Le 29 juin 2026 restera comme une date charnière dans les relations franco-omanaises. Pour la première fois, le Sultan Haitham ben Tariq posait le pied à Paris pour une visite d'État, et le résultat dépasse les simples déclarations de courtoisie diplomatique. Douze accords ont été signés, couvrant l'énergie, l'espace, l'éducation, la santé et les transports. Pendant que l'accord de libre-échange avec le Mercosur suscite la colère des agriculteurs français, ce partenariat avec Oman dessine une tout autre trajectoire : celle d'une coopération équilibrée, où les jeunes talents sont les premiers bénéficiaires.

Un Sultan à l'Élysée : le jour où la France a changé de stratégie dans le Golfe
Une rencontre historique aux airs de sommet économique
Le 29 juin 2026, Emmanuel Macron accueillait à l'Élysée Sa Majesté Haitham ben Tariq, Sultan d'Oman. Ce n'était pas une simple visite de courtoisie. Pour Paris, c'était l'aboutissement d'un travail diplomatique discret entamé des mois plus tôt, avec un premier dialogue stratégique tenu le 14 avril 2026 et une visite du ministre français des Affaires étrangères à Mascate le 1er mai. Le symbole est fort : jamais un souverain omanais n'avait effectué de visite d'État en France.

Les deux chefs d'État ont présidé un Forum d'affaires réunissant plus de 60 entreprises françaises et omanaises. L'ambition affichée était claire : aligner les stratégies nationales de long terme. Côté français, le plan France 2030 vise à décarboner l'industrie et développer les technologies de pointe. Côté omanais, Oman Vision 2040 ambitionne de diversifier une économie encore trop dépendante des hydrocarbures. Les deux visions se complètent.
Douze accords, trois déclarations d'intention : le détail qui tue
Le chiffre de douze est impressionnant, mais la répartition mérite qu'on s'y attarde. D'après les informations détaillées par Economy Middle East, on compte exactement six accords contraignants, trois mémorandums d'entente (MoUs) et trois déclarations d'intention. Cette architecture permet de couvrir un spectre très large sans brûler les étapes.

Les secteurs concernés donnent le vertige : économie et investissements, énergie renouvelable, espace, transports et logistique, santé, culture, éducation, aviation civile, gestion de l'eau. Pour un pays de la taille d'Oman — environ 4,5 millions d'habitants — c'est un changement de braquet diplomatique considérable. La France ne traite plus Oman comme un petit émirat du Golfe, mais comme un partenaire stratégique à part entière.
Une diplomatie d'équilibre qui séduit Paris
Oman est souvent surnommé la Suisse du Golfe, et ce n'est pas une formule creuse. Le sultanat a construit sa diplomatie sur la neutralité, le dialogue avec tous les camps, et le refus de s'aligner sur les positions des grands voisins saoudiens ou émiratis. Les exemples concrets ne manquent pas. C'est à Mascate qu'ont eu lieu les négociations secrètes entre les États-Unis et l'Iran qui ont abouti à l'accord nucléaire de 2015 (JCPOA). C'est encore Oman qui a facilité la libération du navigateur français Alain Goma, kidnappé au Yémen en 2018 — la France avait alors remercié le sultanat pour son engagement décisif. Plus récemment, Mascate a accueilli les pourparlers de paix entre les Houthis yéménites et la coalition menée par l'Arabie saoudite.
Oman est le seul pays du Conseil de coopération du Golfe à avoir maintenu son ambassade à Damas pendant toute la guerre civile syrienne. Il a refusé de rejoindre la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen, et il a également refusé de participer au blocus du Qatar en 2017. Cette indépendance d'esprit, rare dans la région, fait d'Oman un interlocuteur fiable pour la France.
Wadi Dayqah, Island, Suez : les 3 chantiers qui trustent les milliards
La plus grande STEP du Moyen-Orient signée par EDF
Le contrat le plus spectaculaire est sans conteste celui décroché par EDF. Le groupe français va construire une station de transfert d'énergie par pompage (STEP) au barrage de Wadi Dayqah, à environ 90 kilomètres de Mascate. Le montant est vertigineux : 3 milliards de dollars, pour une capacité de 2 gigawatts. Ce sera la plus grande installation de ce type au Moyen-Orient.

