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Sciences

Vers une meilleure compréhension du langage

Comment définir un mot ? Cette réflexion explore les unités de sens, l'économie verbale et propose une méthode inédite pour structurer la définition des mots.

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Pour comprendre le fonctionnement du langage, il faut à mon avis avoir une idée claire de la définition du mot « définition » lui-même. Dans le second paragraphe d'un article que j'ai écrit, intitulé « La vérité » (un lien vers celui-ci se trouve en bas de page), j'en propose une qui, bien que différente de celle du dictionnaire, est utilisée en partie dans celui-ci :

La définition du mot « définition » devrait être : « les mots qui peuvent se substituer à un mot dans une phrase qui garde le même sens » (c'est cette définition qui se substitue au mot « définition » dans une phrase).

Dans le troisième et dernier paragraphe de l'article sur la vérité, je remarque aussi que si les mots étaient définis selon ma méthode précisée ci-dessus, certains mots n'auraient pas de définition. C'est ce que j'exprime en écrivant : « (...) certains mots ne peuvent pas être définis. Cependant ils ont un sens. » Aujourd'hui, je nuance mes propos en observant que certains mots n'ont pas même de sens individuellement, comme on le verra. Ces mots sans définition, je les appelle des mots « unitaires ».

Les mots ont-ils tous un sens ?

Beaucoup de mots n'ont pas de sens, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas d'effets sur vous. Si on vous dit le mot « table », par exemple, il n'y a pas vraiment de communication : ce n'est pas une information sur votre façon de réagir. En revanche, un ensemble de mots — une phrase — a un sens parce qu'elle nous donne une information sur notre façon de réagir.

Toutefois, on peut aussi imaginer qu'un mot contienne un ordre entier ; là, il y a communication (bien que ces mots soient rares). Pour les mots qui n'ont pas de sens, pour évaluer leur définition, il faut les intégrer dans une phrase entière et comparer cette phrase (qui elle a un sens) à une autre plus longue (avec aussi un sens). J'ai décidé de nommer un ensemble de mots qui a un sens une « unité de sens ». On peut concevoir qu'il existe diverses catégories d'unités de sens.

Pourquoi les unités de sens combinent-elles plusieurs mots ?

Mais alors, pourquoi les unités de sens ne sont-elles pas toutes constituées d'un seul mot ? Pourquoi sont-elles constituées de plusieurs mots qui n'ont pas de sens individuellement ? Et surtout, quelle est l'utilité de ces mots s'ils n'ont pas de sens ?

La réponse est simple : cela permet de produire une grande économie de mots. On réutilise les mêmes mots dans des phrases différentes et on évite par là même d'en créer de nouveaux.

Comment fonctionne l'économie de mots dans le langage ?

J'ai remarqué qu'en construisant des phrases de plusieurs mots et en réutilisant ces mots dans des phrases différentes, on utilise moins de mots distincts que si l'on faisait des phrases ayant un sens équivalent mais constituées d'un seul mot particulier à chaque fois. En faisant 20 phrases constituées chacune de 3 mots, on peut économiser jusqu'à 7 mots de plus que si l'on fait 20 phrases de 1 mot.

Je crois que cette économie de mots a une limite et n'est pas infinie. C'est pour cela qu'à un moment donné, on ne peut plus utiliser plusieurs mots pour définir un mot, et celui-ci n'a plus de définition à proprement parler.

Une méthode pour mieux définir les mots

Ma méthode de définition citée plus haut — et à laquelle je souhaiterais éventuellement donner un nom — permet de définir un mot selon une démarche précise et évite qu'il soit défini « au feeling », comme je le pense un peu pour les dictionnaires actuels. Ces derniers l'appliquent pour certains mots, mais pas tous, à tort selon moi.

Je me suis intéressé aux conséquences de cette méthode. En particulier, un mot peut avoir pour définition un nombre décimal de mots : un mot, par exemple, peut être défini par 2,5 mots. J'ai une explication à cela. Admettons que le mot A soit défini par les mots B, C et D, que le mot X le soit par les mots B et C, et Y par D et E. On peut considérer que A est aussi défini par X et une moitié de Y.

Qu'appelle-t-on définitions croissante et décroissante ?

Enfin, pour conclure, je donne simplement deux définitions. Si un mot A fait partie de la définition d'un autre B, B est « croissant » vers A et A est « décroissant » vers B.

Un mot ne peut être à la fois croissant et décroissant vers un autre. En mathématiques, par exemple, j'ai remarqué que la puissance est croissante vers la multiplication, qui est à son tour croissante vers la somme. J'ai trouvé cette constatation mathématique intéressante.

N.B. : Voici le lien vers un autre article que j'ai publié, intitulé « La vérité », auquel cet article fait référence à plusieurs reprises : La vérité : des méthodes pour mieux la capter

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mtaveau
Marc Taveau @mtaveau
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