Didier Deschamps et Ousmane Dembélé échangent lors d'une séance d'entraînement.
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France-Sénégal : Deschamps doit-il mettre Dembélé sur le banc ?

Ballon d'Or 2025, Ousmane Dembélé a livré une prestation fantomatique face au Sénégal en Coupe du monde 2026, relançant le débat sur sa place en Bleu.

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Le premier clash du Mondial : Dembélé fantomatique face au Sénégal

Le 16 juin 2026 restera comme la date où le Ballon d'Or 2025 a vacillé. Dans le New Jersey, à East Rutherford, l'équipe de France a battu le Sénégal 3-1 pour son entrée en lice dans cette Coupe du monde 2026. Mais le score flatteur cache une réalité troublante : Ousmane Dembélé a livré une prestation qui relance un vieux débat. Celui de son rendement en bleu. 

Didier Deschamps et Ousmane Dembélé échangent lors d'une séance d'entraînement.
Didier Deschamps et Ousmane Dembélé échangent lors d'une séance d'entraînement. — (source)

Ce match, Didier Deschamps l'avait qualifié de « premier rendez-vous capital ». Kylian Mbappé lui-même avait reconnu qu'une victoire était nécessaire pour « dissiper les premiers doutes » et apaiser l'« anxiété » autour de cette équipe. Les Bleus sont favoris, ils le savent. Mais quand votre meilleur joueur de club, celui qui a soulevé le Ballon d'Or il y a quelques mois, peine à exister pendant une heure, la question s'impose : et s'il fallait le sortir du onze ?

Le débat n'est pas né d'un mauvais match. Il est né d'une accumulation, d'une tendance que ce match contre le Sénégal a brutalement exposée au grand jour. Le résultat final — une victoire 3-1 avec un doublé de Mbappé et un but de Doué — ne doit pas masquer les difficultés du collectif en première période. Et au cœur de ces difficultés, il y avait Ousmane Dembélé. 

Action de jeu lors du match France-Sénégal avec un duel pour le ballon.
Action de jeu lors du match France-Sénégal avec un duel pour le ballon. — (source)

Une première mi-temps à oublier pour le Ballon d'Or 2025

Les notes tombent, et elles sont impitoyables. RMC Sport attribue un 4/10 à Dembélé : « Ballon d'or a eu beaucoup de mal à exister en première période. Malgré son repositionnement à droite, il n'a pas su être plus influent en deuxième période. » L'Équipe est tout aussi cinglante : « Le Barcelonais n'a pas levé tous les doutes. Sa première mi-temps ponctuée de pertes de balles et de choix douteux interroge. »

Les chiffres confirment le ressenti. Positionné en meneur de jeu dans un 4-2-3-1, derrière Mbappé, Dembélé a touché 37 ballons en 62 minutes. À titre de comparaison, Désiré Doué, de l'autre côté, en a touché 66. Le Ballon d'Or a perdu 11 ballons, dont 7 dans le camp adverse, signe d'une maladresse chronique dans les zones dangereuses. Ses dribbles, pourtant sa marque de fabrique au PSG, ont rarement abouti. 

Ousmane Dembélé, Ballon d'or 2025, en action sous le maillot des Bleus.
Ousmane Dembélé, Ballon d'or 2025, en action sous le maillot des Bleus. — (source)

Le match, pourtant, avait bien commencé pour les Bleus. Mbappé ouvrait le score dès la 12e minute sur une offrande de Michael Olise. Mais le Sénégal, loin d'être impressionné, égalisait avant la mi-temps. C'est en seconde période, après le repositionnement tactique et l'entrée de Randal Kolo Muani, que la France a fait la différence. Dembélé, lui, avait déjà cédé sa place.

« C'était un galop de reprise » : l'aveu qui change la donne sur l'état de forme

Didier Deschamps n'est pas du genre à lâcher ses joueurs. Interrogé après le match, le sélectionneur a anticipé les critiques en invoquant le contexte. « Parler de Ous', après ce qu'il a eu, et psychologiquement et physiquement… c'était un galop de reprise », a-t-il expliqué.

L'aveu est lourd de sens. Dembélé sort d'une saison épuisante : champion de France, vainqueur de la Ligue des champions avec le PSG face à Arsenal, Ballon d'Or. La finale de la C1, disputée fin mai, l'a laissé vidé. Deschamps l'a préservé pour le premier match amical contre la Côte d'Ivoire, mais le temps de récupération était trop court. 

