
Aucun magazine ne nous épargne sur le sujet de l'amour. On nous ressasse les mêmes recettes, les mêmes tests stupides et ces titres alléchants qui vous promettent de découvrir l'amour... Vous savez quoi ? Moi, j'en ai marre.
Je renonce à la pression amoureuse
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Au regard qu'on espère dans la rue parce qu'on a fait un effort sur notre tenue, alors que certaines ne font rien et attirent tous les regards. Je ne leur en veux pas, c'est normal, mais je ne vais plus m'abîmer pour une simple récompense.
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À cette pression inutile qui nous opprime à chaque sortie et nous oblige à être sur notre trente-et-un, mais aussi à ce déballage médiatique qui nous jure qu'on ne peut être heureux qu'en couple, ou qui nous donne des recettes pour trouver un mec.
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À toutes ces déceptions qui nous renvoient l'image qu'on n'est pas « assez ceci » ou « assez cela », et qui à tous les coups nous assurent une déprime, même si on prétend se ficher du regard des autres (faux, on le prend en compte).
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Peut-être à ces palpitations, dont les autres parlent dans tous les articles, qui signent qu'on est amoureux, qu'on se sent pousser des ailes ou qu'on est sur un petit nuage ? Elles ne me font plus rêver, en tout cas plus autant qu'avant.
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À la recherche de la validation masculine sur notre physique pour se rassurer, alors qu'on se sent bien dans sa peau. C'est pourtant ce que prônent les magazines : il faut se sentir bien pour plaire. Mon œil ! Et parce qu'on plaît moins, on serait forcément moche — on finit par s'en convaincre nous-mêmes.
Ce que je gagne en restant célibataire
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Le renforcement de ma confiance en moi, qui avait tendance à s'effriter à chaque fois que je n'obtenais pas ce que je voulais avec un type.
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La liberté de faire ce qui me plaît sans me demander : « Est-ce que ça va lui plaire ? ». Je m'habille comme je veux parce que ça me fait plaisir, et non pour séduire à tout prix.
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Une tranquillité d'esprit : finies les questions du type « C'est quoi ce sourire ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que je lui plais ? » — ces interrogations épuisantes à la longue.
Pourquoi je choisis d'être seule
Pour finir, ce que je retrouve, c'est plus d'estime envers moi-même. En renonçant à tout ça — et particulièrement à l'amour — je retrouve ma nature propre, en phase avec moi-même, et ça repose, à vrai dire. Si certains estiment que je perds énormément, je cours le risque : j'estime qu'on s'inflige trop de pression. Si on a su vivre seul, on peut envisager de continuer ainsi encore longtemps.
D'autres penseront que je suis une désespérée, soit. Moi, je pense plutôt que c'est du bon sens que de refuser une souffrance inutile.