Paysage de guerre avec des décombres, des bâtiments en partie détruits et un minaret sous un ciel bleu.
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Gaza : la résilience surprenante du Hamas après un an de guerre

Malgré un an de guerre dévastatrice, le Hamas prouve une résilience troublante en rétablissant son autorité administrative et sécuritaire à Gaza, transformant la guérilla et le contrôle de l'aide en leviers de pouvoir.

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Alors que les images de dévastation saturent les écrans depuis des mois, une réalité complexe et contre-intuitive émerge à Gaza. En ce premier dimanche de mars 2026, bien que l'armée israélienne ait revendiqué la destruction de la majorité des infrastructures du groupe islamiste, le Hamas est parvenu à réinstaller progressivement son autorité sur les territoires évacués par Tsahal. Loin d'être éradiqué, le mouvement démontre une résilience organisationnelle troublante, se posant à nouveau en acteur incontournable de la vie quotidienne gazaouie. Ce retour de bâton politique et sécuritaire brouille les lignes du conflit et interroge sur la véritable nature de la victoire dans une guerre asymétrique aussi longue que destructrice. 

Paysage de guerre avec des décombres, des bâtiments en partie détruits et un minaret sous un ciel bleu.
Paysage de guerre avec des décombres, des bâtiments en partie détruits et un minaret sous un ciel bleu. — (source)

Une mutation tactique face à l'adversité

Comment une organisation peut-elle survivre à l'un des bombardements les plus intenses du XXIe siècle ? La réponse réside dans une structure décentralisée et adaptative qui a permis au Hamas d'absorber les chocs militaires sans s'effondrer. Au début du conflit, les brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas, comptaient entre 20 000 et 25 000 combattants. Selon les chiffres avancés par Israël, plus de 17 000 d'entre eux auraient été neutralisés, tués ou capturés, mais ces chiffres ne racontent qu'une partie de l'histoire.

Le passage à la guérilla

Face à la supériorité technologique et aérienne de l'armée israélienne, le mouvement a opéré une mutation tactique radicale. Il est passé d'une armée structurée en bataillons classiques à de petites cellules de guérilla, beaucoup plus difficiles à cibler et à déraciner. Jérusalem affirme avoir détruit 23 des 24 bataillons du Hamas, un succès tactique indéniable sur le papier, mais qui ne s'est pas traduit par une disparition de la menace sur le terrain. Les combattants survivants se sont fondus dans le paysage urbain en ruines, utilisant les tunnels et les décombres pour mener des attaques éclairs avant de se disperser. Cette fluidité rend obsolète la guerre conventionnelle menée par Tsahal, qui se retrouve face à un ennemi insaisissable. 

Deux individus armés vêtus de noir et portant des cagoules dans un cadre urbain.
Deux individus armés vêtus de noir et portant des cagoules dans un cadre urbain. — (source)

Un renouvellement constant des effectifs

Cette capacité à se régénérer repose sur un recrutement constant, alimenté par le désespoir d'une population jeune et traumatisée. Les services de renseignement américains eux-mêmes ont noté que le groupe recrute presque autant de nouveaux militants qu'il en perd. Il est arrivé au groupe de puiser parmi les orphelins et les désœuvrés, transformant la colère et le traumatisme de toute une génération en carburant pour sa machine de guerre. Ce cycle incessant de mort et de recrutement rend la notion d'éradication totale quasiment illusoire pour les stratèges militaires israéliens, qui doivent désormais composer avec une force ennemie capable de se reconstituer malgré des pertes colossales. 

Cinq hommes armés et masqués en noir alignés sur un terrain accidenté avec des véhicules en arrière-plan.
Cinq hommes armés et masqués en noir alignés sur un terrain accidenté avec des véhicules en arrière-plan. — (source)

Une administration de l'ombre

Cette transformation n'est pas uniquement militaire. Le Hamas a maintenu une administration parallèle qui, bien que mise à mal par la destruction de ses bâtiments, a continué de fonctionner dans la clandestinité. Selon des estimations récentes, le mouvement compterait encore environ 10 000 policiers prêts à intégrer une nouvelle administration de sécurité, tandis que le noyau dur de ses combattants, réduit à quelques bataillons selon certaines sources, reste opérationnel. Cette double casquette, à la fois combattante et administrative, est la clé de voûte de sa longévité politique. L'organisation n'est pas seulement une milice, c'est aussi un gouvernement qui a su préserver ses réseaux de fidélité.

