifier...

Taxes sur le piratage : une solution insuffisante

Pour « compenser » la perte de chiffre d'affaires que les majors subissent, des taxes ont été instaurées. Taxes sur les cassettes audio, vidéo, sur les CD vierges, sur les équipements... Mais cela ne leur suffit pas. Alors évidemment, on décide d'attaquer l'utilisateur final, qui n'a pas forcément les moyens de se défendre face aux armées d'avocats et de juristes que ces compagnies peuvent aligner.

Et la lutte contre les éditeurs de logiciels de partage de fichiers est vaine. Il y aura toujours un nouveau logiciel, un nouveau serveur implanté dans un pays inattaquable... Le seul intérêt de les combattre est de pouvoir obtenir les coordonnées des internautes concernés.

Il suffirait d'instaurer une nouvelle taxe, qui serait appliquée à tous les fournisseurs d'accès Internet (1 euro par mois par abonné par exemple) et qui serait reversée, en France, à l'ADAMI (Association des Artistes Musicaux et Interprètes) ou au SNEP (Syndicat National de l'Édition Phonographique). Ainsi, chaque internaute pourrait télécharger à loisir, pour récupérer par exemple des albums qu'il a déjà sur vinyle mais qu'il souhaite transférer sur CD (autorisé dans le cadre de la copie de sauvegarde personnelle), ou des albums qu'il n'arrive pas à trouver dans le commerce. La justice pourrait alors se consacrer à la lutte contre ceux qui sont réellement nuisibles à l'industrie du disque : les trafiquants et revendeurs de produits piratés.

Messieurs les professionnels de l'industrie du disque, laissez donc les particuliers tranquilles, et battez-vous contre ceux qui vous font réellement du tort financièrement. Je sais, c'est plus dur... Mais vous en tirerez plus de profit !

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marquis
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