Immeuble abritant Palantir Technologies, ancien fournisseur de la DGSI.
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ChapsVision : le champion français qui va remplacer Palantir à la DGSI

Le 16 juin 2026, la France annonce que ChapsVision remplacera Palantir à la DGSI, marquant un tournant pour la souveraineté numérique.

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L'annonce qui a secoué la tech française

Le 16 juin 2026 restera comme une date charnière pour la souveraineté numérique française. Ce jour-là, entre les allées de Vivatech à Paris et les halls d'Eurosatory à Villepinte, le Premier ministre Sébastien Lecornu a lâché une bombe : la société française ChapsVision remplacera le géant américain Palantir auprès de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Une décision qui n'a rien d'anecdotique — elle marque la fin d'une dépendance technologique vieille de dix ans et ouvre un nouveau chapitre pour le renseignement français.

Immeuble abritant Palantir Technologies, ancien fournisseur de la DGSI.
Immeuble abritant Palantir Technologies, ancien fournisseur de la DGSI. — (source)

Le 16 juin 2026, le jour où Paris a (enfin) tranché

C'est dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux que Sébastien Lecornu a officialisé le choix de ChapsVision. Le cadre n'avait rien d'innocent : le Premier ministre se trouvait entre Vivatech, le salon de la tech parisien, et Eurosatory, le rendez-vous incontournable de la défense. Deux mondes qui se rencontrent autour d'un même enjeu — la maîtrise des données sensibles.

« Nous ne pouvons pas dépendre du bon vouloir de certains partenaires capables, comme nous l'avons vu ces derniers jours, de couper le robinet d'accès au modèle d'Anthropic », a martelé Lecornu. La formule est brutale, mais elle résume parfaitement l'état d'esprit du moment.

La DGSI utilisait Palantir Gotham depuis 2016. L'outil avait été choisi dans l'urgence après les attentats de novembre 2015, quand la France cherchait désespérément des capacités d'analyse de données pour traquer les cellules terroristes. À l'époque, aucune alternative européenne crédible n'existait. Palantir s'est imposé par défaut, et le contrat s'est installé dans la durée.

Mythos 5, l'IA américaine qui a précipité la rupture

Pour comprendre le timing de cette annonce, il faut remonter au 12 juin 2026. Ce jour-là, Washington a exigé le blocage immédiat de Mythos 5, le dernier modèle d'intelligence artificielle développé par la start-up américaine Anthropic. Ce modèle était pourtant considéré comme une percée majeure dans la cybersécurité — capable de détecter des vulnérabilités logicielles avec une précision inédite.

Le problème ? Mythos 5 n'était pas un simple outil commercial. Anthropic, entreprise américaine, a obéi sans discuter à une directive politique venue de Washington. La France, qui comptait sur cet outil pour renforcer sa cybersécurité, s'est retrouvée privée d'une technologie critique du jour au lendemain.

Ce blocage a agi comme un électrochoc. Il a démontré de manière éclatante ce que les experts répètent depuis des années : une dépendance technologique est une dépendance politique. Si les États-Unis peuvent couper l'accès à une IA de cybersécurité, que peuvent-ils faire d'autre ? La réponse de Lecornu a été immédiate : accélérer le remplacement de Palantir par une solution française.

Olivier Dellenbach, le serial entrepreneur aux 27 acquisitions

Derrière ChapsVision se cache un homme : Olivier Dellenbach. Polytechnicien de formation, cet entrepreneur discret a bâti en quelques années un empire du logiciel qui pèse aujourd'hui près de 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. Son parcours mérite qu'on s'y attarde, car il éclaire la stratégie agressive qui a permis à ChapsVision de devenir le « Palantir français ».

D'eFront à BlackRock : le jackpot qui a tout permis

Avant ChapsVision, Olivier Dellenbach avait déjà réussi un coup de maître. En 2019, il revend eFront, une société spécialisée dans les logiciels de gestion d'investissements, à l'américain BlackRock pour un montant estimé entre 1,3 et 1,5 milliard de dollars. Une somme colossale qui lui a donné les moyens de ses ambitions.