Le retour des forces de l'ordre sur le terrain

L'élément le plus visible de ce retour au pouvoir est la réapparition des forces de maintien de l'ordre du Hamas dans les zones où l'armée israélienne s'est retirée. Fin 2025, alors qu'un cessez-le-feu fragile commençait à s'installer, des témoignages faisaient état de patrouilles de police armées dans les rues de Gaza et de Khan Younis. Ces hommes en uniforme ne sont pas de simples combattants ; ils symbolisent le retour d'une autorité civile qui, par défaut, reprend le contrôle des espaces publics. 

Hommes armés au premier plan d'une scène de rue avec des bâtiments endommagés et des civils.
Hommes armés au premier plan d'une scène de rue avec des bâtiments endommagés et des civils. — (source)

La gestion du quotidien et la circulation

Leur présence immédiate s'est concentrée sur des tâches de « police administrative » : gérer la circulation aux carrefours, organiser les files d'attente pour l'aide humanitaire ou encore empêcher les pillages dans les quartiers les plus sinistrés. Pour une population épuisée par des mois de chaos total, voir une force de police identifiable, même redoutée, a parfois été perçu comme un moindre mal. Face à l'absence totale d'État de droit, le retour de cet ordre coercitif mais prévisible permet au Hamas de se présenter comme le garant d'une stabilité minimale, indispensable à la survie immédiate des habitants. 

Des policiers armés en tenue de camouflage dans une rue de Gaza aux bâtiments endommagés.
Des policiers armés en tenue de camouflage dans une rue de Gaza aux bâtiments endommagés. — (source)

La répression des rivaux politiques

Cependant, ce déploiement s'est accompagné d'une répression brutale à l'égard de ceux considérés comme des « collaborateurs » ou des rivaux potentiels. Des rapports font état de fusillades et d'exécutions sommaires ciblant des membres de milices soutenues par Israël ou des clans familiaux rivaux. Le Hamas cherche ainsi à éliminer toute concurrence politique interne avant même que les négociations sur l'avenir de la bande de Gaza ne commencent véritablement. Ces violences internes illustrent la volonté du mouvement de réaffirmer sa domination absolue sur la société gazaouie, éliminant physiquement toute opposition susceptible de contester son hégémonie naissante.

Une stratégie de financement par la force

Parallèlement, le mouvement a rétabli certains de ses services administratifs, notamment la collecte de taxes. Ce « business model » illicite, qui consiste à prélever une dîme sur les commerçants et les convois d'aide humanitaire, fournit au Hamas les fonds nécessaires pour payer ses fidèles et maintenir son appareil d'État. Cette autonomie financière interne est cruciale : elle lui permet de ne pas dépendre entièrement de financements extérieurs qui pourraient être coupés par la communauté internationale. En rackettant l'économie de survie de Gaza, le Hamas s'assure une autonomie qui lui permet de résister aux pressions diplomatiques. 

Scène de destruction avec des décombres, deux voitures wrecked et une foule rassemblée autour des épaves.
Scène de destruction avec des décombres, deux voitures wrecked et une foule rassemblée autour des épaves. — (source)

Une administration civile fantôme mais active

Au-delà de la police visible dans les rues, c'est toute la machinerie administrative du Hamas qui se réveille doucement. Le mouvement continue de gérer, de manière clandestine ou semi-officielle, la distribution de l'aide humanitaire. Dans un contexte où les institutions internationales comme l'UNRWA peinent à couvrir les besoins immenses de la population, la capacité du Hamas à canaliser une partie de cette aide constitue un levier de pouvoir considérable.

Le contrôle de l'aide humanitaire

En redistribuant le pain, le riz ou le carburant, le mouvement s'assure le soutien, ou du moins la tolérance, d'une population affamée et épuisée. Ce contrôle lui permet de récompenser ses partisans et de punir ses opposants, transformant l'aide vitale en un outil de clientélisme politique. Les Nations Unies et les ONG se retrouvent souvent dans une position inconfortable, contraintes de composer avec cette autorité de fait pour acheminer l'aide aux plus vulnérables. Cette collaboration forcée renforce involontairement la légitimité du groupe aux yeux de la population, qui voit dans le Hamas le fournisseur effectif de nourriture et de ressources, et non l'occupant israélien ou les bailleurs de fonds internationaux. 

Paysage urbain ravagé avec des tentes temporaires au premier plan et des bâtiments détruits en arrière-plan.
Paysage urbain ravagé avec des tentes temporaires au premier plan et des bâtiments détruits en arrière-plan. — (source)

Un système financier souterrain

Un système financier complexe et discret permet également au mouvement de rémunérer ses employés civils et militaires. Malgré les difficultés bancaires et la destruction des infrastructures, le Hamas a maintenu un système de paiement en espèces basé sur des messages cryptés et un réseau de confiance. Des employés reçoivent des instructions pour « prendre un thé avec un ami » à un lieu précis, où on leur remet une enveloppe contenant leur salaire. Cette méthode rudimentaire mais efficace a permis de verser, par vagues, jusqu'à 7 millions de dollars à environ 30 000 fonctionnaires. Ces versements, même s'ils ne représentent qu'une fraction des salaires d'avant-guerre, sont vitaux dans une économie en ruine.