Pourquoi une STEP est-elle cruciale pour Oman ? Le pays mise massivement sur le solaire et l'éolien, mais ces sources sont intermittentes. Le soleil ne brille pas la nuit, le vent ne souffle pas toujours. La STEP permet de stocker l'énergie excédentaire produite en journée en pompant de l'eau vers un bassin haut, puis de la restituer en turbinant quand la demande grimpe. C'est une batterie géante, mais en eau et en béton.
Pour les jeunes ingénieurs français et omanais, ce chantier est une aubaine. Il nécessite des compétences en hydraulique, génie civil, gestion de réseaux électriques et maintenance de turbines. EDF va devoir recruter des centaines de techniciens et d'ingénieurs qualifiés, et les formations en alternance ou les VIE (Volontariat International en Entreprise) seront des portes d'entrée naturelles.
L'île numérique d'EDF : data centers verts et formation aux métiers de l'IA

EDF ne s'arrête pas à l'hydraulique. Le groupe a également annoncé le projet The Island, un concept qui marie énergies renouvelables et infrastructure numérique. L'idée est simple mais brillante : construire des data centers dédiés à l'intelligence artificielle et au cloud computing, alimentés directement par des fermes solaires et éoliennes.
Oman offre un avantage compétitif rare : un ensoleillement quasi permanent et des terrains vastes et peu chers. The Island vise à attirer les géants de la tech qui cherchent à décarboner leurs data centers, ces usines à calcul qui consomment autant d'électricité qu'une petite ville.
Pour les jeunes, c'est une passerelle directe entre le monde de l'énergie et celui de la tech. Les data scientists, les spécialistes en cybersécurité et les ingénieurs en refroidissement de serveurs trouveront ici des débouchés concrets. EDF prévoit d'ailleurs des programmes de formation conjoints avec des universités omanaises pour préparer la main-d'œuvre locale à ces métiers de pointe.
Les 15 ans de contrat de Suez : 2 milliards d'euros pour l'eau potable omanaise
Dans une région où l'eau est plus précieuse que le pétrole, Suez a frappé fort. Le groupe français a signé un contrat de gestion de l'eau potable et du traitement des eaux usées d'une durée de 15 ans, pour un montant de 2 milliards d'euros. C'est l'un des plus gros contrats jamais obtenus par une entreprise française dans le secteur de l'eau au Moyen-Orient.
Oman est confronté à un défi hydrique sévère. Ses nappes phréatiques s'épuisent, et le dessalement de l'eau de mer est énergivore et coûteux. Suez apporte son expertise en matière de distribution intelligente, de détection des fuites par capteurs connectés et de réutilisation des eaux usées traitées pour l'irrigation.
Ce contrat garantit des débouchés stables pour les experts en hydrologie, les techniciens de réseaux et les managers de projets internationaux. Pour un jeune diplômé français d'une école d'ingénieurs spécialisée dans l'eau ou l'environnement, c'est une opportunité de carrière longue durée, dans un pays stable et sécurisé.
Station F, IA et espace : les débouchés concrets pour les jeunes talents
Le partenariat Station 11 - Station F : un incubateur à startups entre Paris et Mascate
C'est sans doute l'annonce la plus excitante pour les jeunes entrepreneurs. L'Oman Investment Authority, le fonds souverain omanais, a signé un partenariat stratégique avec Station 11 — le fonds omanais d'innovation — et la célèbre Station F à Paris. L'objectif est de lancer un programme d'accompagnement pour les startups omanaises qui souhaitent s'exporter en France et en Europe.

Concrètement, une startup basée à Mascate pourra bénéficier d'un bureau à Station F, de mentors français, et d'un accès privilégié aux investisseurs européens. Inversement, une startup française pourra utiliser ce réseau pour s'implanter dans le Golfe sans y mettre les pieds les yeux fermés.