Les Bleus et leur staff lors d'une séance d'entraînement.
Les Bleus et leur staff lors d'une séance d'entraînement. — (source)

« Évidemment qu'avec un Ousmane de haut niveau, ce sera un plus », a ajouté Deschamps. La phrase est polie, mais elle contient un sous-entendu clair : le Dembélé actuel n'est pas celui de haut niveau. Et dans une Coupe du monde où chaque match compte, peut-on se permettre d'attendre qu'il retrouve sa forme ?

Le paradoxe Dembélé : génie du PSG, anonyme en sélection

Le match contre le Sénégal n'est pas un accident. C'est le symptôme d'un problème plus profond, qui dure depuis des années. Comment expliquer qu'un joueur capable de marquer 21 buts en Ligue 1, de remporter le Ballon d'Or et de porter le PSG sur ses épaules devienne soudain méconnaissable sous le maillot bleu ?

La réponse tient dans les statistiques, et elles sont impitoyables. Depuis ses débuts en sélection en 2016, Dembélé affiche un ratio offensif famélique. Le contraste avec ses performances en club est tel qu'il interroge sur sa capacité à s'adapter au cadre tactique des Bleus. 

Ousmane Dembélé arborant le maillot collector des Bleus avec flocage or pour son Ballon d'or.
Ousmane Dembélé arborant le maillot collector des Bleus avec flocage or pour son Ballon d'or. — (source)

Car le problème n'est pas technique. Personne ne remet en cause le talent du joueur. Sa conduite de balle, sa vision du jeu, sa capacité à éliminer un adversaire en un geste sont parmi les meilleures du monde. Mais en équipe de France, ce talent ne se traduit pas en statistiques. Et dans le football de haut niveau, ce qui ne se mesure pas n'existe pas.

Un ratio offensif qui défie son statut de star mondiale

Le chiffre est connu, mais il mérite d'être répété : 7 buts en 60 sélections. Soit 0,12 but par match. Pour un Ballon d'Or, c'est une anomalie statistique. Son efficacité offensive globale (buts + passes décisives par match) est de 0,21. Sur 2 968 minutes jouées en bleu, cela représente une contribution offensive toutes les 4,7 matches environ.

Le constat est d'autant plus sévère que Dembélé traverse une disette de buts longue de plusieurs matches. Selon SO FOOT, son dernier but en équipe de France remonte à juin 2021 contre le Pays de Galles. Une traversée du désert de 15 matches sans marquer, ponctuée de quelques passes décisives et de beaucoup d'espoirs déçus. 

Les Bleus à l'entraînement avant le choc contre le Sénégal.
Les Bleus à l'entraînement avant le choc contre le Sénégal. — (source)

À ce rythme, Dembélé mettrait 500 sélections pour atteindre le total de buts de Thierry Henry (51). Le calcul est absurde, mais il illustre l'ampleur du décalage entre son statut et son rendement. Au PSG, il est l'homme des grands matches. En bleu, il est l'homme des grandes attentes rarement comblées.

Michael Olise, l'héritier qui presse déjà le pas

Le comparatif est brutal, et il vient de Sports.fr. Michael Olise, 22 ans, 17 sélections, 7 buts. Soit le même total que Dembélé en 60 matches. Le ratio est presque quatre fois supérieur. 

Joueurs de l'équipe de France en tenue d'entraînement avant le match France-Sénégal.
Joueurs de l'équipe de France en tenue d'entraînement avant le match France-Sénégal. — (source)

Olise n'a pas le même profil. Moins spectaculaire, moins porté sur le dribble, il compense par une efficacité redoutable. Contre le Sénégal, c'est lui qui délivre la passe décisive pour Mbappé. Dans le jeu, il apporte de la verticalité, des courses intelligentes, et surtout une régularité que Dembélé n'a jamais eue en sélection.

La question n'est plus de savoir si Olise est meilleur que Dembélé. Elle est de savoir si le collectif des Bleus a besoin d'un joueur qui brille par éclairs ou d'un joueur fiable, présent dans la durée. Et les chiffres, eux, ont déjà tranché.

« Il y a un vrai problème Dembélé » : le vestiaire se déchire-t-il ?