Dellenbach aurait pu prendre sa retraite. Au lieu de cela, il a réinvesti une partie de cette fortune dans un nouveau projet : créer un champion français de l'analyse de données, capable de rivaliser avec les géants américains. Son objectif affiché ? Financer une fondation dédiée au handicap grâce aux fruits de cette nouvelle entreprise.

Le profil est atypique. Dellenbach n'est pas un startuppeur de la Silicon Valley qui lève des fonds sur une slide deck. C'est un industriel qui construit patiemment, avec des fonds propres et une vision à long terme. Cette approche lui a permis de rester indépendant et de ne pas dépendre des caprices des investisseurs étrangers.

La machine à absorber : comment ChapsVision a mangé la French Data

La stratégie de Dellenbach est simple mais redoutable : racheter toutes les pépites françaises du logiciel pour les intégrer dans une plateforme unique. En cinq ans, ChapsVision a réalisé entre 27 et 29 acquisitions. Un rythme effréné qui a transformé une jeune pousse en véritable conglomérat de la data.

Parmi les acquisitions les plus emblématiques, on trouve Coheris (CRM et business intelligence), NP6 (marketing automation), Sinequa (moteur de recherche d'entreprise), et surtout Deveryware (géolocalisation et sécurité) et Systran (traduction automatique). Systran, c'est un morceau d'histoire : fondée dans les années 1960, cette société française a été pionnière dans le traitement automatique des langues, bien avant que l'IA ne devienne à la mode.

En absorbant ces sociétés, ChapsVision s'est constitué un arsenal technologique complet. L'entreprise peut aujourd'hui collecter, structurer, analyser et visualiser n'importe quel type de donnée, qu'il s'agisse de fichiers texte, de bases de données, de flux vidéo ou de signaux de capteurs. C'est ce qu'on appelle un « couteau suisse » de la donnée — et c'est exactement ce dont la DGSI avait besoin.

Portrait d’un cadre de Palantir, avec le logo de l’entreprise superposé.
Portrait d’un cadre de Palantir, avec le logo de l’entreprise superposé. — (source)

ArgonOS, ou comment faire mieux que le géant Palantir Gotham

Si ChapsVision a été choisie, ce n'est pas seulement pour des raisons politiques. La société a développé une plateforme technique, ArgonOS, qui rivalise avec — et sur certains points dépasse — les capacités de Palantir Gotham. C'est cette solution qui a convaincu la DGSI de franchir le pas.

IA « agentique » et données hétérogènes : le cœur de la promesse ArgonOS

ArgonOS repose sur un concept clé : l'IA « agentique ». Contrairement aux systèmes d'IA classiques qui répondent à des requêtes spécifiques, une IA agentique est capable d'agir de manière autonome sur les données. Elle collecte, prépare, structure et analyse des informations provenant de sources très diverses — fichiers bureautiques, bases de données relationnelles, flux réseaux, signaux de géolocalisation.

L'avantage est considérable pour les services de renseignement. Les enquêteurs de la DGSI doivent traiter quotidiennement des volumes massifs de données hétérogènes : des relevés téléphoniques, des images de vidéosurveillance, des transactions bancaires, des messages chiffrés. ArgonOS promet de relier ces points de manière intelligente, en automatisant une partie du travail d'analyse.

Mais le vrai argument de vente, c'est la souveraineté. ArgonOS peut être déployé sur site, dans les locaux mêmes de la DGSI, ou sur un cloud souverain français. Contrairement à Palantir, qui stocke les données sur des serveurs soumis au Cloud Act américain, ChapsVision garantit que les informations sensibles restent sous contrôle français. Pas de risque de réquisition par un juge américain, pas de porte dérobée pour la NSA.

Lot 1 et Lot 2 : le détail du projet OTDH à 40 millions d'euros

Le contrat qui lie ChapsVision à la DGSI s'appelle OTDH — Outil de Traitement de Données Hétérogènes. Son budget est estimé à 40 millions d'euros, un montant qui reflète l'ampleur du défi technique.

