Tottenham a ouvert la saison 2026-27 par une défaite 3-0 à Brentford, malgré un mercato estival qui doit dépasser 300 millions de livres. Jamais un club classé 17e la saison précédente n'a investi à ce niveau sous la direction d'un nouvel entraîneur.

Une équipe sauvée de justesse avant la révolution
Tottenham a frôlé la relégation lors des deux dernières saisons. Il a fallu une victoire lors de la dernière journée de 2025-26 pour rester en Premier League. Daniel Levy a quitté son poste de président exécutif en septembre dernier. De Zerbi a été nommé fin mars sur une mission de sauvetage, selon The Guardian.
La nouvelle direction a promis de dépenser. Le club a donc entamé son premier mercato estival de manière agressive.
Des dépenses qui pulvérisent les records
L'addition déjà connue place Tottenham au-delà de son record de fenêtre de transfert. Mateus Fernandes est arrivé de West Ham pour 85 millions de livres. Sandro Tonali rejoint Newcastle pour un montant pouvant atteindre 100 millions (92,5 millions selon The Guardian). Leur combinaison atteint 237 millions, dépassant les 225 millions dépensés en été 2023, rapporte Sky Sports.
Jan Paul van Hecke est vendu pour 52 millions. Savinho (85 millions) et Omar Marmoush (75 millions) doivent encore arriver de Manchester City, selon The Guardian. Le total devrait bientôt passer les 300 millions.

De Zerbi a défendu ces dépenses en disant avoir entendu trop parler « d'argent de Tottenham » et en rappelant que la saison dernière « tous les autres clubs voulaient nous tuer », d'après The Guardian.
Notre analyse Tottenham : le mercato choc de De Zerbi et le retour de Hoddle revient sur cette transformation. Dans un contexte où la Premier League approche le milliard de dépenses, comme le détaille Pourquoi la Premier League dépense-t-elle déjà près d’un milliard ? Les dessous du mercato anglais qui font trembler le foot français, le cas Spurs détonne par son décalage avec le classement.
Brentford 3-0 : le naufrage d'une équipe pas encore formée
Pour son premier match, Tottenham s'est incliné 3-0 à Brentford. Keane Lewis-Potter, Vitaly Janelt et Michael Kayode ont marqué. Brentford a même manqué un penalty et aurait pu marquer plus.
De Zerbi a reconnu après la rencontre que son équipe « n'était pas encore une équipe » et « manquait de combat », la décrivant comme sous-cuite et composée d'individus, d'après ESPN et The Guardian. The Guardian note que Tottenham n'a montré aucun schéma de jeu, timide en possession et chaotique défensivement. Gagner le mercato n'est pas gagner sur le terrain.
Le risque historique : décalage entre classement et investissement
Le risque central souligné par Sky Sports : un club qui a terminé 17e dépense au niveau des prétendants au titre. Des clubs rivaux se demandent comment une équipe frôlant la relégation attire de tels joueurs. Sky a remarqué : « on mesure combien cela aurait été différent s'ils avaient été relégués ».

Un contre-argument crédible existe. Sky Sports explique qu'il n'y a pas de crainte sur le respect des nouvelles règles de Squad Cost Ratio (remplaçant le PSR au 1er juillet), que Tottenham bénéficie de revenus élevés (9e revenue Deloitte grâce au stade) et que la grille salariale a été assouplie. L'influence de De Zerbi a convaincu les cibles. De plus, c'est tôt : van de Ven et Porro sont blessés, quatre débutants étaient titulaires à Brentford.
Mais l'incertitude matérielle reste forte. Les transferts de Savinho et Marmoush ne sont pas encore finalisés dans tous les extraits, et la cohésion sportive fait défaut. Malgré les moyens, le prochain match à domicile sera un test décisif pour valider ou infirmer le pari de De Zerbi.