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Santé

Le téléphone portable et le cancer

Une étude américaine sur 480 rats exposés aux rayonnements de téléphones portables pendant deux ans n'a révélé aucune augmentation significative de tumeurs. Le vrai danger reste l'utilisation au volant.

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Téléphone portable et cancer : une étude rassurante

480 rats ont été soumis à deux types de rayonnement pendant quatre heures par jour, cinq jours par semaine, pendant deux ans. Cette étude a été menée par des chercheurs de l'école de médecine de la Washington University à Saint-Louis (Missouri), qui ont présenté leurs résultats mercredi à Québec (Canada) lors d'une réunion de la Bioelectromagnetics Society.

« Nous avons essayé d'imiter un haut niveau d'exposition auquel pourraient être soumis les êtres humains », a expliqué Joseph Roti, qui a dirigé l'étude.

Aucun lien entre rayonnements et tumeurs cancéreuses

« Nous n'avons trouvé aucune hausse statistiquement significative d'aucun type de tumeur, parmi lesquelles des tumeurs au cerveau, au foie, au poumon ou au rein, comparé au groupe de rats qui n'avaient pas été soumis aux rayonnements », a ajouté le professeur de radio-oncologie, biochimie et biophysique moléculaire.

« Autant que je puisse en juger, le plus grand danger des téléphones portables est posé par le fait de conduire et de l'utiliser en même temps », a conclu le chercheur.

Fréquences testées : analogiques et numériques

L'étude, financée par l'industrie de la téléphonie mobile, a exposé les rongeurs à deux fréquences :

  • 835,62 MHz, utilisée pour les téléphones portables analogiques ;
  • 847,74 MHz, utilisée par les mobiles numériques.

Un tiers des rats ont été exposés à la fréquence des téléphones analogiques, un tiers à la fréquence des téléphones numériques et le dernier tiers n'a reçu aucune radiation électromagnétique.

Analyse approfondie des organes des rongeurs

Après deux ans d'étude, soit 505 jours d'exposition, le cerveau, la moelle épinière et d'autres organes de chaque rongeur ont été examinés au microscope pour y détecter des signes de cancer.

« Nous avons particulièrement recherché des tumeurs au cerveau et dans la moelle épinière », a expliqué Marie La Regina, co-auteur de l'étude, en précisant que les chercheurs avaient examiné 20 à 25 sections de chaque cerveau et pratiqué des analyses sur une trentaine d'autres tissus.

Les scientifiques n'ont pas non plus noté de différences dans le poids ou l'espérance de vie des animaux pendant la durée de l'étude.

Source AFP

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fred38
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