Un musicien sur scène au festival This Is Not a Love Song à Nîmes, jouant de la guitare électrique rouge.
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Au festival This Is Not a Love Song à Nîmes, la bénédiction rock de Sixteen Horsepower

Retour tellurique de Sixteen Horsepower au festival This Is Not a Love Song à Nîmes, vingt et un ans après sa séparation. Plongée dans un concert historique.

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Vendredi 5 juin 2026, la SMAC Paloma de Nîmes a vécu l'un de ces instants rares où le temps semble suspendre son cours. Sous le chapeau blanc de cow-boy de David Eugene Edwards, Sixteen Horsepower a offert une performance tellurique au festival This Is Not a Love Song, vingt et un ans après sa séparation. Ce retour sur scène, dans une salle pleine à craquer de 3 000 personnes, n'était pas un simple concert de plus sur une tournée européenne : c'était un sacre, une bénédiction rock qui a scellé la renaissance du groupe pionnier du gothic country.

Un musicien sur scène au festival This Is Not a Love Song à Nîmes, jouant de la guitare électrique rouge.
Un musicien sur scène au festival This Is Not a Love Song à Nîmes, jouant de la guitare électrique rouge. — (source)

Paloma retrouve ses âmes sœurs : l'édition 2026 du festival This Is Not a Love Song

Créé en 2013 par l'association Come on People et la SMAC Paloma, le festival This Is Not a Love Song (TINALS) a toujours cultivé une identité singulière dans le paysage des musiques indépendantes françaises. Après cinq ans d'absence et un retour triomphal en 2025 avec 6 700 festivaliers, l'édition 2026 s'est tenue les 5 et 6 juin, réunissant trente groupes internationaux sur quatre scènes intérieures et extérieures. La jauge, volontairement limitée à 3 000 personnes par jour, garantit une expérience intime que les très grands rassemblements peinent à offrir.

Les tarifs restent accessibles : entre 42 et 46 euros le pass une soirée, 78 euros le pass deux soirs. Ces prix modestes, couplés aux subventions de la SMAC, traduisent un équilibre économique fragile mais assumé. Le festival ne cherche pas la démesure — il mise sur la qualité d'écoute, la proximité entre artistes et public, et une programmation qui refuse les compromis commerciaux. Cette philosophie, Rolling Stone France la résume en parlant d'« un événement à l'équilibre fragile porté par une volonté à toute épreuve ».

Un équilibre fragile et une programmation taillée pour l'intimité

Le modèle économique de TINALS repose sur un pari : celui de l'intimité. Là où des mastodontes comme le Dour Festival 2026 accueillent des foules de plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque jour, Paloma choisit la rareté. La jauge limitée à 3 000 spectateurs par jour n'est pas une contrainte — c'est un choix artistique. Dans une salle de cette taille, chaque note porte, chaque souffle s'entend. Pour un groupe comme Sixteen Horsepower, dont la musique mêle le banjo, la vielle à roue et le concertina Chemnitzer à des textes apocalyptiques, cette configuration est idéale. Le public n'est pas une masse anonyme : il devient un témoin actif d'une cérémonie musicale.

Affiche du festival This Is Not A Love Song, avec des motifs d'oiseaux et de papillon sur fond rose.
Affiche du festival This Is Not A Love Song, avec des motifs d'oiseaux et de papillon sur fond rose. — (source)

Ce parti pris de l'intimité a un coût. Les subventions de Paloma, SMAC de Nîmes Métropole, permettent de maintenir des prix de billetterie modestes tout en attirant des têtes d'affiche internationales. Mais le modèle reste précaire, comme le rappelle l'absence de 2020 à 2024. Le retour en 2025, avec 6 700 festivaliers sur deux jours, a prouvé que le public répondait présent. L'édition 2026 confirme la tendance : les pass deux soirs se sont arrachés avant même l'annonce complète de la programmation.

De Men I Trust à 16 Horsepower : une soirée qui bascule dans le mystère

L'affiche du vendredi 5 juin illustre parfaitement l'éclectisme du festival. En début de soirée, les Canadiens de Men I Trust ont envoûté la scène principale avec leur psych-pop planante, faite de lignes de basse feutrées et de voix aériennes. Un set doux, presque méditatif, qui a préparé le terrain pour le contraste radical de la suite.