Pour un jeune Français, c'est une porte d'entrée unique dans l'écosystème startup du Moyen-Orient. Les secteurs ciblés — fintech, santé numérique, logistique, énergie propre — sont ceux qui recrutent le plus. Et le programme prévoit des échanges de talents : des développeurs français pourront passer six mois à Mascate pour travailler sur des projets locaux, et vice-versa.
Spatial, IA, cybersécurité : les filières d'avenir à l'honneur
Parmi les déclarations d'intention signées, plusieurs concernent les technologies de pointe. La France et Oman veulent coopérer dans le domaine spatial, via le CNES (Centre national d'études spatiales) et des entreprises comme Thales Alenia Space. Les applications sont concrètes : observation terrestre pour l'agriculture de précision, télécommunications par satellite pour les zones reculées, et surveillance environnementale.
L'intelligence artificielle et la cybersécurité sont également au programme. Oman cherche à former une génération de spécialistes capables de protéger ses infrastructures critiques — réseaux électriques, systèmes d'eau, ports — contre les cyberattaques. La France, qui dispose d'une expertise reconnue dans ce domaine, propose des formations conjointes et des stages en entreprise.
Pour les étudiants en écoles d'ingénieurs, ces accords ouvrent des lignes de recherche et des possibilités de thèses co-encadrées entre universités françaises et omanaises. Les domaines comme le machine learning appliqué à l'énergie solaire, ou la cryptographie pour les réseaux de capteurs, sont en plein boom.
Le solaire photovoltaïque d'EDF Power Solutions à Al Kamil
EDF ne se contente pas de la STEP et des data centers. Le groupe a également signé un contrat de 250 millions de dollars pour une centrale solaire photovoltaïque de 500 MW à Al Kamil, à 180 kilomètres au sud-est de Mascate. Ce projet renforce la capacité d'Oman à produire de l'électricité décarbonée à grande échelle.
Pour les jeunes ingénieurs spécialisés dans le solaire, c'est une opportunité supplémentaire. La centrale nécessitera des compétences en conception de panneaux, en raccordement au réseau et en maintenance prédictive. Les techniciens formés sur ce chantier pourront ensuite postuler sur d'autres projets solaires dans la région, où la demande explose.
Lycée français, bourses et doubles diplômes : la mobilité gagnante pour les étudiants
Le Lycée français de Mascate s'agrandit, les échanges explosent
La déclaration conjointe de l'Élysée est très claire sur ce point : les capacités du Lycée français international de Mascate vont être augmentées, et les échanges étudiants vont doubler. L'objectif est d'atteindre plus de 200 échanges par an entre la France et Oman.
Pour un lycéen français, partir étudier à Oman n'est plus une option exotique réservée aux enfants de diplomates. Les programmes d'échange sont désormais fléchés et facilités par l'ambassade de France à Mascate. Les familles peuvent bénéficier d'un accompagnement administratif et de bourses partielles.
Le lycée français de Mascate est un établissement d'excellence, reconnu par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE). Il propose un cursus conforme au programme français, de la maternelle à la terminale, avec une section internationale qui permet aux élèves omanais de suivre des cours en arabe et en anglais. L'agrandissement prévu permettra d'accueillir davantage d'élèves français expatriés et omanais souhaitant passer le baccalauréat.
Médecins, ingénieurs, chercheurs : les programmes de formation
Le premier accord listé par Economy Middle East concerne la formation de spécialistes médicaux omanais en France. Le ministère omanais de la Santé et le ministère français des Affaires étrangères ont signé un programme qui permettra à des médecins omanais de venir se former dans les hôpitaux universitaires français, notamment en oncologie, cardiologie et chirurgie robotique.
Mais ce n'est pas tout. Les accords prévoient également des doubles diplômes entre universités françaises et omanaises dans des domaines comme l'ingénierie, la gestion de l'eau et les énergies renouvelables. Un mécanisme de co-financement a été mis en place pour soutenir les projets de coopération universitaire : chaque projet retenu reçoit un financement conjoint des deux gouvernements.
Pour les facultés de médecine et les grandes écoles françaises, c'est une opportunité d'internationaliser leurs cursus et d'attirer des étudiants du Golfe, souvent très motivés et finançant leurs études sans bourse. Pour les étudiants français, les doubles diplômes offrent une double compétence linguistique et culturelle très recherchée par les entreprises qui opèrent dans la région.