La fidélité par le salaire

C'est cette capacité à payer ses hommes qui distingue le Hamas des autres factions armées parfois plus radicales mais moins structurées. Verser des salaires, même réduits à une fraction de ce qu'ils étaient avant la guerre, assure une fidélité économique vitale pour la survie du mouvement. Les fonctionnaires, qui ont souvent eux-mêmes perdu leur domicile, dépendent de cet argent pour survivre, créant un lien de dépendance difficile à briser même pour ceux qui ne soutiennent plus l'idéologie du groupe. Cette oligarchie de la survie permet au Hamas de maintenir une structure sociale cohérente au milieu du chaos.

Une population prise entre désillusion et nécessité

La perception de ce retour par la population civile est ambiguë, oscillant entre soulagement d'avoir un ordre identifiable et rejet d'un mouvement qui a coûté si cher à Gaza. Les sondages réalisés dans l'enclave montrent une baisse significative de la popularité du Hamas depuis le début du conflit. Si 42 % des habitants soutenaient le mouvement peu après les attaques du 7 octobre 2023, ce chiffre est tombé à environ 21 % début 2025.

Le désespoir politique

Une grande partie des habitants exprime un sentiment de désillusion total : environ un tiers des sondés estiment qu'aucune faction politique actuelle ne représente leurs intérêts. Cette vacance politique profite au Hamas par défaut. Face à l'absence d'alternative crédible, qu'il s'agisse de l'Autorité Palestinienne, perçue comme corrompue et inefficace, ou de nouvelles formations locales encore balbutiantes, la présence du Hamas, bien que lourde de conséquences, s'impose comme une réalité incontournable. La population est piégée dans un système où le rejet de l'occupant et la méfiance envers les anciennes alliées laissent peu de choix politiques.

La résilience perçue comme victoire

Il existe également une forme de fierté nationaliste mêlée de défiance. Beaucoup voient en la résilience du Hamas une forme de victoire face à une puissance militaire écrasante, même s'ils condamnent les souffrances infligées à la population. Paradoxalement, la destruction massive de Gaza a renforcé le sentiment d'injustice et, pour certains, la légitimité de la résistance, quelle que soit son coût humain. La population se retrouve ainsi piégée entre son désir de paix et sa reconnaissance d'une force qui résiste encore. Pour beaucoup, voir le Hamas survivre à la furie de l'armée israélienne est une preuve que leur cause n'est pas totalement perdue.

Un moindre mal pour l'ordre public

Pour beaucoup, le retour du Hamas est synonyme de sécurité face aux menaces d'anarchie. Les craintes de guerres claniques ou de chaos total, qui ont émergé lors des phases où l'autorité était totalement absente, ont poussé certains habitants à accepter le retour des hommes en uniforme. Préférant un dictateur connu à l'incertitude violente du vide institutionnel, une partie de la société civile coopère par nécessité avec les structures du mouvement, attendant des jours meilleurs. Cette acceptation pragmatique n'est pas un soutien idéologique, mais une stratégie de survie dans un environnement où l'État de droit a disparu. 

Carte intitulée 'Gaza et ses principaux points de passage' montrant la bande de Gaza, Israël et l'Égypte.
Carte intitulée 'Gaza et ses principaux points de passage' montrant la bande de Gaza, Israël et l'Égypte. — (source)

L'impasse des négociations de cessez-le-feu

Ce retour en force du Hamas complique considérablement les négociations pour un cessez-le-feu durable et pour l'avenir politique de la bande de Gaza. Les discussions internationales s'étaient initialement concentrées sur l'élimination totale du groupe comme préalable à toute reconstruction. Or, la réalité sur le terrain dicte une nouvelle approche : celle de la gestion d'une menace qui ne peut être éradiquée totalement.

Le dilemme de la réintégration policière

Les pourparlers récents impliquant des médiateurs internationaux ont tenté de définir le rôle du Hamas dans un éventuel gouvernement de transition. Des propositions ont été émises pour intégrer les 10 000 policiers du Hamas dans une nouvelle administration palestinienne soutenue par les États-Unis et la communauté internationale. Cette idée, défendue par certains diplomates pragmatiques, vise à utiliser cette force existante pour maintenir l'ordre sans avoir à déployer une force internationale coûteuse et complexe. Le Hamas cherche activement ce rôle, espérant ainsi légitimer son existence politique à travers une participation sécuritaire « technique ».