David Eugene Edwards de Sixteen Horsepower en concert à Stockholm.
David Eugene Edwards de Sixteen Horsepower en concert à Stockholm. — Anders Jensen-Urstad / CC BY-SA 3.0 / (source)

Puis vint l'heure de Sixteen Horsepower. Après la douceur, le coup de boutoir. La transition n'a duré que le temps de changer les amplis et de poser le chapeau blanc d'Edwards sur le micro. La salle, déjà pleine, a senti le basculement. Les lumières ont baissé, une odeur de poussière et de bois semblait flotter dans l'air conditionné de Paloma. Ce contraste — du psychédélisme apaisé au gothic country tellurique — est la marque de fabrique de TINALS : un festival qui ose les ruptures et les confrontations stylistiques, sans jamais perdre son public.

Pourquoi Nîmes ? Le lien organique entre Sixteen Horsepower et la scène française

La présence de Sixteen Horsepower à Nîmes n'a rien d'un hasard géographique. Le groupe entretient avec la France une relation bien plus profonde que la simple tournée promotionnelle. Pour comprendre cette connexion, il faut remonter aux origines du groupe, au début des années 1990, dans les studios de Roger Corman à Los Angeles.

Couverture de l'album 'Sackcloth 'n' Ashes' de Sixteen Horsepower.
Couverture de l'album 'Sackcloth 'n' Ashes' de Sixteen Horsepower. — (source)

C'est là que David Eugene Edwards, jeune Américain du Colorado fasciné par le folk des Appalaches et le gospel, a rencontré deux musiciens français : Pascal Humbert et Jean-Yves Tola. Tous deux étaient d'anciens membres de Passion Fodder, un groupe français installé aux États-Unis. Edwards construisait des décors pour les studios de série B de Corman ; Humbert et Tola faisaient de même. Une amitié est née, puis une collaboration musicale qui allait donner naissance à l'un des projets les plus singuliers du rock alternatif américain.

Pascal Humbert, Jean-Yves Tola : les racines françaises du Denver Sound

Le rôle de Humbert et Tola dans Sixteen Horsepower est central. Humbert, à la basse et au concertina, apporte une texture sonore européenne à un groupe d'abord ancré dans les traditions américaines. Tola, à la batterie, imprime une rythmique à la fois puissante et précise, héritée de son parcours dans la scène alternative française. Ensemble, ils inventent ce que la critique appellera plus tard le « Denver Sound » : un mélange de folk des Appalaches, de bluegrass, de gospel et de rock sombre, teinté d'une mélancolie que l'on dit volontiers européenne.

Le grand-père de David Eugene Edwards était pasteur nazaréen. Cette influence religieuse imprègne chaque texte du groupe — les chansons de Sixteen Horsepower sont des prêches hantés, des prières d'hommes aux abois, des récits de damnation et de rédemption. Mais la musique, elle, porte la double empreinte franco-américaine. Le banjo et la vielle à roue dialoguent avec le concertina Chemnitzer — un instrument rare, hérité de la tradition allemande et que Humbert manie avec une dextérité confondante.

Quand le public français devient une terre d'adoption

Dès leurs premiers albums, les Français ont adopté Sixteen Horsepower avec une ferveur que le groupe n'a jamais retrouvée ailleurs. Les tournées hexagonales étaient systématiquement sold-out, les critiques français — des Inrockuptibles au Monde — leur consacraient des articles dithyrambiques. Cette fidélité ne s'est jamais démentie, même pendant les vingt années de silence qui ont suivi la séparation de 2005.

David Eugene Edwards de Sixteen Horsepower en concert au Pukkelpop.
David Eugene Edwards de Sixteen Horsepower en concert au Pukkelpop. — (source)

À Nîmes, vendredi soir, des spectateurs venus de Lyon, Marseille, Paris et même de Bruxelles ont fait le déplacement. Beaucoup portaient des t-shirts du groupe datant des années 1990, usés par les lavages mais soigneusement conservés. Le lien entre le groupe et la France n'est pas un simple effet de mode : il s'est construit album après album, concert après concert, sur près de trois décennies.

Vingt ans après la séparation, la flamme apocalyptique renaît

Avril 2005 : Sixteen Horsepower annonce sa séparation. Les raisons invoquées sont « politiques et spirituelles ». Edwards veut explorer des territoires plus personnels avec Wovenhand, son projet solo. Humbert et Tola fondent Lilium, un groupe plus éthéré. Pendant vingt ans, les fans ont espéré sans vraiment y croire. Puis, en novembre 2025, l'annonce tombe : le groupe se reforme pour le festival Fire In The Mountains, dans le Montana, en juin 2026. Un mois plus tard, une tournée européenne de dix-sept dates dans huit pays est dévoilée.