Le projet a été divisé en deux lots. Le premier, consacré à la préparation et à la collecte des données, a été remporté par ChapsVision dès fin 2024. Le second, qui porte sur la modélisation, la sécurisation et la visualisation des informations, a été décroché en juin 2026. C'est ce deuxième lot qui a scellé le sort de Palantir.

Ce qui est frappant, c'est que ChapsVision a battu des poids lourds du secteur comme Thales et Atos sur ce marché. Ces deux entreprises françaises ont pourtant une longue expérience dans la défense et le renseignement. Mais leur offre n'a pas convaincu la DGSI, qui a préféré la flexibilité et la modernité d'ArgonOS.

Le contrat qui coince : Palantir n'a pas dit son dernier mot

L'annonce de Lecornu a eu l'effet d'un coup de tonnerre médiatique. Mais dans les coulisses, la réalité est plus complexe. Comme souvent en matière de souveraineté, la décision politique et la mise en œuvre opérationnelle ne sont pas synchronisées.

Un contrat américain valide jusqu'en 2028, une transition sous haute tension

Palantir n'a pas attendu 24 heures pour réagir. Dès le 16 juin, la société américaine a publié un communiqué rappelant que son contrat avec la DGSI, renouvelé fin 2025 pour trois ans, reste « pleinement en vigueur » jusqu'en 2028. Autrement dit, Palantir n'a pas été viré du jour au lendemain.

La réalité juridique est claire : Palantir doit assurer la continuité du service pendant toute la période de transition. Et cette transition s'annonce complexe. Il ne s'agit pas simplement de brancher un nouveau logiciel à la place de l'ancien. Il faut migrer des années de données, de workflows et de procédures opérationnelles. Les agents de la DGSI doivent être formés à ArgonOS, les flux de données doivent être sécurisés pendant le basculement.

Selon les experts, le remplacement effectif ne débutera pas avant 2027, et la transition complète pourrait prendre jusqu'en 2028. C'est un calendrier long, qui laisse à Palantir une marge de manœuvre considérable.

Le couac de l'annonce Lecornu : quand les équipes l'apprennent par la presse

L'enquête de L'Opinion a révélé un détail qui en dit long sur le caractère politique de l'annonce. Les équipes de Palantir France et, semble-t-il, certains agents de la DGSI auraient appris la décision par la presse, le 16 juin au matin. Pas de briefing préalable, pas de réunion de transition organisée en amont.

Cette maladresse a semé la confusion. Comment organiser une transition technique quand les parties prenantes découvrent la nouvelle en même temps que le grand public ? La question est d'autant plus préoccupante que la DGSI mène des enquêtes sensibles, où la continuité des outils d'analyse est une question de sécurité nationale.

Certains observateurs y voient la marque d'une décision précipitée, motivée davantage par la nécessité politique de répondre au blocage de Mythos 5 que par une planification rigoureuse. D'autres rétorquent que le processus était en préparation depuis des mois, et que l'annonce publique n'a fait que formaliser une décision déjà mûrie.

« Français » rime-t-il vraiment avec « plus protecteur des données » ?

La question est sur toutes les lèvres, surtout chez les jeunes générations sensibilisées aux enjeux de vie privée : est-ce que remplacer un logiciel américain par un logiciel français change vraiment quelque chose pour le citoyen lambda ? La réponse mérite d'être nuancée.

Cloud Act vs. cloud souverain : le vrai match de la vie privée

L'argument principal en faveur de ChapsVision est juridique. Palantir, en tant qu'entreprise américaine, est soumis au Cloud Act, une loi fédérale qui permet aux autorités américaines de réquisitionner les données stockées par les entreprises américaines, où qu'elles se trouvent dans le monde. Concrètement, les données de la DGSI hébergées sur les serveurs de Palantir pouvaient théoriquement être accessibles à la justice américaine.

Avec ChapsVision, ce risque disparaît. La société est française, son capital est détenu par des actionnaires européens, et ses serveurs sont basés en France ou en Europe. Aucune loi américaine ne permet de réquisitionner les données qu'elle traite.