La formation aux métiers de l'eau et de l'énergie
Les accords prévoient aussi des programmes de formation spécifiques dans les secteurs où les besoins en main-d'œuvre qualifiée sont les plus criants. La gestion de l'eau, avec le contrat Suez, nécessite des hydrologues, des techniciens de réseaux et des spécialistes en traitement des eaux usées. Les énergies renouvelables, avec les projets EDF, requièrent des ingénieurs en génie électrique et des experts en stockage d'énergie.
Ces formations ne se limitent pas aux cursus universitaires. Des stages en entreprise, des programmes d'apprentissage et des VIE sont également prévus. Pour un étudiant français en BTS ou en licence professionnelle, ces accords ouvrent des perspectives de carrière à l'international sans nécessiter un diplôme d'ingénieur.
Le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime : pourquoi Oman est un allié clé
Un passage stratégique pour l'approvisionnement énergétique européen
Emmanuel Macron a profité de la visite du Sultan pour lancer un appel à la réouverture libre et sans condition du détroit d'Ormuz. Ce passage maritime, large de seulement 33 kilomètres à son point le plus étroit, voit transiter environ 20 % du pétrole mondial et une part significative du gaz naturel liquéfié.

Oman est un acteur clé de cette équation géostratégique. Ses eaux territoriales bordent le détroit, et le sultanat a toujours plaidé pour une navigation libre et sécurisée. En cas de blocage — par exemple, en représailles à des sanctions internationales contre l'Iran — l'économie européenne serait immédiatement asphyxiée.
La France a besoin d'Oman pour sécuriser cette route maritime vitale. Les deux pays ont signé un accord de coopération en matière de sécurité maritime, qui prévoit des patrouilles conjointes et un partage de renseignements. Pour les jeunes officiers de marine français, c'est une affectation de rêve : naviguer dans l'océan Indien, avec des escales à Mascate et Salalah.
Une diversification stratégique pour la France face aux Émirats et à l'Arabie saoudite
La France entretient des relations excellentes avec les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les échanges commerciaux avec les EAU ont atteint 10,3 milliards d'euros en 2025, avec un excédent commercial de 8 milliards pour la France. Mais cette proximité a un revers : elle expose Paris aux tensions politiques qui traversent la région.
Oman offre un contrepoids stable. Le sultanat n'a pas d'ambitions hégémoniques, ne cherche pas à imposer sa vision du monde, et ne prend pas parti dans les querelles inter-arabes. Pour la France, c'est un partenaire de confiance qui permet de diversifier ses alliances dans le Golfe sans froisser personne.
Cette stratégie de diversification des partenariats n'est pas isolée. On la retrouve dans le rapprochement récent entre la France et l'Azerbaïdjan, analysé dans notre dossier sur les nouvelles alliances diplomatiques de Paris. L'idée est la même : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier régional.
L'ibadisme et la tradition de neutralité omanaise
Pour comprendre la singularité d'Oman, il faut remonter à ses racines religieuses et historiques. Le sultanat pratique l'ibadisme, une branche de l'islam qui prône le pacifisme, la tolérance et la prise de décision par consensus (ijma). Cette tradition imprègne la diplomatie omanaise depuis des siècles.
Ancienne thalassocratie s'étendant jusqu'à Zanzibar et l'Afrique de l'Est, Oman a toujours cultivé l'ouverture sur le monde. Le Sultan Qaboos (1970-2020) a bâti l'appareil diplomatique moderne du pays, et son successeur Haitham ben Tariq poursuit cette politique. Cette continuité rassure Paris : les accords signés ne seront pas remis en cause par un changement de cap diplomatique.
Stages, emplois et visas : comment décrocher une opportunité France-Oman
Les secteurs qui recrutent
Les douze accords signés ne sont pas des promesses en l'air. Ils se traduisent déjà par des offres d'emploi et de stages concrètes. Le Forum d'affaires a réuni 60 entreprises, dont beaucoup cherchent à recruter rapidement.