Le refus israélien catégorique

Cependant, cette perspective se heurte au refus catégorique d'Israël de voir le Hamas conserver le moindre rôle sécuritaire. Pour Jérusalem, tolérer la moindre présence du groupe, même sous une forme « rénovée », reviendrait à valider sa survie et à menacer la sécurité à long terme des frontières sud. Ce désaccord profond crée une impasse géopolitique majeure, laissant la bande de Gaza dans un état de suspension politique dangereux, entre reconstruction impossible et gestion sécuritaire précaire. Israël maintient que son objectif reste la « destruction totale » des capacités offensives du Hamas, un objectif qui semble de plus en plus déconnecté de la réalité politique gazaouie.

Le risque de guerre civile

Les experts suggèrent qu'exclure totalement le mouvement pourrait rendre impossible le maintien de l'ordre dans l'enclave et conduire à une guerre civile ouverte entre le Hamas et d'autres factions locales, voire des gangs criminels. Le vide de pouvoir pourrait créer une situation de « Somalisation » de Gaza, où des milices rivales se disputeraient le contrôle des territoires et des ressources d'aide. Ce scénario cauchemardesque, qui ferait encore plus souffrir la population civile, est l'argument utilisé par certains pour justifier une forme de dialogue avec le Hamas, malgré son statut d'organisation terroriste pour de nombreux pays occidentaux. La communauté internationale se retrouve donc tiraillée entre ses principes juridiques et la nécessité pragmatique de stabiliser la zone.

La notion illusoire de victoire totale

Ce retour du Hamas sur la scène gazaouie force à reconsidérer les concepts traditionnels de victoire et de défaite dans ce type de conflit asymétrique. Pour Israël, qui a détruit la majorité des bataillons du Hamas selon ses propres dires, l'objectif militaire de « détruire les capacités offensives » du mouvement a été en partie atteint. Les infrastructures de commandement ont été décapitées et les arsenaux considérablement réduits.

Une victoire militaire incomplète

Mais sur le plan politique, le résultat est bien plus nuancé. Le Hamas ne peut pas revendiquer une victoire militaire classique au sens stratégique du terme, car il a perdu le contrôle total du territoire et vu ses capacités de tir massif diminuées. Pourtant, il survit, ce qui constitue en soi une forme de victoire politique et idéologique. Le simple fait de continuer à exister en tant qu'acteur politique et militaire, après avoir subi l'une des campagnes aériennes les plus intenses de l'histoire moderne, est perçu par ses partisans comme un exploit. C'est la preuve que la puissance de feu israélienne, aussi dévastatrice soit-elle, ne peut venir à bout d'un mouvement enraciné dans une population.

Les limites de la puissance conventionnelle

Ce paradoxe illustre les limites de la puissance militaire conventionnelle contre une entité hybride, mi-armée, mi-parti politique, profondément enracinée dans la société qu'elle contrôle. On ne peut pas bombarder une idée ou une gouvernance sociale sans détruire la société elle-même. Tant que la cause palestinienne ne trouvera pas de solution politique globale répondant aux aspirations de la population, des groupes comme le Hamas continueront de trouver un écho, quel que soit le niveau de destruction physique infligé. La guerre a détruit les bâtiments, mais elle a aussi durci les cœurs et renforcé l'identité de résistance.

Redéfinir les objectifs de guerre

La guerre asymétrique ne se gagne pas seulement en conquérant du terrain ou en détruisant des cibles, mais en transformant le rapport de force social et politique. Si Israël a gagné la bataille des armes, le Hamas a, jusqu'à présent, survécu à la bataille de l'éradication. Cette situation oblige les stratèges et les diplomates à admettre que la « victoire totale » est un mythe dans ce contexte, et que toute solution durable devra nécessairement passer par une reconnaissance complexe de ces réalités politiques entremêlées. L'histoire suggère qu'il est impossible d'imposer une paix uniquement par la force militaire sans une solution politique parallèle.

Conclusion

En définitive, le rétablissement progressif de l'autorité du Hamas à Gaza constitue un tournant majeur dans ce conflit vieux de plus d'un an. Malgré des pertes humaines et matérielles colossales, le mouvement a démontré une capacité de résilience organisationnelle qui a pris de court de nombreux observateurs internationaux. En combinant une guérilla tactique, une administration civile rudimentaire mais efficace et un contrôle sévère de la société civile, le Hamas s'impose à nouveau comme une pièce maîtresse de l'échiquier gazaoui. Ce retour impose une réalité brutale aux négociateurs : construire l'après-guerre à Gaza sans tenir compte de ce groupe semble désormais impossible, rendant la route vers la paix plus complexe que jamais. La victoire, dans ce type de conflit, n'est pas l'annihilation de l'ennemi, mais la capacité à façonner l'avenir politique une fois les armes tues.

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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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