De Wovenhand à Lilium : les chemins de traverse qui ont mené à la réunion

La réconciliation ne s'est pas faite en un jour. Edwards a poursuivi une carrière remarquée avec Wovenhand, explorant un rock plus expérimental et mystique. Humbert et Tola, avec Lilium, ont cultivé une veine plus folk et mélodique. Les trois hommes sont restés en contact, mais les divergences artistiques et personnelles semblaient insurmontables.

Puis, en 2024, une discussion informelle dans un bar de Denver a tout changé. Edwards a proposé de rejouer quelques morceaux ensemble, juste pour le plaisir. La magie a opéré immédiatement. « C'était comme si nous ne nous étions jamais arrêtés », a confié Humbert à la presse. La formation de la tournée 2026 comprend le trio historique — Edwards, Humbert, Tola — renforcé par Chuck French, guitariste de Wovenhand, qui apporte une texture électrique supplémentaire. L'enthousiasme critique a été immédiat : les premières dates américaines ont été saluées par des articles élogieux dans Pitchfork et Rolling Stone.

La tournée européenne 2026 : 17 dates, 8 pays, un Nîmes sold-out

Le site officiel du groupe indique que la tournée européenne est « almost sold-out ». La date de Nîmes, ajoutée tardivement — elle porte la mention « * Just added » sur le site — a été complétée en quelques jours. Ce phénomène de demande massive s'explique par la rareté de l'événement : personne ne sait si Sixteen Horsepower rejouera un jour après cette tournée. Chaque concert devient donc un moment d'histoire, un ticket pour une expérience unique.

Les Arènes de Nîmes aménagées pour un concert, avec scène et gradins dans l'amphithéâtre romain.
Les Arènes de Nîmes aménagées pour un concert, avec scène et gradins dans l'amphithéâtre romain. — (source)

À Paloma, la salle était comble. Les 3 000 places ont été vendues, et les retardataires ont dû se contenter des écrans disposés à l'extérieur. L'ambiance avant le set était électrique : des groupes de fans échangeaient leurs souvenirs du groupe, comparaient les bootlegs des années 1990, refaisaient le monde en attendant le moment fatidique.

« Un son qui traverse les âges » : quand le dark folk de Denver ensorcelle la génération Z

Une question taraude les observateurs : comment un groupe formé en 1992, séparé depuis 2005, peut-il attirer des spectateurs de 18 à 25 ans ? La réponse tient dans la singularité de leur son et dans la redécouverte générationnelle du gothic country.

Sixteen Horsepower n'a jamais été un groupe de son époque. Leur musique, avec ses instruments acoustiques et ses textes bibliques, semblait anachronique dès sa sortie. Mais cette intemporalité est devenue leur force. Les jeunes d'aujourd'hui, saturés de productions numériques lisses, cherchent une authenticité brute. Le son de Sixteen Horsepower — ce banjo qui sonne comme une prière, cette voix rauque d'Edwards qui semble surgir du fond des âges — répond à cette quête.

Du gothic country au renouveau post-punk : l'héritage sonore de 16 Horsepower

L'influence de Sixteen Horsepower sur la scène alternative actuelle est immense, même si elle reste souvent souterraine. Des groupes comme King Dude, Chelsea Wolfe ou les Français de H-Burns revendiquent ouvertement leur dette envers le Denver Sound. La scène dark folk française, en pleine renaissance, doit beaucoup à ce mélange unique de tradition américaine et de mélancolie européenne.

Affiche du festival This Is Not A Love Song (juin 2018) montrant des fleurs rouges, des serpents et des danseurs.
Affiche du festival This Is Not A Love Song (juin 2018) montrant des fleurs rouges, des serpents et des danseurs. — (source)

Cette hybridation des genres — folk, rock, électronique — est aujourd'hui la norme. On la retrouve chez des artistes aussi divers que Gildaa au Festival Art Rock, qui mêle strass, kora et art-rock dans une performance inoubliable à Saint-Brieuc. Le contexte est le même : une génération d'artistes qui refuse les catégories et pioche dans tous les héritages pour créer quelque chose de neuf. Sixteen Horsepower, sans le savoir, a ouvert cette voie il y a trente ans.

