
Des conditions de vie indignes pour les résidents
Pour commencer, j'ai pu découvrir qu'il y a en tout 20 chambres dans ce service, dont 2 simples avec une douche et 18 doubles avec une douche commune pour toutes les chambres du service. Nous passons donc dans les chambres pour le petit déjeuner, où j'ai eu la chance de découvrir que l'on met des personnes tout à fait valides, prêtes à rentrer chez elles, avec des personnes présentant des handicaps lourds, moteurs ou psychologiques. Certains patients sont même attachés dans leur lit. Il y a même une chambre où un monsieur est enfermé à l'aide d'une bande attachée à la rampe du couloir qui bloque la poignée.
Une hygiène et un entretien défaillants
Les toilettes sont faites au lit et ne sont donc que partielles, les draps sont rarement changés pour économiser la blanchisserie de l'hôpital. Pour ce qui est de l'état des bâtiments, les murs sont fissurés, les tuyaux partiellement recouverts et la peinture s'écaille dans de nombreuses salles. D'un point de vue hygiène, là aussi, cela laisse à désirer. La vaisselle que le personnel utilise pour lui et pour les patients est la même. Ce sont les ASH qui font la vaisselle et qui, parfois, ne rincent qu'à l'eau ce qui est couvert, pot d'eau, etc. Quant au ménage des chambres, je ne suis restée qu'un jour dans cet hôpital et le ménage n'a pas été fait. Vu l'état des chambres, il n'avait pas dû être fait depuis plusieurs jours.
Un manque criant de contrôle sanitaire
Malheureusement, ce n'est pas le seul hôpital dans cet état. Ce « Centre Hospitalier » ne possède aucun bloc opératoire, il n'y a donc que des personnes qui sont en « repos ». C'est pourquoi, je pense, il échappe à certaines règles et probablement à certains contrôles qui pourtant seraient nécessaires. À l'heure où les personnes vieillissantes tiennent une part importante dans notre société, il n'est pas normal de laisser faire ce genre de choses, ou bien pire encore.