Quand les chiffres parlent, les voix s'élèvent. Et dans le cas de Dembélé, elles sont nombreuses et discordantes. D'un côté, les consultants qui tirent la sonnette d'alarme. De l'autre, le sélectionneur qui tente d'éteindre l'incendie. Entre les deux, un vestiaire qui observe et qui attend.

Le débat n'est pas nouveau. Depuis l'Euro 2024, où Dembélé avait déjà été critiqué pour son manque d'impact, les questions reviennent à chaque rassemblement. Mais cette fois, le contexte est différent. La Coupe du monde 2026 est en jeu. Et le Ballon d'Or 2025 n'a plus le droit à l'erreur.

Car le football est impitoyable. Les performances en club ne suffisent pas à justifier une titularisation en sélection. Et quand un joueur accumule les matches sans convaincre, la pression monte. Jusqu'à devenir intenable. 

Didier Deschamps et un membre du staff souriant lors d'un entraînement.
Didier Deschamps et un membre du staff souriant lors d'un entraînement. — (source)

La charge sévère d'Eric Di Meco contre le Ballon d'Or

Eric Di Meco n'est pas un anonyme. Consultant pour RMC, ancien joueur de l'OM et de l'équipe de France, il pèse dans le débat footballistique français. Et il n'a pas mâché ses mots après le match France-Sénégal.

« Il y a un vrai problème Dembélé en équipe de France, a-t-il lancé. Ses performances sont moyennes, il n'a pas de match significatif. » La phrase est cinglante, mais elle résume un sentiment partagé par une partie du public et des observateurs.

Di Meco ne s'arrête pas là. Il pointe du doigt le décalage entre le joueur de club et le joueur en sélection, et suggère que le problème est structurel. « Au PSG, il est libre, il peut dézoner, il a des repères. En équipe de France, le cadre est différent, les automatismes ne sont pas les mêmes. »

La charge est d'autant plus forte qu'elle vient d'un consultant réputé mesuré. Si Di Meco sort la sulfateuse, c'est que le dossier est brûlant. Et que la patience commence à s'épuiser.

La réponse de Deschamps : fatigue mentale et adaptation tactique

Didier Deschamps, lui, ne cède pas à la panique. Interrogé sur les critiques, il a développé deux lignes de défense.

La première est physique et mentale. Le joueur sort d'une saison épuisante, marquée par la finale de la Ligue des champions et le poids du Ballon d'Or. « Il est préservé psychologiquement et physiquement », a insisté Deschamps. Sous-entendu : donnez-lui du temps, il reviendra.

La seconde est tactique. Dembélé a été positionné en meneur de jeu dans un 4-2-3-1, un poste qu'il connaît moins que son aile droite. Deschamps l'a reconnu : « Au PSG il part d'une position axiale, les buts il les marque quand il est dans l'axe, mais je le vois beaucoup dans d'autres zones aussi. C'est quelque chose d'intéressant mais ça demande plus de rigueur qu'aujourd'hui à la perte du ballon. » 

Un joueur des Bleus et Didier Deschamps lors d'une séance d'entraînement.
Un joueur des Bleus et Didier Deschamps lors d'une séance d'entraînement. — (source)

La phrase est diplomatique, mais elle contient un aveu. Le système actuel n'est pas encore maîtrisé par le joueur. Et dans une Coupe du monde, chaque minute de rodage peut coûter cher.

Et si Dembélé débutait sur le banc ? Ce que perdrait (et gagnerait) le collectif

Le débat est posé. Mais au-delà des opinions et des déclarations, il faut regarder ce que changerait concrètement une mise sur le banc du Ballon d'Or. Car le football est un sport d'équilibre. Chaque décision a des conséquences sur le collectif.

Mettre Dembélé sur le banc, c'est perdre quelque chose. C'est aussi gagner autre chose. L'équation n'est pas simple, et Deschamps le sait. Mais les précédents historiques montrent que le sélectionneur n'a jamais hésité à faire des choix forts quand l'intérêt collectif l'exigeait.

La question n'est donc pas de savoir si Dembélé mérite de jouer. Elle est de savoir ce qui est le mieux pour l'équipe de France dans l'immédiat. Et la réponse n'est pas évidente.

Moins de risque, plus de pressing : le pari du collectif

Dembélé est un joueur de rupture. Son jeu est basé sur le dribble, la percussion, la prise de risque. Quand ça marche, c'est sublime. Quand ça ne marche pas, c'est coûteux. Contre le Sénégal, ses pertes de balle ont mis la défense française en difficulté à plusieurs reprises.