Témoignages : « Je suis venu de Lyon pour les voir, c'est le groupe de ma vie »

Dans la file d'attente, des jeunes de 18 à 25 ans sont venus de toute la France. Léa, 22 ans, étudiante en lettres à Lyon, a pris le train le matin même : « J'ai découvert le groupe sur une playlist Spotify « Dark Folk Essentials » il y a deux ans. Le premier morceau que j'ai entendu, c'était « Black Soul Choir ». J'ai eu l'impression de recevoir une décharge électrique. Depuis, je ne les ai plus lâchés. Quand j'ai appris la reformation, j'ai pleuré. »

Antoine, 24 ans, venu de Marseille avec trois amis, raconte une histoire différente : « C'est mon père qui m'a fait écouter Secret South quand j'avais 15 ans. Il avait le CD dans sa voiture. Au début, je trouvais ça bizarre, trop sombre. Puis un soir, j'ai réécouté « Hutterite Mile » en boucle. J'ai compris. Aujourd'hui, je connais toutes les paroles par cœur. Être là, ce soir, c'est un rêve de gosse. »

Ces témoignages montrent que la musique de Sixteen Horsepower circule par des canaux multiples : algorithmes des plateformes, conseils parentaux, bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux. Mais le résultat est le même : une ferveur presque religieuse, un sentiment d'appartenance à une communauté secrète.

La bénédiction rock : plongée dans le set de 16 Horsepower à Nîmes

Il est 22 heures passées quand les lumières de la grande salle de Paloma s'éteignent. Les trois mille personnes retiennent leur souffle. Sur scène, cinq silhouettes apparaissent dans une lumière ambrée. David Eugene Edwards s'avance, chapeau blanc de cow-boy vissé sur la tête, une guitare acoustique à la main. Il ne dit rien. Il se contente de poser ses doigts sur les cordes. La première note de « American Wheeze » déchire le silence.

Chapeau blanc et prêches hantés : David Eugene Edwards en maître de cérémonie

David Eugene Edwards n'est pas un chanteur comme les autres. Debout derrière son micro, il ressemble à un prédicateur de la Frontier, un homme qui aurait traversé les plaines à pied pour apporter la bonne parole. Sa voix rauque, capable de passer du murmure au cri en une fraction de seconde, emplit la salle sans effort. Le Midi Libre décrit « un chapeau blanc de cow-boy, une musique des grands espaces et un son massif dans une salle pleine à craquer ». La comparaison avec un office religieux n'est pas exagérée : Edwards prêche, le public répond, et la musique devient une liturgie partagée.

Son look est iconique : chemise blanche, pantalon noir, bottes de cow-boy. Il ne bouge presque pas, concentré sur son instrument, mais son regard parcourt la foule comme s'il cherchait à lire dans chaque visage. Par moments, il ferme les yeux et laisse sa voix porter les mots de son grand-père pasteur : « There is a house in Heaven / Where the weary shall find rest. »

Les morceaux qui ont fait basculer la nuit nîmoise

La setlist de la tournée 2026 puise dans les cinq albums studio du groupe, avec une prédilection pour les classiques. « Black Soul Choir », leur hymne le plus connu, a provoqué une clameur dès les premières notes. Le public a repris le refrain en chœur, une communion parfaite entre la scène et la salle. « C'est le morceau qui a tout déclenché pour nous », a glissé Edwards entre deux chansons.

« Scrawled in Sap », tiré de l'album Low Estate, a glacé la salle. Le morceau, porté par le concertina de Humbert et la voix hantée d'Edwards, a plongé le public dans un silence recueilli. On entendait une mouche voler. Puis, brutalement, la batterie de Tola a explosé, et le morceau a basculé dans un chaos magnifique.

Nîmes, ville du Gard en région Occitanie, où se trouve la SMAC Paloma

« Hutterite Mile », peut-être leur chef-d'œuvre, a été le point culminant de la soirée. Edwards a lâché sa guitare pour saisir la vielle à roue, cet instrument médiéval qui produit un son continu, presque hypnotique. La salle entière a vibré sur ce drone lancinant, tandis que la voix d'Edwards racontait l'histoire des mennonites persécutés. Un moment de catharsis collective.

