
Tout d'abord, vous rentrez de la clinique, encore toute fripée, n'ayant que quelques jours. Voici l'accueil du grand frère. Ah... Souvenirs, souvenirs... L'enfant unique, détrôné de sa position royale, vous accueille gentiment (évidemment !) par un : « Qu'est-ce qu'elle fait là ? Vous n'auriez pas pu la laisser à l'hôpital ? ». Je suis sûre que même en n'étant pas plus haute que trois pommes, ça marque. Qui sait, peut-être est-ce la base d'un traumatisme qui resurgira dans mes vieilles années... ?
Entre insouciance et premières bêtises
Vient alors l'âge insoucieux, où l'on croit que la boue ou le chewing-gum mis dans les cheveux était fait pour nous rendre plus belles. On invite alors des amies le mercredi après-midi, histoire de jouer tranquillement à Barbie princesse du lac, sans déranger personne. Le frère, heureux comme un roi de trouver une occasion pour nous em... pardon, embêter, débarque. Il trouve je ne sais quelle excuse bidon pour rester et se moque de nous. Au bout d'un moment, on se met à hurler dans toute la maison : « Maman !!!! Il nous embêêêête !!! ». Évidemment, que la maman vienne ou non, cela ne change rien, puisqu'il recommence systématiquement.
L'adolescence du grand frère : le début du cauchemar
Ensuite, nous arrivons à l'âge où le grand frère rentre dans l'adolescence. C'est là que commence réellement le calvaire. Il nous cherche, nous enquiquine, nous fauche ce qui lui plaît, fait d'énormes bêtises qu'il met sur notre compte, etc. Pour les moins chanceuses d'entre nous, il fait certaines expériences (hum !). En effet, le fait qu'on puisse se fracasser la tête en descendant en marche arrière sur une tondeuse, le terrain étant en pente et en sachant qu'un arbre est placé juste derrière, lui reste très énigmatique ! Il tente alors l'expérience : vous vous en sortez de justesse, mais vous écopez des engueulades parce que, forcément, c'était « votre idée » !
La complicité à l'âge adulte
Puis finalement, il atteint l'âge de la raison, la majorité. Il est plus calme, plus posé, il poursuit ses études supérieures et redevient sérieux. C'est à ce moment-là que l'on peut se rapprocher de lui, se taper des délires, s'éclater... Bon, devant ses amis, vous êtes toujours la petite sœur collante, mais il commence enfin à vous prendre un peu plus au sérieux, et c'est tellement bien...
Tout un article et beaucoup de gentilles moqueries (il me le doit bien, non ?!) pour dire à mon frère que je l'aime et que je lui souhaite beaucoup de chance et de courage pour le futur. Merci, « frérot »...