
Cet article a seulement pour but de faire un récapitulatif des problèmes dus au réchauffement climatique. Aujourd'hui, ces changements au niveau planétaire ne sont plus de la science-fiction mais une réalité.
Je ne ferai, ici, aucun énoncé rhétorique pour tenter de vous convaincre de faire une manifestation en bas de chez vous en criant « Vive Nicolas Hulot ! ». Cependant, il doit être précisé que les données qui vont suivre proviennent de sites scientifiques hautement qualifiés.

Causes du réchauffement climatique : le rôle du CO2
Les changements sont dus à des gaz que l'on rejette : le CO2 (dioxyde de carbone) et le méthane. Pour comprendre le présent, il faut d'abord remonter un peu dans le passé.
Pendant plus de 10 millénaires, la concentration en gaz carbonique et en méthane dans notre atmosphère n'a pas changé. Mais le milieu du XVIIIe siècle est marqué par la révolution industrielle. À partir de là, la quantité de ces gaz a augmenté considérablement. Une hausse de 31 % pour le CO2 et de 150 % pour le méthane est liée directement à l'activité des hommes.
Ces gaz sont des gaz à effet de serre. L'effet de serre est le piège d'une fraction du rayonnement infrarouge réémis par la Terre vers l'atmosphère terrestre (définition Wikipédia). Ce rayonnement est à l'origine d'un réchauffement supplémentaire. Vous comprenez alors pourquoi l'augmentation de ces gaz entraîne à son tour une augmentation de la température.
Selon des études, on assistera à une augmentation de 1 à 3,5 °C dans les prochaines années. Vu comme ça, on a l'impression que la hausse n'est pas très importante. Mais cela est sans savoir qu'il y a 20 000 ans, il y a eu une période glaciaire, et que la température à cette période n'était différente que de 7 °C par rapport à la période la plus chaude que la Terre ait connue. 3 °C n'a alors plus la même dimension.
Remarque : L'effet de serre est un phénomène naturel et nécessaire, sans lui notre température actuelle serait de -18 °C. Ce n'est pas l'homme qui en est responsable. Cependant, l'homme augmente considérablement cet effet en relâchant les gaz cités plus haut.

Conséquences sur l'environnement
Les phénomènes météorologiques catastrophiques se multiplient (El Niño beaucoup plus puissant). Les sécheresses, les feux de forêt, mais aussi les pluies diluviennes et tempêtes sont de plus en plus abondantes.
Plus la température augmente, plus l'eau s'évapore, et l'air en chauffant accueille plus de gaz et donc plus d'eau. On a alors des pluies beaucoup plus importantes que la normale (tempête 1999).
On assiste à la fonte de la calotte glacière et des icebergs, entraînant une augmentation du niveau des océans pouvant conduire à la disparition d'îles et l'inondation de régions côtières entières où habitent en ce moment des populations considérables (New York, Tokyo…). Sans oublier le futur incertain de beaucoup d'espèces qui voient leurs habitats menacés comme les ours polaires ou les manchots. Les changements sont déjà à l'origine de migrations d'espèces et d'une modification de l'écosystème, mais ce qui va arriver n'est autre que l'extinction.
Les courants marins vont être modifiés à cause du réchauffement de l'eau. Pour faire simple, la répartition de la chaleur en surface sera alors modifiée : tandis que certaines régions subiront des canicules et sécheresses importantes, d'autres seront en pleine ère glaciaire.

Impact sur l'homme et la santé
L'augmentation de la température va permettre la prolifération des insectes qui pourront gagner des terres qui leur étaient auparavant hostiles. Les moustiques, vecteurs de maladies, pourront entre autres se déplacer en Europe et être responsables d'épidémies. Les maladies dues à ces insectes vont être multipliées par 100 dans le futur dans un pays comme la France.
L'homme devra sûrement migrer lui aussi pour échapper aux catastrophes naturelles.
Aujourd'hui, beaucoup de pays comptent prendre des mesures pour éviter ces événements (protocole de Kyoto) et ont promis de modifier leurs rejets de gaz nocifs, d'utiliser des énergies renouvelables… (Certains pays que vous connaissez, eux, ne veulent toujours pas ratifier ce protocole.) Ce n'est pas forcément nous qui connaîtrons ces désastres, mais sûrement nos enfants.