En face, Michael Olise propose un profil différent. Moins spectaculaire, mais plus fiable. Il tient le ballon, fait les bons choix, et surtout, il presse. Dans le système de Deschamps, le pressing des ailiers est essentiel. Sans lui, le bloc défensif s'effondre.

Kingsley Coman, autre option, apporte de la vitesse et de la percussion, mais sa fragilité physique est un problème. Il n'a pas joué 75 minutes depuis janvier 2024. Difficile de compter sur lui pour un match entier.

Le calcul est simple : avec Dembélé, l'équipe gagne en créativité mais perd en équilibre. Avec Olise ou Coman, elle gagne en solidité mais perd en imprévisibilité. Dans un match fermé, le talent individuel de Dembélé peut faire la différence. Mais dans un match où l'équipe adverse presse haut et joue en transition, sa nonchalance défensive est un handicap.

L'arme atomique Dembélé en seconde période : le pari gagnant du super-sub ?

L'argument en faveur du banc est simple : fatigué, Dembélé n'est pas bon. Mais lancé à l'heure de jeu contre une défense adverse épuisée, il devient une arme de destruction massive.

Le précédent de Randal Kolo Muani est éclairant. Souvent plus efficace en sortie de banc qu'en tant que titulaire, il a marqué des buts décisifs en cours de match. Le même schéma pourrait s'appliquer à Dembélé.

Contre une défense qui a couru pendant 60 minutes, les dribbles du Ballon d'Or deviennent plus faciles. Les espaces s'ouvrent. La fatigue réduit la concentration. C'est le moment idéal pour un joueur de rupture.

Et puis, il y a l'aspect psychologique. Un Dembélé qui entre en jeu avec la rage de prouver qu'il mérite sa place est plus dangereux qu'un Dembélé qui traîne son spleen sur le terrain pendant une heure. La frustration peut être un moteur puissant.

Les concurrents à l'affût : qui est vraiment prêt à prendre la place ?

Si Dembélé est mis sur le banc, qui prend sa place ? Plusieurs options s'offrent à Deschamps.

Michael Olise, d'abord. En forme, efficace, il a déjà prouvé qu'il pouvait être décisif. Contre le Sénégal, il a délivré une passe décisive et a montré une belle complicité avec Mbappé. Son profil correspond mieux au jeu de transition prôné par Deschamps.

Kingsley Coman, ensuite. Rapide, percutant, capable d'éliminer son adversaire en un contre un. Mais sa fragilité physique est un problème récurrent. Peut-il enchaîner plusieurs matches à haute intensité ?

Randal Kolo Muani, enfin. Meilleur en sortie de banc, il apporte de la profondeur et des appels en pointe. Mais son profil est plus celui d'un avant-centre que d'un ailier.

Et puis il y a Désiré Doué, 20 ans, qui a touché 66 ballons contre le Sénégal contre 37 pour Dembélé. Un signe qui ne trompe pas sur son implication dans le jeu. La relève est peut-être déjà là.

Le précédent Deschamps : quand le sélectionneur a dégommé les stars

Si mettre Dembélé sur le banc semble une option radicale, l'histoire montre que Deschamps n'a jamais eu peur des choix forts. Depuis qu'il est à la tête des Bleus, il a sacrifié des stars, écarté des cadres, et imposé sa vision du collectif.

Le sélectionneur n'est pas un homme de compromis. Quand il estime qu'un joueur ne rentre pas dans son cadre, il le sort. Peu importe son statut, son palmarès, ou son nom. La règle est la même pour tous.

Cette philosophie a fait ses preuves. Elle a permis à la France de gagner la Coupe du monde 2018 et d'atteindre la finale de l'Euro 2016. Elle a aussi créé des tensions, des polémiques, des départs. Mais Deschamps n'a jamais cédé.

Mbappé, Griezmann, Giroud : le banc des superstars existe chez les Bleus

Le précédent le plus récent remonte à septembre 2024. Pour un match de Ligue des nations contre la Belgique, Deschamps a mis sur le banc à la fois Kylian Mbappé et Antoine Griezmann. Les deux leaders, les deux stars, les deux cadres. Motif : rotation et protection.

