Didier Barbelivien a écrit des tubes pour Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Patricia Kaas, mais le grand public ignorait son nom. Né à Paris le 10 mars 1954, il est auteur-compositeur-interprète. Universal Music le présente comme une figure majeure de la variété, auteur de plus de 2000 chansons pour les plus grands artistes francophones. Ce chiffre de 2000 titres est repris par Wikipédia et par une interview de Programme-TV, sans que les extraits consultés en donnent une vérification indépendante.

Il a composé pour Dalida, Johnny Hallyday, Michel Sardou, Patricia Kaas, Gilbert Bécaud, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Claude François ou C. Jérôme, selon Universal Music. Ses chansons passaient à la radio, pas son visage. Barbelivien reste un « illustre inconnu » du public en tant qu'interprète, note la même source.
Dans une interview accordée à Programme-TV en mars 2020 pour son livre, il explique sa posture : « C'est sans doute parce que j'ai toujours préféré rester dans l'ombre et donner du plaisir aux autres ! » Charles Aznavour lui avait posé la question en 1984. Le parolier dit avoir été tétanisé à l'idée de monter sur scène.
Cet effacement volontaire rappelle d'autres carrières racontées dans notre série, comme Le destin secret de Lio, l’icône pop excentrique derrière « Le Banana Split » ou Où est passé Raft, le groupe derrière le tube « Yaka Dansé » ?.
De l'ombre à la lumière : le duo avec Félix Gray
Barbelivien a connu une percée éphémère comme interprète au début des années 1990. En 1990, il forme un duo avec Félix Gray. Leur chanson « À toutes les filles… » est née d'une anecdote partagée en voiture en 1989, selon Melody TV. Le 45 tours entre au Top 50 le 2 juin 1990 et atteint la première place le 6 octobre 1990, détrônant Zouk Machine. Leur titre « Il faut laisser le temps au temps » occupe aussi la première place en janvier 1991, d'après Wikipédia et Melody TV.

Avant ce duo, il avait sorti « Elle » en 1980, que Wikipédia classe 19e meilleure vente de l'année en France. Les extraits fournis ne documentent pas ce succès de façon uniforme, aussi citons-le comme une donnée source.
Ces numéros un restent l'exception : Barbelivien est retourné à son rôle d'auteur pour les autres après cette parenthèse.
Polémiques et rebondissements récents
Un engagement politique qui a fait débat
Universal Music souligne que Barbelivien affiche une sensibilité royaliste et conservatrice, avec une chanson « Vive le Roi ». La même source avance que son soutien ouvert à Nicolas Sarkozy et cette sensibilité ont refroidi une partie du public et affecté sa carrière scénique. Ce point de vue n'est pas corroboré par une preuve directe de baisse de fréquentation des salles dans les documents consultés ; il figure comme une interprétation de la source.
La condamnation pour plagiat de 2024
Le 9 octobre 2024, la cour d'appel de Paris a condamné Didier Barbelivien et Gilbert Montagné pour plagiat. Le titre « On va s'aimer » reproduisait, selon le verdict, « Une fille de France » de Gianni Nazzaro (1979). Barbelivien ne touche plus de droits sur ce tube, selon Wikipédia. Cette décision judiciaire est un fait établi, distinct des affirmations sur sa popularité.
Un livre pour raconter les rencontres
En octobre 2019, Barbelivien a publié chez Albin Michel « Pleure pas nostalgie ». Il y raconte ses rencontres avec les artistes pour qui il a écrit des tubes, comme Johnny Hallyday, Charles Aznavour ou Michel Sardou, d'après Programme-TV. Le livre offre un regard d'auteur sur une carrière passée côté coulisses.