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Santé

Don d'organes

En France, plus de 6 000 personnes attendent une greffe. Découvrez les règles du don d'organes, la mort encéphalique et comment informer vos proches de votre choix.

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En France, plus de 6 000 personnes attendent actuellement une greffe d'organe. Face à cette pénurie, le manque de donneurs se fait cruellement sentir, et chaque année, des patients meurent faute n'avoir trouvé un greffon à temps. Pourtant, le don d'organes reste le seul espoir pour traiter les insuffisances irréversibles. Il permet de sauver des vies et d'améliorer considérablement la qualité de vie des malades. Il est crucial de garder à l'esprit que chacun d'entre nous peut, un jour ou l'autre, se retrouver sur cette liste d'attente.

Qu'est-ce que la mort encéphalique ?

Le prélèvement d'organes sur une personne décédée ne peut se faire qu'en cas de mort encéphalique, aussi appelée « mort cérébrale ». Il s'agit d'un état clinique caractérisé par la destruction totale et irréversible du cerveau. Contrairement au coma profond, la mort encéphalique est un arrêt définitif de toutes les fonctions cérébrales. Elle est constatée par des médecins qui ne sont pas impliqués dans la greffe, suite à des examens cliniques et scanners rigoureux, et ce, même si le cœur continue de battre artificiellement.

Peut-on donner un organe de son vivant ?

Oui, il est tout à fait possible de donner certains organes de son vivant. Cette démarche, appelée don vivant, concerne principalement le rein, mais aussi une partie du foie, du poumon, ou encore de la moelle osseuse. Contrairement au prélèvement après décès, ce don ne peut s'effectuer qu'au profit d'un proche receveur (parent, frère, sœur, conjoint) ou, dans certains cas spécifiques, dans le cadre d'un don croisé. Le donneur fait l'objet d'une série d'examens médicaux et psychologiques pour s'assurer que ce geste ne met pas en danger sa propre santé.

Pourquoi parler du don d'organes en famille ?

Au moment du décès, l'équipe médicale doit systématiquement consulter les proches du défunt pour recueillir leur témoignage sur la volonté du défunt. Dans ce moment de douleur intense, la famille doit prendre une décision difficile et souvent urgente. Si le sujet n'a jamais été abordé, les proches peuvent craindre de ne pas respecter les dernières volontés de la personne disparue ou, par défaut, s'abstenir de répondre. Exprimer clairement son choix de son vivant, c'est donc soulager ses proches d'une lourde responsabilité morale et éviter les conflits ou les doutes lors d'un deuil déjà éprouvant.

Comment faire connaître son choix ?

Pour que votre volonté soit respectée, il est essentiel de la communiquer à votre entourage. En France, la loi présume que tout le monde est donneur, sauf si l'on a fait part de son refus de son vivant.

Si vous êtes POUR le don d'organes

  • Parlez-en explicitement à vos proches. Leur témoignage est la seule preuve que les équipes de prélèvement pourront utiliser.
  • Rédigez et signez un papier libre indiquant votre consentement et confiez-le à un proche.
  • Portez une carte de donneur sur vous. Bien qu'elle n'ait pas de valeur légale obligatoire, elle constitue un signal fort pour votre famille et les soignants.

Si vous êtes CONTRE le don d'organes

  • Informez votre famille de votre refus pour qu'elle puisse le faire valoir auprès de l'équipe médicale.
  • Inscrivez votre refus sur le Registre national des refus (RNR), tenu par l'Agence de la biomédecine. Cette inscription est sécurisée et opposable aux équipes soignantes.
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bredi
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