À l'époque, la décision avait fait grand bruit. Comment mettre sur le banc votre capitaine et votre vice-capitaine ? Mais Deschamps avait tenu bon. Et les Bleus avaient gagné.

Avant cela, il y avait eu l'Euro 2021, où Olivier Giroud avait cédé sa place à Karim Benzema après le retour de l'ancien Madrilène. Giroud, pourtant meilleur buteur de l'histoire des Bleus à l'époque, s'était retrouvé sur le banc sans que Deschamps ne cille.

Et en mars 2023, le sélectionneur avait fait de Mbappé son capitaine, reléguant Griezmann au rang de lieutenant. Une décision lourde de conséquences, qui avait modifié la hiérarchie du vestiaire.

Le message est clair : personne n'est intouchable. Pas même un Ballon d'Or.

2018, le collectif avant les individualités : la leçon qui a fait gagner la Coupe du Monde

Le parallèle avec 2018 est frappant. Cette année-là, Dembélé lui-même était remplaçant. Il avait débuté le premier match contre l'Australie, mais avait rapidement perdu sa place au profit de Kylian Mbappé, alors jeune prodige.

Le Figaro rappelle que Deschamps avait laissé à la maison des stars comme Kingsley Coman et Anthony Martial, pourtant présents à l'Euro 2016. Sa philosophie était simple : le collectif prime sur les individualités. Si un joueur ne rentre pas dans le cadre, il sort.

Cette philosophie a porté ses fruits. La France a gagné la Coupe du monde avec un bloc solide, des joueurs disciplinés, et un sens du sacrifice collectif rare. Dembélé, remplaçant, avait accepté son rôle et avait apporté sa pierre à l'édifice en cours de match.

Aujourd'hui, le schéma se répète. Dembélé est testé dans un nouveau rôle, celui de meneur de jeu. Pour l'instant, il échoue. Et Deschamps, fidèle à sa méthode, n'hésitera pas à le sortir si le collectif en pâtit.

Calendrier, options et état d'esprit : la suite du Mondial pour Dembélé

Le débat n'est pas clos. Le match contre le Sénégal n'était que le premier de la phase de poules. Il reste deux matches, contre l'Irak et la Norvège. Deux occasions pour Dembélé de prouver qu'il mérite sa place.

Mais le calendrier est serré. Les matches s'enchaînent tous les quatre jours. Le temps de récupération est limité. Et la pression monte à chaque rencontre.

Deschamps devra faire des choix. Maintenir sa confiance à Dembélé pour le relancer, ou effectuer une rotation pour tester d'autres schémas. La composition contre l'Irak sera le premier vrai signal.

Irak et Norvège : deux matches pour convaincre ou céder sa place

Le match contre l'Irak, programmé le 21 juin, est potentiellement moins exposé médiatiquement. Mais il est crucial pour la confiance. Un bon match de Dembélé pourrait relancer la dynamique. Un nouveau match raté scellerait son sort.

La Norvège, le 25 juin, sera un adversaire plus coriace. Les Scandinaves ont une équipe solide, bien organisée, et joueront leur qualification. Ce n'est pas le match idéal pour un joueur en manque de confiance.

Deschamps peut choisir de faire tourner. De donner du repos à Dembélé pour le préserver pour la phase finale. Ou au contraire, de le maintenir pour qu'il retrouve ses sensations. Le choix dépendra de l'état d'esprit du joueur et des besoins du collectif.

Une chose est sûre : le sélectionneur ne prendra pas de risques inutiles. Si Dembélé n'est pas à 100%, il restera sur le banc. La Coupe du monde est trop importante pour se permettre des erreurs de casting.

« Je fais ce qui est le mieux pour l'équipe » : le pragmatisme comme boussole

Didier Deschamps n'est pas un sélectionneur dogmatique. Sa force, c'est l'adaptation au contexte. Il n'a jamais eu de système figé, ni de joueurs intouchables. Sa boussole, c'est l'intérêt collectif.

Si la solution Dembélé titulaire ne fonctionne pas, il n'aura aucun scrupule à le placer sur le banc. Quitte à subir la pression médiatique, quitte à froisser l'ego du Ballon d'Or. Le talent individuel ne l'emportera jamais sur l'équilibre collectif si l'équipe est en danger.

