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Sciences

La psychanalyse du 20 ème siècle

Découvrez les approches de Freud et Carl Rogers, ainsi que les symptômes et traitements des crises de panique et névroses.

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L'approche non-directive de Carl Rogers

Le célèbre psychothérapeute américain Carl R. Rogers (1902-1987) est le psychologue fondateur de l'approche non-directive. Il met au point, en 1951, une méthode de raisonnement psychothérapeutique fondée sur le non-directivisme qui vise à mettre en évidence les sentiments confus du patient et à leur donner un meilleur sens. Le psychothérapeute garde toujours une attitude neutre et s'abstient de toute interprétation ; il se contente d'encourager et d'aider le patient à s'exprimer en reformulant, en d'autres termes, les sentiments essentiels manifestés pendant la cure. Ainsi, Carl Rogers met l'accent sur les aspects affectif et émotionnel des problèmes plutôt que sur l'aspect intellectuel. Le but de cette méthode est de permettre au client de renforcer son moi, de l'aider à trouver son chemin et de relancer le processus de maturation affective, enlisé dans les résistances névrotiques.

Il a écrit de nombreux ouvrages dont les plus célèbres sont : Client centered therapy, Freedom to learn et On becoming a person.

L'étude du psychisme par Freud

Sigmund Freud est un autrichien (1856-1939), fondateur de la psychanalyse. Il pense qu'à l'origine des troubles névrotiques se trouvent des désirs oubliés en rapport avec le complexe d'Œdipe et inconciliables avec les autres désirs ou avec la morale. Ces désirs refoulés continuent à exister dans l'inconscient mais ne peuvent faire éruption dans la conscience qu'à la condition d'être défigurés.

C'est ainsi qu'outre les symptômes névrotiques, se forment les rêves et les actes manqués. En 1920, avec la publication d'Au-delà du principe de plaisir, Freud oppose la pulsion de vie et la pulsion de mort et propose un nouveau modèle de l'appareil psychique : le moi, le ça et le surmoi.

En 1910, il va créer l'International Psychoanalytical Association (IPA) à laquelle se rattacheront d'autres institutions après lui. Tout le monde va suivre sa technique : la psychothérapie moderne, fondée sur les bases du freudisme, a été nécessaire surtout après la Seconde Guerre mondiale pour principalement guérir les malades militaires. Le monde de nos jours profite de ces techniques pour guérir de milliers de maladies psychologiques grâce à l'intervention de psychologues, de psychiatres, etc.

Qu'est-ce qu'une crise de panique ?

Les crises de panique sont une forme particulière de névrose. Les névroses sont des maladies psychiatriques relativement bénignes dans la mesure où elles ne s'accompagnent jamais d'une désorganisation de l'esprit.

Un névrosé n'est pas un malade mental, il ne le deviendra pas. Les névroses sont assez sérieuses tout de même, car elles sont chroniques. Elles entraînent une gêne sociale notable chez ceux qui en souffrent et les limitent beaucoup dans leur vie individuelle.

La névrose d'angoisse est caractérisée par la survenue régulière, sur un fond d'angoisse permanent, d'attaques d'angoisse répétées ou d'attaques de panique. Cette névrose se développe sur des personnalités de type anxieux, qui présentent en général les caractères suivants :

  • Une timidité importante ;
  • Une très grande émotivité et une hypersensibilité ;
  • Une grande difficulté à prendre des décisions ;
  • Un état de tension psychique permanent ;
  • Une recherche de la perfection ;
  • Un besoin d'être rassuré en permanence.

Les attaques d'angoisse ou crises de panique sont des épisodes pénibles qui correspondent à des peurs intenses, incontrôlables et sans raison. Elles durent quelques dizaines de minutes à quelques heures. À l'issue de la crise, la personne atteinte est capable d'en reconnaître le caractère absurde et excessif. Les caractéristiques de la crise sont les suivantes :

  • Elles peuvent être plus ou moins fréquentes (quotidiennes, hebdomadaires...), et c'est leur fréquence qui conditionne l'impact de la maladie sur la vie sociale des personnes malades ;
  • Le début est brutal, souvent nocturne. Le malade ressent une sensation très forte de danger imminent, de catastrophe inéluctable. Souvent, il existe une sensation de mort imminente ou de sombrer dans la folie ;
  • Dans le même temps existe un sentiment d'impuissance, et la conviction qu'il n'y a rien à faire, qu'il n'y a aucun moyen d'éviter ce danger. Cette conviction entraîne un état d'agitation permanente, ou au contraire un repli sur soi et une prostration ;
  • Le sujet a souvent du mal à respirer et l'impression d'un poids sur la poitrine ; il est également fréquent d'avoir en même temps la « tête qui tourne » : ces symptômes sont purement subjectifs et il n'existe pas en réalité de vertiges ni de troubles réels de la respiration ;
  • Il existe certains signes physiques qui sont associés à la crise, par exemple une augmentation du rythme cardiaque, des tremblements, des sueurs et une pâleur du visage.

Les symptômes associés aux crises de panique

En dehors de ces crises d'angoisse, il existe un certain nombre de symptômes uniquement d'origine psychologique. Ils ne reposent pas sur un problème biologique mais « simulent » d'autres problèmes de santé (quintes de toux, difficultés à respirer, sensation de boule dans l'estomac, hoquet, palpitations cardiaques, difficultés sexuelles, tremblements, maux de tête...).

La maladie peut fluctuer au cours de la vie, avec des moments où elle est plus présente et d'autres où elle s'estompe. Elle entraîne une souffrance morale importante et peut conduire à la dépression ou à d'autres formes de névroses, voire vers des maladies biologiques liées au stress (ulcère, problèmes cardiaques...).

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