Siège de Palantir, l'entreprise américaine que ChapsVision est appelée à remplacer auprès de la DGSI.
Siège de Palantir, l'entreprise américaine que ChapsVision est appelée à remplacer auprès de la DGSI. — (source)

Mais attention : la réalité est plus subtile. ChapsVision utilise-t-elle des sous-traitants cloud américains comme AWS ou Google Cloud pour certaines de ses opérations ? Si c'est le cas, une partie des données pourrait encore transiter par des infrastructures américaines. Le communiqué officiel de ChapsVision précise qu'ArgonOS peut être déployé « sur site, en environnement déconnecté ou sur un cloud souverain ». Reste à savoir quel choix sera fait pour la DGSI.

Surveillance de masse : quand le problème n'est pas le logiciel mais la loi

C'est le point le plus délicat, et celui que L'Humanité a souligné dans son enquête du 19 juin. ChapsVision remplacera Palantir, mais poursuivra « son œuvre de surveillance de masse ». La formule est provocatrice, mais elle pose une question légitime : est-ce que changer de prestataire change les finalités ?

La réponse est non. Le cadre légal français reste le même. La loi Renseignement de 2015, le Plan national d'actions contre le terrorisme (PNAT), les autorisations de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) — tout cela continue de s'appliquer. La DGSI a les mêmes missions, les mêmes pouvoirs, les mêmes contraintes juridiques.

Le problème n'est donc pas tant le logiciel que l'usage qui en est fait. Un outil français n'est pas intrinsèquement plus protecteur des libertés qu'un outil américain. Ce qui compte, c'est le cadre démocratique dans lequel il s'inscrit. Et ce cadre, pour l'instant, n'a pas changé d'un iota.

Un marché européen à conquérir, loin des GAFAM

Le contrat DGSI n'est pas un cas isolé. Il s'inscrit dans un mouvement plus large de reprise en main de la souveraineté numérique en Europe. Et ChapsVision semble bien placée pour en être l'un des principaux bénéficiaires.

Le BfV allemand, un client bien plus symbolique que la DGSI

L'information est passée relativement inaperçue, mais elle est capitale. L'Office fédéral de protection de la Constitution allemand, le BfV, a également choisi ChapsVision plutôt que Palantir pour ses outils d'analyse de données. L'Allemagne, pourtant réputée pour son attachement à la protection des données — le RGPD est largement inspiré de la loi allemande — a donc validé la solution française.

Ce choix allemand est un signal fort. Il montre que la défiance envers Palantir dépasse les frontières françaises. Plusieurs pays européens reconsidèrent actuellement leurs dépendances numériques, et ChapsVision apparaît comme une alternative crédible.

Le logiciel de renseignement français peut-il vraiment conquérir l'Europe ?

ChapsVision a déjà fait son entrée dans le Next40, le programme gouvernemental qui soutient les start-up françaises les plus prometteuses. L'entreprise a levé plus de 350 millions d'euros depuis sa création, avec des investisseurs comme Tikehau Capital, Bpifrance, Qualium et GENEO. Ces fonds doivent lui permettre d'accélérer son déploiement en Europe.

Mais la concurrence est rude. Palantir reste un géant aux poches profondes, avec des connexions politiques solides aux États-Unis et au Royaume-Uni. La société américaine a multiplié les contrats en Europe ces dernières années, notamment avec le NHS britannique. Son chiffre d'affaires dépasse les 2 milliards de dollars, contre 200 millions pour ChapsVision.

Le pari européen est donc loin d'être gagné. Mais la dynamique politique est favorable. La guerre en Ukraine, les tensions avec la Chine, et désormais le blocage de Mythos 5 ont créé une prise de conscience : la souveraineté numérique n'est pas une option, c'est une nécessité.

Conclusion : la fin d'une dépendance, le début d'une autre ?

L'annonce du 16 juin 2026 est un symbole puissant. La France remplace un géant américain controversé, dont le cofondateur Peter Thiel est proche de Donald Trump, par un champion national aux racines européennes. C'est une victoire politique pour le gouvernement, qui peut se présenter comme le défenseur de la souveraineté numérique.