Cette philosophie a fait ses preuves. Elle a permis à la France de gagner des titres. Elle a aussi créé des tensions, des départs, des polémiques. Mais Deschamps n'a jamais changé.

Et si l'histoire se répète, Dembélé pourrait bien connaître le même sort que Mbappé, Griezmann, Giroud ou Benzema avant lui. Le banc des stars existe chez les Bleus. Et il pourrait être le prochain à s'y asseoir.

Conclusion

Le constat est sévère mais pas définitif. Ousmane Dembélé traverse une période compliquée en équipe de France, et le match contre le Sénégal a mis en lumière des faiblesses structurelles. Son rendement offensif famélique, son manque d'implication défensive, et son état de forme interrogent.

Mais l'histoire de Didier Deschamps montre qu'il n'hésite pas à bousculer sa hiérarchie pour le bien collectif. Les précédents sont nombreux : Mbappé, Griezmann, Giroud, Benzema ont tous connu le banc. Personne n'est intouchable.

L'avenir de Dembélé dépend de sa capacité à s'adapter au cadre tactique imposé par le sélectionneur. À retrouver son niveau de jeu, à accepter les contraintes du collectif. S'il y parvient, il reste un atout majeur pour les Bleus. Sinon, le banc l'attend.

Le débat reste ouvert. Mais la pression monte d'un cran à l'approche des prochains matches de poule. Et une chose est sûre : Deschamps fera ce qui est le mieux pour l'équipe. Quitte à mettre le Ballon d'Or sur le banc.

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Questions fréquentes

Ousmane Dembélé doit-il être remplaçant en équipe de France ?

Oui, le débat est relancé après sa prestation fantomatique contre le Sénégal (4/10 selon RMC). Son ratio offensif est famélique (7 buts en 60 sélections), et des consultants comme Eric Di Meco pointent un « vrai problème Dembélé en bleu ». Didier Deschamps envisage de le mettre sur le banc pour privilégier le collectif.

Quel est le ratio de buts de Dembélé en sélection ?

Ousmane Dembélé affiche un ratio offensif très faible : 7 buts en 60 sélections, soit 0,12 but par match. Sa dernière réalisation en équipe de France remonte à juin 2021 contre le Pays de Galles. Ce rendement est jugé incompatible avec son statut de Ballon d'Or 2025.

Qui peut remplacer Dembélé dans le onze des Bleus ?

Plusieurs options s'offrent à Deschamps : Michael Olise (7 buts en 17 sélections, meilleur ratio), Kingsley Coman (rapide mais fragile physiquement), ou Désiré Doué (66 ballons touchés contre 37 pour Dembélé face au Sénégal). Olise est le concurrent le plus crédible grâce à sa fiabilité et son efficacité.

Deschamps a-t-il déjà mis des stars sur le banc ?

Oui, Didier Deschamps a déjà mis sur le banc des cadres comme Kylian Mbappé, Antoine Griezmann ou Olivier Giroud. En 2018, Dembélé lui-même était remplaçant lors du sacre mondial. Le sélectionneur privilégie toujours l'intérêt collectif, quitte à froisser les ego.

Pourquoi Dembélé est-il moins bon en bleu qu'au PSG ?

Le problème est structurel : au PSG, Dembélé bénéficie de liberté et de repères, alors qu'en sélection le cadre tactique est plus rigide. Son repositionnement en meneur de jeu (4-2-3-1) lui demande plus de rigueur défensive, et sa fatigue mentale après une saison épuisante (LDC, Ballon d'Or) pèse sur son rendement.

Sources

  1. Coupe du monde 2026 : premier rendez-vous capital pour l’équipe de France face au Sénégal · lemonde.fr
  2. Patrice Evra - Wikipedia · en.wikipedia.org
  3. Didier Deschamps — Wikipédia · fr.wikipedia.org
  4. Ousmane Dembélé — Wikipédia · fr.wikipedia.org
  5. lefigaro.fr · lefigaro.fr
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Thomas Rabot @terrain-pro

Ancien handballeur en nationale 3, je vis le sport avec passion même si mon genou m'a dit stop. Coach sportif à Dijon, je regarde tout : foot, basket, tennis, sports de combat, e-sport. J'analyse les perfs avec un œil technique mais accessible. Les stats, c'est bien, mais je préfère raconter les histoires humaines derrière les résultats. Le sport, c'est pas que des chiffres – c'est des gens qui se dépassent.

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