Le secteur énergétique est le plus visible. EDF va embaucher des centaines de techniciens et d'ingénieurs pour ses projets de STEP, de solaire et de data centers. Suez recrute des spécialistes de l'eau. TotalEnergies, déjà présent à Oman, renforce ses équipes locales.
La logistique et les transports sont également porteurs. Le projet de métro de Mascate, mentionné dans les accords, va nécessiter des ingénieurs en génie civil et des gestionnaires de projet. Les ports omanais — notamment celui de Duqm, en pleine expansion — cherchent des experts en supply chain et en commerce international.
L'hôtellerie de luxe est un secteur méconnu mais dynamique. Oman se positionne comme une destination touristique haut de gamme, avec des resorts cinq étoiles dans des paysages à couper le souffle. Les palaces recrutent des managers francophones pour accueillir une clientèle européenne exigeante.
Enfin, la tech est en plein boom. Les startups omanaises soutenues par Station 11 cherchent des développeurs, des data scientists et des spécialistes du marketing digital. Les data centers d'EDF ont besoin d'administrateurs systèmes et de chefs de projet cloud.
Les contacts et programmes à suivre
Pour concrétiser ces opportunités, il faut savoir où chercher. Campus France est le premier guichet à surveiller : l'agence va publier dans les mois à venir les nouvelles bourses de mobilité France-Oman, renforcées par les accords signés.
L'ambassade de France à Mascate dispose d'un service économique qui suit les appels d'offres et les recrutements des entreprises françaises. Les inscriptions à sa newsletter sont gratuites et permettent de recevoir des alertes emploi chaque semaine.
Pour les entrepreneurs, le programme Station 11 / Station F est à suivre de près. Les appels à projets seront publiés sur les sites respectifs des deux incubateurs. Les candidatures sont ouvertes aux startups françaises et omanaises, avec un accompagnement sur mesure pour l'export.
Enfin, les VIE (Volontariat International en Entreprise) sont un excellent tremplin. TotalEnergies, Thales, EDF et Suez proposent régulièrement des missions de 12 à 24 mois à Oman. Le VIE offre un salaire attractif, une couverture sociale complète et une expérience professionnelle valorisée sur un CV. Les inscriptions se font via Business France.
Les visas et démarches administratives
Pour travailler ou étudier à Oman, les démarches sont simplifiées grâce aux accords bilatéraux. Les titulaires d'un passeport français peuvent obtenir un visa de tourisme à l'arrivée, mais pour un séjour longue durée, un visa de travail ou d'études est nécessaire.
Les entreprises françaises implantées à Oman prennent généralement en charge les démarches de visa pour leurs employés. Pour les étudiants, l'ambassade d'Oman à Paris délivre des visas étudiants sur présentation d'une attestation d'inscription dans un établissement omanais.
La procédure est fluide mais prend environ 4 à 6 semaines. Il est conseillé de commencer les démarches dès la confirmation de l'offre d'emploi ou d'études. Le coût de la vie à Mascate est comparable à celui d'une grande ville française, avec des loyers légèrement inférieurs.
Conclusion : une alliance qui redessine l'horizon des nouvelles générations
Cette alliance ne se limite pas à des contrats ou des déclarations de principe : elle bâtit un écosystème complet qui place la jeunesse au cœur du jeu. En créant des ponts éducatifs, en ouvrant des filières d'emploi dans les technologies vertes et en s'appuyant sur la stabilité diplomatique d'Oman, la France et le Sultanat inventent un nouveau modèle de coopération Nord-Sud.
Pour les jeunes Français en quête de sens et d'opportunités, Oman n'est plus une destination exotique, mais un tremplin vers un monde arabe en pleine métamorphose. Ce type de rapprochement, discret mais profond, pourrait bien devenir la norme d'une diplomatie recentrée sur les talents et les besoins réels des générations montantes. Dans un contexte où les tensions commerciales et les conflits géopolitiques dominent l'actualité — comme le montre l'analyse des relations France-Togo face à l'influence russe —, l'alliance avec Oman prouve qu'une autre voie est possible : celle de la coopération concrète, des échanges humains et des projets qui changent la vie.