Une communion sur fond de « country gothique »

L'interaction avec le public a été constante. Edwards, d'ordinaire plutôt réservé, a souri à plusieurs reprises, visiblement ému par l'accueil. Il a remercié le public en français, provoquant une ovation : « Merci, Nîmes. Merci d'être là. C'est un grand bonheur. » Pascal Humbert, lui, a pris le micro pour ajouter : « La France, c'est notre deuxième maison. Ce soir, on se sent chez nous. »

Le Midi Libre titre : « 16 Horsepower, la tête d'affiche remplit le contrat ! » Et c'est peu dire. La salle était pleine à craquer, les fans chantaient chaque mot, et le groupe, porté par cette énergie, a offert un set de près de deux heures. Les rappels ont été interminables. Edwards est revenu seul, avec sa guitare acoustique, pour interpréter une version dépouillée de « For Heaven's Sake », avant que le groupe ne le rejoigne pour un final explosif sur « Coal Black Horses ».

Conclusion : une légende se perpétue sous le ciel gardois

Ce concert à Nîmes n'était pas un simple arrêt sur une tournée. C'était un sacre. Sixteen Horsepower a prouvé, devant 3 000 personnes venues de toute la France, que sa musique était intemporelle. Les morceaux écrits il y a trente ans parlent aussi fort aux enfants des années 2020 qu'aux adultes des années 1990. Le gothic country de Denver traverse les générations sans prendre une ride.

Le festival This Is Not a Love Song a offert l'écrin parfait pour cette bénédiction rock. Intime, exigeant, profondément authentique, il a permis à ce moment rare de prendre toute sa dimension. Dans une salle où l'on pouvait voir les yeux briller et les larmes couler, la musique de Sixteen Horsepower a opéré sa magie : celle de rassembler des inconnus autour d'une même émotion, d'un même souffle.

Ce vendredi 5 juin 2026 restera dans les annales de Paloma. La légende de Sixteen Horsepower, loin de s'éteindre, s'est écrite une nouvelle fois sous le ciel gardois, portée par un public qui n'a jamais cessé d'y croire. Le passage de flambeau intergénérationnel est consommé : le folk apocalyptique de Denver est désormais ancré dans le panthéon du rock alternatif français. Et pour ceux qui étaient là, une certitude : ils ont assisté à quelque chose d'unique, un moment hors du temps, une bénédiction.

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Questions fréquentes

Pourquoi Sixteen Horsepower s'est séparé en 2005 ?

Le groupe a annoncé sa séparation en avril 2005 pour des raisons qualifiées de « politiques et spirituelles ». David Eugene Edwards souhaitait explorer des territoires plus personnels avec son projet solo Wovenhand, tandis que Pascal Humbert et Jean-Yves Tola ont fondé le groupe Lilium.

Quels instruments rares joue Sixteen Horsepower ?

Le groupe utilise des instruments acoustiques comme le banjo, la vielle à roue et le concertina Chemnitzer, ce dernier étant un instrument rare hérité de la tradition allemande. Pascal Humbert manie le concertina avec une dextérité confondante, apportant une texture sonore européenne à leur musique.

Quel est le lien entre Sixteen Horsepower et la France ?

David Eugene Edwards a rencontré les musiciens français Pascal Humbert et Jean-Yves Tola dans les studios de Roger Corman à Los Angeles dans les années 1990. Le groupe a toujours été adopté avec une ferveur particulière en France, où les tournées étaient systématiquement sold-out et les critiques très élogieuses.

Comment le festival TINALS garantit-il une expérience intime ?

Le festival This Is Not a Love Song limite volontairement sa jauge à 3 000 spectateurs par jour, ce qui permet une proximité entre artistes et public. Les tarifs restent accessibles (42 à 46 euros le pass une soirée) grâce aux subventions de la SMAC Paloma, malgré un équilibre économique fragile.

Sources

  1. actu.fr · actu.fr
  2. 16horsepower.band · 16horsepower.band
  3. en.wikipedia.org · en.wikipedia.org
  4. fr.wikipedia.org · fr.wikipedia.org
  5. lemonde.fr · lemonde.fr
stage-life
Romain Daubot @stage-life

Les concerts, c'est ma drogue. Festivalier compulsif, j'ai vu plus de 200 groupes en live ces cinq dernières années. Chargé de communication pour une salle de concerts à Bordeaux, je vis la musique sur scène. Les setlists, l'énergie de la foule, les surprises des rappels – c'est ça qui me fait vibrer. Mon écriture essaie de transmettre cette émotion, de te donner l'impression d'y être. Spoiler : rien ne vaut le vrai.

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