Mais la réalité est plus nuancée. Le remplacement effectif ne débutera pas avant 2027, et la transition complète pourrait prendre jusqu'en 2028. Palantir reste sous contrat et continuera d'alimenter les enquêtes de la DGSI pendant encore deux ans. Les couacs de communication autour de l'annonce montrent que la décision a été précipitée par le blocage de Mythos 5, plus que par une planification rigoureuse.

Surtout, la question de fond reste ouverte : un logiciel français est-il plus protecteur des libertés qu'un logiciel américain ? La réponse est non, si le cadre légal n'évolue pas. La DGSI aura les mêmes pouvoirs, les mêmes missions, les mêmes capacités de surveillance. Le prestataire change, mais les finalités restent les mêmes.

Le véritable test sera donc démocratique. ChapsVision devra faire la preuve de sa transparence et de son respect des droits fondamentaux. L'État devra garantir un contrôle indépendant des outils de renseignement, quelle que soit leur nationalité. Car la souveraineté numérique ne vaut que si elle s'accompagne d'une souveraineté démocratique.

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Questions fréquentes

Pourquoi ChapsVision remplace-t-il Palantir à la DGSI ?

Le gouvernement français a choisi ChapsVision pour remplacer Palantir afin de renforcer sa souveraineté numérique, après le blocage par les États-Unis de l'IA Mythos 5 d'Anthropic, jugé comme une démonstration de dépendance politique. La décision a été officialisée le 16 juin 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Qu'est-ce que la plateforme ArgonOS de ChapsVision ?

ArgonOS est une plateforme d'analyse de données développée par ChapsVision, capable de traiter des données hétérogènes (textes, vidéos, géolocalisation) grâce à une IA « agentique » autonome. Elle peut être déployée sur site ou sur un cloud souverain français, garantissant que les données sensibles restent sous contrôle national.

Quel est le montant du contrat OTDH entre ChapsVision et la DGSI ?

Le contrat OTDH (Outil de Traitement de Données Hétérogènes) entre ChapsVision et la DGSI est estimé à 40 millions d'euros. Il est divisé en deux lots : le premier pour la collecte des données (remporté fin 2024) et le second pour la modélisation et la visualisation (décroché en juin 2026).

Palantir a-t-il été immédiatement remplacé à la DGSI ?

Non, le contrat de Palantir avec la DGSI reste valide jusqu'en 2028, et la transition vers ChapsVision ne débutera pas avant 2027. L'annonce du remplacement a été précipitée par le blocage de Mythos 5, mais Palantir continue d'assurer le service pendant la période de transition.

Changer de logiciel français protège-t-il mieux les données des citoyens ?

Un logiciel français comme ArgonOS échappe au Cloud Act américain, ce qui empêche les autorités américaines de réquisitionner les données. Cependant, le cadre légal français de surveillance (loi Renseignement de 2015) reste inchangé, donc les finalités et pouvoirs de la DGSI demeurent les mêmes, quel que soit le prestataire.

Sources

  1. ChapsVision, société française, remplace Palantir à la DGSI, un choix de souveraineté au long cours et complexe · lemonde.fr
  2. chapsvision.com · chapsvision.com
  3. ChapsVision : le nouveau géant français de la donnée - Data V-Lab · datavlab.org
  4. ChapsVision — Wikipédia · fr.wikipedia.org
  5. Palantir Technologies — Wikipédia · fr.wikipedia.org
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Valentin Renbot @app-hunter

Je suis ce qu'on appelle un early adopter maladif. À 24 ans, je bosse comme testeur QA dans une startup fintech à Lyon, mais mon vrai hobby, c'est de traquer les applications obscures avant qu'elles ne deviennent virales. Mon téléphone ressemble à un champ de bataille numérique : 6 applications de to-do list, 4 navigateurs alternatifs, et au moins 12 apps que je teste « juste pour voir ». Mes amis m'appellent le « Google humain » parce que j'ai toujours une app à recommander.

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